Mardi 24 mars 2009
zit
CUK GADGET N°5 : Une tête QTVR "sur mesure".

Vive le panorama !

J’ai eu la chance d’avoir été initié très tôt à cette pratique par un des pionniers français, Gérard Perron, photographe depuis le berceau, mais qui, aujourd’hui, ne voit plus qu’en 360°.

Suite à un voyage au Tibet d’où j’ai ramené, outre quelques images banales ;o), de nombreux panoramas pour lesquels il m’a fallu trimbaler une lourde tête panoramique Manfrotto montée sur un trépied solide :

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Belle bête, mais quand même 2 kilos sur la balance…

Déjà qu’au niveau de la mer, quatre kilos cinq (avec le trépied), en plus de l’appareil, des objectif et des pellicules, c’est un peu beaucoup, mais à plus de 3600 mètres d’altitude, quand on n’est pas habitué, ça fait vraiment beaucoup beaucoup.

J’ai d’abord changé de trépied, un modèle en carbone, rigide et léger (près d’un kilo de gagné). Puis je me suis intéressé au problème de la tête panoramique.

Une tête panoramique, pour quoi faire ?

Bin du panorama, pardi ! dans ce genre là :

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La grande muraille.

Grâce à Autopano Pro, testé ici et par ZeBigBoss en personne, on peut faire des panoramas parfaits en quelques clics, et s’il s’agit uniquement de paysages lointains, des photos à main levée peuvent faire l’affaire, voire avec un trépied normal. Mais dans le cas où l’on fait des photos avec un premier plan proche (intérieur, archi, paysage avec premier plan), une tête spécifique s’avère indispensable, sinon, c’est la catastrophe au montage.

En effet, il est indispensable que la rotation de l’appareil s’effectue à la verticale du point nodal (ou pupille d’entrée) lire ici le magistral article qui explique tout ça parfaitement, par le pape du pano, Arnaud Frich.

Pour ma part, incapable d’en faire autant, je vous montre juste le problème en image(s) :

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Rotation avec rotule ordinaire, le doigt n’a pas bougé d’une vue sur l’autre ! Ça craint…

Vous pouvez aussi bien faire le test avec votre tête et vos yeux : alignez un doigt (non, pas celui–là ! oui, celui–là, c’est mieux) avec une verticale à l’arrière plan, fermez un oeil, tournez la tête… Le décalage est très important, c’est normal, l’axe de rotation de la tête, c’est les vertèbres cervicales (enfin chez moi, c’est comme ça), le point nodal de l’oeil est en son milieu…

Donc, pour faire des panos parfaits, on a besoin d’une tête adaptée, dans le genre de la Manfrotto évoquée plus haut, de la Panosaurus testée par François ou de bien d’autres modèles, présentés encore par Arnaud Frich (on trouve d’ailleurs tout en bas de cette page un montage astucieux et économique).

Je vous propose deux autres solutions à ma façon, la première très économique, ultra légère, mais d’un intérêt limité (en raison du boîtier pour lequel elle est conçue), la seconde beaucoup plus onéreuse mais très élégante et surtout hyper–compacte et légère…

Première solution, pour le Leica M avec un 15 mm Voigtländer.

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Voilà à quoi ça ressemble.

Bon, je vous l’avais bien dit, à part Alain Le Gallou et Saluki, je pense que ça n’intéresse pas grand monde ;o), enfin quand même, on doit pouvoir adapter ce bricolage à d’autres appareils, compacts, bridges ou petits réflex.

Premier gros avantage, elle ne pèse que 305 grammes, deuxième avantage, elle ne coûte presque rien (encore faut—il pouvoir trouver les ingrédients ;^), et troisièmement, elle est très peu encombrante.

Les ingrédients, justement :

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Le plus difficile à trouver, une toute petite base panoramique crantée…

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Signée Ernst Leitz Wetzlar !

Presque une pièce de musée ! On me l’a gentiment offerte il y a quelques années, trouvée dans un vide–grenier pour une misère. Évidemment, on peut en trouver de plus courantes (comme celle dont je parlerais plus bas avec la deuxième solution), mais elles seront forcément plus lourdes . Et puis franchement, une tête QTVR pour un Leica avec ça comme base, c’est quand même grave trop la classe un poil snob, mais élégant, non ?

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Un peu de quincaillerie.

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Une platine rapide Manfrotto 410 PL.

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Rare aussi, une barrette flash Nikon SK3

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La barrette d’un SB 5 ou d’un SB 11, ça ne date pas d’hier non plus !

Bon, à peu près n’importe quelle barrette de flash torche de la même époque fera l’affaire, du moment que l’on a une petite équerre pour la fixation sur le flash (une barrette Metz ne marchera pas).

