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Résultats pour l'auteur: VRic
278 commentaires trouvés.
Article: Comment çà, Chmod?
VRic
, le 01.07.2010 à 19:21
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Article: Comment çà, Chmod?

Ah. On a probablement tous cru dépanner un disque local, mais comme a dit Diego c’est un NAS que tu as: tu n’as pas acheté un disque externe mais un serveur qui partage son disque en réseau.

Si c’est connecté en Ethernet ou Wifi, c’est un NAS. Si c’est connecté en FireWire c’est un disque externe. En USB c’est un mauvais disque externe. En SCSI c’est un vieux disque externe. Sur la prise casque: attention, ce n’est pas un disque dur.

Être admin ou root sur ta machine locale ne change rien à tes droits d’accès sur un serveur (sinon les hackers n’auraient aucun mérite).

Il faudrait être admin sur le serveur et on ne peut pas vraiment t’aider sans connaître le serveur en question. Mon avis c’est que s’il était bien fait tu n’aurais pas de mal à l’utiliser, mais ça n’aide pas.

Du coup les suggestions d’extraire le disque du NAS pour le placer dans un boîtier Firewire (ou au pire USB) sont pertinentes, mais vraiment en dernier recours. Ainsi ce serait un disque local et tu pourrais peut-être cocher la case “ignorer les autorisations”.

Le problème restant est que le disque du NAS peut très bien utiliser un format qui ne marche pas aussi simplement sur Mac (FAT32, NTFS, Ext3FS ou autre). Donc là encore pas facile sans l’avoir sous les yeux : c’est une solution de geek, il faut un geek sur place.

Si le geek est loin, éviter les solutions de geek. Plutôt lui envoyer le manuel pour qu’il le traduise en instructions pour non-geek. Ce qu’a l’air de proposer Diego. Sympa, Diego.

Article: Des nouvelles des rédacteurs et… iOS 4?

je crois que la raison principale de la lenteur de la sauvegarde de mon iPhone …

Il arrive qu’un périphérique USB 2 se mette mystérieusement à fonctionner en USB 1.1, super-lent. Je l’ai constaté de façon intermittente avec des clés USB.

Il se peut aussi que le port USB choisi soit plus lent que les autres : un article récent mentionnait un cas où l’un des ports était nettement plus lent car partagé avec des composants internes.

Cela dépend des modèles. Sur mon MBP 17” Unibody la différence de performance est minuscule quoiqu’apparemment non-nulle entre les ports du fond et celui de devant. Informations Système me montre 4 bus USB, dont:

  • 2 internes avec sur l’un BlueTooth et sur l’autre clavier, trackpad et récepteur infrarouge
  • 1 externe gérant les 2 ports USB du fond
  • 1 partagé entre l’iSight et le port USB de devant.
Article: Excel 2008 (Office aussi) sensible aux polices

Pourquoi depuis tant d’années, Microsoft nous embête-t-il tellement […] Mystère…

Il n’y a rien de mystérieux, ils sont mauvais, c’est tout. Une part non négligeable des prétendus “bugs” de logiciels MS sur Mac ne sont pas du tout des bugs mais des défauts de conception dûs à l’incompétence des développeurs ou de leurs chefs. Un peu comme ce que les connaisseurs reprochent à Windows (d’être conceptuellement défaillant, pas juste “buggé”).

Quand MS Office est seul à foirer avec Spaces, ce n’est pas un simple bug qui aurait pu arriver à tout le monde, c’est que quelqu’un chez MS a estimé judicieux de réinventer la roue plutôt que de laisser comme tout le monde le système afficher les fenêtres. Parfois un développeur prend ce genre de décision pour par exemple dépasser les performances des routines standard, mais personne n’a jamais soupçonné MS d’être plus rapide que les autres sur Mac. On peut “corriger” le problème après coup, mais on pouvait aussi au départ ne pas perdre de temps à développer des réponses aberrantes à des questions qui n’existaient pas et, en alourdissant le code, augmenter mathématiquement la probabilité de problèmes.

Quand une mise à jour met 5 minutes à échouer à trouver Word ailleurs qu’à un endroit précis qu’elle se garde bien de mentionner dans son dialogue d’erreur abscons et alors que la doc d’origine proposait l’installation manuelle n’importe où, ce n’est pas juste un bug. C’est que ces ânes ignorent toujours après plus de 20 ans qu’ils peuvent en une ligne et une fraction de seconde demander au système l’emplacement de Word où qu’il se trouve et quel que soit le nom que lui ait attribué l’utilisateur, comme le savent de simples amateurs.

S’ils ignorent même ça, comment faire confiance au reste de leurs compétences éventuelles? Où doit-on supposer que cesse leur incompétence? N’est-il pas plus simple de jeter le merdier, se faire rembourser, ne plus jamais leur parler? Comme on ferait avec tout autre fournisseur.

Pour le novice, un éditeur “connu” est a priori au-dessus de tout soupçon, ou en tout cas hors de son champ d’évaluation; mais en apprenant on remarque l’incompétence lorsqu’elle se présente. On peut raisonnablement supposer que quelqu’un de plus compétent en remarque encore plus souvent ou dans des domaines plus avancés: l’incompétence, quand elle dure depuis plus de 20 ans même sur des trucs à la portée d’un utilisateur avancé, ce n’est plus un problème de personnes, c’est une culture d’entreprise.

C’est méchant de dénigrer les braves gens de la MacBU qui sont certainement bien intentionnés et même brillants, mais c’est une évidence quand on est confronté à la démonstration répétée de leur ignorance parfois volontaire d’un fond commun que les autres développeurs Mac maîtrisent sans avoir pourtant leur longue “expérience” sur Mac.

Certains indices placent Adobe sur la même pente, c’est inquiétant. Pour l’instant ça semble affecter principalement leurs installeurs, mais le type qui fait ça, il est si fantastiquement incompétent qu’il finira bien par monter en grade. Le jour où il devient chef, on est dans la merde.

Article: Une histoire de fonds d’écran
VRic
, le 09.04.2008 à 20:29
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Article: Une histoire de fonds d’écran

À propos de nano-astuces, sur les Macs que j’administre j’ai pour habitude d’attribuer mon fond uni rouge ci-dessous aux comptes admin ou root, afin de rappeler fermement leur nature et d’inciter à n’y passer que le temps strictement nécessaire avant de retourner à un compte utilisateur normal.

C’est efficace : tu ne traines pas sans raison dans une session admin quand tu as les yeux qui piquent.

L’emplacement n’a pas d’importance, mais je le mets avec les fonds unis d’origine :

/Library/Desktop Pictures/Solid Colors/Solid red.png

Article: Une histoire de fonds d’écran
VRic
, le 09.04.2008 à 20:15
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Article: Une histoire de fonds d’écran

@Faridus: je déteste l’écran d’accueil de Léopard,

Pout le changer : on le trouve sous

/System/Library/CoreServices sous le nom de DefaultDesktop.jpg.Avec les droits admin/ou/root on peut l’écraser en le remplaçant par le fond d’écran de votre choix qui devra porter bien sûr le même nom DefaultDesktop.jpg (NB: penser à faire une copie de par sécurité en sauvant l’original DefaultDesktop.jpg ailleurs)

Ou alors, on peut installer le prefpane gratuit Secrets et simplement choisir une autre image pour “Login window desktop picture”.

C’est moins invasif : ça change juste l’image que tout le monde voit sous le dialogue d’ouverture de session et qui n’est pas facilement modifiable. Les comptes utilisateur créés par la suite auront encore le fond par défaut, mais comme c’est de toute façon à chaque utilisateur d’en choisir un autre s’il le souhaite, autant qu’il soit moche par défaut pour augmenter les chances que l’utilisateur le remplace par un qui lui plaise !

PS — Bien sûr François, tu peux aussi utiliser Terminal pour faire la même chose :-)

defaults write /Library/Preferences/com.apple.loginwindow DesktopPicture /chemin/du/fond.jpg

Article: A la recherche de l’espace perdu!

les fichiers sauvés ayant une icône iCab, beaucoup s’imaginent que c’est propriétaire

Nous devrions lancer une campagne de lobbying contre l’hénaurme extension .icabarchive, qui contribue à cette confusion (c’était presque mieux avant, sans extension du tout).

J’aurais dû proposer .zib avant qu’il soit trop tard. Les destinataires devinaient/retenaient .zib encore mieux que le cas similaire de .cbz et .cbr pour les archives d’images.

Article: A la recherche de l’espace perdu!

C’est pas moi, c’est la faute impardonnable à VRic le lecteur officiel de l’équipe avant publication qui était un peu à la bourre et qui n’a pas corrigé les maladresses… Cet article est donc sujet à des imperfections.

… qui n’a pas corrigé toutes les maladresses ;-)

Mais pour une fois j’ai une excuse à la ToTheEnd : 5 anniversaires ce week-end.

Ça n’explique certes pas la semaine que le brouillon a passée dans Textedit avant que je me décide à y toucher, mais ça il suffit que je ne le dise à personne et, ah, bref.

Au fait, tes images présentaient un cas nouveau — un nouveau logiciel de capture?

Article: A la recherche de l’espace perdu!

tu fais “enregistrer avec les images”, et ça enregistre un fichier propriétaire iCab … en fait c’est du toc, c’est juste un dossier html zippé

Personne n’a jamais prétendu que c’était un format propriétaire, ni tenté de le dissimuler; au contraire, le fait que ce soit le seul navigateur dont les archives utilisent un format à la fois standard, compressé, commun et pré-existant est l’un des argument majeurs d’iCab.

Il y a certes un talent “propriétaire” dans la gestion des archives par iCab, pour réussir dans un format pré-existant ce que d’autres ne font même pas dans des formats propriétaires, dont “juste un dossier” justement, la plupart des autres enregistrant quelque chose qui s’affiche pareil mais dont le code et la structure diffèrent de l’original.

C’est-à-dire que quand on crée une page ou un site (statiques) et qu’on enregistre la version affichée dans iCab, on obtient exactement ce qu’on a créé au départ; on peut le replacer tel quel dans la structure de développement si par exemple on a cassé quelque chose en local et qu’il est plus rapide de récupérer la dernière version publiée, ou si l’on a 5 min pour éditer des pages alors qu’on n’a pas les sources sous la main, etc., toutes choses qui relèvent du supplice chinois avec les autres navigateurs.

Article: Mon avis sur la keynote d’hier soir

en Europe, je vois mal cet AppleTV décoller face aux services de location de DVDs online

Les locations de DVD en ligne existent aussi aux USA.

La différence tient plus aux offres des fournisseurs d’accès Internet : il est devenu presque impossible de trouver en France un accès à Internet qui n’inclue pas un service de TV numérique et vidéo à la demande, lequel sera techniquement favorisé par sa proximité directe avec le client par rapport à un service mondial.

À cela s’ajoute l’absence d’enregistreur numérique, car l’AppleTV aurait du mal à concurrencer les solutions fortement implantées aux USA sous forme de produit séparé (TiVo) et aucune chance de se justifier en France où les FAI l’intègrent au boîtier ADSL. Du coup chez nous le machin a du retard : le marché est déjà occupé par des solutions pour une fois plus intégrées et adaptées localement.

S’il y avait interopérabilité entre les plate-formes de vidéo à la demande, l’AppleTV s’imposerait peut-être comme l’iPod, mais la situation actuelle ne s’y prête pas : on subira encore longtemps une multitude de services incompatibles peu enclins à s’améliorer du fait que le client est captif de son abonnement.

