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Résultats pour l'auteur: Anne Cuneo
1489 commentaires trouvés.
Article: Films, festival et compagnie

la Confédération a versé plus de vingt-cing millions de francs au Festival de Locarno, permettant ainsi son développement. Il aurait été logique qu’elle conditionne la suite des versements avec la création d’un véritable centre du festival qui aurait pu être le Grand Hôtel

Mais ils sont en train de concocter un centre. Si j’ai bien compris, c’est au centre du giratoire de l’autoroute qui est à l’entrée de la ville, où il y a actuellement une ville de tentes essentiellement pour les jeunes pendant le festival.
Ne pas penser au Grand Hôtel, c’est, comme tu le dis, un manque patent d’imagination.

Article: Films, festival et compagnie

Les catégories A ou B – un classement établi par la FIAPF (Fédération internationale des producteurs de films) dont c’est la principale activité – n’ont aujourd’hui plus aucune importance. Le Festival de Toronto – le plus important du monde après Cannes – n’est ainsi pas classé.

Le festival de Toronto n’est pas classé parce que c’est un autre type de festival: c’est un festival SANS compétition (et c’est, bien entendu, beaucoup mieux ainsi).
Le classement ABC etc. est établi pour les festivals AVEC compétition, la compétition devient donc très importante, et le choix des films en compétition «fait» une partie d’un succès d’un festival. Selon tout ce qu’on m’a dit, le classement a bel et bien de l’importance, dans la mesure où les producteurs, eux, en tiennent compte, et un festival classé en A est beaucoup moins libre dans ses choix que les B.
Je suis d’accord sur toi sur le fait qu’aussitôt que tu n’es plus en A avec les contraintes du A, ta liberté de choix (et souvent – conséquence – ta qualité) augmente. Toronto est un bon exemple. Le festival de Zurich, qui a commencé par n’être qu’un «petit» à côté, un autre.
Tout ceci dit, je suis parfaitement d’accord que lâcher le Grand Hôtel a été une bourde monumentale. J’ai toujours pensé que le Festival aurait dû en faire son centre, le transformer un peu, y aménager des salles de cinéma. Lorsqu’il faut trouver de l’argent pour un grand projet, les Tessinois ont toujours fait mon admiration – ils sont très forts. Dommage qu’ils n’aient pas vu le plus qu’aurait pu être un Grand Hôtel coeur (ou un des coeurs) du festival.

Article: Visite du grenier…
Anne Cuneo
, le 07.08.2014 à 13:26
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Article: Visite du grenier…

Je me dais un vrai plaisir de poster le premier commentaire. Je suis depuis toujours une fana des greniers poussiéreux, où l’on trouve toutes sortes de surprises. Alors les tiennes, trop bôôô, Modane. Albi, radio chapeau, le petit gars et l’éléphant. Trop sur-super, comme dit ma voisine ( 9 ans), chez qui je fais mon éducation en matière de vocabulaire juvénile. .. Pas une once de poussière.

Article: Il était une fois sur la Baltique…

Je rattrape au pas de course quelques jours d’absence.
Merci pour cette contribution à la fois magnifique et triste.
On a déjà eu des débats sur l’urbanisme et les villes anciennes, ici.
Je trouve que la destruction de Koenigsberg montre à quel point les villes qui gardent leurs racines (et une partie de leur coeur ancien) ont véritablement une âme, qu’elles transmettent aux générations.

Article: Le plus grand festival de Haute-Savoie du Monde version 2014, c’est vendredi et samedi!

Encore un festival où on ne peut pas aller sans voiture: oui, j’ai vu, il y a un bus, mais probablement pas pour rentrer. Et il n’y a pas non plus un hôtel, une pension, ou bien? J’ai aussi vu qu’il y a un camping, mais n’ayant plus été campeuse depuis la fin de mes études, je ne suis plus équipée. Et j’ai également vu en faisant une rapide recherche qu’il y a des chalets etc., mais pour x personnes, et il faut les prendre pour six nuits minimum.
Une alternative, les connaisseurs?
L’idée du 1er août à un festival rock en montagne, c’est pourtant séduisant, je déteste le 1er août en ville.

Article: Un article de Thierry « celui qui contrôle les images contrôle les esprits »

une fois que l’auteur est décédé, son oeuvre doit rester immuable.

C’est là qu’est la différence. Lorsque, des années après, Hergé se rend compte qu’il a participé du racisme ambiant de l’époque précédente, qu’il est encore là, qu’il regrette, il a tous les droits de modifier son oeuvre s’il l’estime nécessaire.
Personnellement, je n’ai jamais modifié un de mes textes avec lequel je n’étais plus d’accord, mais chacun sa vision…
C’est Betty Boop qu’on empêche de se déhancher des années après la mort de Grim Natwick, son créateur, c’est la cigarette effacée hors de toute discussion avec l’auteur qui sont inadmissibles.
Et pour en revenir à mon cas, si Van Holt ne fume plus, lui qui a été cycliste et qui a triché, qui est bourrelé de regrets car il craint que son fils ne soit né handicapé à cause de cela, on ne comprend rien à son tourment intérieur, qui se traduit en cigarettes – en une sorte de suicide symbolique, puisqu’il sait bien que la cigarette tue. Ce serait sans doute politiquement correct, mais littérairement idiot.
Et aussi une manière de se voiler la face devant le fait qu’il existe malgré tout encore beaucoup de fumeurs à la chaîne parmi nous.

Article: Un article de Thierry « celui qui contrôle les images contrôle les esprits »

Ci dessus un texte tiré d’une oeuvre écrite par une fidèle de CUK
Quel serait son sentiment si dans 50 ans on expurgeait son texte ?

