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Résultats pour l'auteur: Smop
485 commentaires trouvés.
Article: La dernière page d’un livre de 15 ans se tourne ce jour (mise à jour avec un film résumant l’âme de Cuk.ch)

Smop, imagine ces photos mais avec un terrain de foot poilu en guise de jambes…

Édit: ce que je veux dire, c’est que les femmes ont un « glamour » naturel que nous, hommes, n’auront jamais! C’est incomparable!

Je n’en suis pas si sûr que ça. C’est une position de mâle hétérosexuel. J’imagine qu’un homosexuel peut trouver du « glamour » dans les jambes poilues d’un mec. Et tu oublies les nanas… Bon nombre d’entre elles affirment regarder autant les mecs que l’inverse. Et encore, si l’accroche publicitaire est bonne, ça m’amuserait sûrement de voir des mecs dans des postures sans équivoque sur des affiches dans la rue.

Mais au-delà de la sexualité, il y a l’esthétique d’une photo. Personnellement, je trouve que la première affiche ci-dessus est excellente. La seconde est plus banale.

Article: La dernière page d’un livre de 15 ans se tourne ce jour (mise à jour avec un film résumant l’âme de Cuk.ch)

Puisque le sujet est lancé : trouvez-vous que ces deux affiches de la nouvelle campagne publicitaire d’Yves Saint Laurent, qui font actuellement polémique en France, sont sexistes et dégradantes ? Moi pas. Ce que je trouve franchement sexiste par contre est que l’on ne voit pas ce genre de mises en scène artistiques avec des hommes.

Article: La dernière page d’un livre de 15 ans se tourne ce jour (mise à jour avec un film résumant l’âme de Cuk.ch)

Aujourd’hui, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle :

La bonne : depuis douze ans, je passais quasi quotidiennement quelques minutes, généralement très tard dans la nuit, à lire le dernier article et les débats autour de celui de la veille. Autant de temps que je vais pouvoir consacrer à autre chose !

La mauvaise : ceci est mon 483e et dernier commentaire…

Merci François, merci Noé, sans oublier vous tous qui avez insufflé la vie à cet espace, pour ce long moment passé ensemble.

Georges, aka Smop
Motu Manureva

Article: Pour la langue française
Smop
, le 08.08.2016 à 00:42
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Article: Pour la langue française

Un autre monstre sacré de la langue française, et surtout de sa diction, aurait trouvé sa place dans ce sympathique billet : Louis Jouvet. Je suis trop jeune pour avoir eu la chance de le voir sur les planches, mais ses apparitions au cinéma donnent la mesure du talent du personnage. Tout le monde connait bien sûr « Hôtel du Nord ». Pour ma part, c’est son film suivant qui m’a laissé un souvenir impérissable, « La Fin du jour » de Julien Duvivier. Une version restaurée éditée par Pathé est disponible depuis peu en DVD/Blu-Ray. A voir ou à revoir…

Article: Captif, vraiment, ou simplement content?

Ca vient un peu en contradiction avec ce qu’on lit souvent, à savoir que l’interface d’un logiciel doit être intuitive. Et l’intuition s’améliore avec l’expérience …

A la nuance près qu’il existe souvent un gap important entre la liste de Noël d’une expression de besoins, qu’elle vienne des utilisateurs eux-mêmes ou du marketing, et ce qui est réellement exploité en production – voire même simplement utilisable. C’est pour cela que je pense qu’un éditeur se doit, dans une certaine mesure, d’être très sélectif dans ce qu’il implémente, et d’imposer aussi sa vision, plutôt que de dire oui à tout ce que souhaitent les utilisateurs.

Quant à l’adaptation par l’intelligence, d’accord sur le sens de la maxime, mais nous parlons ici d’outils. La plupart des gens ne veulent pas accorder du « temps de cerveau » aux outils qu’ils utilisent, mais seulement au résultat qu’ils recherchent. C’est une déformation d’esprit de technicien que de penser pouvoir convaincre les utilisateurs de se préoccuper de leurs outils.

Article: Captif, vraiment, ou simplement content?

Aujourd’hui, il ne me viendrait pas à l’esprit d’acheter ailleurs que chez Apple un ordinateur, un téléphone, une tablette, un baladeur numérique, ou accessoirement un « media center » (je pense bien sûr à l’Apple TV). Le seul produit pommé actuel qui ne m’a pas encore convaincu est l’Apple Watch. Pourtant, je ne me considère pas être un « intégriste » de la marque. Je ne suis pas devenu utilisateur Apple (en 2003) par effet de mode. Je ne pense pas non plus pécher par ignorance de la concurrence PC, ayant testé ou utilisé la plupart des moutures de Microsoft Windows, et pratiqué de nombreuses distributions de Linux (et de variantes d’Unix avant). Le seul produit alternatif qui m’a beaucoup intéressé ces dernières années fut le Chromebook, mais dont le concept s’est révélé malheureusement trop limité.

Le fait est que Apple n’a pas de réelle concurrence sur les deux seuls critères que je considère comme essentiels pour moi : l’apparence et la simplicité d’intégration. Je pourrais aussi ajouter en troisième lieu la fiabilité, mais qui oserait considérer celle-ci comme n’étant pas une qualité implicite ?

L’apparence : J’attache beaucoup d’importance à l’esthétique et à la qualité de fabrication des objets de consommation. Que ce soit du mobilier, un véhicule, un grille-pain, une montre, ou un coupe-cigares, c’est souvent la première chose qui me donne envie d’acheter. Le prix est relativement secondaire, et je suis même prêt à sacrifier une (petite) partie du « fonctionnel » pour le plaisir des yeux ou du toucher. De ce point de vue là, un produit Apple est presque toujours une réussite. Les lignes sont épurées, les couleurs sont sobres, les matériaux nobles, les ajustements parfaits.

La simplicité d’intégration : La plupart d’entre nous sommes équipés d’ordinateurs de bureau et/ou portables à nos domiciles et sur nos lieux de travail, de smartphones, et parfois de tablettes. Pour ma part, autour de moi, je ne compte pas moins de cinq terminaux OS X, sept terminaux IOS, et même un anecdotique PC (VMware Fusion l’a rendu quasi inutile). Quel fournisseur autre que Apple permet de partager l’essentiel du contenu de tous ces appareils en trois clics ? Bien sûr, il existe des solutions sur toutes les autres plateformes, mais à ma connaissance, aucune n’offre le même niveau de simplicité d’intégration. Un nouveau Mac, un nouvel iPhone ? En trois minutes, on retrouve tout ce qui permet d’être immédiatement opérationnel. Une adresse à noter ? Un signet de navigation à retrouver ? Un e-mail auquel il faut répondre ? Le dernier album musical acheté à écouter ? Tout est déjà là et instantanément disponible partout. Ça va même encore plus loin avec « Continuity » et très bientôt le presse-papiers partagé. C’est là que l’on retrouve, à mon avis, la grande force des systèmes dits « propriétaires ». Il n’y a pas de recette-miracle : le corollaire d’une cohérence poussée des interfaces et d’une intégration simple en apparence mais complexe sous le capot est un écosystème [plus ou moins] fermé.

Oui c’est vrai, Apple m’impose ses critères, ses standards, son ergonomie, mais ce que je perd en ouverture, je le gagne en efficacité et en simplicité. Il y a pire captivité ! Je n’oublie pas que ce ne sont que des outils, et ce qui compte au fond est ce que je peux faire, produire ou créer avec ceux-ci.