Article: Mon avis sur la keynote d’hier soir

La vraie innovation hier, c’était le partage de baie optique. Y compris un CD Mac, HFS, illisible normalement sur Windows, partagé depuis un PC ! Le PC ne peut pas le lire, mais le Mac distant, lui, il peut. A distance. Quand le PC peut pas. Ça c’est grand !

En effet, ce bidule est fonctionnellement jubilatoire. Et il montre bien que le MB Air ne cherche pas à remplacer une machine principale (ou ancienne), car les supports physiques sont encore inévitables.

Mais tel que c’était dit, pas sûr que le PC ne comprenne toujours pas le filesystem HFS+ après installation du truc : le Steve a laissé entendre que le logiciel installé sur l’hôte du lecteur optique, d’une part lui permet de le partager après autorisation et d’autre part permet à Win d’y accéder. À quel point, ce n’était pas précisé. Il peut s’agir d’un accès bas niveau directement entre le lecteur et l’airbouk, mais alors la version Win serait probablement plus différente de la version Mac qu’il ne me semble nécessaire, ou alors d’un accès “normal” ajoutant au PC un module HFS+, ce qui donnerait au PC une raison d’installer ce truc pour lui et pas seulement pour rendre service, et augmenterait donc les chances de rencontrer un PC équipé dans la nature.

Si tu as confirmation de l’un ou l’autre c’est important. Ne serait-ce que parce que si Apple fournit gratuitement un module HFS+ sous Win que d’autres comme MacDisk et MacDrive font payer depuis la nuit des temps, il va y avoir des grincements de dents.

Article: Un Keynote intéressant, sans plus (serions nous blasés?)

Ça fait très très mal de voir que la batterie de ce MacBook Air n’est pas changeable… Je doute fort que la fibre écologique consiste à obliger à jeter un appareil en parfait état de marche, excepté un composant volontairement rendu inéchangeable : la batterie. C’est déjà le cas pour tous les modèles d’iPod, l’iPhone…

Encore un ! Il faut vraiment arrêter avec ces conneries. Après il y a des gens qui y accordent du crédit, c’est agaçant.

J’ai un copain qui n’est pas foutu de changer un disque dur (il m’appelle pour ça) mais qui a pourtant déjà remplacé plusieurs batteries d’iPod. Se renseigner avant de causer. Des batteries de remplacement pour iPod, ça se trouve par brouettes entières et ça prend 5 min à un singe, un peu moins quand on a un pouce opposable.

C’est juste différent d’une trappe de piles de télécommande, qui est souvent la cause du remplacement de la télécommande.

voyager avec une batterie supplémentaire pour la changer soit-même n’est pas possible et franchement ils auraient pu se débrouiller pour que la batterie soit amovible, comme pour le reste des ordinateurs portables..

Mais voyager avec une batterie supplémentaire externe comme il en existe pour plein de modèles y compris des iPods ne pose aucun problème, marche encore mieux car elle n’est pas limitée aux caractéristiques de l’originale, s’utilise plus simplement sans rien ouvrir ou débrancher, peut alimenter des modèles différents avec la même batterie, etc. Donc prout.

Reste certes à attendre un modèle compatible, vu que ces saligauds ont breveté l’excellent connecteur MagSafe. Mais ça c’est indépendant de la fixité de la batterie.

Ce que je regrette aussi est le bord de l’écran qui m’a l’air bien trop épais.

Ce sont vraiment les deux aspects qui m’empêchent d’acheter ce MacBook Air.

Mais oui, bien sûr : tu veux qu’il soit physiquement plus complexe ET qu’il soit encore plus fin. Parce que là, comme c’est trop épais, tu vas en choisir un autre. Lequel ? C’est LE plus fin.

Ils vont jusqu’à se faire développer spécialement par Intel une version miniaturisée du processeur pour rentrer là-dedans, réduisent le poids à la moitié d’un MacBook Pro, et tu voudrais qu’ils ajoutent une trappe de batterie, une coque de batterie, des connecteurs de batterie, parce que, quand même, franchement, les autres ils y arrivent, hein. Hé, la difficulté ce n’était pas de faire comme les autres. Ça tout le monde y arrive. Mais la comparaison avec les dimensions du modèle Sony était frappante.

Évidemment qu’ils “auraient pu” (d’ailleurs j’aime beaucoup mon Wallstreet à 2 emplacements de batteries), mais tu n’as pas l’air de comprendre ce qu’ils ont cherché à faire cette fois-ci. Ils n’ont pas essayé.

L’épaisseur du machin à l’emplacement de la batterie est quasiment celle d’une coque de batterie (SANS batterie). Sur les autres MacBook ils gagnent un peu en utilisant l’une des parois de la batterie comme paroi de l’appareil, pour faire mieux ils ne pouvaient que supprimer la coque de la batterie ou changer radicalement l’aspect de l’appareil tout en perdant en robustesse (assemblage externe de la batterie qui constituerait le repose-main à l’avant de l’appareil, par exemple).

Et cela juste pour éviter les argumentaires foireux qui se seraient certainement reportés sur le prix élevé de telles batteries structurelles ? Boaf, je trouve que ça ne vaudrait pas le coup : autant faire efficace, solide, léger et beau, puis supporter les grincheux habituels, après tout Apple a de toute façon des difficultés chroniques à fournir la demande, donc si ceux qui ne voient pas l’intérêt du bouzin y voient des raisons d’acheter ailleurs, ça ne change pas grand chose.

Sauf qu’Apple la change gratuitement (pour la main d’oeuvre, la batterie n’est pas gratuite bien sûr) tant que la machine est sous garantie. Ce n’est donc pas trop un problème

Certes, mais ça ce n’est que de la communication (du “damage control” en prévision du FUD désormais habituel), ils ont réalisé l’impact négatif du meme “tu te rends compte, on peut pas changer la batterie”.

D’ailleurs ils remplacent déjà les batteries qui meurent prématurément et faire payer la batterie sous garantie serait plutôt un recul :-)

La réalité est plus simple : les batteries actuelles ont une durée de vie, qu’on les utilise ou pas, de 2 à 4 ans. Donc fournir des batteries de rechange pour un modèle neuf ne sert à rien : on arriverait peut-être à en vendre aux gogos, mais lorsque le besoin s’en ferait sentir, la batterie neuve stockée depuis l’achat serait aussi morte que celle dans l’appareil (le seul usage serait l’utilisation simultanée de plus d’une batterie, mais comme mentionné plus haut ça se résoud mieux par d’autres moyens sans conséquences néfastes sur la structure de l’appareil).

Il y aura donc, dans 2 ou 3 ans (APRÈS expiration de la garantie), un nouveau marché du remplacement de batteries de MacBook Air, comme il y en a pour chaque iPod 2 ou 3 ans après sa sortie.

Mais d’ici là et sur toute leur durée d’utilisation, ces appareils profitent d’avantages directement liés aux batteries fixes et boitiers sertis : lorsque mon Nokia tombe d’une table, il se disperse en 3 morceaux, ce qui n’est pas le cas de mon iPod ; lorsque je change la batterie de mon Nokia, je bouzille un petit ergot pourri qui tient la coque, ce qui n’est pas le cas de mon iPod ; avec le temps les contacts de batterie de mon Nokia prennent du jeu et il s’éteint tout seul, ce qui n’est pas le cas de mon iPod ; et pendant tout ce temps dans mon Nokia je transporte un dispositif de trappe amovible fragile, des contacts métalliques moins fiables qu’une fiche ou une soudure, plus une coque de batterie, tout ceci étant évidemment plus gros et plus lourd qu’une absence de tout ceci.

Et tout ça pour quoi ? J’ai utilisé ces magnifiques fonctionnalités en tout 2 fois. Sur 7 ans. Ce qui n’est d’ailleurs pas une durée d’utilisation typique pour un téléphone portable : si je l’avais gardé 2-3 ans comme tout le monde, je n’aurais jamais changé la batterie. Mais j’en ai subi les désagréments pendant tout le temps où cela ne changeait strictement rien que la batterie soit “facilement” accessible, c’est-à-dire l’utilisation normale, c’est-à-dire 7 ans moins 5 minutes.

Et le temps que j’ai perdu à cause de ces merdouilles est largement supérieur au temps que j’ai passé à ouvrir la coque infiniment supérieure de l’iPod.

Si demain Nokia sort un clone de 3310/3330 différant seulement par une batterie “fixe” façon iPod, je l’achète tout de suite en embrassant le vendeur sur la bouche car ce machin sera plus petit, plus léger et plus solide, ce qui m’évitera d’en acheter 4 autres plus tard pour le réparer.

Attention, hein : je suis super content de mon 3330, mais sans en acheter 5 j’aurais été forcé de m’en séparer car il est mort plusieurs fois, TOUJOURS à cause des dispositifs liés au remplacement de batterie, soit bien plus souvent que les remplacements de batterie. Pour moi ça décrit un défaut de conception : si le dispositif est plus souvent problématique qu’utile, c’est un mauvais dispositif.

Rappel, le wifi Apple c’est des bornes qui crament un mois après la fin de la garantie.

Tu t’es déguisé en troll ?

Il y a eu un modèle de borne Airport pourri et 4 modèles qui marchent normalement. C’est proche du rapport entre le nombre de modèles de Macs pourris et de Macs qui marchent normalement. C’est con comme argument.

3 – Indice clair d’abandon du Firewire. ToTheEnd, je suis de ton avis. je suis inquiet.

Il s’appelle MacBook AIR. Il n’a AUCUN port filaire hors les encore indispensables prise d’alim, sortie vidéo et USB2. L’absence de FW n’est pas plus un indice de l’abandon de FW que l’absence d’entrée son n’est l’indice de l’abandon des entrées son (alors que ça, Apple a vraiment essayé de le faire pour des raisons pertinentes de qualité mais peu pratiques).

Parfois Apple abandonne une norme, mais uniquement pour la remplacer par quelque chose de mieux quand le reste de l’industrie propose un équivalent fonctionnel ou se décide pour un standard (NuBus/PCI, AAUI/RJ45, ADB/USB, SCSI/FW, etc.), pas juste pour rendre les useurs malheureux. Parmi les mauvais modèles de Mac il y a du coup des machines dites de transition. Comme l’iMac original ou le MacBook Pro original.

“Pas de SCSI sur l’iMac, Oh My God!, Apple abandonne le SCSI, maman, on va tous mourir, vite, il faut que j’aille raconter des conneries partout.”

“Pas de FireWire sur le MBP, Oh My God!, Apple abandonne le Firewire, maman, on va tous mourir, vite, il faut que j’aille poster des conneries partout.”

Attention : je ne dis pas que le MacBook Air aura un jour un port FW comme le MBP, bien au contraire, car ce qui le caractérise c’est précisément d’éviter les fils. Il y a des normes sans fil en développement pour remplacer USB, FW et même la sortie vidéo, qu’il serait logique d’intégrer aux futures versions (ainsi qu’un chargement par induction, quoique ce soit moins pertinent pour un ordinateur que pour un machin au format iPod+dock).

Ce qui en fait une machine de transition, c’est plutôt qu’il reste des ports filaires dessus : la sortie son est déjà remplaçable par WiFi et BlueTooth, les autres sont en cours de développement. Il est probable que les versions suivantes de ce modèle auront moins de ports, pas plus. Mais ça n’indique strictement rien sur les versions suivantes des autres modèles.

