Mardi 18 novembre 2008
Ecrire: Nisus Pro 1.2 et Grand Robert

Le hasard a voulu qu'ils arrivent ensemble sur mon disque dur: Nisus Writer Pro 1.2 et le Grand Robert.

 

Nisus Writer Pro 1.2

Nisus d'abord, dont les lecteurs de cuk savent bien que c'est depuis longtemps  mon traitement de texte préféré. J'en ai expliqué les raisons ici. C'était à propos de la sortie de Nisus Writer Pro (version 1). François en avait parlé aussi. Depuis nous avons eu une mise à jour en 1.1, et  voici maintenant une version 1.2. Lors du passage à Mac OS X, Nisus a décidé d'abandonner Nisus Classic (le meilleur traitement de texte exclusivement conçu pour Mac) et de le remplacer par Nisus Writer Express qui, en comparaison, n'avait presque aucun des talents de Nisus Classic. Les usagers que nous étions avaient été déçus. Mais depuis lors, Nisus s'est bien rattrapé.

Nous disposons maintenant de Nisus Express, en version 3, avec de nombreuses fonctionnalités - et qui suffit à quelqu'un qui écrit occasionnellement.

Et nous avons Nisus Writer Pro, encore plus riche, qui vient de passer le cap de la mise à jour en 1.2.

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D'anciennes qualités (la sélection non contiguë, en orange), alliées aux nouvelles (les notes dans le texte), la gestion des lignes orphelines, etc.

De version en version, le programme s'est enrichi. Table des matières, index, tableaux, notes diverses, gestions des lignes orphelines, corrections et ainsi de suite, sont venus peu à peu s'ajouter aux caractéristiques qui ont fait la célébrité de Nisus (sélection non contiguë, presses-papiers multiples, qu'ils ont longtemps été les seuls à avoir, etc., etc.).

Avec cette version 1.2, les traducteurs vers d'autres traitements de texte font un véritable bond en avant, et il n'y a désormais aucun problème pour faire des allers-retours vers Word, Open Office et autres.

Personnellement, je trouve l'interface, avec les instruments disponibles en tout temps dans la palette de droite (ils sont paramétrables selon ses besoins propres) particulièrement agréable.

Je ne voudrais pas terminer cette incitation à l'utilisation de Nisus (dont il existe une version française et une version allemande) sans mentionner la réapparition dans la version 1.2 de Nisus Pro d'une caractéristique que j'avais tant aimée dans Nisus Classic: la possibilité de sauvegarder automatiquement une copie sur un support autre que le disque de l'ordinateur.

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On peut déterminer soi-même à quel rythme l'original et la copie seront sauvegardés, et où la copie supplémentaire sera placée. On peut également déterminer soi-même le format (.rtf, .doc etc.).

 

Bref, si vous en avez marre de Word, Nisus est désormais totalement à la hauteur, le seul grand manque ressenti par les usagers étant la règle verticale, qui s'obstine à être absente, ce qui les (nous) enrage dans la mesure où Nisus Classic l'avait, cette règle, longtemps avant tout le monde.

On peut essayer Nisus Writer Pro pendant trente jours avant d'en décider l'achat: je vous encourage vivement à le faire, vous verrez.

Bon voyage à travers Nisus!

 

Le Grand Robert pour Mac

 

Enfin, enfin! Il s'agit ici aussi d'une mise à jour. En effet, le Grand Robert a longtemps existé pour Mac OS 7 à 9, et même en X, on a pu le consulter tant qu'on est resté sur Power PC. J'en avais parlé en détail ici et je ne renie pas un mot de ce que j'ai dit en ce jour lointain de 2003 (accessoirement, c'était ma première humeur sur cuk). Il aurait ensuite fallu que Le Robert, comme d'autres, fasse une mise à jour de l'interface, mais tel n'a pas été le cas. Après la révision du Grand Robert en 2001, Robert a sorti un CD (en 2005) pour  PC uniquement. Quatre ans plus tard, en 2008, nous avons enfin une version Mac du Grand Robert.

Il est sorti fin octobre, et j'ai aussitôt voulu l'acheter. Par principe, je me procure ces choses-là dans les magasins d'informatique autour de chez moi, en général. Mais là, personne n'était encore au courant, et après avoir fait le tour des quelques boutiques de Lausanne et de Genève, après avoir rendu visite au site du Robert qui n'en parlait pas encore, je l'ai finalement trouvé sur amazone.fr, et je l'ai commandé. Entre temps, toutes les informations sur ce nouveau dictionnaires informatisé sont ici.

Il coûte 199 €, ou 300 francs suisses: pour nous autres qui avons payé le Grand Robert pour OS 7 à 9 dans les 1000 € en son temps (1994, en ce qui me concerne), pas de prix de mise à jour. C'est dommage, mais d'autre part le Grand Robert étant actualisé, et l'interface refaite, j'ai accepté, d'autant plus que le prix (encore cher) n'était plus aussi prohibitif qu'autrefois.

 

Installation

J'ai donc ouvert la petite boîte argentée qui contient le CD, et j'ai choisi l'installation complète du dictionnaire sur le disque, cela demande un peu moins de 300 Mb, mais l'oiseau sur la branche que je suis n'a pas d'autre choix: j'installe donc le dico sur le disque dur.

 

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Première ouverture du Grand Robert installé sur le disque dur

 

Et là, bien entendu, vient la grosse colère. Encore une fois, comme pour le dernier Petit Robert, on me demandera d'introduire le disque original tous les 45 jours. De quoi vous fiche votre plaisir en l'air.