En conclusion, aller voir ailleurs, pourquoi pas, le jour où cet « ailleurs » aura mieux à offrir…

Des suggestions ?

Article: Launcher – un lanceur pour votre iPhone

Il y a une troisième catégorie d’utilisateurs : ceux qui se contentent de deux ou trois écrans, en ne conservant que les applications qui sont réellement utiles. Car des trucs qui ne servent à rien, ou à pas grand-chose, il y en a pléthore ! Pour ma part, je ne conserve sur mon iPhone aucune application qui ne me serve pas au minimum une fois par mois, quitte à télécharger de nouveau une qui me manquerait ponctuellement. Je classe d’ailleurs de la même manière les applications : sur la page d’accueil, celles utilisées quotidiennement, sur la seconde, celles utilisées une fois par semaine, et sur la troisième, le reste. Après différents types de classement, celui-ci s’est avéré être, pour moi, le plus efficace.

Article: Y fait pas bon…
Smop
, le 10.05.2016 à 00:36
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Article: Y fait pas bon…

En quoi cela est-il rassurant? Ce nihilisme me semble pousser au contraire vers le désespoir.

Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien? Certainement pas pour vivre une vie futile et que tout retourne, après quelques instants et péripéties, dans le néant.

Rassurant car cela apporte une réponse qui me convient très bien à la question ultime. Une réponse en tout cas bien plus satisfaisante que celle proposée par les religions. Pour citer Gérard Mairet, le passage du salut à la liberté est l’acceptation d’un monde humain fini et l’abandon du monde infini divin.

La perspective de retourner au néant est réjouissante, elle est une excellente raison pour ne consacrer sa vie qu’à une seule et unique chose : la recherche du plaisir.

Cela dit, il est vrai que nihilisme et hédonisme se marient plutôt bien.

Je note pour Quartier lointain, merci.

Article: Y fait pas bon…
Smop
, le 09.05.2016 à 11:00
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Article: Y fait pas bon…

Maintenant, on m’offrirait de retourner à mes 14 ou 16 ans avec mon cerveau d’aujourd’hui, je n’hésiterais pas une seule seconde à saisir l’occasion!

Oui mais non.

Certes, s’imaginer revenir en arrière en conservant les acquis intellectuels du futur semble de prime abord séduisant.

Mais n’est-ce-pas aussi tuer ce qui caractérise la jeunesse : l’insouciance, l’inconscience, l’engagement, la surprise, l’ambition, la fougue, la passion, et même la bêtise ? Bref, tous ces tâtonnements de la vie, ces choses qui s’émoussent ou disparaissent avec l’âge. Je crois que nos erreurs nous apprennent bien plus que nos réussites. Sans combat, nul mérite ni intérêt !

L’esprit du « Ah, si j’avais su » n’est pas très loin du détestable « C’était mieux avant ».

Article: Y fait pas bon…
Smop
, le 09.05.2016 à 02:29
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Article: Y fait pas bon…

Smop, 50 ans pour quelques mois encore. Après, je ne veux pas savoir !

En Suisse, vous avez au moins la chance de pouvoir avoir recours au suicide assisté…

A propos d’âge, lorsque la presbytie est apparue chez moi, j’ai eu beaucoup de mal à me faire au port de lunettes. J’ai toujours détesté cet accessoire chez les autres, et ressenti comme une véritable punition d’être contraint d’y avoir recours moi-même. Quelques années plus tard, je suis passé aux lentilles journalières progressives, et j’ai vraiment eu l’impression de rajeunir de dix ans.

Ce qui me fait me sentir « vieux » ? Deux choses : le corps qui commence à montrer des signes de fatigue, de la vue qui baisse aux courbatures; et le regard des autres, variant selon les cas entre exclusion et respect.

Une anecdote : il y a quelques années, pour me distraire et renouer avec ma vocation ratée d’avocat, j’avais repris des études de droit. Un jour, avant d’entrer dans l’amphithéâtre, je discutais avec un groupe d’étudiant(e)s, lorsqu’une demoiselle d’une vingtaine d’années m’a dit, sur un ton dégoûté, que j’avais le « rire de son père ». Le sous-entendu involontaire étant bien évidemment que j’avais aussi l’âge de son père… Je n’ai rien laissé paraître, mais j’ai très brutalement pris conscience de l’évidence de cette différence de génération, que je n’avais pas réalisée jusque-là. J’y pense encore aujourd’hui !

En tant qu’athée, j’ai la conviction, très rassurante, que nous venons du néant et que nous retournerons au néant. La mort m’apparaît, d’une certaine manière, comme une délivrance. La vieillesse, elle, ressemble plus à une souffrance.

Article: Bureau debout, épisode 2
Smop
, le 22.03.2016 à 02:01
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Article: Bureau debout, épisode 2

Au fait, quelqu’un est il passé au bureau debout depuis mon précédent article?

Oui, moi … depuis vendredi dernier !

À vrai dire, c’est le nouveau médecin de l’agence de presse pour laquelle je travaille qui m’a presque imposé la chose. Je dois avouer que du haut de mon mètre quatre-vingt-quatorze, j’ai depuis toujours l’impression de vivre dans un monde conçu pour les nains. On n’imagine pas à quel point c’est pénible. Comme tous les « grands », j’ai des problèmes de dos depuis mon enfance. D’abord une scoliose, puis une sale hernie discale que je traine maintenant depuis plus de quinze ans. Ce nouveau médecin disais-je donc, m’a fait livrer, sans même me demander mon avis, un bureau équipé d’une commande électrique permettant de passer en quelques secondes de la station assise à la station debout. Deux techniciens ont travaillé deux heures pour m’installer l’engin et à faire en sorte que la multitude de câbles électriques et informatiques suivent bien les variations de hauteur du plateau. C’est moins évident que ça en à l’air pour qui exige une installation propre.

En deux jours, difficile de juger des bienfaits de la chose, mais au moins, je peux maintenant croiser sans difficulté les jambes, ce qui est déjà appréciable en soi.

On en reparle dans dix ans, pour la troisième partie de ton article sur le bureau debout !

À noter qu’il y a aussi à l’agence des personnes qui ont fait le choix de remplacer leur bon vieux fauteuil hi-tech pseudo ergonomique par une gym ball (appelée aussi swiss ball). Je reste dubitatif quant au confort de la chose, je n’ai encore jamais essayé, mais les utilisateurs de ces grosses boules multicolores semblent conquis. Affaire à suivre…

Article: Et de quatorze!
Smop
, le 27.12.2015 à 12:46
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Article: Et de quatorze!

Je me joins à mes camarades ci-dessus pour souhaiter longue vie à Cuk, probablement le seul site que je parcours quasi quotidiennement depuis sa naissance. Je regrette qu’il y ait moins de débats d’idées qu’avant, que certains piliers ne soient plus, mais me réjouis toujours que malgré nos différences, la convivialité ait toujours été de mise.

Article: Impressions sur le Mac Pro late 2013

Comme on peut le voir, le dernier iMac est 20 à 30% plus « puissant » que le Mac Pro de 2013.

Tu sais bien que ces benchmarks sont très relatifs car mesurant uniquement la puissance CPU brute, alors que c’est bien souvent les I/O qui font la différence. Même le SSD en option sur l’iMac n’est pas aussi performant que des disques « mécaniques » en RAID 0 sur un Mac Pro 5.1 (pourtant limité au SATA II).