Moi, je suis très content de la Keynote d’hier ! Elle m’a donné même plus que je n’espérais…

Pareil. Tes remarques sont pertinentes et je soupçonne que parmi les grincheux, peu ont pris la peine de regarder la keynote avant de s’exprimer. Ou de réfléchir.

Article: Un Keynote intéressant, sans plus (serions nous blasés?)

Ouais, quand j’avais annoncé l’abandon du FireWire il y a quelque temps, je m’étais fait ramassé… Maintenant ça ne fait plus réagir personne.

Eh, oh, fais pas semblant de pas comprendre, tu en es parfaitement capable: ce qui t’a été reproché (en tout cas par moi), c’est d’avoir dit une connerie. C’est-à-dire d’avoir utilisé ton intelligence pour protéger tes préjugés.

Pour rappel, tu as présenté l’absence de FW sur de nouveaux iPod comme l’annonce de l’abandon du FW, alors qu’en même temps Apple présentait les premiers écrans dotés de FW et qu’il y avait d’autres causes parfaitement plausibles à son absence sur ces iPods. La réalité, c’est que tu n’en sais rien, comme tout le monde, et que tu choisis l’info qui colle à ce que tu crois, tu ignores l’info simultanée qui le contredit, et tu ne cherches pas à approfondir l’apparente contradiction.

Quand l’iPod est apparu, il n’était que pour Mac, 100% des Macs récents avaient FW400, 0% avaient USB2, FW400 était 40 fois plus performant qu’USB 1.1 et environ 4 fois mieux alimenté : donc l’iPod utilisait FW.

Quand la version Win d’iTunes est sortie, 100% des PC récents avaient USB2, mais les Macs non (besoin couvert depuis longtemps par FW), quasiment aucun PC n’utilisait FW (les useurs qui l’ont ignorent ce que c’est) et les PC portables équipés n’ont que cette connerie de version non alimentée : donc l’iPod a eu USB2 et FW, ce qui est probablement moins cher et en tout cas plus pratique que 2 versions distinctes.

Aujourd’hui 100% des Macs ET des PC récents ont USB2, l’état de FW sur PC ne s’est pas amélioré (les seuls qui l’utilisent sont ceux qui savent pourquoi) et au cul de l’iPod ce qui limite le débit c’est de toute façon le support de données (moins pour les versions RAM, mais leur faible capacité rend ça futile) : donc l’iPod peut se passer de FW, car le conserver n’apporterait rien. Ce serait juste plus cher et encore plus confus (déjà que les différentes versions de cordons iPod actuels donnent le tournis).

Donc oui, UN JOUR le FW disparaîtra, mais rien pour l’instant ne l’indique et il ne faut pas agiter des idées creuses sans fondement, après il y a des gens qui y croient, comme legallou.

Le MacBook Air n’a pas de FW, la belle affaire, il n’a pas non plus Ethernet, ni entrée son apparemment, ni grand chose d’autre en fait : si tu regardes bien, ce qui le caractérise, c’est de n’avoir qu’UN SEUL port (à part la sortie vidéo, trop importante pour l’usage de ce genre d’engins).

Maintenant demande-toi: quel port tu laisses, si tu n’en mets qu’un ?

Gros malin.

Article: L’Homme ou la Planète ?
VRic
, le 12.11.2007 à 18:26
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Article: L’Homme ou la Planète ?

Il n’y a de dichotomie entre les deux approches que si l’on se pose la question en des termes conditionnés par nos préconceptions ou expériences personnelles. L’économiste tend à voir le salut dans l’économie, l’écologiste dans l’écologie, l’enseignant dans l’éducation, le gauchiste dans l’équité et le droitiste dans “l’inéquité juste”.

Se demander si l’on préfère aider l’homme ou la nature est une démarche égocentrique : réfléchir sur un sentiment intérieur en parlant de problèmes extérieurs. Il n’y a rien de mal à cela, mais personnellement je trouve que ce n’est pas pertinent : quand on est dans la merde, ce qu’on préfère est rarement opérationnel pour évaluer la solution. Et quand on s’est mis soi-même dans la merde, cas de l’humanité, ce qu’on préfère est probablement à l’origine du problème. Changer de préférences semble difficile, mais s’en passer est atteignable.

L’approche en question, que je qualifierais de “non bornée”, s’appelle le développement durable. Il n’y a pas d’antagonisme entre homme et nature dans le développement durable.

Ça ne parle probablement pas à celui dont l’engagement pour Handicap International résulte d’un traumatisme à la vue des effets des mines antipersonnel, mais ça adresse plus raisonnablement les problèmes socio-économiques que la transformation des services publics du tiers-monde en marchés ultra-libéraux et ça adresse plus raisonnablement les problèmes écologiques que d’opposer la préservation des ressources à ceux dont elles assurent la subsistance.

Article: Petites choses futiles
VRic
, le 11.11.2007 à 00:43
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Article: Petites choses futiles

Le meilleur rendement est donné par les LED.

Je n’ai pas de chiffres sous la main, mais je crois savoir que c’est un biais expérimental qui donne cette impression.

Les LED ont divers avantages, probablement la plus grosse marge de progression et auront sans doute un jour le meilleur rendement, mais actuellement ce titre est détenu par les fluocompactes.

Pour comparer deux sources lumineuses, on met un luxmètre devant à une certaine distance. Mais il se trouve que contrairement à toutes les autres lampes, une LED n’émet que selon la normale à sa surface, c’est-à-dire dans une seule direction perpendiculaire au composant. On met donc le luxmètre sur cet axe, car sur les côtés l’émission s’affaiblit et derrière le résultat serait zéro.

Or les autres lampes émettent en gros dans toutes les directions, pas seulement vers le luxmètre. D’où biais expérimental lors de la mesure : ce qu’on obtient c’est la luminosité maximale à cette distance pour cette source, pas une mesure de la quantité totale de lumière qu’elle émet, et donc pas de son rendement. On pourrait inclure des réflecteurs et lentilles de focalisation dans la mesure, mais le résultat caractériserait l’appareillage et non la source.

Pour les autres types de lampes ça ne fait pas de différence, car la mesure ne dépend pas de l’orientation et suggère par effet de bord leurs rendements respectifs. Mais si la comparaison inclut des LEDs, dont la luminosité varie de 0 à 100% selon la direction, le rendement n’est plus déductible d’une mesure ponctuelle : il faut répartir le luxmètre sur une sphère autour des sources, et là les LED ne brillent pas dans le classement.

Article: « The Survivor Kit » pour homme pressé

Tu l’as payé combien ton Leica ?

Je l’ai payé en dollars de Hong Kong, donc l’information a moins d’intérêt que cette constatation étrange : pour un produit suisse fabriqué en Europe, les écarts de prix sur ce bidule particulier sont incompréhensibles. Même en France on trouve plus de 100 € de différence selon les fournisseurs, à croire qu’ils collent les étiquettes au pif.

Il m’est revenu à 280 € tous frais inclus, soit nettement moins qu’ici dans des proportions sans rapport avec douane ou TVA, vu que chez nous il est affiché hors taxes entre 430 et 330 €.

Si le machin était fabriqué en Chine, à la rigueur, bon, mais l’usine est en Autriche et Leica Geosystems habite en Suisse. Comprends pas.

(même logo mais indépendant de Leica “appareils photos”)

Article: « The Survivor Kit » pour homme pressé

Un distomètre est un truc qui mesure des distances. Un mètre-ruban quoi, sauf que le ruban a été remplacé par un laser. Il suffit de pointer, d’appuyer et on a la distance entre le point rouge et l’appareil, à 2 ou 3 mm près et ce jusqu’à 50 mètres (pour celui que j’ai )

On dit plutôt “télémètre laser”, comme sur la page du tien, d’ailleurs.

Y aurait-il une confusion à la Frigidaire en référence aux emblématiques Disto de Leica ? (le mien: Leica Disto A5, jusqu’à 200 m, tralalèreuu ;-)

Note pour les bricoleurs : ne surtout pas confondre ça avec les télémètres à ultrasons et visée laser, que l’on trouve pour peanuts dans tout magasin de bricolage et qui ne valent strictement rien. D’ailleurs ils n’osent pas vraiment appeler ça “télémètre” ; si on lit les petits caractères ils disent “estimateur à ultrasons”, ce qui ne veut rien dire. Je n’ai pas encore trouvé une situation où ils ne soient pas parfaitement inutilisables — ils projettent un point laser comme les vrais, mais la mesure est faite par sonar sur une vaste zone indéterminée vaguement centrée sur le point, englobant objets voisins et irrégularités, et encore uniquement si la surface est perpendiculaire à la visée, bref, caca. Comme en plus ils ne portent qu’à 15 m tout en coûtant plus qu’un ruban de 30 et qu’il est impossible de deviner si la mesure en mm concerne l’endroit pointé ou un autre bout de surface réfléchissant mieux les ultra-sons mais située 60 cm plus près ou plus loin, on se demande pourquoi leurs créateurs ne sont pas dans une forêt avec une balle derrière la nuque.

Un télémètre laser c’est beaucoup plus cher, mais ça marche. Donc plutôt moins cher, au fond.

Article: Le pardon
VRic
, le 02.10.2007 à 15:26
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Article: Le pardon

Est-ce que si après s’être vengé on arrive à classer la “chose”, on peut considérer ça comme un pardon ?

Ah non, comme te le dirait aussi tout bon chrétien, vengeance et pardon sont mutuellement exclusifs.

C’est le principe de la vendetta : une fois que tu t’es vengé, ton pardon est hors de propos et il revient à ton agresseur, devenu ta victime, d’envisager ou non de venger cette nouvelle offense. Donc tu reportes sur ton ennemi déclaré la charge de normaliser vos relations, en te déclarant toi-même son ennemi. C’est hasardeux : qu’il ait eu ou non des raisons de t’agresser en premier lieu, il en a désormais de t’en vouloir. Et ainsi de suite. Contre-productif si tu n’es pas aussi marchand d’armes.

Quant à oublier, ça non. Cela voudrait dire qu’on garderait exactement le même comportement avec la personne, comme s’il n’avait rien fait ?! Non, on sera plus méfiant, plus distant, … mais on n’oubliera pas.

Ah, mais ça, c’est si oublier était un acte volontaire. Je n’ai jamais vu personne se concentrer tout rouge jusqu’à ce que pouf il ait oublié que je lui ai marché sur le pied. Si ça fonctionnait, on n’aurait pas à noyer son chagrin dans l’alcool.

Certains ont une meilleure mémoire que d’autres, certains ont des entraves pathologiques au souvenir, certains sont juste plus distraits que d’autres, mais d’une manière générale on a tendance à retenir mieux ce qu’on trouve important et à oublier plus vite, voire ne pas remarquer, ce qu’on ne trouve pas important. Sans que l’importance en question soit une décision consciente. Par exemple, je suis infoutu de me rappeler des gens : je reconnais leurs noms ou leurs tronches, mais j’échoue à associer les deux. Pourtant j’aimerais bien m’éviter l’embarrassement que cela occasionne couramment, mais je suis forcé de constater que je n’arrive pas à m’y intéresser suffisamment pour régler le problème.

