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Résultats pour l'auteur: martin
15 commentaires trouvés.
Article: Conseils de monteurs aux réalisateurs…

Papa Bib, il y a des choix regrettables et le mauvais goût s’invite dès qu’il le peut. Peut-être était-ce une volonté du réalisateur? Moi je pense que le son est le meilleur quand il sait tantôt se faire oublier au profit du propos du film, tantôt servir de porte d’entrée à l’image. Vaste et délicate question qui appelle tant à la sensibilité qu’au bon sens de l’équipe de post-production.

Article: Conseils de monteurs aux réalisateurs…

@ Martin : As tu remarqué aussi que plus le budget est petit, plus il y a de travail au son? ;)

Il m’a semblé détecter une tendance de cet acabit! Travailler au forfait et voir son salaire horaire fondre comme pellicule dans un bain d’acide.

Un autre truc, c’est ceux qui enregistrent avec le micro caméra, une perche, un micro-cravate, un enregistreur zoom et qui te filent ça dans un gros dossier pleins de 01052009-34.wav et de 02-03-2002-697.mp3. Personne ne sait plus qui est quoi est quand est où. Après des jours de tri et renommage, après une semaine de bricolage pour créer un semblable de cohésion sonore, on te dit encore “ah j’ai retrouvé des fichiers de séquences avec la perche” et “t’auras sans doute remarqué que des fois on n’a pas le micro cravate parce qu’il était loué ailleurs”.

Une chose est sûre, e marque cette page pour mon prochain mandat!

Article: Conseils de monteurs aux réalisateurs…

Ah merci Modane. Moi qui compose, enregistre et mixe de la musique, je me sens moins seul à la lecture de ton papier. Monteurs, mixeurs, même combat, même troubles obsessionnels.

Je fait occasionnellement du mixage son pour des films, je peux confirmer que la qualité de la prise de son en tournage c’est capital!

Combien d’exports OMF aux poignées ridiculement tronquées j’ai reçu pour m’apercevoir, après avoir demandé 3 secondes de rab’ avant et après le plan, qu’elles avaient été tronquées pour une bonne raison: “tournez”, “coupez”, éternuement, grincement de chaise atroce, bruit de chute de l’assistant, téléphone portable…

Pour une petite fiction, une fois, je n’avais que la perche (en mono donc) et ça avait été enregistré n’importe comment: saturations digitales, bruits d’autoroute dans une scène en pleine nature, son de casserole, souffle, échos douteux… il a fallu rebruiter, stéréophoniser, denoiser, déreverbériser, respatialiser, annulationdephasiser, resynchroniser, tricher, se démerder. Mais bon, c’était assez marrant à faire (jusqu’à la fin de la première semaine, on s’entend).

Il y a cependant un truc qui m’échappe: qu’ont fait ces pauvres perches pour se prendre autant de coup de pieds?

Article: Sauvegardez, il en restera toujours quelque chose

Moi j’ai plein de disques durs empilés avec des demi-backups, des disques un peu vides, des disques hyper-pleins, des disques qui ne se montent plus, des time-machines pas reconnus, en firewire, en usb, en ceci, en celà. C’est le bordel. En plus j’en peux plus de toute cette cablasse, tous ces adaptateurs, toutes ces alims. J’ai envie d’arrêter l’informatique.

Parfois je rêve qu’il y a un petit incendie qui met fin à tous ces backups, que l’assurance me dédommage et que je part me sauvegarder au bord de l’océan.

Article: Qu’est ce qu’on gagne comme temps

Avant j’étais beaucoup plus insouciant. Maintenant je dois faire des back-ups et encore des back-ups.

Avant, il aurait fallu un inondation doublée de la foudre triplée d’un incendie pour anéantir en un instant ma collection de disque, mes enregistrements, mes notes de mixages. Maintenant, tiens je vais refaire un back-up.

Avant personne ne pouvait trouver grand intérêt à me voler mon téléphone en bakélite, mon carnet d’adresse, mon courrier. Maintenant, mon iPhone s’autodétruit si on lui fourre pas le bon code dans le bec mais j’ai fait un back-up).

Avant je me souvenais des adresses des gens, je connaissais des numéros de téléphone par cœur, je retenais les prénoms. Maintenant je confie à des programmes informatiques la mémorisation de mes logins, passwords, identifiants (que je m’envoie par mail pour avoir un back-up).

Avant quand je commençais à faire un truc, je le finissais. Maintenant je fais “des pomme-z” et des “save as” et je peux toujours y revenir plus tard, ça doit forcément se trouver dans un de ces disques durs de back-up.

Avant quand le ruban à encre de la machine à écrire était sec il suffisait de taper un peu plus vigoureusement. Maintenant les imprimantes… il faut avoir des cartouches en back-up.

Avant quand on avait quelqu’un de mauvaise foi en face de soi on pouvait quand même discuter. Maintenant vous pouvez toujours brandir votre imprimante devant votre ordi, s’il ne veut pas la reconnaître, c’est qu’il ne la reconnaîtra pas, à moins d’avoir le driver back-upé.