Il faut abîmer définitivement cette pièce pour le montage, donc flash de collection s’abstenir, mais une épave trouvée à Bièvres sera parfaite (j’ai d’ailleurs donné le flash à un collectionneur qui en a été ravi).

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Un tube creux d’aluminium de section ovale et deux petits morceaux de caoutchouc.

Outillage :

  • une scie à métaux
  • une perceuse avec mèche métaux de 5 mm
  • une lime à métaux
  • de la colle néoprène et de la colle résine époxy bi–composant
  • un petit bout de pvc
  • un cutter
  • un petit bout de papier calque

le montage

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On commence par couper le téton qui permet de fixer le flash sur la barrette, puis un bon coup de lime pour fignoler, et enfin, après avoir repéré, boîtier monté, l’aplomb du centre de l’objectif (premier réglage du point nodal), on perce les deux trous qui vont permettre de fixer la barrette sur la platine rapide.

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Coller à la résine époxy les petits bouts de PVC coupés à la bonne dimension, ils servent à garantir la bonne verticalité de l’appareil. Les Leica M ayant tous un trou pour trépied complètement excentré, à droite de l’appareil, seul un tiers de l’appareil est en contact avec la barrette, le reste étant dans le vide, trop peu de friction…

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On finit par assembler la barrette sur la platine (sans serrer les écrous), elle même montée sur la platine panoramique qui vient, comme par miracle, pile poil au bon endroit, se visser dans un trou avec pas congrès (prévu pour venir y visser un boulon de serrage dont on ne se servirait pas).

Vient le moment tant attendu du réglage final du point nodal…

Mais, hem, comment faire ? Le Leica n’étant pas un réflex, ça pose un problème presque insurmontable, le viseur n’étant pas du tout, ni dans l’axe de l’objectif, ni avec les mêmes propriétés optiques (point nodal).

Et bin, pour cet appareil archaïque du vingtième siècle, on va employer la technologie de pointe du dix neuvième siècle : la visée sur dépoli, comme avec une chambre !

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Pour ce faire, on ouvre le volet de chargement du film, on remet la semelle sur l’appareil et on le monte sur la rotule. Ensuite, insertion d’une feuille de papier calque (ici, une feuille de papier à cigarettes) à la place du film, on déclenche, avec un déclencheur souple qui bloque la pose B… et c’est magique : l’image apparaît en vrai, à l’envers sur le “dépoli” !

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On vise avec une loupe (beuark, c’est quoi toute cette poussière ?!).

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L’image à travers la loupe. C’est extrêmement malpratique, mais ça fonctionne parfaitement. Je ne vous raconte pas la galère pour faire la photo, l’appareil dans une main, la loupe dans l’autre, en macro, presque au rapport un sur un !

On peut maintenant serrer les écrous, que ça ne bouge plus d’un picomètre !

En tout cas, ça marche impeccablement bien :

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C’est Autopano qui le dit (“la qualité d’assemblage RMS est très bonne : 2,67”).

Neuf images seulement pour un 360° avec trente pour-cents de recouvrement…

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Une dernière image, juste pour vous montrer à quoi sert le tube en aluminium sur lequel on aura collé à la néoprène deux petites rondelles de caoutchouc pour la douceur : une simple cale.

Passons aux choses sérieuses, un D300 (ou n’importe quel boîtier Nikon, en fait!) avec le fameux 2,8/14–24.

Depuis que Nikon l’a annoncé, j’en rêvais, après avoir vu les premiers résultats et les tests, il me le fallait absolument, ce 2,8/14–24, surtout pour pouvoir faire du panoramique, d’ailleurs.

Et puis, l’été dernier, j’ai vu, dans la vitrine d’occase de mon revendeur préféré, un objectif Canon 2,8/100 macro affublé d’un truc bizarre :

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Un collier de pied sur une petite rampe de mise au point…

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Le collier de pied.

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La rampe de mise au point, au standard Arca Swiss.

Belle pièce de mécanique de précision, cet ensemble signé :

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Rainer Burzynski…

J’ai été faire un tour sur le ouaibe, ce monsieur, domicilié en Allemagne, vends tout un tas de petits accessoires pour photographes bidouilleurs, on trouve toutes ses réalisations (et plus encore) sur ce site, à des prix… assez musclés, mais bon, la précision, la qualité des matériaux et la rareté, ça a un coût, hein. 150 € le collier de pied et 115 € le support de platine rapide. J’ai eu la chance de négocier la chose pour presque rien (en fait, ce truc faisait peur aux clients, qui n’en voyaient pas l’usage ;–).

