Maintenant que Windows a débarqué sur nos machines grâce à BootCamp, de nouvelles questions se posent quant aux sauvegardes de ce nouveau type de partitions.
Faire une sauvegarde de sa partition Mac est devenu simple grâce aux nombreux outils disponibles (voir par exemple là, là, là, là, là ou encore là, purée, ça en fait un petit paquet), le dernier en date étant Time Machine.
Mais qu’en est-il de sa partition BootCamp ?
Même si j’utilise principalement Fusion, j’ai tout de même opté pour une installation BootCamp sur une partition dédiée, plutôt qu’une image créée par le logiciel de virtualisation. Ceci était nécessaire puisque la création de mon login et mot de passe devait se faire sur le réseau de mon entreprise et que cela n’était pas possible depuis Fusion. De plus, on ne sait jamais, des fois que je veuille faire tourner un jeu sous Windows, ce n’est pas la virtualisation qui me donnera les meilleures performances.
Ayant récemment troqué mon MacBook pour un nouveau, j’ai été confronté au problème de la réinstallation de mon Windows.
A l’époque, je n’avais rien trouvé de concluant et j’avais finalement tout réinstallé depuis zéro.
Même si je n’installe de toute façon que le strict minimum, le processus reste extrêmement long et ch..t (mon premier est le son que l’on produit lorsque l’on réclame le silence, mon second est le cri de l’âne).
Peu après Noël, un nouveau cadeau est apparu sous le sapin, notre nouveau iMac 24”.
Là encore, je devais réinstaller ma partition Windows. Mais cette fois, je me suis dit que j’allais passer un peu plus de temps à trouver comment cloner l’installation de Windows de mon MacBook.
C’est ainsi que j’ai découvert WinClone
WinClone est en gros le pendant de Carbon Copy Cloner pour les partitions Windows…. avec peut-être quelques avantages et quelques désavantages.
En effet, il crée une image de votre partition. Il n’est pas possible de sélectionner les fichiers à sauvegarder et de laisser de côté les fichiers inutiles. Question de philosophie.
A l’usage, WinClone est très simple. Une seule fenêtre comportant deux onglets: Backup et Restore.
Comme leur nom l’indique, le premier onglet vous permettra de créer un fichier de backup de votre partition Windows, tandis que le second vous laissera appliquer ce fichier de backup en vue de le récupérer.
Vous allez donc commencer avec le premier onglet pour créer votre backup.
Il s’agit tout d’abord d’identifier la source pour votre
backup, c’est-à-dire la partition sur laquelle est installé
Windows. Dans mon cas, il s’agit de la partition “UNTITLED”
(la bien-nommée) situé sur /dev/dis0s3.
Une fois le disque sélectionné, quelques informations s’affichent comme le nom et la taille.
Il faut ici noter que si votre partition est montée avec MacFuse (dont je parlais ici), WinClone ne parviendra pas à la reconnaître comme une partition NTFS. Pour autant que je sache, cela n’affectera pas le backup.
Vous avez ensuite quelques options à disposition:
Pour ma part j’ai activé l’option 1, puisque j’en avais
besoin, mais je n’ai pas testé les autres options parce que
je n’ai ni ARD, ni Vista et que je
me fiche du fichier pagefile.sys qui est un fichier de “swap”
ou de mémoire virtuelle, l’équivalent des fichiers “swapfile”
situés chez nous dans /var/vm.
Une fois les réglages effectués et la source sélectionnée, cliquez simplement sur “Image” pour créer le backup.
Un indicateur de progression vous informera de l’état du processus.
Au bout du compte, vous vous retrouverez avec un fichier portant l’extension winclone que vous stockerez précieusement sur l’un de vos nombreux disques de sauvegarde (ou alors, vous laisserez faire Time Machine).
La restauration de la sauvegarde est encore plus simple:
Il vous suffit de sélectionner l’image, c’est-à-dire le fichier winclone, de sélectionner la destination et le tour est joué. Il suffit de cliquer sur “Image” pour lancer le processus de restauration.
Ici aussi, le processus sera suivi par un indicateur de progression.
Toutes les opérations faites par WinClone sont affichées dans un journal auquel vous pouvez accéder par le menu Window -> Show Log Window:
Ce menu possède par ailleurs un élément “Tools” qui contient trois outils:
Le premier vous permet de créer une partition Windows sur un disque ne comportant qu’une seule partition.
Le deuxième vous permet de renommer une partition Windows (comme mon horrible “UNTITLED”).
Enfin, le troisième vous permet d’étendre le système de fichier Windows d’une partition pour qu’il occupe toute la place disponible. Il ne s’agit donc pas de modifier la taille d’une partition. Cette troisième option est à utiliser lorsque vous avez restauré une partition et qu’une fois que vous avez démarré sous Windows, vous constatez que vous n’avez pas accès à l’intégralité de la partition. Ceci peut arriver lorsque vous utilisez l’option 1 lors de la sauvegarde (“Préparer le backup pour qu’il puisse être restauré sur une partition de taille différente”).
WinClone se base sur les outils open-source ntfstools qui sont inclus dans l’application. Pas besoin d’installer quoi que ce soit d’autre.
WinClone ne permet de sauvegarder et de restaurer que des partition formatées en NTFS. Le FAT32 n’est pas supporté.
Enfin, WinClone est totalement gratuit.
On ne le répétera jamais assez: faites des sauvegardes
(même surtout sous Windows).