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Avertissement provisoire. Pour ceux qui veulent installer la version d'essai de DxO et surtout du FilmPack, et qui rencontrent un problème d'activation, voici un un mail de l'éditeur:
Comme le dit une des personnes sur le forum. Le support est sur le coup.
La solution est de désinstaller les drivers macs en téléchargeant sur le site de pace http://www.paceap.com/dldrvr.html les drivers et au lieu de choisir easyinstall de cliquer sur uninstall Ensuite réinstaller les drivers (easy install) ou l’application.
En ce qui concerne l’essai du logiciel il faut désactiver la mise à l’heure automatique qui est prise comme une violation de la protection.
J’espère que cela répond aux questions de vos lecteurs.
En cas de problème, le support répondra très vite
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Enfin!
Bon sang, ça a été long! Pas tant que ça en fait mais c'est vrai que lorsqu'on attend, et qu'on voit les autres avoir la possibilité d'utiliser l'objet convoité, on finit par devenir nerveux.
C'est encore plus dur de disposer depuis une semaine d'une version beta, et de ne pas avoir le droit d'en parler, par respect pour l'éditeur qui m'a fait confiance. Je le remercie d'ailleurs au passage.
Enfin ça y est, je peux: DxO 4, pour Mac, est enfin disponible.
Mieux même, nous disposons d'une version 4.1, qui s'accompagne d'un module, FilmPack, tout bonnement formidable.
Alors allons-y pour un tour du propriétaire, qui reprend la structure et certains passages de la prise en mains que j'ai faite il y a quelque temps de cela, à propos de la beta de Windows, mais cette fois, ô bonheur immense, en étant calqué sur une version pour nos machines.
Mais avant cela, je vous propose une introduction, reprise de l'article que j'avais écrit à propos de la version 3.5, qui explique les spécificités de DxO, qui font que ce produit est pratiquement incomparable. J'en ai profité pour la remettre à jour en fonction de l'actualité récente.
Introduction
En photographie, aucun matériel n'est parfait.
C'est comme en tout d'ailleurs…
Ce n'est pas trop grave lorsqu'on achète du bas de gamme, on s'y attend un peu, mais cela devient embêtant lorsque l'on achète du matériel fort cher pour amateur éclairé, ou pour professionnel.
Il est évident que l'achat d'un objectif Nikon haut de gamme sur un D2X, ou d'une optique Canon L sur un 1D Mark II assure une qualité certaine. Mais même là, un certain nombre de défauts entrent en scène.
Ce sont principalement:
Ces défauts, mis à part les deux derniers de la liste, dépendent souvent de l'objectif lui-même, mais depuis l'arrivée des produits numériques, il est devenu évident que tester un objectif seul ne sert plus à rien. Il faut désormais l'analyser avec le boîtier sur lequel il est utilisé. De cela, j'en ai déjà parlé ici.
Chasseur d'images l'a démontré il y a longtemps déjà, dans de son numéro 261: selon la revue, qui pour moi reste une référence, un objectif X pourra être bon sur un boîtier Y, beaucoup moins bon sur un boîtier Z.
Le problème du grand capteur 24/36 du Canon EOS 1D DS Mark 2 et du 5D est là pour en témoigner: si l'on ne met pas sur ces appareils un objectif L professionnel (voire même une focale fixe, les zooms sont à proscrire), le couple DS ou 5D/objectif moyen de gamme va donner des résultats moins bon que le même objectif sur un 20D ou un 400D.
J'explique pourquoi ici également.
Et comment Chasseur d'Images arrive-t-il à ces conclusions qui ont fait bondir certains utilisateurs de DS (le Canoniste, tout comme le Nikoniste, déteste souvent qu'on critique son matériel, surtout quand il le paie très cher)?
Grâce à un logiciel assez fabuleux, développé par la société française Do Labs, fondée en 1995 par des mathématiciens de haut vol et réputés dans leur domaine, société qui a changé de nom en 2004 pour s'appeler désormais du nom de son produit phare, soit DxO. Cette entreprise est spécialisée dans l'analyse et le traitement de l'image, et s'intéresse entre autres choses à optimiser les images qui sortent des téléphones mobiles, pour qu'ils soient à la fois légers et de la meilleure qualité possible. Avec l'arrivée des nouveau téléphones qui intègrent déjà des capteurs 3 MP, sûr que Do Labs vise un créneau qui pourra être rémunérateur.