Article: Le pardon
VRic
, le 01.10.2007 à 23:47
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Article: Le pardon

J’ai une excellente mémoire. (…) Mais le pardon, je ne connais pas et j’en déduis qu’il estt l’apanage des amnésiques…

Pas sûr : j’oublie super-bien alors que je ne pardonne pas non plus.

Réconciliation oui, pardon non ou pas encore. Quoique du point de vue du coupable, l’oubli puisse passer pour un pardon, le malentendu étant la forme dominante de communication.

pardonner sans que l’autre s’excuse. c’est comme un don anonyme à un voisin dans la difficulté. un truc qui rend la vie plus belle, surtout à toi.

Si c’est pour toi, ce n’est pas un don. Ou alors mon dictionnaire est cassé.

D’ailleurs ton exemple est remarquable : un don rend service quel que soit l’état d’esprit du donateur, y compris s’il est anonyme, mais si un pardon l’était il ne soulagerait évidemment que toi, l’autre n’étant pas au courant. Cette association a priori absurde semble relever d’une acception égocentrique et perverse de la générosité. D’ailleurs …

Le pardon que je défends est – égoïstement – un moyen de me libérer

Tu vois ?

On dit pas que le plus beau cadeau c’est offrir, pas recevoir?

On le dit, et on a tort, car c’est rhétoriquement insensé. La “sagesse populaire” ce n’est pas la sagesse (universelle), mais un corpus de lieux communs (folkloriques).

Il me semble que le pardon est avant tout libérateur, pour celui qui pardonne autant que pour celui qui est pardonné. Il libère d’un cercle vicieux.

Oui, mais il y a des moyens non mystiques de sortir du cercle vicieux : communication/compréhension/réconciliation (pour des relations pérennes) et indifférence/séparation (pour les autres) soulagent aussi victime et coupable de leurs fardeaux respectifs. Si c’est ça le but, ça peut se passer du pardon.

Bien sûr qu’une faute non expiée pourrit une relation, mais ce n’est pas une raison pour pardonner (ça semble même absurde posé comme ça).

C’est au contraire l’occasion de s’engueuler, à l’issue de quoi soit on se réconcilie, soit non. Dans les deux cas le pardon me semble superflu : si la relation n’existe plus il est sans objet, et si comme certains on l’assujettit à l’expiation, alors le mot se vide car ce n’est plus le pardon qui rétablit la relation, mais bien le processus de communication.

Pour restaurer la confiance entre pairs, il est nécessaire que des excuses soient présentées et acceptées, mais c’est tout. Le reste vient en plus : on n’a pas à pardonner pour recevoir des excuses, on n’a pas à être pardonné pour en présenter. C’est même presque antinomique : si on pardonne, on n’a pas besoin de recevoir des excuses, mais on n’est plus entre pairs.

En des termes plus mécanistes :

– l’individu [A] commet une faute envers [B] et les 2 en souffrent (si aucun ne souffre il n’y a pas de problème, si un seul souffre il n’y a pas de solution)

– [B] n’est pas responsable du problème et n’a donc pas de raison d’être responsable de la solution (certains tempéraments auront tendance à “faire le premier pas”, mais ce n’est pas la question ; par ailleurs si [B] décide unilatéralement de pardonner, et que ça existe, tant mieux, mais c’est facultatif)

– [A] présente des excuses, ou [B] l’engueule et [A] présente des excuses : paf, la cause ayant disparu, la relation peut repartir (ce qui ne veut pas dire qu’elle n’a pas changé) ; [B] peut décider en plus de pardonner, si ça existe, mais c’est encore facultatif

Bien sûr, c’est simpliste : selon la nature des actes reprochés, la cause du problème peut disparaître effectivement avec l’expiation, ou laisser subsister des dommages plus ou moins graves. Mais là encore j’estime que le pardon est facultatif : réparation et conciliation me semblent moralement plus adaptés que le pardon, que celui-ci soit considéré comme un effort supplémentaire de la victime ou comme l’exercice d’un rapport de force au détriment du coupable.

Lorsque l’évêque déclare aux gendarmes que c’est lui qui a donné à Jean Valjean les chandeliers que celui-ci lui a dérobés, et qu’il ajoute en plus qu’il a oublié de prendre les couverts en argent qu’il lui avait offerts, il fait plus que simplement pardonner, il libère le misérable du cercle vicieux dans lequel la société voudrait l’enfermer.

Difficile d’évaluer la nature de l’acte sans en être l’auteur : altruisme, compassion, charité, pardon ? Altruisme et compassion sont effectivement tournés vers l’autre ; pardon et charité non : pour leur auteur, les premiers sont un devoir, les autres un pouvoir. Un état face à un statut.

C’est la différence de conception des rapports humains entre les “hommes de cœur” de gauche et les “hommes de cœur” de droite : abolir des souffrances considérées comme inacceptables, ou soulager des souffrances considérées comme naturelles ? Rendre le faible fort, ou l’aider en conservant le statut de dominant ?

Ré-écouter “Les dames patronnesses” de Brel, sur l’éxécrable charité chrétienne. Le pardon présente la même ambivalence potentiellement puante et inégalitaire. La réconciliation, non.

Je ne parle pas de “religion”, je dis être chrétien, nuance ! Ni catholique, ni protestant, ni, ni. […] le pardon à l’égard d’autrui n’est envisageable que si j’ai d’abord obtenu le pardon de Dieu

C’est normal pour un croyant, mais si ça t’intéresse il faudrait que tu réalises que la religion n’est ni le nom d’une secte ni ses dogmes et traditions, mais juste le mode de pensée que tu énonces, dans lequel des éléments cognitifs situés hors du champ de ta connaissance (ceux relevant de croyance) sont opérationnels au même titre dans l’élaboration de tes actes et réflexions.

Tu ne parles donc certes pas exactement “de” religion, plutôt “par” religion, ce qui est loin d’éloigner le risque de reproche que tu sembles vouloir écarter par cette précision.

Le résultat est frappé au coin du bon sens : pour se pardonner entre nous, il faut obtenir le pardon de nos amis imaginaires respectifs, puis que ces derniers en notifient les parties concernées.

Je ne voudrais pas m’avancer, mais je crains qu’une analyse systémique de cette démarche ne révèle certaines difficultés d’implémentation :-)

Article: Nous ne parlons « bien » que de ce que nous connaissons

Mon truc en photo ou video de reportage, c’est de garder les DEUX yeux ouverts ! Un devant le viseur, et l’autre qui regarde ce qui se passe dans les environs. Je n’ai rien invente, meme un bon tireur sportif fait ca.

Il faut à tout prix en informer les cinéastes, qui s’emmerdent à payer et conformer des bidules inutilement compliqués juste pour avoir le cadre gravé sur le dépoli, alors que c’est si simple de se faire peindre un filet blanc sur la rétine de l’autre œil. Celui dont la moitié du champ est bloquée par l’appareil, l’objectif et le pare-soleil :-)

Je ne regarde pas forcément qu’à travers un viseur, hé, il a bien fallu que j’arrive là sans me vautrer (jamais compris comment font les cameramen à l’épaule). Mais savoir qu’un ours se pointe à gauche (vu qu’à droite je peux pas avec mon big 28-200), le viser, ou l’inclure dans le champ, ce n’est pas pareil que composer une image dans un cadre. Je doute que Van Gogh, Hugo Pratt ou même Mandryka dessinent à fond perdu en se disant que le cadrage on verra plus tard dans Photoshop. Pas besoin de tous se prendre pour Michel Ange pour réaliser que les outils n’apparaissent pas chronologiquement du pire au meilleur, c’était ça mon propos.

Ceci j’ai aussi utilise des appareils de type non reflex, et le Leica M a un autre avantage, la luminosite de la visee :D

Et le silence : pas de miroir, pas de mécanisme de mouvement miroir. Et le fait que tu voies ce que tu prends en photo quand tu appuies sur le bouton!

L’article mentionné note qu’il est absurde que le seul moment où tu ne voies pas ce que tu vises, ce soit précisément le moment où tu prends la photo (le miroir d’un reflex doit se relever pour impressionner le film situé derrière, donc le viseur est noir juste quand il ne faudrait pas, reconnais que c’est ballot :-). Je n’y avais jamais réfléchi avant de lire l’article, pourtant sur les poses longues j’ai toujours trouvé ça carrément stressant !

Article: Nous ne parlons « bien » que de ce que nous connaissons

je peux faire un test du Leica IIC de 1937.

Ah mais oui, absolument. Je suis sûr que parler de Leica serait éclairant sur l’état de la photo. Ne serait-ce que l’origine du format 24×36 et les conséquences pas que bonnes des montages reflex. Et j’aimerais bien en avoir un.

On lit à longueur de test des lamentations sur les viseurs à faible définition et faible champ, mais tout le monde semble s’attendre à ce que ça s’arrange avec le “progrès”, alors que c’est carrément sans objet sur un Leica des années 30 : ce sont les conséquences de choix techniques qui n’ont rien d’obligatoire.

Un “viewfinder” Leica montre plus que l’image (et y incruste le cadre), ce qui change tout : un “viseur” reflex qui ne montre pas toute l’image permet effectivement de viser, mais pas de cadrer, par définition. Voir au-delà du cadre permet de composer avec des choses qu’on n’aurait même pas vues dans un autre appareil, comme un truc sur le point d’entrer dans le cadre, ou statique mais pas remarqué à l’œil nu.

Les zooms peuvent servir à ça, mais ils n’inspirent pas le lyrisme d’articles comme Candid Camera -The cult of Leica paru récemment dans The New Yorker (pour les anglophones, donc ; cliquer sur “PRINT” pour l’afficher sur une seule page au lieu de 7).

Article: Un ordinateur pour chaque enfant
VRic
, le 24.09.2007 à 14:17
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Article: Un ordinateur pour chaque enfant

Serais-je le seul à m’y intéresser encore ?

Big niouz : pour une période limitée, on peut en acheter un si on en finance un pour un enfant du programme. C’est une petite entorse au principe de non-commercialisation, mais ça répond à des besoins réels : certains pays sont trop pauvres pour participer au projet et beaucoup de gens prêts à contribuer sont très intéressés par l’appareil.

Pas encore à 100$ mais déjà super top. Lap top. Et au cours actuel du Dollar, c’est fort tentant. Il faudrait être plusieurs à l’avoir, pour profiter du concept d’auto-réseau du bidule.

BBC NEWS | Technology | ’$100 laptop’ to sell to public

À ceux d’entre nous qui sont dans l’enseignement : pourqui ne pas envisager d’équiper une classe chez nous ? Le prix est modique comparé aux alternatives traditionnelles, les fonctionnalités sont révolutionnaires, et en plus ça équiperait une classe étrangère qui n’en aurait pas les moyens. Selon les convictions politiques de la hiérarchie, il faudra peut-être omettre ce dernier point ; à ce prix ça pourrait passer inaperçu.

Article: Un G5 qui coule? Ça nous donnes des photos formidable!

nowall : c’est aussi ce que je craignais. D’un autre côté depuis 100 ans on a fiabilisé des radiateurs de voitures dans des conditions bien plus dures ; il n’était donc pas déraisonnable de leur laisser le bénéfice du doute. Certains systèmes de refroisissement liquide ne fuient pas, dans des ordinateurs ou ailleurs.

Note aussi que ton jugement [liquide+électronique->débile] est excessif : certains liquides inoffensifs sont même utilisés dans des dispositifs de refroidissement bien plus radicaux (immersion dans de l’huile).