Article: Impressions sur le Mac Pro late 2013

Quel dommage que Apple ait placé le ticket d’entrée si haut pour cette machine magnifique. Cela contribue sans doute à la cote très soutenue que conserve en occasion le Mac Pro. Cela dit une config bi-processeur hexacore haut de gamme (2.93/3.06 GHz) d’une génération 5.1 (mi-2010/2012) + SSD (ou disques durs en RAID 0) ne semble pas très éloignée en termes de performances brutes, et son prix est plus accessible.

Quant à la consommation électrique, elle est certes deux fois moindre (sur le papier, 450 watts contre 950 watts), mais il faut aussi rajouter celle de la baie de disques externe.

J’en profite pour te demander un avis probablement éclairé : sais-tu ce que vaut, en matière de qualité d’image, l’ancien moniteur 30 pouces de chez Apple, comparé à celui de génération suivante, en 27 pouces ? Je voudrais acheter l’un des deux mais je n’arrive pas à me faire une opinion sur la question.

Article: Speedafari, un bloqueur de contenu pour ces moments dramatiques où nos téléphones sont en 3G ou Edge

Je ne suis pas pour les bloqueur de pub. Car je trouve que se serait voler les sites d’informations qui nous propose du contenu gratuitement. J’achète même souvent certain produits en cliquant sur les recommandations des site sur lequel je les ai trouvé.

Je fais exactement le contraire : j’en ai tellement ras-le-bol de la publicité invasive que je n’achète jamais, par principe, un produit ou un service que j’ai connu grâce à celle-ci. Un vrai bon produit se fait toujours connaître d’une manière ou d’une autre, que ce soit par le biais du bouche à oreille ou par les médias. Etre à l’écoute de la publicité c’est encourager son développement et creuser notre propre « tombe ».

Pour ce qui est des sites web qui se financent par la publicité, je préfèrerais qu’ils ne soient accessibles qu’au travers de la souscription d’un abonnement, aussi modeste soit-il. Le paradigme de la gratuité sur Internet, sous sa pseudo justification de permettre l’accès au plus grand nombre, est l’une des pires choses qui nous soient arrivées.

Article: Article rasoir
Smop
, le 08.10.2015 à 19:36
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Article: Article rasoir

Mais … quelle drôle d’idée que celle de se raser !

Rien ne vaut la fameuse « barbe de trois jours ».

C’est tellement plus simple à entretenir : un coup de tondeuse deux fois par semaine.

C’est, à mon avis, tellement plus sexy qu’un visage glabre.

C’est aujourd’hui accepté socialement, voire même « tendance ».

Enfin, la peau est beaucoup moins agressée que lors d’un rasage de près.

Bon, OK, je sors avant de me faire conspuer par François ;-)

Article: I can’t get no Alsatisfaction
Smop
, le 19.09.2015 à 02:13
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Article: I can’t get no Alsatisfaction

ysengrain, ta patience est incroyable !

Pour ma part, je n’hésite plus aujourd’hui à faire appel à un service juridique spécialisé pour le moindre litige. En général, la partie adverse lâche le morceau dès qu’elle voit qu’elle est face à quelqu’un de déterminé.

Nous glissons doucement vers une judiciarisation de la société, à l’américaine, où la justice devient intermédiaire dans l’organisation des relations sociales.

Article: VTC : Les taxis obligés de se réinventer?

Je n’ai pas encore eu l’occasion de tester Uber. Il faut dire qu’à Paris, les moyens de se déplacer ne manquent pas.

Cela dit, je prends assez fréquemment les taxis parisiens, faisant presque exclusivement appel à la compagnie G7, leader du marché.

Loin de moi l’idée de vouloir défendre cette corporation ou ce prestataire, mais je trouve que l’article ci-dessus est un peu caricatural.

Cela fait bien longtemps que tous les véhicules de la G7 sont équipés de terminaux permettant le règlement par carte bancaire, American Express comprise.

Une application iPhone/Android/Windows Phone et Blackberry est disponible. Elle permet la commande immédiate ou différée d’un véhicule et le suivi par géolocalisation de son approche. Il est même possible de noter la course une fois celle-ci terminée, comme chez Uber il me semble. Il existe aussi bon nombre de services associés, tel que le choix des prestations offertes par le véhicule, son type, un système de réservations prioritaires plutôt pas mal, etc. L’évaluation de la durée et du coût du trajet sont possibles sur le site Internet de la compagnie.

Bref, Uber est un modèle sans aucun doute intéressant, mais les taxis traditionnels ont aussi beaucoup évolué.

Quoi qu’il en soit, encore dix ans, et tout cela ne sera plus qu’histoire ancienne. Le développement de véhicules sans chauffeur est dans l’air du temps et il est évident que le premier laboratoire en grandeur réelle sera le remplacement des taxis en millieu urbain.

Article: Plaisir à l’ancienne
Smop
, le 18.08.2015 à 18:28
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Article: Plaisir à l’ancienne

@ysengrain & ZITOO : Nous nous sommes certainement croisés dans les années 70, j’ai passé l’essentiel de mon enfance/adolescence juste à côté, dans le sud du 6e. J’ai fait mes études (entre autres) au Collège Stanislas et à la fac de droit d’Assas. Ah, les squatts de la rue Losserand et du passage de l’Ouest pour consommer des substances illicites, les cinémas X de la bien nommée rue de la Gaîté où l’on se glissait par les sorties de secours car encore mineurs, le célèbre disquaire Clémentine, les acrobaties en skate-board sur la dalle Montparnasse, … Pas vraiment de nostalgie, mais plein de souvenirs !

Pour en revenir au sujet, je suis assez grand amateur de cinéma et il n’est pas rare que j’aille voir trois ou quatre films par semaine, parfois même beaucoup plus. Bon public, je m’immerge complètement dans l’atmosphère des salles obscures. Je ne connais pas de meilleur moyen pour s’évader. Avec les abonnements illimités que proposent les gros distributeurs, cela ne coûte pas si cher que ça : une vingtaine d’euros par mois en solo, moins du double à deux. J’apprécie les « multiplex » récents pour la qualité du son et des écrans, le confort des sièges. Mieux encore, certaines grandes salles proposent maintenant des sièges numérotés, ce qui permet de réserver en ligne une bonne place à l’avance, et de pouvoir ainsi arriver juste avant le début du film, en s’affranchissant des vingt minutes de publicité et de bandes-annonces. Plus besoin de retirer de billet, celui-ci étant dématérialisé sous la forme d’un QR Code à scanner sur le smartphone. La diversité de la programmation s’est aussi beaucoup étoffée ces dernières décennies et la plupart des salles parisiennes diffusent les films en version originale.

Malheureusement, un « fléau » s’est abattu depuis quelques années sur les cinémas en France : la généralisation de la vente de pop-corn, confiseries, et autres saloperies du genre. Aujourd’hui, même en première ou dernière séance, il est presque impossible de voir un film sans être incommodé par des odeurs de nourriture et les crissements d’emballages. Je trouve ça absolument insupportable ! La plupart des spectateurs se comportent comme s’ils regardaient la télévision, seuls dans leur salon. Ils en oublient tout respect pour leurs voisins, mais aussi et surtout pour l’oeuvre elle-même. Le cinéma n’est plus art, mais devient consommation et divertissement. Je suis aussi sidéré de voir le nombre de personnes occupées à communiquer par SMS ou à consulter leur compte Facebook pendant le film. Et que dire de l’état des salles une fois vidées de leur public : une véritable porcherie, constellée d’emballages, de canettes vides et de seaux de pop-corn renversé.