Carlz Zeiss (excusez du peu!) intègre désormais la technologie DxO dans son dernier digiscope.
De même, DXO travaille sur des systèmes de correction pour les minilabs, et par conséquent en connaît un bout déjà dans le domaine de l'image.
Ce logiciel assez fabuleux disais-je, c'est DxO Analyser, qui va véritablement faire le diagnostic sous forme de chiffres et de graphiques des qualités et des défauts d'un couple objectif-boîtier, et cela, à toutes les focales et toutes les ouvertures. Jusqu'à ce jour, il était par exemple souvent possible de montrer si un appareil avait du bruit dans l'image, mais ça restait quelque peu subjectif. DxO Analyser vous donne le rapport signal/bruit d'un appareil à toutes les sensibilités. Pratique ensuite pour comparer les appareils entre eux.
Certains confrères de Chasseur d'Images utilisent également DxO Analyser, d'autres pas, prétendant que les chiffres ne sont pas tout, et que rien ne remplace l'expérience du testeur. Je suis bien d'accord sur ce point avec eux. Sauf que la technique froide et l'expérience sont complémentaires, et, si un jour nous partons sur des tests très nombreux d'appareils (il faudrait délaisser un peu le Mac dans ce cas), je ferai l'acquisition de ce logiciel, qui n'est même pas tellement onéreux, mais qui demande une mise en place précise et chronophage. Pour l'instant, ce type d'installation ne peut pas se justifier pour tester trois appareils par année comme je le fais actuellement.
Oui bon, d'accord me direz-vous. Mais créer un logiciel d'analyse de l'image pour les journalistes, ça ne doit pas remplir le ventre des collaborateurs de DXO tous les jours. Et s'arrêter au fait de montrer les défauts d'un appareil, c'est bien joli, c'est utile, mais c'est un peu comme un médecin qui vous dirait que vous êtes malade et qui ne vous propose aucun médicament.
DxO Optics Pro: il corrige les défauts de votre couple "appareil/objectif"
Et c'est là que DxO Optics Pro entre en scène! Fort de la connaissance des forces et des faiblesses de votre matériel, connaissance obtenue par DxO Analyser, DXO nous a concocté, pour nous tous utilisateurs de base, DxO Optics Pro, qui va tout bonnement travailler les images pour les corriger localement, là où elles ont besoin de l'être, sur Mac OSX ou sur Windows!
Le logiciel est décliné en trois versions:
Vous avez même les prix là…
DXO, comprend les modules suivants (je prends ici l'explicatif de l'éditeur, inutile de réinventer la roue):
Lors de votre premier achat, vous pourrez ainsi vous contenter de choisir DxO Optics Pro (Elite ou non), de cocher le ou les boîtiers qui vous sont utiles (vous pourrez télécharger gratuitement d'autres boîtiers plus tard), et de choisir votre module DxO Lens Module dédié à votre objectif préféré.
Cela se fait de manière extrêmement simple, via un petit installeur téléchargeable (et non plus directement sur le site) et c'est tant mieux parce que les versions précédentes étaient un poil compliquées à ce niveau, ou parfois, les serveurs étaient un tantinet surchargés.
Il faut néanmoins être conscient qu'un objectif peut être reconnu par DxO pour le D200, mais pas encore pour le D80 (c'est un exemple). Lors d'un lancement ultérieur du logiciel, vous serez averti qu'une nouvelle version, intégrant peut-être le couple "objectif pas encore reconnu jusqu'alors/boîtier" est disponible. L'intégration du nouveau couple sera automatiquement effectuée, gratuitement.
Cette approche très sérieuse qui impose un module par objectif pour un boîtier est ennuyeuse sur un point: on ne peut pas disposer immédiatement d'un patch DxO de correction pour n'importe quelle optique, même si notre boîtier est reconnu par le logiciel. D'un autre côté, cette procédure rigoureuse est un gage de qualité. Lorsque le "correctif" pour un objectif est mis à disposition pour un boîtier bien précis, on peut être sûr de la qualité et la précision de la correction fournie… D'ailleurs, l'éditeur travaille très vite, et il n'y a pas de mois qui ne voit pas le catalogue s'étoffer par l'ajout d'un module quelconque.