Curieusement, les refroidisseurs de G5 qui fuient sont apparemment ceux fabriqués par Delphi (immense sous-traitant automobile), mais pas ceux plus rares fournis par Panasonic, pourtant pas connu pour ça (selon un technicien cité sur xlr8yourmac.com).

MàJ : sur xlr8yourmac, il y a des photos de la version Panasonic. C’est le moment de se jeter sous le bureau pour vérifier lequel vous avez :-)

Article: Reprenons notre place dans l’entreprise…

TTE : c’est d’ailleurs en train de devenir une discipline artistique.

Lorsqu’il y a quelques années Microsoft avait lancé un concours de graphisme sous Powerpoint, les résultats étaient peu présentables (pas forcément mauvais, mais majoritairement voués à ridiculiser l’initiative, du fait de la piètre opinion de Powerpoint qu’avait la tranche démographique visée).

Mais plus récemment, deux architectes ont lancé Pecha Kucha, qui semble prendre partout dans le monde: un mouvement renforcé, comme pourront le comprendre d’autres archis, par l’ajout de contraintes strictes (6 minutes 40 secondes en 20 planches de 20 secondes).

Article: Le test des lecteurs (et de plusieurs jeux de cartes).

FireWire II

Ça, ça n’existe pas : ce que tu décris s’appelle FireWire 800.

Mais je sens l’arnaque : est-ce la documentation fournie qui se “fourvoie” ? Si c’est le cas, je serais un peu inquiet quant à la maîtrise de la norme par un fabricant qui en ignore le nom, ou quant à ses intentions (voir plus loin).

Une méconnaissance de la norme expliquerait le choix d’une interface aussi inutilement en avance sur les performances des cartes, vu qu’à cause d’elles un lecteur FW400 aurait les mêmes débits pendant encore des années, pour moins cher et en évitant l’adaptateur vers prises 6 broches (FW400), le FW800 étant encore absent des Macs d’entrée de gamme, sans parler des PC qui n’ont souvent que des ports 4 broches (non alimentés).

L’économie réalisée sur ce 2nd cordon serait beaucoup plus judicieusement affectée à un 2nd port FW sur le lecteur pour permettre le chaînage, avantage indéniable du FW qu’il est absurde de négliger sur un produit tellement plus cher que les modèles USB2 (merci de confirmer l’absence ou la présence du second port FW sur le lecteur, la page de SanDisk n’en disant rien, ce qui n’est pas bon signe non plus).

Or justement, la page en question mentionne un débit max de 40 MB/s, proche du débit théorique du FW400 (50 MB/s) et non du FW800 qui serait de 100 comme annoncé pour le modèle concurrent chez Lexar (800 Mb / 8 = 100 MB).

Il est donc possible que SanDisk n’utilise en réalité qu’un circuit FW400, avec un connecteur 9 broches “format FW800”, en donnant éventuellement au montage un nom qui n’existe pas, ce qui est trompeur et certainement pas innocent quand un concurrent annonce lui le débit du FW800, pas juste la forme du trou. La page de ton lien ne dit pas “FireWire II” mais emploie tout de même un langage ambigu: “FireWire 800/400 connectivity” étant une façon trompeuse de laisser supposer que ça fonctionne en FW800 sans préciser si ça emploie la norme FW800 ou juste la prise normalement utilisée en FW800.

De tout ça je déduis qu’un lecteur FW400 moins cher ferait sans doute aussi bien, voire mieux s’il profitait de la possibilité de chaînage.

Peut-être pas mon tout vieux lecteur CompactFlash FW400 bon marché, qui doit accuser son âge, mais un circuit FW400 de génération récente certainement. Ceci dit il serait intéressant de tester le mien dans les mêmes conditions, par curiosité, en gardant à l’esprit qu’il a au moins 5 ans. Je peux te le prêter si tu veux (le port aller-retour risque de dépasser la valeur de l’engin, mais je doute qu’on le trouve encore dans le commerce).

Suggestion supplémentaire : Informations Système.app devrait savoir t’indiquer le débit théorique du bidule, comme ça on saura vraiment quelle norme il emploie, indépendamment de la forme du trou.

Article: Un truc agaçant de Safari résolu sans bourse délier !

Tiens, un truc qui s’rait pas mal ! … serait de pouvoir fermer les onglets les uns après les autres en faisant des “pomme w” successifs… enfin… ou de pouvoir le faire, si on veut, hein, pisque tout le monde y veut faire comm’y veut…

Tu veux dire que ce n’est pas le cas depuis toujours ? Fichtre, il faut vraiment que je sorte d’iCab plus souvent.

Article: Un truc agaçant de Safari résolu sans bourse délier !

Trop de messages tue les messages. On prend l’habitude de cliquer sur OK sans se soucier de l’avertissement.

C’est pourquoi ce genre de choses doit faire l’objet d’une option “ne plus montrer ce message” ou d’une préférence, comme dans Firefox et iCab : cela peut servir au débutant, qui trouvera comment s’en débarrasser quand il montera en grade.

Il n’est pas toujours facile de décider quoi proposer comme prefs et comment (celles de Mozilla étaient ratées), mais cette option-là est un cas d’école.

Article: Un truc agaçant de Safari résolu sans bourse délier !

Mais si, vous voyez ce que je veux dire, comme FireFox quoi ;)

Comme je n’ai pas eu le temps de te le signaler à la relecture et qu’il serait étonnant qu’un autre le fasse, je rappelle qu’iCab a ça depuis si longtemps que j’ai oublié quand et qu’il est beaucoup plus vieux que FireFox — sans même parler de son ancêtre sur Atari :-)

Bon, sur cette fonction-ci j’ai oublié lequel était le premier (iCab ayant tardé à copier les onglets de Mozilla), mais il a tendance à implémenter les trucs correctement du premier coup (il n’avait pas encore d’onglets au siècle dernier, mais il a probablement proposé ça dès qu’il en a eu, pas comme d’autres qui mettent 3 versions à les faire bien).

Ceci dit, il ne les restaure pas correctement après un crash car l’historique est fragile (on peut perdre l’historique récent en cas de crash, rare chez moi mais constant chez Xylpho).

Attention: ne pas considérer ça comme une incitation à essayer iCab. Surtout n’essayez pas iCab, car depuis le temps ses utilisateurs potentiels sont déjà tous dessus : si ce n’est pas votre cas il n’est probablement pas pour vous, en particulier sous la bourrasque actuelle de “web 2.0” (le moteur JavaScript d’iCab est anémique et ses CSS moins complètes que FF/Saf, quoique pas pire qu’IE évidemment).

Article: Smart Scroll X, c’est le pied de scroller!

pour ceux qui ne savent pas […] le scroll, c’est le fait de faire défiler une fenêtre dont on ne voit pas l’entier

D’ailleurs en French ça s’appelle défilement :-)

Pendant des années, ça s’est fait avec l’ascenseur

Que la doc appelle du coup la barre de défilement (scroll bar), l’ascenseur étant éventuellement la nullissime traduction du thumb (le curseur qu’on fait glisser dedans) par un type qui n’a toujours pas remarqué la version horizontale. Qu’ils sont nuls ces francophones. Un jour ils finiront par appeler “veille” le “sleep mode”. Oh, wait…

Article: Ordinateurs équitables – ça existe?

Si demain j’achète une éolienne pour installer une partie de mon réseau électrique en 12 ou 24 volts, est-ce que je peux envisager de bricoler mon mac (iMac G4 que j’ai déjà démonté pour le booster et dépoussiérer) pour qu’il utilise ce réseau ?

Ce n’est pas le Mac qu’il faudra bricoler dans ce cas, mais plutôt son alimentation séparée (il me semble que l’alim de l’iMac G4 est séparée et je ne serais pas surpris qu’elle soit en 24V, à vérifier).

Les portables sont évidemment plus adaptés à cet usage, avec des consommations raisonnables et des tensions d’entrée courantes entre 9 et 24 V continus pour lesquelles existent déjà plein d’adaptateurs sur allume-cigare de voiture. D’ailleurs c’est malin d’installer le réseau 12V/24V avec des connecteurs de type allume-cigare, pour y utiliser facilement les appareils existants pour auto 12V ou camion 24V.

Depuis la vogue d’intégration d’ordinateurs dans les voitures, il existe des produits dédiés à quelques modèles de bureau dotés d’origine d’alimentations séparées. Dont un adaptateur pour brancher le Mac mini sur 12 V continu sans passer par son transfo 220 V alternatif ni modifier l’alim interne. Au moins une marque US fait ça. Attention: même si les tensions sont identiques, un simple rempacement de connecteur ne suffira pas à y brancher l’iMac G4, qui requiert certainement un ampérage supérieur pour ses composants “desktop” et son écran intégré.

Pour les modèles à alim intégrée c’est trop compliqué, car les blocs internes fournissent diverses tensions et connecteurs pour les différents composants. Dans ce cas mieux vaut passer par un transfo en 220 alternatif et ne pas bricoler l’appareil.

C’est d’ailleurs souvent avantageux de convertir en 220 alternatif au pied de l’éolienne pour l’ensemble de l’installation, car sauf dans une toute petite cabane, l’alimentation d’une maison en 12/24V pose des problèmes de distances et de prix:

  • câblages et connections en double (à moins de tout passer en 12/24, mais c’est contraignant quant aux appareils utilisables dessus)
  • la plupart des équipements sont plus courants et moins chers en 220V
  • surtout, le câblage 220 permet des distances plus importantes pour moins cher. Pour alimenter en 12V un frigo ou un ordinateur de bureau qui demandent de forts ampérages, au bout de quelques dizaines de mètres il faut des sections délirantes, qu’on a plus de chances de trouver en rouleaux de plusieurs tonnes au pied d’un pylône haute tension que chez Castorama. Ceci dit sans vouloir inciter personne à voler des câbles EDF ou SNCF évidemment, même si c’est apparemment à la mode ces temps-ci.
  • l’électricité produite est revendue au réseau public à un prix avantageux lorsqu’elle n’est pas consommée (du moins en France)
  • le compteur et le contrat adaptés évitent des batteries onéreuses et polluantes (il reste utile d’en installer si l’on souhaite une sécurité en cas de coupure de courant, mais moins que si le réseau en dépendait en permanence)
  • pas d’interruption les mauvais jours, l’installation utilisant le réseau public quand l’éolienne flanche (les éoliennes ne fonctionnent pas correctement quand il y a trop ou trop peu de vent)

Il est bien sûr tentant d’alimenter directement les appareils qui utilisent sinon des transformateurs gaspilleurs, mais ce n’est pas toujours avantageux.

L’exploitation la plus simple d’une production 12V locale éolienne ou photovoltaïque reste finalement l’éclairage. On voit en effet arriver de plus en plus de lampes LED à la mise en œuvre très simple et novatrice (éclairages d’ambiance, de jardin, signalétique, etc.), qui les rendent fonctionnellement et architecturalement très intéressantes malgré une efficacité en réalité inférieure aux meilleures lampes fluocompactes.