Et pourquoi ça m’intéressait ce bidule, hein ? on parle 100 macro de chez Canon, quel rapport avec la choucroute et le QTVR et le 14–24, hein, hein ?

Et bien parce qu’à peu de choses près (quelques petits millimètres ici ou là), ce truc s’adapte parfaitement au 14–24 :

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En fait, c’est la petite encoche prévue pour le commutateur AF/M sur le Canon…

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Que l’on retrouve sur le 14–24…

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Qui est un poil trop petite (entre six et sept millimètres). Un coup de lime s’impose, soigneux, le coup de lime, hein, c’est une petite pièce (merci Serge ;–)...

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Un petit coup de tournevis (tout petit le tournevis !).

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Et nous voilà avec un 14–24 sur collier de pied, fin du premier réglage, la rotation se fera forcément à l’aplomb du centre de l’objectif !

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Il n’y a même pas la place pour qu’un moustique passe, entre le pare-soleil (intégré) et la base de platine rapide ! Certains appelleront ça de la chance…

Bon, et la rotation, maintenant ? Bin puisqu’on se vautre dans le luxe et la qualité allemande, continuons donc :

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Avec cette magnifique platine panoramique Novoflex, à pas loin de 120 € tout de même. Mais quelle onctuosité dans la rotation, et leur anodisation bleu électrique est somptueuse !

Voyons voir à quoi ça ressemble :

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Compacte, légère (445 grammes seulement), élégante…

Juste un petit souci, au moment de règler le point nodal :

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A la focale de 14 mm, il est complètement à l’avant de l’objectif, presque au milieu de la lentille frontale ! A la focale 24 mm, il se rapproche de moins d’un centimètre vers le boîtier.

La base de fixation rapide Burzynski n’est pourvue que d’un trou, logiquement placé en son centre. Or, avec un point nodal à cet endroit, la platine rapide fixée sous le collier de pied dépassait de la moitié de sa taille, pas très sûr pour soutenir un objectif de ce poids et de ce prix ! Et, en plus, le serrage se faisant par le milieu, ça biaisait d’un ou deux millimètres et manquait un peu de précision…

J’ai été voir un atelier métalo pour faire un trou propre et tarauder un filetage au “pas congrès” (le trou en gros diamètre de fixation d’un appareil photo sur trépied, le petit trou, c’est le “pas Kodak”, pas Kodak : 1/4 de pouce, 20 filets par pouce, pas congrès : 3/8 de pouce, 16 filets par pouce) tout à l’avant de la chose (à un centimètre du bord), mais malheureusement, les pas normalisés photo sont en système impérial, pas en métrique (ahhh, perfide Albion)! Il n’avait pas le taraud approprié. J’ai donc dû confier la tâche à un atelier spécialisé “photo” qui m’a quand même délesté de la modique somme de 34,99 € toutes taxes comprises, quand même ! Et ça a pris une dizaine de jours… je sens que je vais aller à Londres m’acheter tarauds et filières dans les deux diamètres, ça peut toujours servir…

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Bon, du travail impeccable, encore heureux.

Allez, une dernière petite photo et je vous laisse aller bosser :

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A gauche, la tête pour le Leica, au centre, celle pour le Nikon, et à droite, la Manfrotto 303 plus (bon, OK, je triche un peu, la rotule Manfrotto est en plus équipée d’une boule de mise à niveau).

Conclusion.

Enfin quand mêêêêêêême, la plus lourde de mes têtes est plus de cinq fois plus légère que la Manfrotto, et vachement moins encombrante, et, je pense, plus précise et solide, pour un coût quasi identique s’il faut tout acheter (424,99 €, contre 421 € pour la Manfrotto 303 Plus). Je suis assez content de moi, sur ce coup là.

En plus, le passage du cadrage vertical au cadrage horizontal est quasi instantané. Bien sûr, c’est moins modulaire qu’une tête “a tout faire” compatible avec tous les couples boîtier/objectif, mais je ne pense pas trouver de sitôt un objectif plus approprié que celui–là, et comme on peut monter n’importe quel boîtier derrière, sans changer le moindre réglage…

Je n’ai pas essayé avec d’autre objectif (hormis le Sigma 2,8/14 qui était d’un diamètre un poil trop important) mais je pense que ça doit pouvoir s’adapter sans problème au très bon Canon 2,8/16–35 II, voire au 4/17–40 dans la même marque ou au 4/12–24 de chez Nikon, ou tout autre zoom ultra–grand–angle, pour peu que l’on trouve dans le catalogue burzynski un collier de pied dans le bon diamètre (où qu’on le lui demande gentiment ;–).

