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Résultats pour l'auteur: Anne Cuneo
1489 commentaires trouvés.
Article: Et de treize!
Anne Cuneo
, le 29.12.2014 à 15:42
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Article: Et de treize!

J’ai regardé dans mes dossiers: pendant plusieurs années je n’ai osé écrire que sur le mac. Et puis un jour, je suis allées à Londres, et j’ai demandé à François si je pouvais écrire sur l’ouverture du 1er magasin Apple (vous ne me croirez pas, il était tout petit), François a dit oui, on était vers 2005. Après qui il m’a fait savoir qu’il n’arrivait plus à écrire au rythme d’enfer qui était le sien à l’époque, et il m’a dit qu’il lui fallait trouver des rédacteurs, et pourquoi pas moi?
«Mais enfin, François, par rapport à vous, je n’ai que quelques programmes déjà testés à mort.»
«Alors écris sur autre chose.»
Il a proposé ça à d’autres, et Cuk est devenu ce mix absolument unique. Ces derniers temps, j’ai eu un problème qui m’a donné des velléités d’abandonner, mais je me rends compte que cette chance qui m’est donnée de raconter une histoire chaque mois sur ce site me manquerait.
Quant au forum qui semble peu apprécié, chaque fois que j’ai posé un problème on m’a donné la solution.
Alors, merci François, merci tous, contributeurs, commentateurs et lecteurs. En avant pour le 26e!

Article: Sept semaines à l’hôpital

Point d’orgue kafkaïen: j’apprends de. source sure que si , une fois à l’hôpital gériatrique je n’ai plus pu en sortir, c’est qu’ils s’accrochent aux malades  » normaux » qqui leur permettent de justifier leur titre d’hôpital. Les infrastructures manquent? Détail. Mon médecin a fout fait pour me transférer en cardiologie. Rien à faire. Kafka reigne.

Merci à tous pour vos contributions et vos voeux.

Encore une fois sur iPhone: danger de coquilles.

Article: Sept semaines à l’hôpital

Je dois être dans un hôpital particulier ((l’hopital gériatrieue ne compte pas parce qu’on vs. considère comme incapable de prendre des décisions), mais on me demande mon autorisation pour la moindre pilule, on vérifie mon identité a la moindre piqûre, et la seole feuille que j »ai dû signer, c’était pour oui ou non me ranimer au cas où. J’ai dit non, même si c’est une « erreur médice ».Et j’ai apprécié ces contrôles. Le risque zéro n’existe pas et il faut être déraisonnable pour ne pas accepter. Les fous des tribunaux qui font des procès à tout bout de champ utilisent la santé commee reste.

Via Phone, coquilles possibles

Article: Sept semaines à l’hôpital

Je vois, cher Fraançois, que tu ne comprends pas bien le fonctionnement des choses.D’abord, les Suisses viennent de refuser une rationnalisation des assurances (40 assurances différentes, 40 adinistrations , 40 PDG grassement payés – ce gaspillage là fait partie du discours sur les assurances), ils ont cru les arguments d’un lobby. Ensuite, les économies sont faites sur le dos du personnel, et la décision de faire des économies est politique. Ce sont toujours la santé et l’instruction publique qui trinquent sur la part cantonale et fédérale des coûts de la santé et de l’instruction. Et enfin, ces équipements, tu crois qu’ils. Ies prennent où?
Et les médicaments? Novartis, Hill Com etc. Et que crois-tu qu’ils fassent de leurs bénéfices?
Les discours simplistes ne son pas ton genre, tu m’étonnes un peu.

Depuis mon iPhone. Coquilles éventuelles

Article: Sept semaines à l’hôpital

Anne, au vu de ce que tu décris des symptôles que tu présentais, il faut ētre particulièrement incompétent médicalement pour passer à côté d’un bloc auriculo-ventriculaire du 3 ème degré: il suffit de pratiquer un èlectrocardiogramme. Que ce soit aux urgences ou en gériatrie la somme des incompétences est rffrayante.

La seule faible excuse des médecins, serait que mes électrocardiogrammes étaient toujours impeccables.
Sauf que si j’avais été en cardiologie on aurait aussitôt procédé à un «tilt-test», qui provoque l’évanouissement pour voir ce qui se passe alors. En gériatrie, il leur a fallu trois semaines pour en apprendre l’existence. On l’a fait, on a vu que je faisais des arrêts du coeur, et ils ont encore tergiversé de l’opportunité, décidé que non, après quoi mon cardiologue privé a gueule, organisé, et fait poser ce pacemaker en 36 heures

Article: Yosemite – coup de gueule

Encore plus idiot : j’ai TOUT depuis 1984 (données en provenance de l’Apple II) sur mon MacBook Pro, mais sous 10.6.8 Snow Leopard ;-)

Moi aussi, tout depuis 1985 et mon premier Mac!

Je n’ai pas osé installer Yosemite, car la version précédente a fait disparaître tout mon courrier, j’en ai récupéré grâce à une sauvegarde, mais ce n’est pas la même chose.

Article: Sommes-nous trop exigeants ?