Voilà donc qu’aujourd’hui, j’ai de moins en moins envie d’aller au cinéma. J’achète des DVD et des Blu-ray, je loue très régulièrement des films via l’Apple TV et je viens tout juste de commencer à explorer l’offre Netflix. Les possibilités techniques des installations de « home-cinéma » actuelles rendent l’expérience de plus en plus proche de celle des salles obscures, l’enfer des autres en moins.

Alors, est-ce être un vieux con que de ne pas supporter le pop-corn au cinéma ?

Article: Apple Watch: je crois que finalement, je ne vais pas tant mieux que ça…

Alors François, comment vas-tu faire ? Conserver une belle pièce d’horlogerie à un poignet et porter l’Apple Watch à l’autre ? Porter les deux au même bras ?

A vrai dire, c’est la principale raison pour laquelle je me suis abstenu jusqu’à présent de commander cette « smartwatch ». Qu’elle soit d’une utilité discutable passe, car en allant par là, nous utilisons tous une multitude de choses dispensables. Par contre, porter deux montres me semble vraiment bizarre !

Article: Que mettez vous dans votre cabas, Caddie ® ?

Pour ma part, je n’ai jamais adhéré à la « culture bouffe » hexagonale. Je suis pescétarien, je n’aime pas la cuisine traditionnelle française, je ne bois que très rarement du vin, je ne cuisine pas, je fuis comme la peste les réunions familiales et j’ai horreur de passer des heures à table, même dans les meilleurs restaurants, surtout lorsqu’il s’agit de discuter affaires. Bref, un chiant quoi !

Néanmoins, j’ai été habitué à ne consommer que des produits de qualité, lorsque c’est possible. Je me moque des circuits courts, de la production locale, du patriotisme économique et de la défense de la ruralité. Il faut juste que ce soit bon, sain et facile d’accès.

Habitant à Paris où j’ai la chance d’avoir tout à proximité, de la (petite) grande surface au marché, en passant par les épiceries dites « de luxe » et les magasins « bio ».

Au quotidien, cela donne Biocoop pour l’essentiel de l’alimentaire (tofu en particulier), le marché pour le thon, les fruits et les légumes, quelques rares surgelés chez Picard, Monoprix pour l’eau en bouteille et le non alimentaire, enfin quelques bricoles ici et là dans des épiceries spécialisées. Quant à mes deux chats, ils sont nourris exclusivement de croquettes et de boites vétérinaires. Par ailleurs, et depuis des années, je déjeune presque tous les midis dans le même restaurant façon « cantine bio », proche de mon bureau. Je suis aussi client régulier des « sandwicheries » urbaines telles que EXKi, Cojean ou Lina’s.

Une vie de Parisien…

Article: Partir…
Smop
, le 12.01.2015 à 17:08
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Article: Partir…

Partir d’où et surtout partir pour aller où ? Partir est-ce fuir ou aller quelque part ? De bonnes questions à se poser … avant de partir !

Entre 27 et 30 ans, je suis parti vivre en Australie puis en Afrique du Sud. A 35 ans, je suis parti pendant quatorze mois, cette fois en couple et en voilier autour de l’Atlantique. Plus tard, à 39 ans, je suis encore parti, toujours en couple, passer quatre ans à Tahiti. A chaque fois mû par le même désir de (presque) tout recommencer à zéro, poursuivant la seule chose qui me semble donner un sens à la vie, le changement. Je partirai très probablement encore.

Mais part-on vraiment ?

Aujourd’hui, à 49 ans, avec le recul que permet l’âge et le temps qui passe, j’ai le sentiment que partir c’est avant tout emporter avec soi sa bulle. Au fond, le paysage, l’environnement changent, mais ni nous-mêmes ni notre façon de vivre. Finalement, je me demande si le départ n’est pas plus perceptible par ceux qui restent que par ceux qui partent.

Article: Fracture numérique, antenne de toit de 14 mètres, parabole satellite et désillusions

Lorsqu’on se trouve loin du multiplexeur DSLAM et que l’affaiblissement de ligne ne permet pas d’avoir une bande passante satisfaisante, on peut aussi regarder du côté de l’agrégation de lignes ADSL. Antéor ou encore Stella Telecom proposent un service de ce genre (que je n’ai pas testés). Autre piste à fouiller, l’installation de dispatch-proxy (GitHub).

Chez moi, j’ai une configuration qui ressemble un peu à ça, mais dans une optique de « failover ». J’ai une ligne FTTH (fibre optique) chez SFR et une ligne ADSL chez Free. Si la ligne FTTH tombe en panne, mon équipement (SonicWALL) bascule automatiquement sur la ligne ADSL (puis sur une ligne 3G si les deux autres sont en panne !). J’ai aussi mis un frontal Mac Mini Server qui sert de cache local HTTP[S] et patches Apple, plus quelques autres services réseau. Pour qui a quelques bonnes bases en informatique, tout cela n’est pas très compliqué.

Article: The Search: bouleversant
Smop
, le 04.12.2014 à 15:54
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Article: The Search: bouleversant

J’ai aussi vu « The Search » et je l’ai trouvé, pour ma part, très décevant. La partie la plus originale est celle de l’évolution du jeune soldat Russe, mais pour le reste, bof… Michel Hazanavicius a cédé à la facilité de faire pleurer dans les chaumières en mettant en scène un gamin (qui réalise néanmoins une très belle prestation de jeune acteur). Bérénice Bejo n’offre aucun relief et manque désespérément de conviction dans son rôle. Cependant, ce qui cloche franchement dans ce film est qu’il n’apporte absolument aucun éclairage sur le fond, à savoir la guerre en Tchétchénie. Il aurait pu se passer absolument n’importe où et le réalisateur a perdu une belle occasion de faire connaître ce conflit dont on parle si peu.

A choisir, je préfère bon nombre d’excellents films sur les guerres d’ex-Yougoslavie, tels que « No Man’s Land », « In the Land of Blood and Honey » (« Au pays du sang et du miel »), « For Those Who Can Tell No Tales » (« Les femmes de Visegrad »), « Harrison’s Flowers » ou même peut-être « Savior ».

Article: Le Kindle au quotidien
Smop
, le 28.11.2014 à 19:58
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Article: Le Kindle au quotidien

Après avoir longtemps hésité, je suis aussi devenu adepte des liseuses numériques.

J’ai préféré la Kobo Aura à la Kindle Paperwhite. Je ne me souviens plus précisement de l’ensemble des arguments qui avaient fait pencher la balance. Il y en avait au moins trois en faveur de la Kobo : le poids (30g de moins), le support natif du format ePub et la possibilité d’étendre le stockage avec une carte microSD (en fait, superflu). Je crois aussi qu’il y avait un bouquin que je voulais et qui était disponible chez Kobo/FNAC, mais pas chez Amazon.

J’ai longtemps hésité parce que j’avais déjà un iPad Retina, un iPad Mini, un MacBook Air et un iPhone. Autant d’appareils nomades me permettant déjà de lire là où je veux. De plus, je préfère aussi le grain du papier.