« Décidément, Sophie devenait une vraie mère poule. Mais j’étais trop crevée pour réagir. J’ai promis tout ce qu’elle voulait.
Lorsque j’ai raccroché, j’ai surpris le regard de Van Holt. Il fumait sa énième cigarette de la journée

Réponse de l’intéressée: je serais furax. Je dépeins un personnage, avec sa psychologie, ses tics, j’essaie d’en donner une image, et dans le contexte le fait que Van Holt fume à la chaîne fait partie de sa psychologie. Marie, qui raconte cela, ne fume pas et lui fait même (je ne sais plus si c’est dans Hôtel des coeurs brisés que tu cites ou dans une autre des histoires où il apparaît) des remarques, « un médecin devrait savoir que c’est malsain », ou quelque chose dans le genre.
Moi, je n’ai jamais fumé une cigarette de ma vie, et j’ai beaucoup prêché l’abstinence dans ce domaine, jusqu’au jour où j’ai compris que tant qu’on ne comprend pas tout seul, ce n’est pas la peine.
Dans ce même esprit, j’estime inutile d’enlever la cigarette à Tintin ou à Lucky Luke. Ce n’est pas ça qui poussera un adolescent à fumer.
Il suffit d’expliquer qu’à l’époque où ça se passe les gens ne savaient pas encore que c’était nocif.
Je passe sous silence mes sentiments le jour où je me suis rendu compte que Betty Boop (Tex Avery) avait été censurée parce que ça pourrait donner des idées aux enfants!

Article: Du plus petit au plus grand

Combien de fois je suis allé shooter à l’arrache des plans manquants dans un montage avec l’iPhone, sans que qui que ce soit s’en aperçoive, ou alors en bien!

Aaah! Et moi qui croyais être la seule. Oui, tout le monde filme avec son iPhone, mais mettre des images comme ça dans un film «sérieux», je pensais que les autres ne le faisaient pas.
A vrai dire j’ai même fait un reportage entier. Je devais livrer, mon cameraman n’est pas venu. J’ai filmé et interviewé avec l’iPhone, monté avec l’iPhone, texté, sonorisé et mixé avec l’iPhone (iMovie). S’ils ont vu que, manque de temps, il n’y avait pas de fondus, rien que des coupes nettes, mes commanditaires n’ont rien dit. Ils étaient justes contents que le reportage soit là et ne se sont aperçus de rien.
PS. Moi aussi, je préfèrerais presque la photo de l’iPhone, que j’utilise aussi de plus en plus pour photographier.

Article: Tout fout l’camp, je vous l’dis

Rassurez-nous, vous envoyez ce post depuis le dos d’un chameau en pleine activité ou d’une carriole parcourant un chemin caillouteux !

Bien deviné, c’était un chemin caillouteux, et il y avait tant de soleil que je voyais mal l’écran de mon iPhone, ce n’est qu’en arrivant chez moi que j’ai compris votre inquiétude. ;–)) Rassuré?

Article: Tout fout l’camp, je vous l’dis

Les jeunes d’aujourd’hui aiment le luxe; ils sont mal élevés, méprisent l’autorité, n’ont aucun respect pour leurs aînés, et bavardent au lieu de travailler. Ils ne se lèvent plus lorsqu’un adulte pénètre dans la pièce où ils se trouvent. Ils contredisent leurs parents, plastronnent en société se hâtent à table d’engloutir les desserts, croisent les jambes et tyrannisent leurs maîtres

Il avait dû lire la contribution d’aujourd’hui, pour laquelle je te remercie, iYannick. Passionnant.

Article: A l’ombre de la grue
Anne Cuneo
, le 15.07.2014 à 08:51
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Article: A l’ombre de la grue

entre regarder cette grue vert délavé et rouillée s’étioler et prendre de plein fouet les effets de l’entropie (peut-être pour nous rappeler notre propre décrépitude et finitude), ou la voir en couleur « revivre », s’animer et jouer un (petit) rôle dans la vie du quartier, il me semble qu’il n’y a pas photo

J’aurais dû l’exprimer plus clairement dès le départ: c’est exactement de là que vient ma déception. Je n’étais pas sûre que j’avais envie de voir cette grue, je me demandais si ça valait ce que ça coûtait, mais en fait, je crois que si une fois placée là, elle avait été sollicitée d’une manière ou d’une autre, si on avait fait revivre son passé, si on l’avait repeinte pour l’avenir – je me sais pas moi, il y a mille possibilités, j’aurais sans doute fini par être réconciliée à l’idée.
Mais il n’y a pas eu ça, seulement de grands discours sur l’art (qui continuent d’ailleurs allègrement) et cette pauvre grue, que je trouve en soi attendrissante si je pense à tout son poids d’histoire, plantée là et vite devenue indifférente à (presque) tous. Si on parle d’intervention artistique, je trouve qu’en quelque sorte elle a été arrêtée à moitié.

Article: A l’ombre de la grue
Anne Cuneo
, le 14.07.2014 à 20:15
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Article: A l’ombre de la grue

Mais pour moi, tout l’intérêt artistique de cette grue est justement qu’elle ne sert à rien.