Précisément, cerock!
J’ajoute en toutes petites lettres rougissantes qu’à part quelques jobs que je suis empressée de quitter, j’ai été heureuse au travail aussi.
@ zit créer dans la douleur? Quelle douleur? Mal de dents? Migraine? Ou tu parles de quand on a raté et on doit recommencer? Parce que ça, c’est énervant sur le moment , mais apres… Même si on recommence trois fois. A mon avis.

Article: Une nuit aux Urgences
Anne Cuneo
, le 20.11.2014 à 20:00
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Article: Une nuit aux Urgences

Nous autres, on parle de médicaments dont la recherche était entièrement financée. Toi. TTE, tu la raméne avec la recherche qui coûte un milliard aux labos. une fois du plus, tu fais dévier une réflexion sur la santé vers le profit. Dans la course à l’ultralibéalisme, l’homme ne compte plus, le fric a toujours le dessus. Tu nous a expliqué ad nauseam ton point de vue. J’avais voulu parler des gens qui sont derrière la médecine et ses profits. Basta.

Article: Une nuit aux Urgences
Anne Cuneo
, le 20.11.2014 à 15:17
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Article: Une nuit aux Urgences

Un médicament qui soigne très efficacement certains cancers a été mis au point par un groupe de chercheurs européens financé par le Conseil de l’Europe. Coût de fabrication: 40 francs. Vendu en Europe à des prix entre 120 et 180. Jusqu’à ce qu’un groupe pharmaceutique suisse mette la main sur le brevet pour une somme dérisoire et le commercialise en Suisse avec la bénédiction de Swissmedic. Pour 4’000 (oui quatre mille) francs la dose. Pour la mentalité ultralibérale c’est sans doute un beau coup.
Pour les malades qui meurent parce que ce médicament n’est plus à leur portée, c’est un.crime.
La question de zit est on ne peut plus pertinente.

Article: Le Kindle au quotidien
Anne Cuneo
, le 19.11.2014 à 08:52
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Article: Le Kindle au quotidien

J’avais acheté un Kindle au début, le 2 je crois, et je l’ai utilisé pour lire en route jusqu’au jour où je me suis retrouvée à l’hôpital (il y a quelques années) et que j’ai trouvé le Kindle malcommode à tenir lorsque j’étais couchée. J’ai alors cherché une manière de ne pas manquer de i-lecture, et je suis tombée sur l’app Kindle pour iPhone.
J’ai été très contente de lire l’analyse approfondie du Kindle, cela m’a permis de voir que je ne manque rien. J’ai aussi installé Kindle sur iPad mais l’utilise rarement, car l’iPhone a un atout unique: il se tient sans peine dans le creux de la main. Et pendant ces deux mois d’hôpital, j’ai eu l’occasion d’apprécier, du premier au dernier jour.
J’en suis encore à l’iPhone 5, il faut que je teste le rapport entre le 6 et ma main.
La chose qui me déplaît avec Kindle, c’est le monopole d’Amazon, mais bon… C’est un autre discours.

Article: Une nuit aux Urgences
Anne Cuneo
, le 18.11.2014 à 14:12
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Article: Une nuit aux Urgences

Ceci ne correspond pas (j’espère) à un accueil pour « urgence vitale » mais plus à quelque chose de considéré (à tord ou à raison) comme une urgence ressentie, non liée à une pathologie médicale urgente.E

Merci, Nept, de ce compte-rendu de l’intérieur.
Ce que j’avais, c’était une insuffisance cardiaque qui se manifestait par a-coups. Comme je suis arrivée entre deux «crises» j’ai probablement donné l’impression d’être une urgence ressentie. Je me suis trouvée très mal à la limite de l’évanouissement plusieurs fois dans la nuit, personne n’a même contrôlé ma pression. Pendant la journée qui a suiivi, je me suis évanouie à répétition. Et pour finir il a fallu un pacemaker. Mais les urgences genevoises comme elles sont organisées maintenant classent d’un coup d’oeil après quelques questions générales. Pas sérieux, tout de même. Ce qui m’étonne, c’est qu’il n’y ait pas plus de décès parmi les urgences ressenties. Le système du triage immédiat et de la prise en charge en amont, et non en aval de l’attente, fonctionne visiblement, chez Nept comme à l’hôpital orthopédique de Zurich, beaucoup mieux.

Article: Une nuit aux Urgences
Anne Cuneo
, le 18.11.2014 à 08:12
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Article: Une nuit aux Urgences

Je me permets toutefois une remarque plus légère, mais qui a sa valeur au vu du réconfort que cela t’a apporté: la batterie de ton iPhone a tenu!

Désolée, mais la misérable batterie de mon iPhone n’aurait pas tenu. Elle était mourante lorsque je suis arrivée en « salle d’attente. » Ce qui a tenu, c’est la présence d’esprit de la malade combinée à la présence d’une prise. J’avais pris le chargeur. On ne peut pas compter sur un iPhone 5 pendant plus de 5 heures.