Cela dit, les corrections de bruit, d'exposition (voir plus bas), le développement RAW sont indépendants des objectifs et fonctionnent parfaitement même si le module objectif que vous avez utilisé pour votre boîtier n'existe pas encore.
Autre avantage de l'approche séparée des modules de correction? Il est par exemple possible que Nikon sorte un jour un boîtier XZ qui inclut déjà en interne une correction de l'aberration chromatique latérale sur l'objectif Y. On risquerait donc une double correction de cette aberration, ce qui engendrerait automatiquement d'autres défauts. Avec la méthode proposée, aucun risque: sur le boîtier XZ, le logiciel fera son travail en ayant toute connaissance des corrections déjà effectuées par le boîtier.
Et comment DxO Optics Pro fait-il pour connaître mes conditions de prise de vue (quel boîtier? quel objectif, à quelle focale? quelle ouverture? à quelle distance du sujet?). Vous l'aviez deviné, grâce aux données EXIF qui accompagnent chaque image.
Il peut arriver, c'est le cas par exemple pour le Mark II ou le 350 D, le 5D aussi d'ailleurs, que le renseignement sur la distance de mise au point ne soit étrangement pas donné par le boîtier, alors qu'il l'est pour le 10D ou le 300D et même (ouf!) pour le 400D. Il faudra donc aider DxO Optics Pro dans ce domaine. Rien de grave puisque le programme n'a pas vraiment besoin d'une notion absolument précise à ce niveau. Mais c'est ennuyeux tout de même.
Il faut de plus savoir que très régulièrement, DxO met à disposition des modules pour tel ou tel boîtier, et d'autres pour tel ou tel objectif. J'attends avec impatience (pour début 2007 semble-t-il) le seul module qui me manque: celui pour le Canon 85 mm f1.2 en relation avec mon joli 5D. J'imagine par contre qu'il ne sortira pas pour le 400D, puisque cet appareil a une vocation non professionnelle.
Cela dit, ça bouge dans cette entreprise! Il faut dire que la concurrence devient rude, avec les Bibble, LighRoom, Silkypix, RawDeveloDevelopper, CaptureOne et autres dérawtiseurs, qui n'intègrent cela dit pas les magnifiques spécificités de DxO (sinon ce ne seraient plus des spécificités, c'est vrai!).
Fin de l'introduction, passons au produit lui-même, en version 4.1 pour Mac donc, avec désormais son propre développement. J'entends par là qu'il ne s'agit pas d'une simple adaptation pour Mac d'un produit Windows plus ou moins mal fichue. C'est pour cette raison que nous avons dû attendre un peu longtemps sa disponibilité.
L'interface, totalement nouvelle basée sur des projets
DxO 4 pour Windows a révolutionné sa présentation. De relativement peu ergonomique, ou en tout cas pas très joli, le logiciel est devenu à mon avis un modèle de confort et d'efficacité. Pour l'utilisateur Mac qui n'a pas eu l'occasion de voir cette interface pour PC, celle de la nouvelle 4.1 pour MacOSX est révolutionnaire.
L'interface est totalement nouvelle. Le noir est de rigueur (sauf sur la zone de visualisation des images que l'on peut le modifier du noir au blanc, si vous le préférez), et force est de constater qu'une fenêtre DxO est désormais pour le moins "classe".
Évidemment, certains diront classe "à la Aperture" ou à la "LightRoom". Ben oui, mais comme me le dit un des responsables de DxO en souriant, "Le noir est à la mode, que voulez-vous!".
Bref, DxO est beau, ce qui comblera les photographes qui aiment travailler dans ce qui n'est pas moche, par définition.
Il se trouve qu'elle est divisée en 5 parties distinctes, pour autant d'onglets, ce qui est très efficace pour gérer votre projet, qui est un environnement de travail défini par les images que vous traitez sur le moment.
Vous allez donc pouvoir revenir sur différents projets (reportage en montagne, dernières vacances en France, images du petit dernier) et les retrouver là où vous les aviez laissés.