Pour ceux qui doutent de ce dernier point au vu de l’évolution en cours des écrans LCD, noter que les tests de puissance lumineuse sont biaisés en faveur des LED, car celles-ci émettent dans une seule direction perpendiculaire à la surface du circuit, alors que les autres émettent dans toutes les directions, y compris donc à l’opposé de la mesure. Pour les comparer équitablement, il faudrait soit installer des déflecteurs pénalisants sur les LEDs, soit placer les autres dans des réflecteurs focalisants. Et là les fluocompactes sont pour l’instant plus performantes que les LEDs, avec des avantages et des inconvénients: leurs dimensions et voltages les rendent adaptatées aux luminaires existants, mais permettent moins de liberté. Les LEDs gardent l’avantage en ce qui concerne la durée de vie et le délai d’allumage, strictement instantané alors que les fluocompactes montent lentement en température.

Article: Safari, faut pardonner, ce sont des betas… Vraiment? (MàJ)

lorsqu’on a installé la 3, eh bien vous ne pouvez pas l’utiliser en parallèle, pour essayer, avec la deux.

Si, mais la méthode utilise le Terminal que tu n’aimes pas beaucoup beaucoup :-) macosxhints.com – How to use Safari 2 WebKit after installing Safari 3 Beta

Article: Safari, faut pardonner, ce sont des betas… Vraiment? (MàJ)

Ici, la beta n’en est pas vraiment une

Si, donc, car ce qui fait qu’une beta est une beta ne dépend pas de son fonctionnement mais juste de la décision de la diffuser : qu’elle marche ou pas n’est pas un préalable, mais précisément l’objet du test.

Par exemple, il semble apparaître avec Safari 3 des problèmes avec systèmes non-US, logiciels tiers et Windows, soit précisément le genre de choses qu’on attend d’une beta et que les alpha en interne chez Apple auront eu moins de chances d’exposer.

Il ne s’agit pas d’excuser quoi que ce soit ou nier l’existence d’un problème de relations publiques, mais il est important de comprendre que c’est exactement ça, une beta.

Bien sûr, une beta qui aurait la stabilité d’une version d’essai serait une bonne opération de relations publiques, mais reprocher que ce ne soit pas le cas revient à reprocher de ne pas avoir été manipulé, ce qui est curieux : pour obtenir ça, en pratique il faudrait avoir réalisé les tests avant et présenter comme “beta” quelque chose qui n’est pas une version de test, juste pour profiter de la familiarité du terme dans le public, tout en contribuant à le galvauder, l’utilisateur étant en réalité confronté à une version d’essai, dont on n’attend pas des rapports de test et dont le statut “beta” n’est plus qu’une excuse pour les éventuels défauts.

Article: Safari, faut pardonner, ce sont des betas… Vraiment? (MàJ)

Il ne faut pas confondre version “beta” avec “pre-release”

J’allais le dire. La terminologie dans ce domaine est encore un peu floue et les éditeurs eux-mêmes en abusent parfois, mais en gros les termes décrivent les pratiques suivantes au cours des phases de développement d’un logiciel :

  • versions de développement (et parfois “nightly builds”, compilations nocturnes plus ou moins quotidiennes du code en l’état, quel que soit cet état): ce sont celles qui sont en cours de travail sur l’établi, pas finies et même pas destinées à être utilisées, parfois proposées quand même juste parce qu’on peut, surtout pour satisfaire les curieux et les impatients, dont on suppose qu’ils savent ce qu’ils font, sans attendre d’eux des rapports de test
  • alpha : version de test interne (pas finie et pas diffusée hors de son groupe de développeurs ou éventuellement de son entreprise, mais néanmoins destinée à être utilisée pour déceler des problèmes, dont on attend que les utilisateurs les signalent)
  • beta : version de test externe (pas finie mais diffusée à des utilisateurs extérieurs, sélectionnés ou pas, pour déceler des problèmes dans des conditions d’utilisation plus variées que ce qui est possible dans les limites de l’équipe); on en attend des rapports de test, même s’il arrive qu’auteurs et éditeurs en fassent aussi ou surtout une opération de communication
  • “avant-première”, “preview”, “sneak peak”, “pre-release”, etc.: version pas forcément finie ni complète, mais diffusée à des utilisateurs, sélectionnés ou pas, pour les allécher ou les faire patienter, sans attendre d’eux des rapports de test (on n’a pas forcément décidé de ce qui serait dans la version finale, mais on a fini de tester au moins ce qu’on montre)
  • version finale, et “Golden Master” s’il y a lieu: la version que l’on a l’intention de fournir officiellement, parfois disponible pendant la période de réalisation du produit (duplication, emballage, etc.), dont on n’attend pas non plus de rapports de test et qui ne sera plus modifiée sauf découverte catastrophique de dernière minute.

Donc en résumé, les versions alpha et beta n’ont pas pour but l’utilisation, mais le test par l’utilisation, la seule différence étant que les beta sont diffusées à l’extérieur et parfois publiques. Une beta publique est une beta dont les utilisateurs ne sont pas sélectionnés et décident eux-mêmes de participer au test.

Évidemment, une beta est généralement plus stable que les alpha qui la précèdent, mais ça reste une version de test, pas une version _d’essai_ : lorsqu’on utilise une beta, l’utilisation n’est pas le but mais le moyen, que le beta-testeur considère souvent comme un bénéfice, ou dédommagement, pour le travail qu’il offre au développeur.

Auteurs et éditeurs ne sont pas toujours très honnêtes dans leurs pratiques, d’où des betas plus publicitaires que techniques. D’autres sont exagérément consciencieux, comme iCab qui est disponible en “preview” depuis la nuit des temps et en beta pour les utilisateurs enregistrés, sans jamais une seule version finale alors qu’il lui est souvent arrivé d’être nettement plus avancé et plus stable que les versions “finales” de la concurrence, du moins avant l’explosion qu’a connue ce secteur depuis la pseudo-mort de Netscape.

Article: MediaServer
VRic
, le 30.05.2007 à 12:12
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Article: MediaServer

Je peux comprendre la reluctance de certains à donner quelque chose qu’ils ont mis des heures à faire.

Oui, mais c’est différent pour l’enseignant d’une institution publique dont les cours sont gratuits: tous les profs du public passent leur temps à ne faire que ça, donner quelque chose qu’ils ont mis des heures à faire. Quand la technologie évolue, certains ont du mal à accepter l’amélioration que cela constitue pour l’enseignement, ce qui est curieux.

On ne va pas leur demander d’offrir leurs brouillons et les années de leur vie préalables à un cours, mais il reste une frange de litiges raisonnables sur les limitations qu’un enseignant voudrait imposer sur les modes de stockage du contenu pour lequel il a été payé.

Quand on creuse, c’est toujours pour des “si” bancals. Si l’étudiant est un voyou, ou s’il en rencontrait, ou si l’institution essayait de le spolier, etc., qui sont déjà traités par ailleurs dans la législation.

L’honnêteté de citation des sources est un problème distinct du copyright: l’auteur n’a pas à se battre pour rester propriétaire de son travail, car ça lui est garanti par la loi (à moins de s’être fait entuber par un contrat de créatif en carton).

Au fond, c’est simple: l’enseignant est payé pour donner un cours. Ça ne parle pas de la façon de le prendre et ça ne suppose pas d’en céder la propriété intellectuelle. Le reste c’est des si. S’il a trop peur qu’on l’enregistre, il peut aussi venir en cagoule et parler en code, mais c’est perdre de vue l’objectif de son métier.

Article: Une vision de 4%, c’est peu…
VRic
, le 30.05.2007 à 11:33
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Article: Une vision de 4%, c’est peu…

On a le Président pour lequel on vote

En théorie, mais pas G W Bush, mauvais exemple :-)
Mais si on s’en fout suffisamment pour laisser pisser, peut-être qu’on le mérite. D’ailleurs Cindy Sheehan vient de laisser tomber son statut de poster anti-war, au motif, si tu lis entre les lignes, que ses concitoyens sont trop bêtes.

cette matière noire est probablement ici, autour de nous

Alors ça, ça ne fait strictement aucun doute, je peux même te dire où elle est : récemment, dans mon couloir dont l’ampoule a grillé, mon petit orteil en a découvert un gros bout de la forme d’un pied de commode.

Article: MediaServer
VRic
, le 30.05.2007 à 11:01
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Article: MediaServer

Très intéressant, ça, j’aimerais faire du lobbying dans cette direction; si ça arrive je te demanderai des détails.

Ceci dit, “un faible coup” ce n’est certainement pas ce que tu voulais dire (coût :-)
Il y a aussi “qu’une dernière version […] voie le jour”.
Bref, je ne vais pas faire la relecture en commentaires, s’pas, peu efficace, mébon.

grotesque que certains prof refusent que l’on récupère…

Eeeh oui. Les éducateurs ont aussi besoin qu’on les éduque. Ça viendra, patience.

Article: Coda de Panic, Inc.
VRic
, le 22.05.2007 à 12:15
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Article: Coda de Panic, Inc.

je crois que j’ai “bousillé” ton commentaire en écrivant le miens. Désolé, je ne sais pas comment ça c’est passé […] Pour être plus clair, le 11, c’est mon commentaire, et celui de François il est je ne sais où !

À moins d’un beug inconnu, tu as dû cliquer sur le crayon à droite de son commentaire, alors que la Force était avec toi (tu doi être admin). Le petit gang des plénipotentiaires doit faire gaffe, ça a failli m’arriver quelques fois, en voulant modifier un des miens, de cliquer sur le crayon d’un autre.

En particulier, si tu tends comme moi à rédiger dans BBEdit ou autre puis coller, plutôt qu’éditer dans le navigateur, le risque augmente de ne pas réaliser que le commentaire remplacé n’est pas le bon.

Pour rassurer les lecteurs, je tiens à préciser qu’on n’use de ce pouvoir qu’avec la plus stricte retenue. En gros, jamais. Le seul véritable cas de censure de commentaires fut le fait de l’auteur lui-même, qui s’est retiré en effaçant toutes ses interventions, étrangement. Or ça, vous le pourriez aussi (évitez, hein).

Autre remarque : plus les commentaires sont courts, plus les boutons “crayon” sont proches, plus on risque de cliquer sur le mauvais. Donc faites-en des longs !

Article: « Weltanschauung »
VRic
, le 21.05.2007 à 13:45
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Article: « Weltanschauung »

PS: n’oubliez pas que la personne qui a le dernier mot, dans une audience, ce n’est pas l’avocat de la défense, c’est… le juge, qu’il condamne ou qu’il acquitte.

Ah ? Je croyais que c’était systématiquement le prévenu, auquel le juge donne la parole après énoncé du verdict, par la formule “Avez-vous quelque chose à ajouter ?”

Peut-être une autre différence entre nos systèmes juridiques.

Article: Bush à oreille
VRic
, le 19.05.2007 à 17:35
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Article: Bush à oreille

Je demanderais bien à VRic si l’on a affaire avec Bush à un con ou à un crétin, mais j’oserai pas.

Et je ne saurais pas répondre : j’essaie depuis des années, mais ce type et son entourage sont insondables.

L’outrance des conneries qu’ils profèrent, la revendication de la préséance de la foi sur la connaissance, l’énormité de mensonges innombrables jusque sur des sujets ridiculements bénins et aisément vérifiables et, bien entendu, la personne du président (les non-anglophones perdent vraiment quelque chose, et là je ne parle pas des blagues, qui ne me font pas rire) poussent à les croire échappés d’un asile (leurs prédécesseurs les regroupaient sous le vocable “the crasies” — les cinglés).