Article: Une nuit aux Urgences
Anne Cuneo
, le 17.11.2014 à 19:10
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Article: Une nuit aux Urgences

Alors là, l’argument selon lequel les fragiles coûtent cher, aux deux bouts de l’échelle, j’en ai hypermarre. Les enfants sont l’avenir de la société, ils ont droit à sa protection. Je peux vous présenter quelques produits des couveuses qui sont l’un physicien, l’autre professeur de droit international auprès du Tribunal de la Haye, et qui, à l’époque où «la médecine coûtait moins cher» n’auraient pas survécu à leur naissance prématurée.
A l’autre bout de l’échelle, les personnes âgées aussi coûtent cher. Parce que la société s’est donné pour but de prolonger la vie (merci), mais ne s’est pas donné le but de le faire honorablement.
Ces «vieux qui coûtent cher» ont payé toute leur vie des impôts parfois considérables, qui étaient censés financer entre autre la santé publique, ont raqué des primes d’assurances parfois écrasantes, ils ont le droit de vivre autant qu’ils le veulent.
Il y a même des lois qui les empêchent de mourir quand ils n’ont plus envie de continuer.
Par ailleurs, il faudrait peut-être voir que ces «vieux qui coûtent cher» sont les vaches à lait de la médecine libérale, de l’industrie pharmaceutique, de l’industrie des maisons de repos.
Je reconclus ce que j’ai déjà conclu une fois: nous sommes un des pays les plus riches du monde – il n’y a aucune raison que la médecine ne soit pas à la portée de tous, quel que soit l’âge.

Article: Une nuit aux Urgences
Anne Cuneo
, le 17.11.2014 à 15:16
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Article: Une nuit aux Urgences

En France, Patrick Pelloux s’est fait le chantre très médiatique de la dégradation des soins rendus aux Urgences.

« Il tient une chronique dans Charlie Hebdo où il conte des anecdotes de son travail et dénonce les conséquences des décisions politiques prises par les gouvernements successifs sur l’hôpital public. »

Patrick Pelloux a fait le tour de la question, valable pour beaucoup de pays européens. TOUT EST UNE QUESTION DE CHOIX.
Je me réserve d’expliquer comment l’argent de la santé est voté (du moins en Suisse), comment il est distribué, car lorsqu’on passe deux mois à l’hôpital et qu’à l’exception de quelques jours terribles où on est trop mal on est parfaitement lucide, la manière dont l’argent est utilisé est absolument époustouflante.
Pour ce qui est des policiers aux Urgences, il est évident que si tout aboutit au même guichet, ils sont indispensables.
Le canton de Zurich a mis au vote la création d’un lieu réservé à ceux qui ont besoin de policiers. Il est déjà ouvert de façon expérimentale, maintenant on aimerait qu’il devienne cantonal. Un médecin m’a dit que si ça marche, ça peut diminuer les temps d’attente aux Urgences de de 40 à 50%, automatiquement.
Le problème, je ne le dirai jamais assez, est premièrement politique.
Et par ailleurs une terrible contradiction se fait lentement jour, que ces mêmes politiques prennent peu ou pas en compte: la médecine a livré un combat acharné pour que nous vivions plus longtemps. Dans l’ensemble, le combat est en train de porter ses fruits. Mais la société ne s’est pas adaptée – et la plus grande réadaptation loupées ou semi-loupée est dans les soins médicaux et le social. Rien n’a vraiment été prévu suffisamment de temps en avance: ni l’état dans lequel cette population âgée allait se retrouver, ni combien elle coûterait.

Article: Une nuit aux Urgences
Anne Cuneo
, le 17.11.2014 à 11:08
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Article: Une nuit aux Urgences

Merci pour vos commentaires.
En fait, que ce soit clair, je n’ai pas décrit ce qui m’arrive pour me plaindre de mon cas. Oui, j’ai parlé de mon cas parce que le hasard veut qu’observer et relater soit mon métier. Mais ce que je voulais, c’était dénoncer une situation. J’ajouterai que j’ai dû aller plusieurs fois dans le même hôpital en situation d’urgence mais sans passer par les Urgences, et j’ai été prise en charge immédiatement. Lors de mon angine de poitrine, je me suis retrouvée sur une table d’opération une heure après être arrivée. Lorsqu’une hémorragie interne m’a terrassée, j’étais accrochée à une poche de sang dans la demi-heure. Le paradoxe, c’est que quand on arrive aux Urgence hors des heures, on attend forcément, parce que c’est comme si le flot nocturne d’arrivées était un éternel imprévu.
J’ai vécu des Urgences de cauchemar à Zurich, lorsque je me suis retrouvée à l’hôpital cantonal à minuit avec deux côtes cassées après un accident de tram (freinage hyperbrusque). L’une d’elles aurait tranquillement pu me transpercer un poumon, j’ai passé une nuit dans un couloir sans que personne s’occupe de moi, rien à boire, douleur insoutenable. Une de mes amies est venue me chercher à l’aube, m’a amenée chez un radiologue puis chez un médecin. A l’hôpital, ils ne s’en sont même pas aperçus.
J’ai aussi vécu des urgences réorganisées dans un autre hôpital lorsque je me suis cassée une jambe à 11 heures du soir. On était pris en charge et mis au lit confortablement par le personnel soignant dans l’heure, on nous donnait un anti-douleur en attendant que le médecin arrive. Dans le cas de ma jambe cassée, on a tout de suite fait des radios. Il y avait des arrivées à jet continu, mais la consigne était: pas d’attente de plus de 30 minutes, et ils s’étaient réorganisés en conséquence. Une fois qu’on était couchés, pomponnés – dans un des dortoirs divisés par des rideaux, musique classique douce, infirmière affectée à notre surveillance -, on attendait le médecin, parfois pendant plusieurs heures. Mais on voyait tout de suite un spécialiste du problème annoncé à l’arrivée. L’attente n’avait plus la même importance, d’autant plus qu’on surveillait votre état.
Pour réussir ce bel exploit, ils avaient augmenté leur personnel des urgences de 20 %, mais le coût n’avait augmenté que de 8 %, car les gens étaient expédiés plus efficacement et restaient moins longtemps aux Urgences autant qu’à l’hôpital lui-même. Donc, c’est possible. La volonté doit être politique.