Un projet se présente ainsi sur votre bureau:
Le fichier " ajeter.dxp" et le fichier DxO proprement dit du projet. Un double-clic sur lui et vous vous retrouvez dans la configuration que vous aviez abandonnée
Les Sidecars sont tous les réglages à apporter à votre image, et dans les sous-dossiers du dossier "Corrections" se trouvent vos images développées. Dans les différents formats que vous aurez choisis. Notez le DNG, le JPEG et le Tiff. Tout y est pour le photographe donc…
L'onglet Sélectionner, pour choisir les images de votre projet
L'onglet "Sélectionner" permet de choisir ses images, en navigant dans le disque. Une fois un dossier affiché, ce n'est pas la totalité de ses images qui sera traitée, mais uniquement celles que vous aurez choisies, sélectionnées normalement dans la liste, ou que vous aurez fait glisser (un dossier par exemple) dans la partie du bas.
Très pratique, rien à dire, celui qui veut envoyer un dossier complet peut le faire, celui qui préfère déjà trier à ce niveau le peut aussi.
Ce d'autant plus qu'il est possible sans problème de filtrer les images d'un dossier, à l'aide d'un petit bouton dédié.
À ce niveau, vous pouvez aussi décider d'ajouter des images, et de les "marquer" par un set de réglages que vous aurez préalablement défini. Pratique pour toute une série qui doit être corrigée, niveau balance des blancs par exemple, de la même manière.
L'onglet Sélectionner est très rapide, je tiens à le préciser.
D'autres petites choses sont possibles également, comme retourner l'image au cas où l'EXIF de votre appareil ne donnerait pas l'ordre à DxO de le faire, lui donner une marque de priorité de traitement grâce aux petites étoiles, créer des groupes d'images. Mais tout cela, vous pouvez également le faire dans l'onglet suivant. Cela dit, comme cette zone de vignettes des images du projet est commune à tout DxO, vous pourrez le faire également à tout instant, partout dans le programme.
L'onglet Organiser, pour… organiser les vues de votre projet
Dans l'onglet Organiser, vous allez pouvoir comparer vos images, par deux, trois ou quatre si vous le désirez, afin de dégrossir à ce niveau les images à traiter, sur une table lumineuse.
Notez que la zone du bas, vous indique quelques spécificités de votre image dès qu'on passe le curseur sur elle, et que vous pouvez noter vos fichiers à ce niveau.
Par contre, pas de possibilité d'entrer des mots-clés. Pas grave, pour ça, j'utilise iView de toute manière. Cela dit, deux champs EXIF sont disponibles dans l'onglet "Améliorer" pour entrer les données relatives à l'auteur et au copyright.
À propos des mots-clés, DxO est le seul Dérawtiseur (à ma connaissance, mais j'ai fait pas mal de tests!) qui ne perde pas ces derniers, entrés avec amour dans iView sur le fichier RAW, lorsqu'on développe les images (sauf vers le DNG). Voir en fin d'article le paragraphe dédié à l'IPTC.
C'est ici me semble-t-il que vous serez le plus à même de créer des piles d'images, leur mettre des ordres de priorité au traitement, même si, comme je l'ai dit plus haut, vous pourrez le faire partout.
Au fait, une pile peut être déployée ou non, et une image de cette dernière recevra les mêmes réglages que les autres membres de la même pile. C'est très pratique pour gagner de la place, et pour gérer d'un coup une série d'images prises exactement dans les mêmes conditions. Il est bien évident qu'il est possible de ressortir une image d'un groupe, mais pour ce faire, il faut désolidariser ce dernier en totalité.
En haut, pile déployée, en bas contractée
Notez bien que le passage par l'onglet "Organiser" n'est pas obligatoire, mais devient utile dès que l'on travaille sur plusieurs dizaines d'images, même si, afficher de gros fichiers RAW simultanément peut prendre un certain temps. Un peu trop à mon goût.
L'onglet Améliorer, pour travailler ses images
Si vous ne voyez pas cet onglet à l'écran, c'est parce que vous êtes en mode "Tout automatique", qui fait du très bon travail (DxO a écouté les critiques des spécialistes qui trouvaient souvent qu'il en faisait trop par défaut), mais tout de même, avoir dans les mains un si bel outil et ne pas pouvoir s'amuser avec, c'est un peu dommage non? Donc nous utiliserons le mode "Assisté" ou "Expert", pour avoir accès à l'onglet "Améliorer" que je me propose de vous décrire maintenant.