D’accord avec toi. Et les activités ludiques qu’on pourrait imaginer autour de cette grue, serviraient-elles à quelque chose? A amuser ceux qui les pratiquent, peut-être, à intégrer l’objet dans la vie des gens. Même ainsi, selon moi, la grue resterait aussi inutile que le pissoir de Duchamp, qui sert tout de même à faire déplacer les gens au musée, à faire des photos et des reproductions miniature ou non.
La grue ne peut pas être comparée directement à une oeuvre de Koons, qui n’a certes pas pensé à faire grimper dessus des enfants (du moins c’est ce que nous pensons). La grue a été faite pour être une grue portuaire. La retaperait-on en public, que sur le quai de la Limmat elle resterait magnifiquement inutile.
C’est philosophique, tout ça… ;–))

Article: A l’ombre de la grue
Anne Cuneo
, le 14.07.2014 à 16:58
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Article: A l’ombre de la grue

J’espère que tu auras compris Saluki, que mon dilemme à moi était grue ou pas et non grue ou musée. Ceci dit, une fois que le choix de la grue a été fait, je reprocherais plutôt aux organisateurs de ne pas avoir sollicité davantage d’argent, dans le sens du post No 13 de PhilSim.
Cette grue est, dans l’état actuel des choses, une présence morose, qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Alors qu’on aurait pu organiser autour d’elle une animation régulière, qui, j’en suis certaine, aurait apprivoisé beaucoup de sceptiques. Comme dit PhilSim, on aurait pu la retaper en public, on aurait pu s’en servir, la faire marcher. On aurait même pu en faire un plaidoyer contre le gaspillage… que sais-je. Je suis convaincue qu’il se serait trouvé des volontaires enthousiastes.
L’autre jour, le patron du bistrot où je vais souvent déjeuner exposait ce qu’il aurait fait, lui, si on lui avait confié l’animation de la grue: c’était un véritable feu d’artifice d’idées, souvent drôles, parfois très originales.
Il aurait, bien entendu, fallu investir cent ou deux cents mille francs de plus.
Mais au-delà du vote pour le crédit, on n’a pas sollicité la population du tout, sinon à consommer, à la fête du week-end dernier, ou en achetant quelques gadgets très chers dans un container ad hoc qui n’est même pas placé près de la grue.

Article: A l’ombre de la grue
Anne Cuneo
, le 14.07.2014 à 12:08
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Article: A l’ombre de la grue

Donc la question, c’est de demander à des quidams de Cuk si mettre de l’argent dans un projet qui ne trouve pas tellement grâce à tes yeux vaut plus que de mettre de l’argent, au hasard, dans le musée du Strauhof

Il ne faut pas me faire dire ce que je n’ai pas dit.
Ce qui a choqué, dis-je, est la CONJONCTION du crédit de 600’000 francs pour la grue et l’annonce de la fermeture du Strauhof par «manque de fonds».

A la question souvent posée: fallait-il vraiment dépenser une telle somme pour provoquer le débat?, le conseiller communal responsable du projet répond avec indignation que ça coûte moins de deux francs par habitant, les Zurichois peuvent bien se payer ça. C’est vrai. On espère simplement qu’il tiendra le même raisonnement lorsqu’il s’agira de pérenniser l’existence du musée du Strauhof

Je suis par principe opposée à râler parce qu’on a donné de l’argent à un projet artistique plutôt qu’à un autre. Aussi à un raisonnement qui n’est pas le mien, j’ai proposé qu’on applique le même raisonnement au musée. Qu’on donne aux deux, en d’autres termes. Il y avait un petit sourire en coin là-dedans, M’sieur.

A part ça, TTE, je ne sais vraiment pas ce que j’ai fait pour qu’à chacune de mes interventions tu déverses tant de hargne sur moi. Je ne te connais pas, je ne sais pas ce que je peux t’avoir fait. Et tu es tellement hargneux que tu déformes complètement mes propos. Après avoir annoncé bien entendu en entrée que «tu ne donnerais pas le fond de ta pensée parce qu’autrement on en ferait encore un drame.» Rassure-toi: le fond de ta pensée est bien là. Une fois de plus, tu ne m’as pas loupée.
Et là-dessus, que tu t’étales ou pas sur ce sujet, je t’ignorerai.

Article: A l’ombre de la grue
Anne Cuneo
, le 14.07.2014 à 11:53
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Article: A l’ombre de la grue

Et même l’utiliser, par exemple en fixant au bout du fil une nacelle permettant de voir l’environnement depuis quelque hauteur, ou même une table et organiser des repas aériens, comme j’ai vu que cela se fait parfois (mais je suis sûr qu’il existe au moins 35 règlements ne permettant pas ce genre de chose, snif)….

C’est, à vrai dire, ce qui m’a le plus choquée, personnellement. Qu’on n’utilise pas la grue sous quelque forme que ce soit. J’ai vu dans un reportage qu’on peut entrer dans la cabine. Je me suis attendue à ce que, une fois que cette grue a été là, elle soit intégrée à la vie quotidienne de façon animée, je veux dire par là qu’il se passe des choses, qu’on retape la grue comme tu dis. Mais à part la fête officielle, il ne se passe RIEN – il a fallu l’épicière du coin pour qu’on danse une fin d’après-midi.

Article: Un gros coup de gueule
Anne Cuneo
, le 09.07.2014 à 21:28
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Article: Un gros coup de gueule

Voix discordante: dix ans chez Orange, depuis quatre ans chez Sunrise, jamais le moindre problème, service toujours sympa, factures toujours limpides et correctes. Je n’ai passé de l’un à l’autre que parce que j’ai eu la possibilité de me joindre à un abonnement collectif, un peu moins cher.
A Zurich, j’habite une maisonnette entourée d’un jardin (collectif) et de maisons de 5 ou 6 étages, je suis donc dans un «trou», j’imagine qu’il n’y a pas d’antenne toute proche (quelle qu’elle soit) et dans l’appartement tous les fournisseurs (Orange, Sunrise, Swisscom) passent mal, aucun mieux que les autres.

Article: Le Robert, un nouveau correcteur, mais bien plus encore

François dit que le dictionnaire à la base du correcteur est le Dixel. Au point où ils en étaient, ils auraient pu employer le Grand Robert. Alors là oui, on aurait sans doute vu une vraie différence.

