Lundi 27 juillet 2009
Je me lève...

...forcément, t'es déjà parti, Mister, lorsque sonne le réveil à côté de moi. Mais moi aussi, j'aurais pu chanter "comme d'habituuuuuuudeuhhhhhhhh" : comme tous les matins, j'ai allumé, dans l'ordre, la machine à café, l'ordinateur, j'ai sorti une tasse de l'armoire, le lait du frigo et, le breuvage préparé, j'ai fait un rapide tour sur mes sites préférés. Parmi lesquels, vous vous en doutiez, il y a cuk.

"Tiens, personne ce lundi ? Vacances pour quelqu... Zut, mazette, diantre, fichtre, ce quelqu'un, c'est moi, c'était mon lundi !" Me voilà prise de paralysie, gros coup de stress : à 6h30 du matin, je suis incapable de rédiger la moindre ligne cohérente, surtout lorsque je dois aller au boulot !

Remarquez, il fallait bien que ça arrive un jour, l'oubli pur et simple. Et le pire, c'est que je n'ai aucune excuse, rien : mon agenda comporte, sous dimanche 26 juillet, la mention usuelle de "billet cuk", même rédigé en lettres majuscules. Je ne suis pas allée au Paléo, je n'ai pas regardé toute la soirée une série télévisée à haute teneur intellectuelle, ni même soigné mes enfants qui auraient pu avoir une conjonctivite, une gastro ou une varicelle galopante. Rien de tout cela, aucune excuse, rien.

Excepté une mémoire défaillante. Evidemment, si on voulait faire de la psycho de café du commerce, on pourrait voir là un acte manqué, trouver une explication fort capilo-tractée sur le pourquoi du comment mais même à 10h00 du matin, je ne raffole pas de ce genre de réflexion. Et je m'intéresse bien davantage au "comment faire pour éviter les oublis, donc, comment fonctionne ma mémoire".

Cette préoccupation n'est pas nouvelle, je l'ai déjà évoquée ici, en lien notamment avec une pathologie très particulière, la maladie d'Alzheimer. Dont je ne pense pas être atteinte, par bonheur. Donc, j'en reviens à ma mémoire.

Il y a le truc du noeud dans le mouchoir mais il faut bien l'admettre, à l'heure où tout le monde (ou presque) utilise la version à usage unique, l'astuce a un petit côté désuet.

Les plus modernes d'entre nous se souviennent.... de mettre un "reminder" dans leur agenda électronique, histoire qu'au milieu d'une importante conversation avec leur conjoint, enfant, voisin, ami ou ennemi, une sonnerie "bip-bip-bip-bip-bip" se déclenche, insistante et énervante, jusqu'à ce que le propriétaire dudit agenda daigne éteindre l'alarme "écrire billet cuk". Mon côté désuet à moi, c'est d'avoir un agenda... papier.

Les rédacteurs très très très structurés anticipent, écrivant un, voire même deux billets d'avance : rédigé, enregistré, il se publiera automatiquement, comme l'a expliqué Noé. Mais bon, pour ça, faut être au moins trois "très" et j'en suis éventuellement à un...

L'ennui, c'est que je sais parfaitement comment ne pas oublier les choses : je retiens très bien lorsqu'on me les "raconte" (présentation, cours, radio, spectacle etc) et l'écrit à lui seul ne me suffit jamais. Ce qui est bougrement énervant lorsqu'on voudrait pouvoir "courber" des cours à la fac par exemple ou apprendre quelque chose en auto-didacte, le soir devant un bouquin : je lis, je comprends (généralement) et oublie presque tout de suite.

L'autre moyen pour que ma mémoire fonctionne, c'est le visuel : mon sens de l'orientation une carte à la main est pathétique; en revanche, si je me suis promenée quelque part, je suis capable de retrouver le chemin des mois après, d'enseigne en nom de rue amusant, de fontaine en station de métro ou de restaurant. Ainsi, pour me familiariser avec le contenu de cours que j'avais manqués à la fac, je faisais des schémas, avec plein de couleurs, en arborescence.

Vous me voyez venir ? Il me faudrait quelqu'un qui m'appelle pour me rappeler - oralement - de faire un schéma, histoire que je n'oublie pas mon prochain billet sur cuk ;-)

Heureusement, pour la question rituelle, je n'ai point besoin d'aide aujourd'hui : et vous, quelle mémoire avez-vous ?