Article: Haut-Parleurs Bluetooth
Anne Cuneo
, le 10.11.2014 à 17:00
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Article: Haut-Parleurs Bluetooth

J’ai une question qui va étaler mon ignorance, mais tant pis. Mettons que le bluetooth ne fonctionne pas, est-ce que le haut-parleur bluetooth peut être branché avec un fil?
J’ai depuis longtemps deux haut-parleurs Bose Companion 20 connecté à mon ordinateur, ils sont sublimes. La pub dit qu’il n’y a pas de réglage des basses et des aigus, mais sur le mien, il y a. 250 fr. actuellement, je les ai payés plus de 300 fr. dans un magasin Apple.
Je me suis demandé si j’achèterais un bluetooth Soundlink. Et alors est venue la question.

Article: Une semaine avec Yosemite mis à jour le 20.10.2014 à 22h22

le comportement de Mail

J’ai bien entendu qu’on me conseille de changer de soft pour le mail, mais en attendant il faut mettre à jour, et déjà sur un des sites que je fréquente, quelqu’un se plaint d’avoir perdu tout son courriel en passant à Yosemite. Comme moi en passant à Maverick.
Attendons une Yosemite.2, je suppose.

Article: Une semaine avec Yosemite mis à jour le 20.10.2014 à 22h22

J’ai installé Maverick sur un de mes quatre ordinateurs, et j’ai aussitôt perdu 10 ans de gmail. J’en ai récupéré 9+ 8 mois grâce à une copie, le disque du back-up de la veille ayant grillé comme par hasard. Mais ce n’est pas la même chose, les courriels sont moins faciles à atteindre. Ni Apple ni Google sont entrés en matière.
Alors, computeuse échaudée…
Comme dit Soizik, la prudence s’impose.
Testez encore, chers amis, d’avance merci.

Article: De Louvain à Louvain-la-Neuve à vélo : une balade universitaire belge

Encore une évocation qui me rappelle un voyage. Je l’avais fait à la recherche de vieillies orgues à la fois pour entendre leur son ( et pouvoir le décrire) et les filmer. Comme nous avions tout en matériel, nous étions en voiture, mais un jour nous avons fait à vélo de Louvain à… J’ai une incertitude. Je pensais à Wavre, mais je ne me souviens pas de la montée célèbre dont tu parles. En tout cas, j’en garde un souvenir lumineux.

Article: Littérature (suisse?) – la grande négligée

@ Marcolivier Un peu tard ce soir, je ferai un jour une humeur sur l’évolution des maisons d’édition depuis la fin de la 2e guerre mondiale, en Europe et surtout dans le monde anglosaxon, qui publie la langue dominante. Qu’on parle rugby ou littérature, je dirai que l’invasion de la pure spéculation financière dans le sport comme dans la littérature les a détournés de ce qu’ils avaient été jusque-là.
Et après ce teaser, bonne nuit. Mais je le ferai un jour, promis.

Article: Littérature (suisse?) – la grande négligée

Le remède serait la création de structures para-étatiques, avec nécessité de résultats, non pas individuels, mais globaux.Il s’agit en effet aussi bien de considérer l’éventuel best-seller que l’ouvrage ultra-pointu, qui ne répondent pas aux mêmes critères. Mais cela nécessiterait une avancée dans la réflexion qu’aucun responsable politique ne possède actuellement. Et en général, la question les laissent parfaitement indifférents.

Exactement. Ils font ça en Finlande depuis des décennies, ça marche! En Suisse, rien de tel.

Article: Littérature (suisse?) – la grande négligée

Ici on prône encore la solitude de l’artiste, qui ne doit qu’à son génie solitaire d’être finalement révélé, avec si possible l’aide d’un Etat qui joue souvent à la loterie artistique. Là-bas, ce sont des structures qui certes ont pour but de vendre, mais savent soutenir et aider les talents dans ce but.

Cher Argos, c’est exactement là que sont et le problème, et ma «revendication», considérée si absurde par certains: les Américains disposent d’un marché si vaste, ils écrasent tout comme tu dis, c’est pour cette raison que pour faire survivre les littératures nationales (dont tant de livres finissent par nous enchanter lorsqu’ils arrivent, péniblement, à être traduits), il faut un correctif de l’Etat: il faut aider à créer des agents, une publicité sur mesure pour le livre, un soutien à tous les écrivains. La Suisse n’a rien de tout ça. Je me répète: on a compris la nécessité du correctif pour le cinéma, et partiellement pour la musique – pas pour la littérature. Les bourses distribuées aux écrivains depuis deux ans par Pro Helvetia le sont sur concours – loterie artistique, comme tu dis. Quant aux éditeurs, l’aide se limite à des subsides de traduction, par souci de cohésion nationale dit-on, mais tous leurs autres besoins sont pratiquement ignorés.
Si on aidait à faire vivre les littératures nationales, elles finiraient par prospérer et par avoir moins besoin d’aide.