Mais dans ce cas, cela aurait menacé le grand Prolexis et le Grand Robert…

Ben, vois-tu, c’est exactement ce qui m’irrite dans ce correcteur: si pour préserver les programmes de même nature des uns et des autres on renonce à produire le nec plus ultra, alors restons-en où nous sommes. Au bout de trois semaines d’expérimentation, je ne vois toujours pas ce que j’ai de plus avec Robert que avec Antidote et, occasionnellement, l’aide du dictionnaire du CNRS ou, encore plus occasionnellement et de moins en moins, celle du Grand Robert.
Je précise que j’ai abandonné Pro Lexis il y a tellement d’années, que je ne peux plus en parler à bon escient et ne peux plus le comparer aux deux autres.

Article: Le Robert, un nouveau correcteur, mais bien plus encore

Grammarian ne fonctionne qu’en anglais malheureusement.

Non, non, il fonctionne dans de nombreuses langues, il faut télécharger les dictionnaires de celles qui t’intéressent (en changeant les préférences, si je m’en souviens bien), et il faut alterner entre les langues dont tu as besoin. Bien entendu, il ne peut corriger qu’une langue à la fois.

Article: Le Robert, un nouveau correcteur, mais bien plus encore

Je me suis souvenu d’un correcteur qui permet de corriger plus ou moins n’importe quelle langue: Grammarian.
Il n’est pas aussi bien qu’Antidote ou Robert, ou ProLexis, mais enfin, il existe, et il m’a parfois été utile tant pour corriger l’anglais que l’italien.
On m’a aussi parlé de Reverso, multilingue lui aussi, mais je ne l’ai jamais essayé.

Article: Le Robert, un nouveau correcteur, mais bien plus encore

il ne fonctionne qu’en Français. La moitié des documents que je dois écrire sont en Anglais et le reste en Français

J’ai le même problème. Il y a d’excellents correcteurs anglais, mais lorsqu’on les installe ils prennent en charge l’ordinateur entier, il faut les activer et désactiver, ça crée une confusion qui déplaît à l’âme informatique (!!!) de mon ordinateur. Je soupçonne ces correcteurs, d’ailleurs, d’avoir été faits pour Windows puis adaptés pour Mac, d’où les ennuis.
Il faudrait peut-être que nous insistions auprès d’Antidote, c’est-à-dire de Druide, qui sont canadiens: dans leur pays, un double correcteur serait très utilisé. Et nous pourrions en profiter.

Article: Le Robert, un nouveau correcteur, mais bien plus encore

J’ai pensé que je ferais peut-être un test de ce nouveau correcteur (avant de savoir que François s’y était mis), j’ai donc passablement «joué» avec ce Robert. Tout ce que François dit est pertinent.
Cependant (eh oui, il fallait un cependant), lorsque pendant que j’écris je cherche un mot approprié, un synonyme, une précision quant à l’utilisation d’un mot dans une phrase, je n’ai pas trouvé le même confort qu’avec Antidote, et parfois je n’ai tout simplement pas trouvé la solution avec Robert, alors qu’elle était à portée de main avec Antidote.
Je ne vais pas lancer une guéguerre entre les deux correcteurs.
Je ne partage pourtant pas l’enthousiasme de François. Robert a adopté les principes d’Antidote, avec les guides etc. Il a une présentation un peu différente.
François dit que le dictionnaire à la base du correcteur est le Dixel. Au point où ils en étaient, ils auraient pu employer le Grand Robert. Alors là oui, on aurait sans doute vu une vraie différence.
Je n’ai pas (pas encore) entrepris une analyse comparative approfondie, mais après un survol de quelque dix jours, je ne ressens pas le besoin pressant de changer de correcteur. Sans compter que les cooccurrences me manqueraient, la très savante méthode proposée par Robert me laisse froide, et ne m’a pas permis de trouver des formes que les cooccurrences m’ont permis de repérer facilement.
Sur un plan purement personnel, deux choses me dérangent: l’installation est limitée à trois ordinateurs. Or, moi qui suis itinérante, j’en ai quatre: un à la maison à Zurich, un à Genève, un au bureau et le 11″ en déplacement. Antidote ne limite pas les installations tant que les ordinateurs sont au nom de la même personne.
Et enfin, lorsqu’on travaille avec Nisus, auquel il n’est pas intégré, il faut faire un copier-coller à l’entrée, un autre à la sortie correction faite. Les formats ne sont pas perdus, mais ça m’embête tout de même.
Bref, je me répète, ce n’est pas encore demain que je change de correcteur.

Article: Le théâtre du Vide-Poche
Anne Cuneo
, le 03.07.2014 à 12:07
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Article: Le théâtre du Vide-Poche

ce n’est un lieu de souvenir uniquement des années 70. C’est une « fabrique à souvenir » pour toutes celles et ceux qui y viennent encore, et ils sont plus de 2000 à passer par année!

Si ce n’est qu’une fabrique à souvenirs (qui va jusqu’à 1990 environ), pour moi en tout cas, ce n’est pas de ma faute. Un beau jour j’en ai eu marre de produire des spectacles sans argent, de me voir refuser toute subvention et de me faire renvoyer à ma plume.
Je serai toujours reconnaissante au Vide-Poche d’avoir mis à ma disposition un lieu pas cher où j’ai tout de même pu monter quelques spectacles, mais le moment est venu où il a fallu gagner de l’argent pour survivre. Crois que ce n’est qu’à contre-coeur que le Vide-Poche fait partie de mon passé et non de mon présent.
Je n’ai d’ailleurs jamais renoncé à espérer en des lendemains théâtraux qui chantent, puisque j’ai gardé la clé du Vide-Poche, en me disant, plus ou moins consciemment: qui sait? Un jour, peut-être…

Article: Le théâtre du Vide-Poche
Anne Cuneo
, le 02.07.2014 à 13:15
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Article: Le théâtre du Vide-Poche