 

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Et si au 46e jour vous êtes ailleurs, si vous aviez tant d'autres soucis que vous n'avez pas pensé à ces maudits 45 jours, tant pis pour vous: vous voilà en rade!

Je sais très bien ce que me répondraient les gens du Robert, ils nous l'ont déjà dit lorsqu'on s'est plaints la dernière fois (Laurent Catach, responsable de la Documentation et des Éditions multimédias des Robert, avait longuement écrit à François): il faut se protéger contre le piratage et la copie. Pourquoi ne font-ils pas ça avec un numéro de série? C'est vraiment un mystère en ce qui me concerne. Avoir en main un instrument aussi grandiose dont l'usage est restreint par une telle mesquinerie, cela me dépasse. Ce n'est pas digne du Robert.

C'est simple. Pour m'assurer que j'ai toujours un dictionnaire français avec moi, j'ai réinstallé le Petit Robert 2.2, qui ne demande rien, pour le jour, qui ne saurait manquer d'arriver, où je suis assise mon ordinateur sur les genoux en train d'écrire un texte pour un événement d'actualité où j'ai dû me rendre dans la précipitation, et où je me rendrai compte soudain que je suis au 46e jour du Robert. Je trouve que c'est un comble. Après tout, la grande qualité de l'informatique, c'est d'automatiser les tâches répétitives.

Je sais, je sais: les conventions auraient voulu que je commence par dire tout le bien que je pense de ce dictionnaire, mais franchement, l'irritation a un instant effacé les pensées positives. Les voici néanmoins.

 

Le Grand Robert électronique pour Mac, version 2.1

Fondamentalement, le Grand Robert version 2 rend les mêmes services que la version 1. Définitions très complètes, exemples riches, citations, étymologie, navigation facile - bref tout ce qu'on peut désirer, sauf que c'est beaucoup plus confortable. Voyez plutôt.

 

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Sur la gauche, vous avez le mot que vous cherchiez, et tous les mots qui sont autour.

Vous pouvez choisir également les diverses formes de votre mot et des mots dérivés.

 

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De même, vous pouvez choisir les locutions.

Mais cette fenêtre de gauche vous offre d'autres astuces encore.

 

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Le plan de la définition, la recherche d'un mot, l'historique de vos recherches, les locutions se rapportant au mot que vous avez cherché, tout cela vous est proposé dans la fenêtre de gauche.

 

Encore un mot plus détaillé sur la fonction “recherche” . Dans cette fenêtre vous trouvez…

 

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...des instruments qui vous permettent de trouver la conjugaison d'un verbe, l'auteur d'une citation, la citation d'un auteur, une expression à partir d'un ou deux mots clef. Très efficace.

 

Et enfin, il y a toute une série de fonctionnalités dans la marge droite de la fenêtre principale. On peut agrandir ou rapetisser la taille du caractère pour le confort de la lecture (mais contrairement à ce qui était le cas dans la version 1 du Grand Robert, on ne peut pas changer de fonte)

 

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Aide, recherche à l'intérieur d'une définition, retour à la définition précédente ou à la définition suivante de sa recherche,  agrandir ou rapetisser les caractères, commande d'impression.

 

Le texte entier est, et cela a toujours été le cas de toutes les versions de tous les Robert électroniques, intégralement en hypertexte.

C'est donc un véritable plaisir que de retrouver sous Intel le Grand Robert. Avec lui et, accessoirement, les Trésors informatisés de la langue française et les dictionnaires d'Antidote (nous avons souvent parlé d'eux ici), lorsque je cherche un mot, une expression, une forme grammaticale, on ne me laisse jamais en rade.

 

Quelques observations critiques

Une des choses les plus sympa de tous les dictionnaires Robert, c'est que quand vous tapez un mot, le dictionnaire va automatiquement se positionner sur le mot, sans que vous deviez rien faire, même pas un petit clic.

Dommage que cet automatisme n'aille pas jusqu'au changement de mot. Dans beaucoup de dictionnaires informatisés, il suffit de revenir à la fenêtre de saisie du mot pour qu'il se marque, et il suffit de taper un nouveau mot par-dessus pour qu'il soit remplacé. Ce n'est pas le cas avec le Grand Robert. Il n'y a même pas une commande clavier pour le faire. On doit obligatoirement passer par la souris, aller cliquer dessus, et il faut faire attention à comment on clique, sinon on voit s'ouvrir une petite fenêtre, par ailleurs très pratique selon les circonstances, qui donne les formes du mot (pluriel par ex…). C'est une petite chose, mais assez irritante à l'usage. Lorsque vous consultez le dico quelques dizaines de fois par jour, vous voyez…

 

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Ma dernière observation sera pour l'interface. Elle est pratique, certes, mais je ne la trouve pas particulièrement esthétique - je trouve même qu'elle fait un peu - comment dire? - archaïque: elle ne s'harmonise pas à l'interface du Mac, ce qui serait le moindre mal, mais je trouve que ses jaunes, ses ocres et ses rouges ne sont pas reposants pour l'oeil - j'admets que les considérations esthétiques sont toujours subjectives, mais personnellement je trouve dommage qu'aucun effort d'intégration esthétique n'ait été fait au moment où on faisait un si grand effort d'intégration informatique.

En dépit de ces quelques réserves, et de mon irritation face au mécanisme antipiratage, je suis très contente de pouvoir de nouveau m'appuyer sur le Grand Robert pour écrire.

Je considère que pour quelqu'un qui écrit professionnellement, Nisus Writer Pro et Grand Robert sont deux instruments indispensables de travail.