Article: Littérature (suisse?) – la grande négligée

pour connaître le succès — en termes de ventes, de traductions étrangères, voire de droits d’adaptation cinématographique —, il est préférable pour un auteur romand de situer son roman dans une Nouvelle-Angleterre hoppérienne et de mettre en scène une ingénue sous-nabokovienne, plutôt que de mettre les mains, sinon dans le cambouis, dans l’encre d’imprimeurs artisans.

J’adore ce pseudo. Ou est-ce vraiment votre nom?

Ce n’est pas tellement ça, bien que ça joue un tout petit peu. Ce qui manque, c’est les moyens donné aux éditeurs d’avoir des agents qui s’occupent de vendre les traductions, qui les aident à établir des contacts, qui établissent un vrai lectorat. C’est un soutien sur un marché complètement biaisé.

Je donnais l’exemple du Maître de Garamond parce que c’est la seule fois où j’ai tenu une comptabilité précise, mais cela dit, c’est un des deux ou trois de mes livres qui a couvert ses frais: il s’est vendu à quelque 60’000 exemplaires, et il se vend toujours. L’amour de la typographie est un sujet aussi porteur que les ingénues sub-nabokoviennes ;–)).

Article: Littérature (suisse?) – la grande négligée

Toutes les professions à idées, artistiques ou scientifiques, se heurtent actuellement à cette notion malheureusement populaire: une idée, c’est gratuit et facilement accessibleE

voilà un résumé foudroyant de tout le problème. c’est le fond même de la pensée non seulement des consommateurs, mais aussi des autorités. seuls ceux qui ont les idées et ceux qui essaient de les répandre se rendent vraiment compte de la réalité des choses.

Article: Littérature (suisse?) – la grande négligée

Mais il y a une résistance tenace et qui se manifeste par des initiatives locales, mais révélatrice de l’attachement au livre

Si ce n’est pas indiscret, sur quoi ont porté les attaques donnant lieu à prises de bec.

ma réponse touche les 2 questions.
les iniatives locales aident bien sûr, l’aide privée existe. c’est l’aide publique qui est totalement inadéquate et tient compte de principes dépassés, notamment que pour écrire un livre, il faut de l’inspiration, un crayon et une feuille de papier. il est vrai qu’il faut tout ça, mais avec seulement ça, on n’arrive à rien. un roman n’est pas seulement le fruit de l’imagination, il est aussi tributaire de recherches, qui coûtent parfois trés cher.
je me suis amusée à tenir une comptabilité exacte pour un seul de mes livres, le maître de garamond: entre voyages pour voir les lieux où garamond et son maître augereau avaient vécu (paris, le marais poitevin, fontenay le comte, poitiers), les imprimeurs au plomb pour comprendre le processus, les livres, etc. je suis arrivée à plus de 30’000 francs suisses, et je ne compte pas l’amortissement de mon équipement informatique, le loyer de mon bureau (quoi? un écrivain qui a besoin d’un bureau? – ben oui), et last but not least, je ne compte pas de salaire – si je n’avais pas, le reste du temps, été journaliste, de quoi aurais-je vécu? en fait, le maître de garamond n’aurait pas été écrit, c’est simple.
la terre aurait tourné tout de même, vous me direz.
bref, l’un dans l’autre, ce livre a coûté dans les 120’000 fr.s. en comptant que j’ai écrit pendant deux ans à mi-temps, donc un salaire d’environ 35’000 fr. par an, 2000 par mois, modeste en fait.
La prise de bec vient de ce qu’un producteur de cinéma me trouvait culottée (sic) de comparer la production d’un simple livre à celle d’un film pour lequel il faut des millions de matériel et de technique, alors qu’un producteur de livres (un éditeur) n’a pas besoin de grand-chose.
Je vous fais grâce du détail, mais le maître de garamond a coûté à l’éditeur quelque 50’000 francs. C’est moins, certes. Mais si vous avez besoin d’un million et qu’on vous le subsidie, et qu’il vous faut 50’000 francs qu’on ne vous subsidie pas, l’absence de subside est très signiicative. et pour l’édition, on ne prend pas en compte les moyens qu’il faut, une fois les livres imprimés, pour les faire connaître, ainsi que leurs auteurs.
il est très difficile de faire comprendre aux fonctionnaires de la culture qu’un producteur di livres est confronté aux mêmes difficultés qu’un producteur de films – et même des producteurs de films trouvent que j’ai du culot de les comparer à des éditeurs.

ps. pardon pour les minuscules, c’est pour aller plus vite sur l’ipad.