Dans le cendrier qui, dans ma cuisine, sert à garder les clés (et comme chez moi personne ne fume, les cendriers ne servent qu’à ça), il y en a une dont l’éiquette bordée de jaune dit: Vide-Poche. Elle est là depuis plus de trente ans.
J’en ai fait des choses au Vide Poche, tant et si bien qu’à une époque j’avais besoin d’une clé en permanence. J’ai d’abord voulu, en lisant cette contribution , en faire une liste, mais je m’aperçois que c’est impossible.
J’ai découvert des comédiens alors inconnus, et j’ai eu quelques révélations tant en matière de gens qu’en matière de sectacles.
J’ai répété puis joué des spectacles avec mes élèves, j’ai répété et joué des spectacle par et pour les enfants de la crèche de ma fille, j’ai mise en scène quelques pièces à un ou deux comédiens écrites et montée à une époque où tant eux que moi nous demandions si c’était possible d’en faire un métier. Tout ça au Vide-Poche.
Il a fallu que j’arrête de «faire du théâtre» le jour où la réponse a été pour moi: non, je ne peux pas vivre de mes pièces, ni même des mises en scène de celles des autres. Et une fois que j’ai travaillé à la TV, je ne me suis plus occupée du Vide-Poche.
J’ai souvent eu la tentation d’aller essayer si la clé tourne encore dans la serrure (sans doute pas…), mais finalement j’ai renoncé. Cependant, cette clé est là comme un rappel d’une possibilité, et de moments formidables vécu dans ce lieu chaleureux.
Merci, Gr@g, de me les avoir rappelés.

Article: Apple, la trahison de trop (MAJ)

Personnellement, je n’ai toujours pas digéré l’arrêt de Clarisworks / Appleworks … Toutes mes bases de données étaient réalisées à l’époque avec ce logiciel

Ah! Moi aussi. Pendant longtemps, avant de découvrir Nisus, pour tout dire, j’ai tout écrit avec Appleworks. Quand ils l’ont supprimé, Nisus a fait un «traducteur» et c’est un moyen pour récupérer les textes Appleworks maintenant, ou alors avec TextEdit, mais que de grincements de dents! Dans le cas particulier, Apple n’a plus jamais fait aussi bien, car iPages, parlons-en! Bon, j’ai Nisus (je n’ai rien de Microsoft sur mon ordi), je ne me plains pas trop, mais je m’étais sentie trahie aussi, surtout qu’il a fallu ramer question bases de données (tous les dopesheets de mes films et de mes reportages!).
Aperture, je n’ai jamais utilisé, heureusement.
Maintenant j’attends avec impatience que l’un de vous as de la photo nous fasse un mode d’emploi pour comment
a) tout passer de iPhoto à Lightroom;
b) comment dire à mon ordinateur de tout mettre automatiquement dans Lightroom, très sous-utilisé chez moi (je n’ai pas vraiment eu le temps de faire un apprentissage poussé).

Article: Une librairie pour les enfants de 7 à 107 ans

il faisait très chaud ce dimanche-là

Ah, évidemment, un dimanche. Le dimanche Monty n’aime pas trop sortir dans la rue, parce qu’il risque de ne trouver personne qui le fasse entrer dans le pâté de maisons (et dans les jardinets où il peut aller d’une maison à l’autre), la libraire russe est fermée, beaucoup d’habitants sont partis en week-end. J’aurais peut-être dû donner cette précision.

Article: Une librairie pour les enfants de 7 à 107 ans

rien qu’en se rendant sur les lieux évoqués ces dernières années par Anne Cuneo on doit pouvoir remplir sa journée

En visitant les musées, plus les lieux évoqués, tu peux louer une chambre pour une semaine. Ça c’est pour les heures «culturelles». Si ensuite tu décides de t’adonner à la vie nocturne, tu peux rester une quinzaine de jours (en supposant que tes soirées se finiront très tard et que tu vas passer tes matinées à dormir pour récupérer).

Article: Une librairie pour les enfants de 7 à 107 ans

Avant d’aller assister au concert des Rolling Stones, je suis allé sur les traces de Monty si bien évoqué dans un billet du 8 avril 2014

Et comment était-ce? As-tu rencontré Monty?
J’ai été étonnée de voir, au hasard de mes allées et venues, deux ou trois personnes qui avaient lu l’article et étaient venues voir… Ce n’était pas toi, sans doute, sinon tu l’aurais écrit.

Article: Une librairie pour les enfants de 7 à 107 ans

J’ai connu des gens au sujet desquels « quelques » fiches avaient été rédigées mais je me doute bien que dans le cas de M. Pinkus, leur lecture a dû prendre des heures… et bien des cheveux arrachés !

J’avais mon bureau en face du sien à l’époque où on a pu réclamer et recevoir ses fiches rédigées par la police politique. La plupart des gens en recevaient une enveloppe format A4, épaisse de 0,5 à 2 cm environ, ça dépendait de la personne. Pinkus, il a fallu lui amener ses fiches en camion, j’ai assisté au déchargement, il y en avait, à mon avis, deux cents kilos!

Article: Presse et journalisme: un paradoxe

nous faire croire que c’est un hero, un gars qui se sacrifie, au peril de sa vie pour nous, pour un monde meilleur:

La photo est peut-être mal choisie. Mais je ne ne te fais rien croire du tout, tu n’as qu’à vérifier par toi-même. J’ai pris une photo du jour où plus tard, il s’est fait kidnapper et tabasser.
C’est vrai il s’était lavé avant de sortir. Sa maman l’a fait joli. Et quand il s’est acheté sa dernière paire de lunettes, tant qu’à faire, il n’a pas choisi les plus moches. Pas sérieux, le mec, cqfd.