Dans ce domaine, DxO 4 progresse énormément. C'est ici que vous allez apporter tout changement à votre image, que ce soit une réduction de bruit, un recadrage, un renforcement de la netteté. Aux traditionnelles corrections apportées par DXO, de nouvelles viennent s'ajouter désormais, comme nous allons le voir.
Mais le premier progrès se situe au niveau de la rapidité.
D'abord, au niveau chargement de l'image: 6 secondes pour un RAW en provenance d'un 400D (10 MP) et entre 8 et 9 secondes pour le même RAW en provenance d'un 5D, sur un MacBook Pro 2Ghz. C'est tout à fait acceptable, et ne dérange plus du tout. Énorme progrès par rapport à la version 4 Windows qui demandait plus de 25 secondes pour ouvrir une image, et qui rendait l'utilisation pratiquement impossible pour moi.
Certains travaillent plus vite encore, comme Bibble. Mais n'oublions pas qu'ils intègrent moins de corrections par défaut, et que, en ce qui concerne ce dernier, en version 4.9, la fonction Annuler est inopérante. On peut comprendre que les temps soient un peu réduits dans ce cas!
Toujours au niveau rapidité: quel que soit le réglage que vous faites sur votre image, ce dernier est reporté en temps réel lorsque nous travaillons avec une image ajustée à la taille de la fenêtre, soit un zoom de 20 % sur ma machine. Sur un MacBook Pro de première génération, il faut tout au plus attendre une petite seconde pour voir l'effet sur la fenêtre principale.
Certains réglages fins, comme le grain, et la suppression du bruit ne sont réellement affichés que lorsque l'on passe dans un mode de zoom de 75 % et plus. En ce cas, l'attente est un peu plus longue, mais vous voyez véritablement le résultat que vous obtiendrez au final.
Ce qui est intéressant, c'est que dans le mode 100 %, si vous cliquez sur un outil, il faudra patienter 6 à 10 secondes pour voir sa répercussion à l'écran. Mais le changement de pourcentage de cet outil ensuite est pratiquement instantané (sauf exception).
Il faut préciser que jamais, contrairement par exemple à Silkypix, que j'apprécie aussi, le programme part dans des ralentissements incompréhensibles. C'est tant mieux.
Bref, niveau vitesse générale (nous en reparlerons pour le dernier onglet), si DxO n'est pas le plus rapide, il devient parfaitement agréable de l'utiliser sur Macintel, sachant qu'il en fait également plus que les autres. Je n'ai pas pu l'utiliser sur PowerMac, donc je ne sais pas trop comment il se comporte sur ces machines, j'en suis désolé, mais c'est comme ça.
Vous trouvez au-dessous des onglets, la barre d'en-tête, qui affiche tout à droite les boutons de zoom (également disponibles dans l'onglet "Améliorer" d'ailleurs).
Un bouton "i" vous permet d'afficher les informations sur la photo, et également sur ce que vous voyez et ne voyez pas en mode prévisualisation.
En haut, ce qui n'est pas affiché, en bas, les données EXIF
À gauche, une série de boutons de contrôle, qui vous mettent dans un mode particulier (normal, visualisation, visualisation avant-après, balance des blancs, balance des blancs multipoint, géométrie, et recadrage).
Attention: ici, l'interface est un tout petit peu étrange: pour quitter un mode (balance des blancs, recadrage par exemple), il vous faudra absolument cliquer sur le bouton de gauche ci-dessous.
Ces deux boutons sont géniaux: si vous cliquez le bouton de droite, vous avez les deux images avant après traitement l'une à côté de l'autre.
Mieux! Vous pouvez également cliquer sur le petit de gauche qui vous montre les images AVANT et APRÈS superposées, ce qui vous montre les corrections apportées, en particulier par le moteur DXO Engine (qui a encore évolué). J'adore ça, c'est top, vraiment.
À droite de la fenêtre "Améliorer", vous voyez de haut en bas
En mode Paramètres prédéfinis, vous voyez la liste des paramètres que DxO va appliquer à votre image, soit en totalité, soit pour chaque paramètre. Vous pouvez très bien régler le paramètre DxO Lighting sur un preset, et DxO Optics sur un autre.
Mode "Paramètres prédéfinis ", pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête
Mais bon, personnellement, je préfère le mode Expert puisqu'avec lui, vous voyez tous les outils disponibles dans une palette par défaut liée à la fenêtre principale, mais que vous pouvez détacher si bon vous semble.