Article: Temps
Anne Cuneo
, le 07.10.2014 à 18:51
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Article: Temps

Je croyais que cela allait de soi, sinon j’aurais évidemment dit d’où cela venait!
Je l’avais écrit le jour où le TJ m’avait envoyée en Bosnie, et j’ai assisté (par un de ces hasards…) aux premiers coups de feu. La transformation qui s’est passée en un instant (disons quelques jours) m’a bouleversée. Tout à coup une minute pouvait faire la différence.

Article: Temps
Anne Cuneo
, le 07.10.2014 à 16:16
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Article: Temps

Juste le temps

Juste le temps d’une caresse
Au coeur de mon oubli
Juste un bourdonnement d’abeille
Et son dard de miel transi

Juste le temps d’un cri
Aux nénuphars de l’étang
Juste le froufrou d’un oiseau
Dont la tête sous l’aile s’est blottie

Juste le temps d’une rafale
Qui explose l’onyx de la nuit
Et le temps d’une fuite éperdue
Aux tréfonds de l’oubli

Juste le temps d’un je t’aime
Le temps d’un je t’aime aussi
Juste le temps de courir
De rire au vent de midi

Juste le temps de sourire
A l’autre qui vous sourit
Juste le temps d’enjamber le fleuve
D’aborder dans l’euphorie

Juste le temps de dire
‘La guerre est déclarée’
Juste le temps de dire: non!
Juste le temps de dire oui.

Une abeille de cuivre chaud te foudroie
Et c’est fini
Auras-tu eu le temps
Juste le temps
Le temps d’aimer
Le temps de courir vers lui
Le temps de rire et d’éclore
Le temps de vivre.

Une minute.
Juste le temps

Article: Mon rythme cardiaque
Anne Cuneo
, le 06.10.2014 à 17:11
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Article: Mon rythme cardiaque

Enfin, je crois que figurer en photo dans un de ces torchons qui, hélas, donnent du travail à certains, n’est pas le signe d’un présence neuronale structurée.

Malheureusement, on s’y retrouve parfois malgré soi, on est surpris d’apprendre qu’on a dit des choses qu’on n’avait même jamais pensées. Je considère donc que les neurones, ce sont surtout celles d’un journal qui était pourtant bien, mais qui s’est dégradé, ou pour mieux dire a été dégradé, au point de n’être même plus digne des salles d’attente de dentiste.
Quant à Steve Guerdat, il n’a certainement pas dit sa c…. (j’ai peur que la patience de François soit à bout, je m’abstiens de mettre le mot entier) comme ça, sec, sans contexte. Ce n’est pas à lui qu’il faut s’en prendre, mais au journal, dont le rédacteur responsable a laissé passer cette citation. Même si vraiment Guerdat avait dit ça et seulement ça, on ne peut pas publier ça sans plus.
Je ne reviens pas sur tout ce qui a été dit, je plussoie à un peu tout le monde, à commencer par Mme Poppins.

Article: Air14 – Le centenaire de l’armée de l’air suisse

J’ai été malade, ne rattrape qu’aujourd’hui – la pluie après les vendanges, quoi…
Ce genre de manifestations me laisse indifférente, je dois dire. Ma seule objection si j’avais eu l’idée d’en exprimer une, aurait été la pollutiom. Parce que le débat sur l’usage de la force et l’utilité des armées ne peut pas passer à travers l’organisation d’une commémoration.
L’armée de l’air suisse s’est confrontée deux fois à l’armée allemande pendant la bataille de France, et a eu le dessus. Ça a fait un foin diplomatique incroyable, Hitler a menacé d’un bombardement énaurme si ça se répétait. Ça ne s’est plus répété, on peut débattre pourquoi. C’est pourtant le détail qui m’a toujours rendue prudente face aux exigences de supprimer COMPLETEMENT l’armée.
Tant que d’autres utilisent la force comme argument, on ne peut hélas pas ignorer la force.
Je suis opposée à l’achat d’avions inutiles et hors de prix, mais une infrastructure…
Mais, encore une fois, ce dèbat ne passe pas par une commémoration historique.

Article: Regards sur la Chine – partie 2

Zhengzhou! Un autre souvenir de voyage. J’étais allée en Chine en petit groupe, et le hasard voulait que cette semaine-là la TV chinoise ait entamé un cours d’anglais pour les masses. A une certaine heure du soir, tout le monde s’asseyait devant le poste pour apprendre la langue.
Moi, ignorante de tout cela, un jour à l’heure de la sieste, j’ai eu envie de faire un petit tour toute seule. Je suis donc sortie de mon hôtel. Il n’y avait pas encore beaucoup de touristes à l’époque. En deux minutes, j’étais quasiment ensevelie sous une avalanche de gens qui ont soudain envahi une rue qui avait été déserte. Et tous me tendaient la main, faisaient une courbette très peu britannique et me disaient: Good moor-ninngg, how are you today? Ils voulaient exercer leur leçon. J’avais fini par m’asseoir sur un banc dans un square proche (où je les voyais tous les jours à l’aube faire leur gymnastique), et par avoir une coversation, premier degré leçon 1, avec tous, je posais les questions (élementaires), ils répondaient tous ensemble. Le gardien du square m’avait fait dire qu’il remerciait cette amie du peuple.
L’expérience s’est répétée à Kungming, mais cette fois je l’ai provoquée consciemment. Dans le Sud, on tombait encore parfois sur des gens qui avaient appris le français parce qu’ils étaient allés au Vietnam, et en gardaient quelques bribes. J’avais pensé, avec raison, que j’aurais ainsi avec les gens un échange meilleur qu’à travers un guide.