Mais en même temps, ce maelstrom occupe si efficacement les médias pendant qu’eux planifient et implémentent la mort de centaines de milliers de personnes, sans parler de leurs institutions, qu’on ne peut que se demander s’il n’y a pas une méthode dans la folie : il semble tellement surhumain d’être aussi bête ou con, les controverses secondaires s’avèrent tellement vides de conséquences pour eux, et les actions du gouvernement sont tellement systématiques pour qui a un peu de culture (ou est un idiot de théoricien du complot, comme aiment à le rappeler des imbéciles), que ça pourrait aussi bien être volontaire.

Fascist America, in 10 easy steps | Special reports | Guardian Unlimited

Il se peut que Bush soit “l’idiot utile” que certains pensent, en plus d’être manifestement ignorant et dyslexique (ce qui n’excuse pas tout), mais peut-être que même lui le fait un peu exprès. Car dans ce cas, que nous perdions notre temps à nous foutre de sa gueule, vous n’imaginez même pas à quel point ça ne le gène pas: c’est toujours ça qu’on ne met pas à entraver leur travail de fond.

Article: Que veut l’Iran?
VRic
, le 17.05.2007 à 17:33
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Article: Que veut l’Iran?

ptisuix […] tu peux travailler pour le réseau voltaire dès aujourd’hui.

J’ai le regret de t’annoncer que ta tentative de décridibiliser le réseau Voltaire n’a pas marché sur moi.

C’est facile de ridiculiser les “théoriciens de complot”. Mais quand un type te dit : didon, je vois bien le trou, mais je vois pas l’avion vachement plus gros sensé y être passé, on est en train de nous bourrer le mou, il est plus crédible pour moi que celui qui vient expliquer que oui, mais en fait, cet avion-là, t’vois, il s’est vaporisé à l’impact sans laisser de traces sur le mur, parce qu’y a vachement d’énergie dans un avion, t’vois, mais super bien répartie pour vaporiser juste l’acier, le titane et l’alu sans carboniser l’ADN des passager qu’on a tous individuellement identifiés dans notre super labo de l’armée, j’te jure, pas du tout comme les autres avions, ceux qui ont fait de méga-gros trous au lieu de se volatiliser, les salauds.

Article: Que veut l’Iran?
VRic
, le 17.05.2007 à 17:08
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Article: Que veut l’Iran?

Que veut l’Iran? Je crois que c’est clair…..Je pense que l’on pourrait leur en envoyer une ….. ;-)

Tiens, voilà un bon exemple de connerie. Une connerie récursive. On peut faire exprès de dire une connerie, atroce, abjecte, pour rire, et à la fois en dire une vraie sans le faire exprès : tu “crois que c’est clair…” ? Me trompé-je en supposant que tu penses à de la “déclaration tonitruante” façon TTE, peut-être un peu comme “rayer Israël de la carte ? Tu crois qu’il existe en Farsi/Persan une expression syntaxique équivalente ? Moi j’en sais rien, mais il paraît que non.

« Rayé de la carte » : la rumeur du siècle

Présenté sous une forme un peu plus lisible là : TLAXCALA : « Rayé de la carte » : la rumeur du siècle – Ce qu’a vraiment dit Mahmoud Ahmadinejad

Ou en VO anglaise : The Truth Seeker – “WIPED OFF THE MAP” – The Rumor of the Century

IRAN : perdus dans la traduction

“The Nether-World: More On The “Wiped Off The Map Garbage

Donc vraiment facile à gougler ou wikipédier : Mahmoud Ahmadinejad and Israel – Wikipedia, the free encyclopedia

Et pourtant …

BBC NEWS | The Editors – Wiped off the map?

Dans cet article étrange, la BBC justifie de continuer à employer l’expression démontrée fausse, par le prétexte qu’il “n’existe pas de traduction directe en Anglais de la phrase d’origine” (ce qui vaut aussi dans l’autre sens et soutiendrait tout aussi bien une décision d’en changer), qu’ils “croient” que c’est une “réflexion précise des mots” dans le contexte (ce qui est pourtant contredit sans équivoque) et que cela n’est pas grave, car ne faisant après tout que “souligner” la nature “hautement émotionnelle” de ses propos, démontrée selon eux par les condamnation internationales qu’ils ont engéndrées (qui se trouvent résulter de l’erreur de traduction de départ).

C’est un peu léger pour justifier qu’une traduction dont l’original ne contient ni “effacer”, ni “carte”, ni même “Israël”, puisse en plus ne contenir ni “régime”, ni “occupation”, ni “temps”, qui eux sont dans l’original, et plutôt lourds de sens.

Évidemment, il est plus facile de mobiliser “émotionnellement” les masses en leur faisant croire que le grand méchant loup compte bombarder leurs maisons avec eux dedans, plutôt que leur signaler qu’il est convaincu qu’une occupation militaire n’est pas une forme durable de gouvernement.

En d’autres termes, on se fait chier à lire un article alambiqué, pour découvrir que ce qui justifie qu’ils persistent dans l’erreur, c’est l’erreur elle-même. Ces gens sont des cons (cf. définition d’hier et aujourd’hui).

Et continuer à répéter leurs conneries sciemment, ce serait encore plus con, j’espère que ceux qui étaient juste ignorants cesseront. L’ignorance peut aussi être lourde de conséquences, mais moins répréhensible, on naît tous ignorants.

Ce n’est pourtant pas la première fois que des connards belliqueux sautent sur une erreur de traduction pour bouter le feu au monde, comme rappelé par le Guardian il y a déjà un an.

déclarations tonitruantes qui font passer Bush ou Sarkozy pour des moines bénédictins […] Pour étayer mes propos, je vous propose une interview qu’il a accordée à France 2 il y a quelques semaines et un florilège des textes-clés lors de discours (en Anglais) principalement à l’encontre d’Israël… territoire qu’il ne reconnaît pas, qui est situé à moins de 1’000 kilomètres de l’Iran et qui devrait, selon la traduction de ses propos, disparaître.

L’as-tu regardée ? Les as-tu lues ? Je penche pour non, sans quoi tu ne te permettrais pas de faire passer comme tu le fais le jugement porté sur un régime pour la menace de détruire un territoire.

L’interview en particulier est en rigolo contraste avec ce que tu annonces comme des “déclarations tonitruantes”.

À la question de l’éventuelle volonté de l’Iran de fabriquer une bombe, voici sa réponse :

« Nous avons répondu déjà à plusieurs reprises : nous ne voulons pas de bombe. C’est inutile et notre religion nous l’interdit. »

C’est une “déclaration tonitruante”, ça ? Tu peux le traiter de menteur, mais laisser entendre qu’il s’auto-définit comme une menace, agravée par son fanatisme religieux, est faux et abject. Tu peux prétendre que ce mensonge et sa religion constituent une contradiction démontrant sa folie démoniaque, mais tu peux aussi te demander si par hasard tes hypothèses de départ ne pourraient pas être un peu tordues si elles impliquent des contradictions dans les observations.

Il poursuit :

« Les États-Unis ont un important arsenal, mais leurs bombes les sauvent-ils (sic, mais c’est la faute du traducteur) du bourbier irakien ? L’état d’Israel, qui a la bombe, a-t-il gagné au Liban ? Les gouvernements qui dépensent de l’argent pour construire des bombes atomiques trahissent leur peuple. »

Si n’importe quel autre chef d’état disait ça, tu reconnaîtrais que tu es d’accord et tu dirais du bien de lui. Mais quand c’est Ahmadinejad, tu considères que c’est forcément un mensonge. En te basant sur quoi ? Sur ce que tu crois savoir sur lui avant qu’il parle. C’est la définition d’un préjugé : tu es convaincu de connaître ses mauvaises intentions, donc quand il en annonce qui sont contraires à ce que tu lui attribues, tu considères ça comme la preuve que c’est un menteur.

Il n’est pas impossible qu’il soit effectivement le sale type que tu décris, mais ton raisonnement, lui, il pue. Un parfum qui glisse facilement vers une défense contre “ces niais de pacifistes” en des termes sarko-proof : qu’on ne peut pas traiter les “mauvais” comme les “bons”, que les raisonnements rationnels ne s’appliquent pas à ceux qu’on présente comme des fous fanatiques.

Bien sûr, on n’attend pas d’eux qu’ils se définissent eux-mêmes comme mauvais ou fous. On fait ça pour eux. Avant. Ça simplifie la réflexion. Et ensuite on a moins de peine quand on est “obligé” de les buter : après tout, ce n’étaient pas des vrais bons humains normaux comme nous. Au fond, on leur rend service : ils étaient fous|fanatiques|anti-quelque chose qui passe bien à la TV|anti-nous.

Vers la fin: « Si votre programme nucléaire inquiète, c’est parce que votre discours est souvent perçu comme menaçant et directement menaçant : vous avez dit qu’Israel allait disparaître, avait vocation à disparaître, vous avez même employé les termes “rayé de la carte”, est-ce que c’est un souhait de votre part, est-ce que c’est un volonté ? »

— « Pourquoi inquiété ? Où est l’Union Soviétique ? Elle a disparu, non ? Comment ? Pour la Palestine nous avons une solution humaine : organiser un référendum pour mettre fin à 60 ans de guerre en Palestine, et pour nous le résultat est évident. »

“Ce que j’ai dit c’est que si l’Holocauste est vrai, alors ça c’est produit.” Alors quoi, tu vas me dire que dans le Farsi, ce n’est pas possible de dire oui sans utiliser des “si”? Relis la définition de “tendancieux”…

Tendancieux, mon cul. Tu l’as lue, toi, la définition ?

Tu n’oublies pas un peu de préciser que tu manipules le sens de sa réponse en “oubliant” de mentionner qu’elle ne finit pas là, mais par “…mais ce n’est pas une raison pour que les palestiniens en paient le prix.” C’est-à-dire qu’il explique que sa phrase ne parlait pas de l’holocauste, mais de l’occupation Israelienne actuelle. Qui elle fait des victimes maintenant, depuis longtemps, sans volonté visible d’arrêter, et que c’est ce problème là qui est important.

Je vais moi aussi personnaliser l’exemple façon cour d’école pour que ce soit plus simple : je te dit que SI tu tiens à nous rappeler constamment que tu as pris un coup dans les burnes, ou ton grand-père, eh ben OK, mais je m’en fous, ce qui m’importe c’est que tu cesses de martyriser tes petits camarades qui n’ont rien à voir avec ton gros chagrin. Et toi tu retiens juste le SI. Et tu pleures partout que je veux pas croire que t’as mal aux couilles. Alors que tes couilles, je m’en bats les miennes, ce n’est pas de ça que je te parle, et tu sais très bien que ce n’est pas de ça que je te parle : tu sais très bien que ce que je te reproche c’est d’être un sale gosse, maintenant, tout de suite, en faisant mine d’avoir encore mal aux couilles quand on te fait les gros yeux.

Tu es de mauvaise foi. Consacrer l’essentiel d’un article titré “Que veut l’Iran ?” à l’histoire et l’horreur de la bombe atomique, c’est pas phénoménalement tendancieux, ça ?

Article: Que veut l’Iran?
VRic
, le 17.05.2007 à 16:34
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Article: Que veut l’Iran?

Le sens des mots …

Arrêter de s’auto-laver le cerveau, ce sera toujours ça que les salauds n’auront pas.

si on avait investi une partie des milliards qu’on a mis dans le nucléaire pour les énergies alternatives, elles ne seraient plus alternatives depuis longtemps.