Plusieurs choses m’ont décidé. D’abord la possibilité d’adapter à l’acuité visuelle du moment les polices de caractères et leur taille. Les années passant et la vue baissant, c’est un immense avantage ! Ensuite, l’encre électronique et le rétro-éclairage, incomparablement plus confortable qu’un écran LCD, même Retina. Franchement, c’est le jour et la nuit ! A propos de nuit justement, un autre argument est de pouvoir lire très confortablement dans l’obscurité totale. Plus sympa qu’une lampe de chevet ou une frontale pour la personne qui dort à côté. Le poids compte beaucoup aussi. Essayez donc de tenir à bout de bras un iPad, même « mini », pendant une heure ! Ensuite, le moteur de recherche intégré, le dictionnaire immédiatement disponible et la possibilité de surlignage sont des fonctions vraiment pratiques à l’usage. Pour terminer, l’autonomie de plusieurs semaines, bien supérieure à celle de n’importe quel autre appareil.

Article: Vous connaissez la chanson ?
Smop
, le 08.09.2014 à 20:45
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Article: Vous connaissez la chanson ?

L’acte est grave, oui, mais ne peut-on pas tout de même dire qu’il y a une graduation?

C’était ce que j’écrivais dans mon intervention précédente, nous ne sommes pas tous égaux en la matière. Oui, il y a graduation, mais elle n’est sans doute pas la même pour tout le monde. Le rapport à la sexualité, à l’intimité et à la pudeur est très différent d’un individu à l’autre.

Article: Vous connaissez la chanson ?
Smop
, le 08.09.2014 à 16:04
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Article: Vous connaissez la chanson ?

On ne peut que remercier Mâââm Poppins pour ce billet, qui fera certainement consensus sur Cuk. Je suis cependant surpris du peu de commentaires jusqu’à présent, alors que c’est un sujet qui concerne tout le monde. Serait-ce encore tabou d’en parler ?

La complexité de la perception du viol vient sans doute aussi de la diversité de ses conséquences. Certaines victimes arrivent à s’en sortir plus ou moins, tout du moins en apparence, d’autres sont psychologiquement détruites à vie.

Je me suis toujours demandé s’il fallait considérer l’agresseur comme étant mentalement dérangé ou si une « simple » pulsion peut transformer de nombreuses personnes en violeurs potentiels, comme c’est le cas avec l’homicide par exemple. En tant qu’homme, je ne peux pas comprendre quel plaisir sexuel on peut tirer d’une relation violente et non consentie.

Article: Je suis tout nu !
Smop
, le 31.07.2014 à 15:27
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Article: Je suis tout nu !

S’il ne fallait lister que les utilitaires « indispensables » absolument essentiels, pour moi se serait :

1Password
LaunchBar
Things
TextMate
iTerm 2
Antidote
MailSteward
MailHub
Snapz Pro X
DesktopOne
Adobe Reader
VLC
Little Snitch
Firefox
PCalc
Transmit
ReadKit
JonDo

Enfin, même si ce ne sont pas des utilitaires, j’aurais du mal à me passer aujourd’hui d’Aperture, Pixelmator et Pages.

Article: Quel sériephile êtes-vous ?
Smop
, le 23.07.2014 à 23:13
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Article: Quel sériephile êtes-vous ?

@zit – Non, je n’ai pas oublié Magnum. Je connais en effet la série, mais je ne l’ai jamais regardée. Je dois dire que Tom Selleck m’est particulièrement antipathique… A la même époque (seconde moitié des années 80), il y a aussi Deux flics à Miami (Miami Vice). Je ne regardais déjà plus les séries. Quant à Inspecteur Derrick (Derrick), personne n’avouera !

De ta liste, j’avais en effet oublié Les Sentinelles de l’air. Cette série est absolument fabuleuse !

Article: Quel sériephile êtes-vous ?
Smop
, le 23.07.2014 à 18:44
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Article: Quel sériephile êtes-vous ?

J’ai profité de l’humeur du jour pour faire un peu travailler ma mémoire et essayer de me remémorer toutes les séries télévisées que j’ai regardées, la plupart lorsque j’étais gamin (je suis né en 1965). J’en ai probablement oublié quelques-unes, mais déjà celles-ci vont rappeler bien des souvenirs à certain(e)s d’entre vous ! Le classement est en vrac, au fur et à mesure que mes neurones se réveillaient…

Au-delà du réel (The Outer Limits)
Banacek
Mission impossible (Mission: Impossible)
Le Prisonnier (The Prisoner)
Cannon
Mannix
Cosmos 1999 (Space: 1999)
Les Mystères de l’Ouest (The Wild Wild West)
Le Sixième Sens (The Sixth Sense)
Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers)
La Cinquième Dimension (The Twilight Zone)
Star Trek
La croisière s’amuse (The Love Boat)
L’Île mystérieuse
Au nom de la loi (Wanted: Dead or Alive)
Alfred Hitchcock présente (Alfred Hitchcock Presents)
Amicalement vôtre (The Persuaders!)
Baretta
L’Homme de fer (Ironside)
Chips (CHiPs)
Les Têtes brûlées (Baa Baa Black Sheep)
Le Jeune Fabre
Columbo
Jacquou le Croquant
Daktari
Drôles de dames (Charlie’s Angels)
Wonder Woman
Flipper le dauphin (Flipper)
Les Jours heureux (Happy Days)
Hawaï police d’État (Hawaii Five-O)
Kojak
Kung Fu
L’Âge de cristal (Logan’s Run)
L’Homme de Vienne (Assignment Vienna)
L’Homme invisible (The Invisible Man)
L’Homme qui valait trois milliards (The Six Million Dollar Man)
Super Jaimie (The Bionic Woman)
L’Île fantastique (Fantasy Island)
L’Incroyable Hulk (The Incredible Hulk)
Les Envahisseurs (The Invaders)
Les Incorruptibles (The Untouchables)
Les Rues de San Francisco (The Streets of San Francisco)
Arsène Lupin
Ma sorcière bien-aimée (Bewitched)
Max la Menace (Get Smart)
Serpico
Sergent Anderson (Police Woman)
Belphégor ou le Fantôme du Louvre
Starsky & Hutch
Belle et Sébastien
Skippy le kangourou (Skippy the Bush Kangaroo)
Flamingo Road

Aujourd’hui, je ne regarde plus que très peu le petit écran, mais j’ai néanmoins vu ces quelques dernières années une dizaine de séries :

24 heures chrono
Braquo
The Big Bang Theory
The IT Crowd
Homeland
The Killing (Forbrydelsen)
Borgen, une femme au pouvoir (Borgen)
Top of the Lake
Black Mirror
Real Humans : 100 % humain (Äkta människor)

En lisant les commentaires ci-dessus, il y a beaucoup de séries que je ne connais pas, probablement parce que trop récentes. Cuk serait-il fréquenté par des « jeunes » ???

Article: Et si on parlait d’aviation ? Celle que j’ai vécue, bien sûr…

Merci M.G. pour cet article absolument passionnant et ces jolies photos !

L’aviation m’a toujours fasciné.

En 1993, lorsque j’habitais en Australie, j’ai pris des cours sur Cessna 172 pour passer ma licence de pilote privé. J’ai cependant abandonné après une douzaine d’heures de vol car j’ai eu un jour une crise de panique lors d’une manoeuvre d’approche qui m’a littéralement tétanisé aux commandes, le temps que l’instructeur reprenne la main. J’ai alors compris que je n’étais pas fait pour ça.