Article: De Bruxelles au Brabant wallon à vélo (bis)

Je suis allée en vacances à Genval, il y a longtemps, et j’ai fait (en plusieurs fois) ton tour à vélo, mais moi… c’était en mobilette. On a le souffle qu’on peut, que veux-tu. En tout cas, je garde un souvenir très positif de mon exploration de cette partie du Brabant, et ça m’a fait plaisir de voir les photos et de reconnaître les lieux.

Article: En vrac
Anne Cuneo
, le 16.09.2014 à 05:44
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Article: En vrac

Tu m’angoisses iYannick. déjà que je me suis réveillée à l’heure des insomniaques, mais si tu me dis qu’on ne peut plus tenir l’iPhone, même le petit, dans le creux de la main, alors… tu me diras que je n’éprouve pas le besoin de jeter mon iPHONE 5, et je le garderai, en dépit du fait que la vie de la batterie est courte. Mais enfin, les accidents, ça arrive. Et alors… Pour lire au fond du lit, ou dans les salles d’attente, je fais comment. Bref, question existentielle, très tôt le matin.

Article: Carlo Gatti enfin en lumière

@ Merci pèlerin, j’ai corrigé le deuxième lien. Par ailleurs, je dis dans l’introduction que dans ce deuxième billet je partageais avec vous un magnifique texte de Rimbaud, mais ce n’est pas exact. Dans ce billet, Frank Pastor nous le signale, mais ce n’est qu’une année plus tard, au hasard d’une remarque d’Ysengrin sur Rimbaud, que je vous ai donné ce texte à lire, ici.
Je m’en suis largement servie, c’est une des meilleures – sinon LA meilleure – descriptions de la traversée du Gothard avant le train, et en hiver, faites au moment où se passe l’action du livre qui existent (en mentionnant la source, bien sûr, j’ai d’ailleurs donné toutes mes sources dans Gatti’s Variétés).

Article: Vous connaissez la chanson ?

En reparcourant les contributions de hier, je me suis rendu compte que j’aurais dû dire (car j’ai choisi d’en parler aussi haut et fort que possible dès l’instant où cela s’est produit) que lorsque je parlais de l’agression sexuelle (et je refuse l’idée de « graduation ») je le faisais depuis l’intérieur. J’ai essayé de me « débarrasser » de ce qui m’était arrivé, de l’effacer en quelque sorte, en le racontant dans un livre que vous pouvez tous lire, puisqu’il a paru ici-même à l’époque où cuk a publié mes polars en feuilleton du dimanche (Âme de bronze), si vous l’appelez dans « rechercher » vous en recevrez sans doute les références, il y en a une quinzaine d’épisodes.
Pour moi, ce livre a été, de ce point de vue là, inutile. Tout un pan de ma vie affective a été détruit pour toujours. Je crois que toutes les victimes de violences sexuelles vous diront cela, et c’est d’autant plus horrible que souvent l’agresseur oublie.
L’agresseur, lorsqu’il a été dénoncé, a écopé de x mois ou années de prison. Pour la victime, sur ce plan-là, c’est une prison invisible et insidieuse – à vie.

Article: Vous connaissez la chanson ?

ma question portait non sur le viol mais sur l’agression sexuelle. J’ai l’impression que pour certains, du moment qu’il n’y a pas eu pénétration ça n’est pas si grave.

Je pense qu’il faut avoir subi une agression sexuelle pour comprendre qu’il n’y a pour la victime pas de différence. Avant que ça nous arrive on croit savoir, mais en fait on ne sait pas.

Via iPhone

Article: Vous connaissez la chanson ?

comment évaluer, « quantifier » la gravité d’une agression sexuelle?

C’est le plus simple: à partir de l’instant où une femme (ou un homme) a dit non, et l’autre force, il y a viol. Il n’y a pas un viol moins grave qu’un autre.

– comment aider la victime à se reconstruire, et d’abord à se débarrasser de la part de culpabilité que – paraît-il- beaucoup ressentent?

Très difficile sinon impossible. Cet instant où le moi a été nié, tué, reste toujours en toi. Il y a des personnes qui n’arrivent à parler de leur viol que 50 ans plus tard. Et pendant ce temps, ça les bouffe, consciemment ou inconsciemment, ça change leurs comportements. Je pense notamment à «notre» Roger, violé adolescent ET par une bonne soeur ET par un curé. Il lui a fallu toute la vie pour arriver à faire face, et à écrire ce livre très courageux que vous savez.

– comment l’aider à dénoncer ce crime odieux, sans pour autant être obligée de le revivre encore et encore, en devant assumer, en plus, le regard de certains qui lui reprocheront sont maquillage, son décolleté, ou simplement son sourire?