N’ayant jamais fait que du panorama sur un rang, je n’ai pas poussé l’expérience vers une adaptation pour faire du sphérique, mais je pense que ça doit être vraiment très simple : il n’y a qu’à fixer la tête complète sur une équerre, elle même montée sur une seconde platine panoramique, et le tour est joué (maintenant que j’en parle, ça me donne très envie d’essayer…).

On peu aussi le faire, moyennant un peu de bricolage, super économique, avec :

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Un collier de plomberie en PVC de chez Nicoll !

J’ajoute pour en finir que le réglage du point nodal avec le Live–view en mode loupe, c’est d’un confort exceptionnel, finalement pas si gadget que ça, cette fonction.

Bon, voilà, c’est fini. Je prie les lecteurs non photographes ainsi que les photographes qui ne font pas de QTVR, de bien vouloir m’excuser de leur avoir pondu un article sans intérêt pour eux, mais bon, arriver à gagner plus de mille cinq cent grammes (une bouteille d’eau pleine, tellement utile quand on crapahute !) sur le poids du fourre–tout, je ne pouvais pas garder cette information pour moi tout seul. J’espère donc ne pas vous avoir trop saoulé, et surtout, que ça va donner des idées de bricolage à ceux qui avaient envie mais qui…

A une prochaine fois donc, pour un gadget plus utile ou encore de vieilles images banales, voire un nouveau sujet sur la prise de vues.

Mise au point au sujet du réglage du point nodal (ou de la pupille d’entrée).

Suite à de nombreux commentaires me demandant de plus amples explications sur la chose (et surtout, ce que le BOSS demande, le BOSS obtient ;o), j’en remet une petite couche, en espérant être plus clair (je savais bien que c’était incompréhensible mon truc…).

Pour qu’un logiciel comme Autopano bosse bien, on a vu que, si l’on a un sujet proche, il est indispensable de disposer d’une tête permettant à l’ensemble appareil/objectif de tourner sur un axe bien précis, la pupille d’entrée (faussement appelée point nodal, mais comme tout le monde utilise cette appellation erronée…).

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Il faut effectuer deux réglages distincts, le premier, pour trouver le centre de l’objectif, le second pour trouver la pupille d’entrée, le point où les rayons lumineux se croisent dans l’optique).

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Ce premier réglage se fait avec une règle, ou une équerre que l’on positionne devant l’objectif, en son centre, et on effectue le réglage en déplaçant l’appareil dans le sens des flèches du haut et du bas sur cette image.

C’est un réglage que je n’ai pas besoin d’effectuer avec le collier de pied, la rotation, dans ce cas, se faisant forcément parfaitement au bon endroit.

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C’est ce deuxième réglage qui est formidable avec le LiveView (on le verra plus bas). On déplace maintenant l’appareil d’avant en arrière (ou le contraire), on panote pour vérifier si c’est bon ou pas. C’est le plus minutieux, et le plus long à réaliser.

Il faut, pour le faire correctement, une verticale au premier plan, très proche, que l’on aligne avec une verticale à l’arrière plan, complètement à droite ou à gauche du cadre. Puis, on panote lentement en observant si le premier et le second plan restent alignés.

C’est un réglage complètement empirique : c’est pas bon, on recule un peu, on panote, c’est pas bon, on recule un peu, on panote, c’est pas bon, on recule un peu, on panote, c’est pas bon, on recule un peu, on panote, c’est pas bon, on avance un peu, on panote, ahh, c’est p’tet bon, ah bin non, c’est pas bon, on recule un peu, on panote, ahhh, enfin, c’est nickel !

Le commentaire 15 de jclauney donne un lien vers la meilleure méthode de réglage de la pupille d’entrée que je connaisse, ça a l’air un poil compliqué parce qu’il le fait pour un réglage de panoramiques sphériques, mais si l’on ne souhaite faire que du cylindrique, sur un seul rang, c’est plus simple… Si vous voulez vous compliquer la vie, continuez avec moi ;o).

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En image qui bouge, plein pot (et le pot est plein de maté).

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Le détail de plusieurs images, on observe toujours la même zone, ici, on voit bien le décalage, léger, certes, mais gênant quand même.

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Avec la loupe, maintenant…

Il faut bouger avec le pad pour contrôler toujours la même zone de l’image. Je dois dire que je ne suis pas très fier de mes exemples, la verticale au premier plan ne ressort pas vraiment bien par rapport à l’arrière plan, en général, je prends un crayon sur une table aligné avec un montant de porte et c’est parfait… Ça m’apprendra, à vouloir jouer la carte de l’exotisme !

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Ici, le détail avec la loupe du LiveView, le réglage est parfait…

Voilà, j’espère que c’est maintenant plus clair pour vous, c’est bien plus simple à faire qu’à expliquer, en tout cas ! ;–)