Vingt ans plus tard, j’en ai gardé des séquelles : je suis à présent un peu nerveux lorsque je prends l’avion…

Article: Presse et journalisme: un paradoxe

TTE, j’ai toujours du mal à comprendre ton aversion pour les journalistes. Connivence sous-entend collusion. Où se situe la limite entre connivence et collecte d’informations ? Sylvie le dit clairement : pas de sources, pas d’informations, ou tout du moins, pas d’informations de première main. Il s’agit là d’une agence de presse, dont le rôle est de collecter l’information, de la vérifier, et enfin de la transmettre à ses clients. Le code de déontologie et les statuts de l’AFP sont très clairs (Loi n° 57-32). Sauf exceptions (critiques de films par exemple), il n’y a pas de travail éditorial à proprement parler. Les médias, clients parmi d’autres de l’AFP, travaillent selon un autre modèle. Ils peuvent en effet orienter leur ligne éditoriale selon leur sensibilité ou selon des impératifs commerciaux. Mais là aussi, on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac. Cela fait vingt-trois ans que je collabore, à divers titres, avec le monde de la presse et des médias. Je connais des journalistes totalement « habités » par leur mission. J’en connais d’autres qui ont démissionné d’un bon poste suite à un changement imposé de ligne éditoriale, faisant jouer la clause de conscience ( Article L7112-5). J’ai aussi été de l’autre côté de la barrière. Contact presse d’un éditeur de logiciels, et bien qu’ayant de bonnes relations avec des journalistes de médias spécialisés, j’ai vu combien il était difficile de « manipuler » ceux-ci à mon avantage.

Article: Presse et journalisme: un paradoxe

Pire, le politique et le journalisme sont tellement imbriqués et se mélangent tellement les pinceaux qu’on ne peut que rire jaune en lisant le compte rendu du pot de départ de Sylvie Maligorne après 5 années passées à la tête du service politique de l’AFP.

Puisque tu parles de ce « non-évènement » et que je suis bien placé pour connaître l’autre bout de la lorgnette, voici la mise au point de Sylvie Maligorne, communiquée en interne au personnel de l’AFP.

Depuis plusieurs jours, j’assiste effarée à un dénigrement généralisé pour avoir organisé un pot pour mon départ du service politique. J’aurais mis en danger l’indépendance de l’Agence, je n’aurais pratiqué à la tête de ce service que la connivence avec les politiques. Je pense qu’aujourd’hui, une mise au point s’impose.

En premier lieu, Je ne vais pas m’excuser d’avoir fait ce pot, que j’ai payé de mes propres deniers. Emmanuel Hoog m’a fort gentiment prêté sa salle du 7e pour l’organiser.
Je rappelle que l’organisation de pots dans les locaux de l’agence est un usage accepté de tous.
Deuxièmement, il s’agissait pour le service politique et moi-même de tourner joyeusement une page de 5 ans au cours de laquelle nous avons été mis sous pression par l’avalanche d’actualité. C’était une fête à laquelle j’ai voulu associer tous ceux de l’AFP qui étaient à nos côtés.
Troisièmement, oui des politiques sont venus, de tous bords, y compris les plus hautes autorités de l’Etat. Certains y ont vu la démonstration d’une connivence entre journalistes et politiques. Mais de connivence, il n’y a jamais eue. La copie du politique en est la plus magnifique preuve. Qu’il soient venus et l’indépendance de l’agence serait remise en cause ? Mais de quoi parle-t-on ? Ils étaient invités, ils ne nous ont pas achetés. Quand Le Canard enchainé organise chaque année sa fête où tout le monde politico-médiatique se presse (Montebourg, Charasse, membres de cabinets ministériels etc…), crie-t-on au scandale ? Quand la presse judiciaire fait de même chaque année et rassemble journalistes, avocats, magistrats, policiers…crie-t-on au scandale, à la connivence insupportable ? Pas de billet dans Le Canard enchaîné, ni sur le blog de Arrêt sur image.

François Hollande a croisé Jean-Luc Mélenchon. L’un et l’autre n’avaient pas décidé de cette rencontre. On ne sait pas ce qu’ils se sont dit. Où est l’information ? Ils se sont croisés ? Un peu maigre. Et quelques jours plus tard, lorsque Jean-Luc Mélenchon a livré sa version de sa discussion avec François Hollande, nous avons fait une dépêche.
Notre travail exige que nous ayons des sources. Sans sources, pas d’info. Alors, oui, on déjeune avec des politiques, on leur téléphone, on leur envoie des sms, on les harcèle, on se démène, comme tout un chacun à l’Agence et c’est cela qui fait notre force. A moins que l’on ne veuille que nous relayons les chaines d’info en continu, que nous ne fassions que des pick-up. Mais si tel était le cas, ce serait notre mort. Nous sommes respectés pour notre fiabilité, notre impartialité et notre professionnalisme. Comme nous fuyons la lumière, ne sommes pas à la recherche de la starisation, nous déroutons. D’où l’AFP bashing.

Une dernière remarque : certains confrères ont voulu me résumer à celle à qui François Hollande a téléphoné pour annoncer sa séparation pour illustrer cette connivence. Mais c’est l’AFP que François Hollande a choisie pour communiquer. Pas moi en tant qu’individu. Ne nous y trompons pas.

Article: Sunrise Indoor Box
Smop
, le 23.05.2014 à 02:42
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Article: Sunrise Indoor Box

Ce type de boîtier existe chez SFR en France. Il l’appelle Femto. Il n’a pas besoin de réseau hertzien pour fonctionner, juste une bonne connexion Adsl.

Ca s’appelle précisément la technologie Femtocell.

La même chose existe chez Free, présenté sous la forme d’un boitier qui s’enfiche dans la Freebox. Avec cet opérateur, il n’est pas nécessaire de déclarer au préalable les téléphones portables qui pourront utiliser l’appareil.

D’après l’article Wikipédia ci-dessus, les opérateurs français Orange et Bouygues Telecom proposent la même chose.

Article: Il y a des sciences qui ne sont pas exactes…

Passant moins de temps sur le réseau Internet, je découvre ce billet seulement maintenant. Mam’ Poppins semble vraiment désespérée…

J’ai apprécié le tout premier commentaire, de jpg, et suis aussi heureux de constater que l’esprit majoritaire des différents intervenants démontre une fois de plus que l’on est plutôt progressiste sur Cuk. Il y a bien des sites sur lesquels un tel article aurait suscité des recommandations d’éducation plus stricte et où l’on aurait suspecté les parents de manque d’autorité.

Moi aussi je fais partie de ceux qui ont eu, contre toute attente, une scolarité très difficile. Ma mère était éditrice et mon père artiste-peintre, tous deux grands intellectuels, et qui n’ont pas fait la moindre économie d’investissement dans mon éducation. Fils unique, j’ai grandi dans les « beaux quartiers » londoniens puis parisiens, fréquenté les meilleures écoles, beaucoup voyagé, et ai été surexposé à toutes les sources d’inspiration culturelle possibles. Ma mère croyait aux écoles et méthodes d’enseignement expérimental très en vogue dans les années soixante-dix et je suis passé par un certain nombre d’entre elles. Je réussissais aussi très bien aux tests psychotechniques et on me présentait toujours comme un « surdoué ».