On ne peut pas «aider» quelqu’un à dénoncer le viol. Ou le violé a en lui la possibilité de le faire, ou pas. Et quand il ne l’a pas, souvent personne ne sait même qu’il/elle a été violé, et alors là, aider, bonjour les psychanalyses. Quant aux reproches sur les vêtements etc, c’est une manière comme une autre de rejeter la faute sur le/la violé(e).

– quelle formation pour les différentes personnes (dont la police) qui ont à recevoir ces victimes?

La formation des policiers des brigades de moeurs a fait un très grand pas en avant depuis une génération, mais rien qu’à voir le quasi-silence qui entoure cette contribution, on se rend compte que c’est très complexe pour tout le monde.

– Que s’est-il passé dans la vie de cet individu pour qu’il devienne ce monstre? C’est pour moi un grand mystère.

Mais pas une raison de lui trouver une quelconque excuse.

Pour toutes les autres questions que tu te poses, il me semble que Mme Poppins a très bien répondu d’avance, pour ainsi dire.

Article: Vous connaissez la chanson ?

Je suis cependant surpris du peu de commentaires jusqu’à présent, alors que c’est un sujet qui concerne tout le monde. Serait-ce encore tabou d’en parler ?

Je viens de me faire la même réflexion je m’attendais à trouver une avalanche de commentaires.
Quant à ton incompréhension, smop, il y a des millions d’hommes, surtout ceux systématiquement frustrés par l’éducation reçue (toutes civilisations confondues) , pour qui humilier la femme, et souvent les enfants, est la seule manifestations de leur pouvoir, et ils ont soif de pouvoir.

(Via iPhone)

Article: Vous connaissez la chanson ?

Le viol est inexcusable, impardonnable où qu’il se passe. Et le viol utilisé comme arme de guerre (dans la guerre en ex-Yougoslavie c’était monnaie courante) est au-delà de l’innommable.
Mais après l’Inde, l’Amérique et le Kivu ou la Yougoslavie, on pourrait parler de la Suisse. Pour avoir été volontaire dans une clinique de femmes victimes de violence, j’ai vu qu’il se passe dans les couples, dans la rue entre une femme qui résiste et un homme qui la force, etc., etc. Et le viol est un traumatisme qui vous bouffe la psyché, car la victime finit toujours par s’en sentir coupable, aidée en cela par les tribunaux qui trouvent « qu’elle ne résistait pas assez » (sic, vécu personnel).
Je dis « elle », mais bien entendu il ne s’agit pas uniquement de femmes, bien que les hommes violés soient moins nombreux.
Quoi qu’il en soit, que ce soit à la suite d’une pulsion (le violé dans ce cas-là est l’objet – OBJET – de la satisfaction) ou par stratégie guerrière (pour humilier), le violé est rabaissé à une sorte de non-existence en tant que personne distincte.
Susan Sonntag dit dans un de ses livres (juste maintenant je ne retrouve pas lequel, peut-être dans La Maladie comme métaphore) que l’égalité entre les sexes sera atteinte le jour où le viol aura disparu du monde moderne.
Perspective dynamique qui, au lieu de la fatalité selon laquelle, ma foi, ça a toujours existé, cherche à entrevoir le jour, encore mythique il est vrai, où ça n’existerait plus.
En attendant, une des armes pour combattre le viol, c’est, à mon avis, d’en parler.
Merci Mme Poppins.

Article: Films, festival et compagnie

Je rêve…
Le festival se passé autant sur une commune que sur l’autre, d’ailleurs la frontière est invisible pour tous sauf les administrateurs. On pourrait imaginer qu’ils collaborent, au lieu de laisser tomber en ruine un lieu idéal!
PS. Réponse un peu tardive parce qu’il a été impossible d’entrer sur Cuk pendant un temps.

Article: Films, festival et compagnie

le site de la ville de locarno est actuellement inaccessible, mais tu peux trouver des images et des infos sur le web

Merci pour le lien, nic, j’avais loupé cette étape. C’est encore plus incompréhensible, si on se décide à transformer un palais existant, qu’on ne fasse pas cela avec le Grand Hôtel qui, comme Argos le remarquait à juste titre, a été l’âme du festival à plus d’un titre et le redeviendrait facilement. En plus du fait que c’est bien plus grand que le Palazzo qui a été choisi, et qu’il y a un parc! Et du fait que ce grand bâtiment est là, vide, à attendre qu’on le fasse revivre.

Article: Films, festival et compagnie

Ça doit être réellement impressionnant, une projection en plein air de cette envergure!

Nous autres professionnels (cinéastes, journalistes, techniciens de cinéma) avons le droit de nous asseoir aux premiers rangs, considérés comme moins confortables, car il faut lever la tête pour voir, probablement parce que nous ne payons pas l’entrée, soit parce que nous travaillons, soit parce qu’elle est prise en charge par des abonnements collectifs conclus par nos associations professionnelles; mais j’adore avoir le nez dans l’écran, la distance est tout de même suffisante.
Quand il fait grand beau, c’est quoi qu’il en soit vraiment magique, surtout si le film est bon. J’ai des souvenirs magnifiques de la Piazza; je n’ai eu droit au jardin du Grand Hôtel qu’une fois, lorsque j’étais écolière, je ne sais plus quel film j’ai vu, mais je garde également le souvenir de mon enthousiasme.