Commençons par cesser d’appeler “alternatives” les sources d’énergie antérieures aux sources actuellement industrialisées (nucléaire et thermique), on aura déjà fait un grand pas et ça, ça ne tient qu’à vous : je ne le fais pas, rien ne vous y oblige.

S’il faut vraiment expliquer pourquoi c’est absurde, ça prend une ligne : c’est la nouveauté qui est une alternative à ce qui la précède et non le contraire.

L’”intérêt” d’inverser l’évidence, c’est que quand un choix se présente, c’est bien sûr de “l’alternative” qu’on se doit “d’évaluer” la pertinence avant son adoption (le terme “alternative” n’est pas lui-même orienté, mais en pratique quand le choix n’est pas entre deux éléments simultanés non pondérés, tels deux sens de circulation ou deux directions à un carrefour, mais entre un état et un projet, “alternative” désigne dans ce cas la nouveauté, qui n’est que potentiellement avantageuse, à charge de preuve).

D’où, comme tu le fais remarquer, des milliards dépensés pour l’atome, sans évaluation comparative, puisque c’est désormais des autres sources d’énergie qu’on attend une évaluation compétitive, présentée comme impossible ou difficile, comme si les centrales nucléaires avaient elles été faciles : l’industrie non-nucléaire serait sensée s’être auto-justifiée sur ses fonds propres avant d’exister, rien que prouver sa non-absurdité par rapport à la branche nucléaire subventionnée.

Le nucléaire n’a pas que de mauvais côté. Il est même probable qu’en France après guerre, rien d’autre n’aurait permis un développement énergétique aussi rapide, mais d’un autre côté, une telle tentative industrielle aurait représenté tellement plus de main d’œuvre et de production pour la source d’électricité elle-même, qu’il est loin d’être évident qu’on ait gagné à ne pas essayer, même sans compter la légèreté des risques industriels et environnementaux à long terme. Stratégiquement ça ne fait aucun doute, mais économiquement c’est du pipeau, or ce n’est jamais la bombe atomique qu’on nous avance pour justifier l’électricité nucléaire.

les cons (qu’on me fasse grâce de la définition)

Non :-) C’est le plus important, le sens des mots. Sans le sens des mots, les phrases se résument à la fonction sociale de l’épouillage.

Et celui-ci, qui manque de véritable définition, je milite justement pour le préciser. En gros, on lui fait désigner un peu n’importe qui nous emmerde, sans que cela veuille dire grand chose, au point qu’on se trouve obligé de le connoter : sale con (salaud), pauvre con (imbécile), gros con (abruti), etc. Pourtant, on sait exactement ce qu’on veut dire quand on se l’applique à soi-même : déconner/faire le con, c’est adopter volontairement des comportements stupides ou absurdes.

Et c’est ça qui différencie “con” de ses habituels “synonymes” : il ne décrit pas un état mais un comportement, qui se trouve correspondre aux effets mentionnés hier de la dissonance cognitive.

Le con, c’est d’abord celui qui ne sait trier le bon grain de l’ivraie, celui qui se fait berner par le premier bonimenteur venu

Non, ça c’est l’imbécile. Potentiellement de naissance (idiot), ou par effet de forces ou circonstances extérieures ou sociales (abruti), limitant ses capacités d’analyse sur l’échelle du plus intelligent au plus bête.

Or il n’y a strictement rien de mal ni de répréhensible à être bête : on n’y peut rien. Et on l’est tous, car on est tous quelque part sur cette échelle du plus intelligent au plus bête. En être conscient n’y change rien, sauf éventuellement dans le cas de l’abrutissement/abêtissement, qui peut être combattu quand on en prend conscience et que l’aliénation nous laisse encore une marge de manœuvre, ou mieux, de révolte.

Le con, lui, ne se définit pas sur cette échelle. Il n’a même pas tendance à se trouver du côté du plus bête. Et cela nous arrive aussi à tous, mais c’est très différent car toujours potentiellement transitoire : en prendre conscience permet (sans suffire) de s’en tirer. Refuser d’y réfléchir et d’en entendre parler est évidemment plus confortable, mais ça reste toujours à notre portée.

celui qui ne sait qui croire et qui ne s’abstient pas pour autant.

Là on s’approche du con : pour pouvoir faire ça, il faut effectivement avoir la capacité d’analyser le phénomène, et se servir de l’intelligence que cela suppose pour trouver des justifications à son choix hors du champ de ses connaissances, ce qui est évidemment absurde. Les plus courantes étant les préjugés et croyances, qui se ressemblent : des éléments cognitifs ni évalués ni compris par leur porteur, mais néanmoins opératoires dans ses comportements.

Comme, à des malades mentaux près, tout le monde opère avec logique même en s’en défendant, il devient vite impossible d’avoir une conversation rationnelle avec un con, car la logique l’oblige à considérer comme des connaissance ses préjugés et croyances, sans quoi son cas lui semblerait absurde aussi, et on déteste tous dire des conneries.

Donc on commence tous par se prendre au sérieux, seule une minorité gardant un background daemon (démon en tâche de fond) pour saisir les occasions que nos interlocuteurs nous offrent de corriger nos croyances et préjugés. C’était le lien avec l’informatique, réclamé par quelques lecteurs ;-)

Malheureusement, ça n’a pas que du bon, le même démon nous faisant négliger, fuir, puis mépriser les interlocuteurs non-susceptibles de nous offrir ces occasions : à quoi bon discuter avec quelqu’un qui, même quand il sait que tu te trompes, a pour priorité de ne pas te faire de peine / t’offenser / te juger etc. Rapidement, tu te mets à considérer comme des cons, justement, ceux qui croient risquer de te heurter en t’apprenant quand tu te trompes.

C’est là qu’on commence à te trouver arrogant, ce qui ne s’arrangera plus jamais, car tu donneras de plus en plus d’occasions d’interpréter le symptôme (plus tu cherches à ne plus dire de conneries, plus tu sais effectivement de quoi tu parles quand tu t’exprimes) comme une tare (tu veux toujours avoir raison, donc ça sert à rien de t’écouter). C’est relativement rigolo, mais ça n’aide pas à peupler le cercle relationnel.

Sarko va casser (ou essayer de…) le système scolaire. Il veut nous fabriquer des cons en masse, à la chaîne.

Des abrutis :-)

Qui se comporteront plus couramment comme des cons, mais seront surtout plus faciles à manipuler : ce qui fait que le mouton est facile à gérer, ce n’est pas qu’il est con, c’est qu’il est bête.

Le chien est con (il comprend plein de trucs, mais tu lui fais facilement aimer un tyran), alors que le chat est bête ou fait super-bien semblant (il regarde le doigt). Pour un dictateur, les deux se valent, mais seul le second est manufacturable : le premier se fait ça tout seul, ce qui est aléatoire, mieux vaut t’assurer toi-même qu’il suivra le doigt au lieu de réfléchir, même si avant d’en arriver là il t’aura fallu le support plus risqué de ceux qui se seront retenus tout seuls de réfléchir à tes mauvais côtés.

Le problème, c’est que ton message perd de la crédibilité pour beaucoup.

C’est pas faux, mais d’un autre côté tu vois probablement où l’on classe ceux qui évaluent la crédibilité du message d’après la personnalité du messager plutôt que sur le contenu ;-)

Article: Journaliste: faisons un tour de la question

un prof de gauche, c’est si étonnant? Apprend nous plutôt quelque chose qu’on ne sait pas :)

L’un de mes meilleurs profs concilia l’enseignement de l’histoire-géographie avec son engagement pour le Front National, sans qu’on ait jamais pu le soupçonner avant une révélation dont j’ai oublié la source, lors d’une visite de Le Pen, d’ailleurs avortée sous les huées des lycéens.

Cela me semble presque plus admirable: autant la discipline des Lettres n’a jamais prédisposé qui que ce soi à aucun courant politique et peut sans trop de tiraillements être traitée avec neutralité, autant enseigner sereinement l’histoire-géographie officielles malgré des affiliations négationnistes et racistes me semble un accomplissement titanesque. Tu parles d’une dissonance cognitive, là, dis donc!

Article: Journaliste: faisons un tour de la question

Si vous avez des fils RSS intéressants, je suis preneur

Un mini coup d’œil superficiel sur tes sites me dit que tu les connais probablement déjà, mais voilà toujours, éventuellement pour les autres lecteurs, les flux de politique internationale respectifs de:

Pas spécifiques mais fortement portés sur la politique internationale:

  • L’humanité
  • Guardian Unlimited dont l’intérêt a un tout petit peu diminué depuis la collaboration avec Libé (non que le contenu ait faibli, mais certains traitements sont parfois redondants entre les 2).

Et d’autres agrégateurs critiques:

Article: Journaliste: faisons un tour de la question

Lorsqu’un journaliste n’écrit pas ce que sa rédaction attend de lui, on ne le publie pas, voilà la réalité.

Loin de moi l’idée de contredire ou minimiser l’influence de la malhonnêteté et des compromissions dans le milieu journalistique, mais je me dois d’y ajouter celle considérable de mon cheval de bataille, la connerie, moins connue sous son appellation scientifique de dissonance cognitive (la gêne qui nous pousse à déployer nos capacités intellectuelles pour nous protéger des données contrariant nos préconceptions plutôt que pour remettre en cause ces dernières, c’est-à-dire employer notre intelligence à rester con plutôt qu’à apprendre, si la nouveauté implique qu’on ait eu tort auparavant).

Ainsi du rédac’ chef qui refuse un papier contraire à sa “vision” des choses au lieu d’y trouver l’occasion d’approfondir celle-ci: nul besoin de corruption ni collusion avec les puissants pour être con, et plus on est intelligent plus on a de puissance intellectuelle pour entretenir sa connerie.

(edit: le problème ne se limite évidemment pas à la production; quand la vérité est effectivement publiée, connerie et ignorance semi-volontaire ont encore leur chance côté lecteur, qui ne manque jamais de sources contradictoires pour rabaisser au rang “d’opinion” une information dérangeante)

On peut, bien sûr, être à la fois con et corrompu. La corruption est d’ailleurs infiniment plus confortable quand on est con. Mais il faut un minimum de relations et de pouvoir pour le corrompre, alors que n’importe quel sous-fifre a tout ce qu’il faut pour être con tout seul.

Dans les médias cela consiste à vider les mots de leur sens au point de ne plus savoir les comprendre ou les employer autrement que dans l’apologie des bons présupposés et la condamnation des boucs émissaires. Et l’on détruit une planète après avoir nettoyé “consommation” de sa connotation péjorative et couvert “écolo” de ridicule, et l’on détruit des sous-continents en martelant les méfaits des “anti-occidentaux” et des dictatures “communistes”, sans jamais qualifier d’anti-quoi que ce soit les régimes occidentaux ni de “capitalistes” les dictatures qui le sont, même quand tel Pinochet elles s’auto-définissent explicitement comme réaction héroique au gauchisme sorti des urnes.

Un remarquable article sur ce thème :

http://www.monde-diplomatique.fr/2007/03/LUYENDIJK/14555

Les mots biaisés du Proche-Orient, par Joris Luyendijk (Le Monde diplomatique)

Et sur ce sujet particulier, pratiquement tout ce qu’écrit Robert Fisk depuis Beyrouth sur le moyen-orient pour The independent et dont il constate avec incrédulité le constant décalage avec les médias occidentaux et particulièrement américains.