Article: Presse et journalisme: un paradoxe

Me voici revenue sur un ordinateur de dimensions normales.
@ggkrail Il y a effectivement un problème: TTE considère que les journalistes sont les pires des pires, et il devient vite insultant lorsque moi, qui gagne ma vie comme journaliste (j’utilise cette formule car je ne suis pas que journaliste) m’exprime, parfois sur le journalisme, parfois sur d’autres sujets.
J’essaie depuis longtemps de dire que je considère le journalisme un métier formidable pratiqué dans un milieu entre difficile et même hostile à l’expression de la réalité qu’il serait censé diffuser. Les deux plus grandes dérives sont a) que la presse est entre les mains de grands groupes privés qui n’ont pas à coeur premièrement l’intérêt public mais leur profit matériel et b) que tant ces groupes que certains des journalistes, ceux qui se font leurs complices, sont trop proches des pouvoirs en place.
Ce que j’essaie en vain de faire passer, c’est ce que tu dis:

En dehors de cette malheureuse majorité, certains organes de presse, journalistes, et rédactions font un excellent travail. A nous de sélectionner nos sources en fonction de ce que l’on cherche.

Oui, ces personnes, et même ces rédactions, existent: ils s’appellent par exemple Camille, ou Simon, ou Richard, et ils nous rappellent régulièrement les règles élémentaires de notre métier.
Ce que je ne supporte pas, c’est que parce qu’il y a des ordures, tout soit considéré comme ordure.

Article: Presse et journalisme: un paradoxe

Je suis loin de chez moi depuis ce matin tôt et disserter à partir de l’iPhone…
TTE écrit depuis hier des posts-fleuves dans lesquels il se contredit, par rapport au sujet du jour mais aussi à tant d’autre fois. Dans une société régie par la libre concurrence et toutes ses dérives, y compris morales, il demande une presse pure comme si de changer la presse ça changeait la société.
Et des exemples comme celui de Camille Lepage ne sont pour lui qu’opportunisme émotionnel que les autres journalistes invoquent pour se donner bonne conscience.
Dans cette logique-là, rien ne changera jamais, même pas les journalistes.

Article: Presse et journalisme: un paradoxe

Anne Cuneo dénonce les pressions économiques dont s’accommodent les dirigeants de rédactions. ToTheEnd déplore le manque de courage des journalistes pour renverser cette situation.

C’est assez bien résumé.
Le hic est le suivant: lorsque l’on regarde la profession du dehors, lorsqu’on lit la charte déontologique, lorsqu’on voit les sacrifices consentis par une minorité, on a l’illusion que l’on va exercer un apostolat. Une fois qu’on est dans la plupart des rédactions, un piège se referme sur la plupart d’entre eux. Ils ne savent pas faire d’autre métier, maintenant ils ont une famille, ils sont coincés. Et les dérives commencent. Bientôt, l’idéal est perdu, le cynisme se pointe, et les compromissions peuvent commencer.
Le quotient de frustration dans les rédactions est énorme. Car avant de dériver, beaucoup de journalistes résistent. Pas assez longtemps, cela va de soi. Et – cela passe sous silence, mas n’en est pas moins réel – le pourcentage de pertes (journalistes, souvent brillants, qui s’en vont parce qu’ils ont la possibilité de faire autre chose) est assez haut.
J’ai eu personnellement beaucoup de chance: j’ai toujours travaillé à mi-temps, et je ne me suis jamais fait l’illusion de l’apostolat, comme d’autres.

Pour le bien de tous, il faudrait que le métier de journaliste au sens large soit largement revu et que les médias subissent une profonde restructuration pour ne pas dire assainissement.

Parfaitement d’accord, à ce détail près que je suis arrivée à la conclusion que seule une société différente peut assainir sa presse au point qu’elle devienne différente. Et les victimes, si on compte les persécutés, les emprisonnés, les bannis, en plus des morts, sont, dans le métier, plus de 1%.

Article: Presse et journalisme: un paradoxe

Plus que le travail des journalistes, je pense que les responsables de la hiérarchie des journaux sont à pointer du doigt.
La semaine dernière, par exemple, un journal de FranceInter à débuté par :
1) une femme entraineur d’une équipe de foot (2 ou 3 minutes)
2) Elections Européennes (1 mn)
3) Enlévement de jeunes filles au Nigéria (1 mn)

C’est quelque chose qui m’a toujours rendue dingue dans les rédactions où j’ai travaillé. Celle qui m’est restée particulièrement en travers de la gorge, c’est le soir où au Journal télévisé on a consacré entre 2 et 3 minutes au grave problème du prix de la place pour les bateaux dans le lac de Neuchâtel, puis 30 secondes au résultat d’une enquête d’un collègue sur la pédophilie en Suisse.
Une autre des choses qui m’ont toujours rendue dingue, c’est la question: accident? tremblement de terre? combien de morts? trente? sujet. Trois, pas la peine, on n’en parle pas.
Ce sont des décisions qui échappent totalement au journaliste, elles sont prises par des responsables ad hoc. Souvent, ils ont été journalistes: ce qui m’a toujours impressionnée (et fait refuser le job lorsqu’on me l’a offert), c’est qu’on a l’impression que ces gens ont complètement oublié qu’ils ont été journalistes un jour.

Article: Presse et journalisme: un paradoxe

J’essayais d’apporter des nuances à une affirmation simpliste: «les journalistes», mais avec TTE c’est peine perdue. Je n’argumenterai pas, c’est inutile.
La seule chose que j’aimerais commenter, c’est le rappel «émotionnel» des morts. On peut qualifier d’émotionnel le rappel d’une réalité généralement presque oubliée, si on veut. J’appelle cela rappeler des FAITS. Par respect pour ces morts. Je vous prie d’aller jeter un coup d’oeil au site de Reporters sans frontières. Vous y découvrirez un monde différent: celui de gens qui sont prêts à toutes sortes de sacrifices (y compris la vie) pour mettre à jour des réalités dans un monde où la presse est généralement entre des mains privées qui n’ont à coeur que de défendre ses intérêts, politiques et économiques. C’est à ces courageux journalistes-là que je rends hommage, et je ne les amalgame pas à la presse en mains privées et ses laquais – bien que souvent ce ne soit que dans ce contexte-là qu’ils trouvent du travail.