Tout cela ne m’a pas empêché de déraper très sérieusement entre onze et dix-sept ans. Je n’ai jamais redoublé (au contraire, j’ai sauté une classe), mais à une exception près, je n’ai jamais fait deux années de suite dans le même établissement, presque exclusivement dans l’enseignement privé. Je me suis fait renvoyer à plusieurs reprises en cours d’année scolaire. Je fuguais régulièrement et à quatorze ans, je trainais déjà dans les boites de nuit et étais un consommateur régulier de cannabis. Je passe ici sur mes autres frasques… Mes relations avec mes parents étaient extrêmement tendues et l’absence de dialogue, les mensonges, les provocations, les insultes, voire même parfois l’affrontement physique, étaient monnaie courante. Avec le recul de l’âge, je suis encore sidéré aujourd’hui de la capacité de résistance de mes parents, qui ont vraiment tout essayé, sans succès. Je pense que je n’aurais pas été capable de supporter ce qu’ils ont enduré, et c’est probablement l’une des raisons qui m’ont conduit au choix de ne pas avoir de progéniture. Il y a une part de loterie dans la chose et je ne suis pas joueur.

Lorsque j’ai quitté le domicile parental à dix-sept ans pour m’installer avec une étudiante en médecine et entamer des études de droit guère brillantes, je n’avais toujours pas trouvé ma voie. Le déclic salvateur a été une proposition d’un emploi nocturne à temps partiel dans un centre informatique, domaine que je ne connaissais absolument pas et qui est devenu presque immédiatement une véritable passion. À partir de là, ma vie a complètement changé. Je me suis senti reconnu socialement, et j’ai rapidement acquis une certaine aisance financière en travaillant pour mon propre compte. Vingt ans a été l’âge de ce déclic.

Trente ans plus tard, je crois que je peux faire un bilan plutôt positif de mon adolescence « borderline » . Tout n’a pas été rose, mais en contrepartie, j’ai acquis une liberté de pensée, une confiance en moi et un anticonformisme qui m’ont beaucoup servi par la suite. Comme quoi, il faut toujours garder espoir, même face à l’improbable ! La seule chose que je n’ai jamais su faire a été de me réconcilier avec mes parents, tous deux décédés aujourd’hui.

Article: La mue du Snake
Smop
, le 07.04.2014 à 16:01
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Article: La mue du Snake

Pour ma part, « Smop » date de 1985, lorsque j’ai commencé à travailler dans le centre informatique d’une université parisienne, connue pour avoir été en son temps un vivier de « hackers ». Je participais à bon nombre de facéties de ceux-ci, ce qui m’a d’ailleurs valu de me faire virer au bout de quelques mois et autres emmerdements. A l’époque, nous avions tous un « nom de guerre » et on m’avait donné le mien en référence au tube de Sade qui passait alors, « SMooth OPerator » (l’opérateur cool). Avec les années, il ne m’a plus jamais quitté. D’abord sur les nombreux serveurs Vidéotex (Minitel) que je fréquentais, puis sur les BBS, les groupes de discussion USENET et enfin, sur le web.

Aujourd’hui, avec l’universalité du réseau Internet, je ne regrette pas d’avoir utilisé un pseudonyme, à défaut de ce droit à l’oubli qui manque tant sur la toile. Sans pour autant rendre mon identification impossible, il limite les dégâts potentiels. Un peu naïf, j’ai fait l’erreur d’utiliser un temps mon vrai nom et lorsqu’on « google » celui-ci, bien qu’il ne soit pas extrêmement courant, on remonte des milliers de traces jusqu’en 1993. Cela permet de savoir où j’ai vécu, où j’ai travaillé et bien d’autres choses que je ne souhaite pas forcément partager car elles peuvent éventuellement me desservir. J’aurais donc tendance à me servir de plus en plus de mon pseudonyme.

Il est clair que le fin de l’anonymat sur Internet, que prône Mark Zuckerberg, présente des avantages, mais aussi beaucoup d’inconvénients et non des moindres. J’y suis donc totalement opposé. Je signe cependant assez fréquemment mes interventions de mon vrai prénom.

Article: Une sensation bizarre
Smop
, le 08.02.2014 à 15:47
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Article: Une sensation bizarre

Maintenant, je vais le dire clairement: selon moi, l’énorme majorité des citoyens n’est pas dupe face à la pub.

Nous en reparlerons le jour où les cartes « gold », les offres « privilège », les bons de réduction de 0,20 €, les jeux-concours, les prix à .99, les photos retouchées, le mot magique « gratuit » et les tubes de l’été ne seront plus des déclencheurs d’achat.

Au vu du coût des espaces publicitaires, les « créatifs » et les annonceurs, ne prennent pas de risques. Plus le filet est gros, plus il ratisse large.

Même les politiques [français] ne s’y trompent pas et se sont adaptés à ceux qu’ils représentent, les débats de fond ayant cédé la place à une surenchère d’invectives, de récupération, de mauvaise foi et de dérives démago/populo.

Peut-être ne vivons-nous pas dans le même monde ?

Article: Une sensation bizarre
Smop
, le 07.02.2014 à 11:29
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Article: Une sensation bizarre

Hé zit ! Je suis plutôt d’accord avec toi concernant cette insupportable pollution omniprésente qu’est la pub, arme de propagande d’un autre fléau, le crédit à la consommation.

En revanche…

Sont–elles issues des neurones surchauffés du même fils de pub héros des temps modernes chevauchant son scoot à trois roues (c’est les pires, ceux là, y conduisent vraiment n’importe comment, à flinguer)

Nous sommes parisiens tous les deux, n’est-ce-pas ? Oui, les scooters, qu’ils soient à deux ou à trois roues sont parmi les pires usagers de la voie publique urbaine. Mais franchement, les adeptes de la « Petite Reine » ne sont pas très loin dans la hierarchie des indélicats. Non seulement dangereux pour eux-mêmes et pour les autres, mais en plus arrogants et convaincus de leur « avant-gardisme ».

Je précise que je suis hypersensible aux agressions quotidiennes que nous impose la réclame, depuis 10 ans, je ne vais plus au cinéma ni ne regarde la télévision, en partie pour ne plus avoir à subir ce fléau.

Ne plus fréquenter les salles obscures sous prétexte de fuir les réclames me semble très discutable. D’autant plus que dans les salles dernier cri (Pathé Beaugrenelle par exemple), les places sont numérotées et peuvent être achetées en ligne, donc il est possible d’entrer dans la salle une minute avant le film. La véritable plaie des cinémas aujourd’hui me semble plutôt être la vente de confiserie et de pop-corn, où il est question … de bruit et d’odeur !

Article: Créature Hypocrite Affreusement Tyrannique

Depuis ma naissance, j’ai toujours vécu entouré de ces petits félins. Mon intérêt pour eux est probablement la seule et unique chose héritée de mes parents… Aujourd’hui, ce sont deux chats siamois qui m’accompagnent, Arthur (Seal Point) et Pénélope (Blue Point). Ramenés chatons de l’archipel des Açores en 2001, ils miaulent portugais et ont fait le tour de la planète avec moi, jusqu’à Tahiti.

@TroncheDeSnake : Un café à chats a récemment ouvert ses portes à Paris.

Article: D’égal à égal…
Smop
, le 12.11.2013 à 13:44
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Article: D’égal à égal…

Comme quoi, n’est pire ennemi que soi-même…

Deux remarques cependant :

D’abord, je suis convaincu que l’une des clés de la réussite dans la vie est de se convaincre qu’on est meilleur que les autres. Mieux vaut se surestimer (raisonnablement) que se sous-estimer.