Avant soit une chose était perdue, soit on la retrouvait à un endroit précis telle qu’on l’avait laissée. Maintenant on ne sait plus ou on a back-upé quoi avec tous ces back-ups et comment on l’a nommé et de toute façon il manquera toujours des bouts et s’il en manque pas eh ben on pourra pas l’ouvrir parce que le logiciel avec lequel on l’avait créé n’est plus développé et le back-up qu’on en avait fait ne veut plus s’installer sur notre nouvelle machine.

Avant, c’était l’horreur, quoi…

qui est ce type qui écrit des choses pareilles? -> cliquons pour voir

Article: Petites choses comme ça, en passant…

Ah!

Eh bien moi, j’ai passé cinq mois en Australie rurale dans des conditions similaires. Quel bonheur de ne pas recevoir de sms et de n’utiliser son téléphone que comme horloge ou réveil-matin (quoique le chant du coq assurait cette dernière fonction).

Oui, on pense être dépendant, et finalement, bah, ça va, et ça va même très bien.

Les vins australiens se laissent boire également.

Article: Test du iTube de Fatman
martin
, le 22.01.2009 à 16:57
[modifier]
Article: Test du iTube de Fatman

Mmmh. Le cablage, un truc pour pigeonner le chaland, c’est kif-kif bourricot entre de la cablasse audiophile vendue 300 balles le mètre et un vulgaire cintre de pressing (si ce n’est qu’il est difficile de se construire un cintre avec la première). Il faut juste tenir compte de la résistance à partir d’une certaine longueur, éventuellement. Sinon, un blindage correct et des connecteurs propres et ça roule.

Article: Voyager en sécurité: quelles sont les mesures efficaces?

Je rentrai du Burkina Faso avec un ami en février dernier, et ce ne sont pas moins de 7 (oui, sept) contrôles qui nous ont enfin permis d’embarquer. Il faut savoir que l’aéroport de Ouagadougou est minuscule et que la distance parcourue depuis le hall d’entrée jusqu’à la navette (laquelle nous a véhiculé sur à peine 12 mètres de tarmac) doit être de 50 mètres à tout casser. Donc un contrôle tous les 7 (oui, sept) mètres environ.

Le mieux, c’était à Genève, c’est ce tube de dentifrice de 125 ml à moitié vide qu’on a dû abandonner dans un container disposé à côté des rayons X parce que la limite par contenant est de 100 ml…

Et une fois sortis de l’aéroport, les flics nous foutent une paix royale, à nous donner envie de nous procurer une tonne de dentifrice.

Je vais me coucher.

Article: La belle, les brutes et le truand sont dans un avion…

Innocemment occupé à lire ces lignes, un souvenir ressurgit: je rentrais de New York sur un vol Air France qui allait me poser à Paris, avant de transborder dans un coucou plus modeste à destination de Genève.

A cette époque, et on peut parler d’époque puisque c’était en 1997, non seulement on pouvait embarquer 125ml de dentifrice en cabine sans qu’on vous déplie un prospectus de Guantanamo sous le nez, mais surtout, la brute qui n’est pas en voie d’extinction en moi trouvait les vols long courrier plus courts puisqu’il était encore autorisé de s’en griller une à 10’000 mètres.

Les places fumeur n’existaient plus à proprement parler, mais AF proposait des poses clopes à au moins deux reprises pendant le vol.

A cet effet, une sorte d’antichambre vestibulaire entre deux classes de voyageurs nous accueillait, nous autres parias…

C’est là, dans ce boudoir, que j’ai taillé un brin de causette avec A, un beau brin d’américaine à vrai dire, qui fumait des Cravens avec lesquelles elle partageait la même initiale, et le contenu du paquet avec moi.

Un échange de volutes et de volupté, une belle conversation dans la cabine hostile de l’Airbus Atroiscentstruc, pleine de toboggans d’urgence, de gilets de sauvetage et de masques à oxygène.

Nous parlions tous deux d’une voix douce, aux accents empreints de cette immédiate mélancolie de l’éphémère. Nous avions les oreilles un peu bouchées aussi, et les silences cotonneux entre deux phrases ne nous indisposaient pas, ils étaient l’occasion de regards tantôt complices, tantôt timides, qui s’égaraient parfois à travers le hublot. Nous nous sommes beaucoup souris. Nous n’avons pas beaucoup fumé.

Elle allait à Paris pour la première fois.

Et moi comme un con, je poursuivais le voyage jusqu’à Genève.

Arrivés à Charles de Gaulle, deux files nous ont séparés.

Nous nous sommes encore aperçus de loin, crié au revoir, avec un de ces derniers regards, mes amis, celui qui veut dire will I ever see you again?, puis poussés par les voyageurs, nous avons laissé le labyrinthe de serpentins nous guider vers nos douaniers respectifs.

Merci ToTheEnd pour avoir réveillé cet agréable songe,

Martin.