Article: Il y a des sciences qui ne sont pas exactes…

l’alchimie est sensible, elle a existé durant deux ans

Ah! Elle a existé! Mais alors n’est-ce pas la séparation d’avec ce (ou cette) pédagogue-là qui a provoqué la crise? Ce cas de figure-là, je l’ai aussi vécu, avec ma propre fille. On fait un transfert, et puis la vie nous sépare alors qu’on n’est pas encore prêt à quitter l’autre. Je souhaite vraiment que Junior retrouve une personne de confiance, qui à mon avis ne sera pas toi, mais quelqu’un d’extérieur à la famille, quelqu’un qui sera «à lui tout seul» – et à des dizaines de camarades, mais à personne d’autre de sa famille.

Article: Il y a des sciences qui ne sont pas exactes…

J’ai vécu la chose des deux côtés. En étant élèves, et en étant prof.
Lorsque j’étais élève: après la mort de mon père, blocage total, l’école c’est de la m…, et en Italie (où j’étais encore) ça ne plaisante pas: tu n’arrives pas à suivre, tu es écarté. Si tu es pauvre en plus, il ne te reste que les métiers subalternes.
J’ai été sauvée par l’émigration en Suisse, et pas tout de suite. Mais j’ai fini par tomber sur une institutrice qui m’a motivée à fond, et à la base c’était seulement en me disant des choses qui signifiaient, en résumé: je crois en toi, je te fais confiance. Et là-dessus, elle m’a mis au travail, et m’a donné plus de choses à faire que mes camarades, car en fait je n’avais qu’un vrai problème: je m’ennuyais, et une fois que le blocage a été surmonté, rien n’allait assez vite pour moi.
Me souvenant de cela, lorsque je me suis retrouvée enseignante quinze ans plus tard, j’ai essayé de faire cela avec mes élèves. Et j’ai constaté une chose: entre le cancre et celui ou celle qui le motivera et lui fera changer d’attitude, l’alchimie est très subtile. Je n’ai jamais compris pourquoi ça «prenait» avec l’une ou l’un et pas avec son voisin de banc.
Il ne me reste qu’à souhaiter à Junior de rencontrer le ou la pédagogue qui le motivera, car je pense que ce sera quelqu’un hors de la famille qui fera l’affaire.
Je souscris par ailleurs à la tentative d’analyse d’Ysengrin (commentaire 2).

Article: Le Jawbone UP24, c’est mieux que le UP normal, m’sieur?

Pourriez vous m’aider pour récupère un fichier dans Numbers que j’ai effacé sans avoir compris comment et dont je n’avais pas fait de copie

Va poser la question dans la partie Questions Mac du Forum
C’est rare que quelqu’un n’ait pas une réponse utile. Il faut s’inscrire au forum avant de pouvoir publier une question.

Article: Le Jawbone UP24, c’est mieux que le UP normal, m’sieur?

En fait, quand on parle Mac et accessoires, ça n’intéresse presque plus personne?

C’est pas ça, mais à part être ébahi, que veux-tu qu’on te dise?
Sinon, peut-être, que, moi aussi, je constate…

Tous ces bidules me font penser à cela

(voir le lien chez lui, commentaire 6)

Article: T’inquiète pas Doc, j’y suis pas allée à fond.

Ce n’est pas non plus, parceque la victime est une femme, qu’elle peut se transformer en agresseur à son tour… Parceque là, ça devient la loi de la jungle !

Tout le non dit de la discrimination, du deux poids deux mesures, est contenu dans de telles remarques. une femme dans la.situation de notre championne, si elle n’est pas entraînée comme elle, sent le dangeer imminent. La championne ne se sentait peut-être pas en danger, mais nous aussi avons des réflexes ataviques.
pour paraphraser Zallag, le mec a fait une bêtise, et elle a démontré par les faits, une fois hélas n’est pas coutume, à un agresseur ce que ça signifie que d’être victimes.
Je me répète: la main aux fesses, en plus d’un manque flagrant de respect pour la personne EST SOUVENT LE PRELUDE A LA VIOLENCE SEXUELLE.
En rire? Je ne fais que ça. Et vous répliquez par une vertueuse indignation suivie d’un tout aussi vertueux couplet sur la proportionnalité.

Article: T’inquiète pas Doc, j’y suis pas allée à fond.

Anne, tu ne peux pas écrire que ce mec va passer à l’acte, mais seulement que la probabilité est forte.

Tom, tu es jésuite, ma parole! Tu me forces à dire quelque chose dont j’use rarement: ton propos est un propos typique de mec.
Dans un véhicule bondé, un type qui me pinçait les fesses, j’ai fait mine de rien (le véhicule était bondé, que pouvait-il faire?), le mec a sorti son zizi. Quelques années plus tard, sur un quai de gare, ils étaient deux, sans l’aide de deux femmes qui sont arrivées à mon secours, le pince-fesse aurait été suivi de…? Fallait entendre les propos grivois qui accompagnaient l’acte. Voudras-tu une fois pour toutes comprendre que les types qui usent de ça, c’est qu’ils regardent s’ils peuvent aller plus loin? Ils tâtent le terrain, c’est le cas de le dire. Il est indispensable de mettre les choses au clair IMMEDIATEMENT, et vu la mentalité de ce genre de personne, il faut être parfaitement clair, car sinon ils reviennent à la charge.