D’autre part, la communication humaine ne se limite pas à un seul plan. Par exemple, un individu très compétent mais sans charisme aura beaucoup de mal à se faire valoir. En conséquence, si l’on ne peut dominer en terrain commun, l’avantage peut venir du déplacement de l’échange vers le terrain où nous sommes meilleurs.

Article: Plus loin avec Feedly
Smop
, le 08.11.2013 à 12:14
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Article: Plus loin avec Feedly

J’utilise NetNewsWire que j’ai payé 10.- en version beta mais qui fonctionne parfaitement.

NetNewsWire fonctionne bien en effet, mais ne propose pas de synchronisation, ce qui me semble une fonction absolument essentielle d’un agrégateur RSS.

Je partage la lecture de la trentaine de sites que je suis quotidiennement entre des Mac et des iPad chez moi et à mon bureau, ainsi que ponctuellement avec mon iPhone. Ne pas avoir une mise à jour instantanée de l’état de lecture sur tous les appareils est vraiment pénible.

Article: 5 mois avec le Bracelet UP de Jawbone

Il y a quelques jours, je suis passé à l’Apple Store de Paris Opéra pour acheter un iPod Nano. La chose la plus marquante au sous-sol, là où sont présentés tous les accessoires, c’est le pan de mur entier nouvellement consacré à tous ces appareils de coaching électronique. Etant très satisfait de ma balance connectée Withings, j’ai été à deux doigts d’acheter le Pulse du même constructeur, avant de me raviser. Je dois avouer que je commence un peu à m’inquiéter des questions de protection de la vie privée (généralisation des cartes de crédit et des téléphones portables, engouement béat pour les réseaux sociaux, “Internet des objets”, etc)…

Article: Je sais, je devrais…
Smop
, le 21.10.2013 à 21:16
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Article: Je sais, je devrais…

Tu peux en recommander certains?

C’est difficile car les goûts des uns et des autres diffèrent. Il y a du miso rouge, du miso blanc, avec ou sans tofu, champignons, oignons verts, algues, … Je fais mes courses essentiellement chez Biocoop et Monoprix. Chez le premier, je prends les sachets Lima (poudre) et chez le second les sachets Saitaku (pâte). Il faut essayer… On en trouve également dans les épiceries japonaises (à Paris, chez Kioko par exemple).

Article: Je sais, je devrais…
Smop
, le 21.10.2013 à 17:40
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Article: Je sais, je devrais…

que manges-tu le matin pour bien commencer une journée de boulot ?

Même menu pour moi tous les matins : un morceau de tofu à la japonaise, deux oeufs durs, un bol de flocons d’avoine nature avec du lait écrémé froid, quelques morceaux de fruits frais de saison et un double expresso sans sucre. Seule variante, le week-end, les oeufs durs sont remplacés par des oeufs à la coque. Parfois, je complète par un complexe alimentaire multi vitamines.

Les jours de grande faim ou dans les hôtels, il m’arrive de varier le menu avec des tomates au four, des pommes sautées, du fromage, du saumon fumé, du yoghourt, des pancakes nappés de sirop d’érable et plus rarement, des viennoiseries. Rien que d’y penser, j’en ai l’eau à la bouche ;-)

je crois que si on posait devant moi un bol de soupe Miso, je mangerais sans souci. Sauf que (vous vous en doutiez, hein, qu’il y aurait un “mais”) moi, le matin, je n’ai pas envie de faire la popote : il faudrait que cette soupe apparaisse comme par magie devant moi, fumante et prête. J’ai donc regardé dans différents magasins, pour voir si elle existait en boîte ou en sachet mais mes recherches sont restées vaines.

Tu as (très) mal cherché. Google est ton ami avec les mots-clés … “sachet miso” ! Je dîne régulièrement d’une simple soupe miso et on trouve celle-ci sous divers conditionnements, tout du moins dans les magasins bio parisiens : sachets de poudre ou de pâte, avec ou sans tofu, algues et autres compléments. Il suffit de rajouter de l’eau chaude et c’est prêt !

Article: Internet perverti, internet trahi – internet reconquis?

En s’éloignant un peu du sujet, voici quelques lignes tirées d’un article de Andrew L. Shapiro publié en 1995 dans le journal américain “The Nation”. Le texte me semble toujours d’actualité et j’aime bien cette idée d’opposition entre Cyberkeley et Cyberbia.

Prenons deux modèles de cyberespace […]

Dans le premier, vous êtes un utilisateur qui se connecte à l’aide d’un ordinateur et d’un modem pour entrer dans un monde virtuel appelé Cyberkeley (contraction des mots “cybernétique” et “Berkeley”, le grand campus de l’université de Californie). À mesure que vous déambulez le long des trottoirs, vous trouverez une poste, des bibliothèques, des musées, un centre commercial avec de nombreuses boutiques, des clubs privés dont la clientèle est infiniment variée – et qui va des clients à la recherche de conseils spirituels, juridiques ou de jardinage, à ceux ayant un penchant pour le sexe ou à l’incitation à la haine raciale. Vous traverserez également des lieux publics animés, certains vastes (parcs ou squares), d’autres plus petits (mairies ou coins de rue). Dans ces forums publics, certains parlent avec détachement, d’autres discutent passionnément de problèmes sociaux. Un petit groupe manifeste devant une boutique porno, un autre dénonce la récente augmentation des tarifs postaux. Un militant solitaire, campant devant le quartier général de la milice aryenne, distribue des tracts prônant “l’unité raciale”. La plupart des gens ne font que passer, bien qu’ils ne puissent s’empêcher de remarquer les orateurs, les manifestants ou même le distributeur de tracts.

Dans le second modèle – celui vers lequel nous nous dirigeons -, vous pénétrez dans un monde virtuel appelé Cyberbia (contraction de “cybernétique” et “suburbia”, autrement dit la riche banlieue américaine). Il est identique à Cyberkeley, à une exception près : il n’existe pas d’endroit réservé aux débats publics. Aucun trottoir ou parc virtuel, aucun débat houleux ou de manifestants qui attirent votre attention, aucun militant au coin d’une rue essayant de vous faire lire l’un de ses tracts. En fait, vous pouvez définir votre itinéraire de manière à ne dialoguer qu’avec les interlocuteurs de votre choix et n’obtenir que des informations précises. Vous n’aimez pas les militants anti-avortement, les sans-abri, les nouvelles de meurtres ? Pas de problème, vous n’en verrez aucun.

Cyberbia parait séduisante. Les gens peuvent s’organiser en communautés virtuelles fermées et s’affranchir de toute obligation envers un public plus large. C’est là sans doute le résultat naturel d’un désir de liberté de choix absolu, de personnalisation et de contrôle. Mais, du moins pour le moment, il faut traiter le cyberespace comme une prolongation de notre espace de vie plutôt qu’une échappatoire. Par conséquent, il est clair que Cyberbia, à l’instar des banlieues des villes américaines, permet simplement à ses résidents d’oublier les tracas de la vie quotidienne. À Cyberkeley en revanche, on risque d’être incommodé par des opinions dont on ne veut pas entendre parler. Mais, au moins, il existe des endroits où il est possible de passer des messages dérangeants ou brutaux et de se faire entendre. Ces tribunes publiques sont essentielles pour informer les citoyens et assurer une démocratie pluraliste où chacun peut s’exprimer.