Article: Juste juste juste…
Anne Cuneo
, le 05.05.2014 à 17:36
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Article: Juste juste juste…

Ce n’est pas seulement une question de comportement: c’est aussi qu’il faut que ceux qui travaillent rapportent toujours plus (donc moins ils sont moins ils coûtent et plus ils devront travailler, car pour diminuer les coûts on a économisé les marges – comme pour l’autobus), parce qu’il faut augmenter les profits à tout prix – ce n’est pas une pensée subversive d’une paumée de l’affluence, on peut lire ça dans tous les rapports d’activité des grandes sociétés. Que l’argent rapporte, c’est OK, mais depuis une quarantaine d’années, on demande aux entreprise de rapporter davantage que ce que l’économie réelle peut fournir, et du coup, oui – on va dans le mur. Il ne s’agit pas de se demander si c’était mieux avant, vu que ce n’était sûrement pas mieux, mais ce qu’on pourrait faire autrement pour que ce soit mieux MAINTENANT.
L’auteur et éditeur suisse Claude Frochaux a écrit un livre intéressant dans lequel il explique que les sociétés industrialisées avaient atteint à un moment donné leur équilibre, mais que comme leur vocation est de ne pas s’arrêter, elles ont dépassé ce point et vont vers l’autodestruction. On est d’accord ou pas, mais j’ai trouvé ce point de vue intéressant.
Le livre s’appelle L’homme achevé ou la fin des rêves, et en voici la présentation faite par l’auteur:
L’humanité a vécu son enfance du néolithique à 1960. De 1960 à 1975, elle connaît une adolescence aussi brève qu’effervescente. Dès 1975, elle accède à l’âge adulte. L’homme est achevé : c’est la fin des rêves. Revanche de la la réalité sur un imaginaire qui finit par s’estomper. Une ère inédite prend place qui impose un regard nouveau sur l’Histoire humaine. De la sortie de l’animalité à nos jours. Afin de comprendre, enfin, pourquoi nous en sommes là où nous en sommes. Si proches de nos devanciers et déjà si loin d’eux. Comme dans un monde nouveau qui aurait coupé le cordon avec le passé. Et nous laisse égarés, désemparés, nostalgiques aussi. En même temps qu’orgueilleux jusqu’à l’arrogance. Fiers d’avoir défriché de nouveaux territoires, conquis de haute lutte par le travail, par la science et les technologies. Et auxquels jamais nous ne pourrions renoncer quel qu’en soient le prix moral et les pertes culturelles, donc imaginaires.
Qu’est-ce qui nous est arrivé ? Pourquoi, comment ? Où allons-nous ?
Tout cela a-t-il un sens ? Si oui, lequel ? Sinon, tant pis. Nous continuerons, nous irons quand même. Où ? Nous ne savons pas. Il le faudra bien. Comme dit l’adage qui résonne, parfois, comme une fatalité maudite :
« On n’arrête pas le progrès ! » Il le faudra bien. Même sans savoir, en comptant sur nos seules forces. De raison.
Requiem pour un temps défunt et ouverture sur le monde nouveau. A explorer.

Article: T’inquiète pas Doc, j’y suis pas allée à fond.

un gars qui pointe une arme sur toi, je comprends que tu n’attende pas qu’il presse la détente. Là je ne comprends pas.

Je n’ai pas pu me connecter pendant plusieurs jours, mais je me suis rattrapée: j’ai lu les 161 commentaires de ce débat passionnant, et je voulais y ajouter mon grain de sel féminin.
Il faut être un homme pour dire ce que je cite plus haut par rapport à une main aux fesses. On ne PEUT pas comprendre tant qu’on ne se trouve pas face à ce genre de geste: toute femme sait que c’est un prélude, qu’il faut réagir vite, car sinon ce genre de mec va passer à l’acte suivant. Et il faut aussi comprendre ce que signifie ce début d’agression pour une femme qui voit d’un seul coup d’oeil qu’elle sera dépassée, le mec est plus fort qu’elle, et s’ils sont plusieurs… C’est une humiliation qui vient s’ajouter à toutes les autres.
Qu’une femme réagisse comme la championne d’Ysengrin – bravo. Et ce bravo-là non plus on ne peut pas le comprendre si on ne s’est pas trouvé dans une telle situation, qui n’est qu’un détail d’une discrimination humiliante dans toutes sortes de domaines. Oui, halte au harcèlement, sans «oui, mais…». Pour une fois où le tabassé est l’autre…

Article: La vie est éphémère, et peut ne tenir qu’à un fil… Alors, profitez-en!

@Dominique Python:
les chevaux ont le don de «sentir» les sentiments des humains. J’ai fait du cheval de façon intensive vers quinze ans (je travaillais pendant les vacances dans une écurie), et j’avais des cafards monstres, je me sentais abandonnée la plupart du temps. Lorsque j’apportais à boire aux chevaux, tout était bon pour me «consoler», coups de langue, tête sur l’épaule, danse sur place, hennissements, j’avais l’impression que certains me souriaient. Et lorsqu’on les montait, c’était encore plus évident, ils ressentent de quelle humeur tu es. J’adore les chevaux pour ça.
J’ai lu les mémoire d’un homme qui avait commencé sa vie alors que dans les rues il n’y avait que des chevaux, et qui écrivait alors qu’il n’y avait plus que des voitures. Il disait que pour lui c’était mieux avec les voitures, mais que ce qu’il regrettait, c’était l’empathie qu’il ressentait entre lui et les chevaux qui croisaient son chemin.

Article: La coinche sur Mac
Anne Cuneo
, le 22.04.2014 à 23:16
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Article: La coinche sur Mac

Souvenirs… Souvenirs… Ou plutôt pas de souvenirs: en lisant ce test, je me rends compte que j’ai complètement effacé les règles de la belote, à laquelle j’ai joué avec acharnement vers dix ans, avec une religieuse (si, si) très sympathique, qui se servait de la méthode ludique pour m’inculquer les bases du français – ça a assez bien réussi. Je n’ai pas oublié le français, mais j’ai oublié la belote. Ou était-ce la Coinche? J’ai un doute, justement, je n’arrive plus à «voir» si les cartes étaient distribuées en une fois ou en deux fois.