Mode Expert, onglets fermés
Comme la liste des réglages est longue, et que vous pourriez passer pas mal de temps à scroller pour trouver le bon réglage, le logiciel vous met à disposition une petite barre d'icônes qui vous mèneront immédiatement vers les outils qui vous conviennent.
Un outil "Correction de géométrie" d'une efficacité redoutable
Parmi ces nouveaux outils, des nouveaux venus comme "Corrections de géométrie", qui vous permet de redresser les images, non pas seulement au niveau de l'horizon, mais aussi au niveau de l'anamorphose.
Reprenons la définition de DxO de l'anamorphose de volume:
L'un des principaux défis de la prise de vue photographie est la retranscription d'une scène tridimensionnelle en image bidimensionnelle. Par conséquent, les objets en 3D qui ne sont pas sur l'axe optique de l'appareil peuvent être étirés. Plus l'angle des rayons entre le sujet et l'objectif est aigu, plus l'erreur est apparente; ce phénomène est donc particulièrement visible avec les grands angulaires. Cet étirement affecte encore plus les objets se situant aux bords du cadre. L'anamorphose de volume (ou encore étirement grand angulaire ou étirement de forme) est parfois recherchée en tant qu'effet photographique, mais la plupart du temps, il est simplement toléré comme un inconvénient inévitable.
De nombreux exemples sont montrés ici.
Ah mon Dieu! Quand je pense à mes dernières photos de classe: dans un collège, je n'avais pas assez de recul. J'ai dû prendre mes photos au 35 mm je pense. Pour les élèves, aucun problème, par contre, toutes les maîtresses, surtout les plus grandes, avaient toutes (c'est ma femme et Caplan qui le disent) "la tronche de travers". Évidemment, les maîtresses sont dans les coins (pour une fois que c'est elles qui y vont) et comme elles sont grandes, leur tête est exactement là où la déformation est la plus grande.
Remarquez les deux roues du porte-tuyau, elles redeviennent bien rondes à droite.
Si j'avais eu DxO 4 à cette époque, les "tronches" seraient certainement devenues correctes.
Cela dit, les différentes corrections géométriques sont très facilement mises en pratique, et extrêmement rapides. On voit en temps réel ce que l'on fait, donc c'est vraiment assez jouissif de jouer avec ces outils.
Le même outil permet de redresser l'horizon en tirant une ligne sur ce qui devrait être droit.
Cette correction géométrique est avantageusement associée au DxO Engine, qui permet, comme toujours, de corriger les principaux défauts des objectifs.
Un simple exemple, comme ça, pour la route?
Avant-après correction automatique. À partir d'une image au 17 mm du 17-55 de base, très près de la boîte aux lettres: le vignettage, le piqué, la distorsion, tout est corrigé à droite. Je n'ai strictement rien fait!
Un autre exemple: le crépis de ma maison, toujours avec
le même objectif.
Les corrections sont à droite, vous l'aviez deviné!
Le débruiteur, toujours meilleur
J'ai toujours apprécié DxO au niveau de son débruiteur. Néanmoins, je comprends ceux qui pouvaient dire que l'apparence de la peau, après un débruitage par ce logiciel, pouvait donner un aspect un peu "plastique de poupée".
C'est d'ailleurs aussi le cas avec NoiseNinja, très bon lui aussi.
Il me semble que ce n'est vraiment plus le cas maintenant. Il faudra que je fasse des centaines d'images pour m'en assurer, mais selon moi, le débruitage ne va pas trop loin, et se trouve être finement paramétrable, tant au niveau luminance que de la chrominance.
À partir de l'image de gauche, très sous-exposée, prise à 1600 ISO sur le 400D, que j'ai volontairement piégé en face de la fenêtre, DxO utilise finement son DayLighting, qui fait monter le bruit, corrigé aussitôt.
Le bruit est n'est pas montré corrigé à droite, puisque nous sommes à 15 %
Il l'est à 100 %. Pas mal non?
En plus, je trouve le grain final assez proche de ce que l'on pouvait trouver en argentique.
Et puisque l'on parle de grain, eh bien allons plus loin!
DxO color, et FilmPack, une vraie merveille!
L'outil DxO Color, associé au FilmPack, un logiciel annexe pour l'instant offert jusqu'en décembre aux utilisateurs, est tout bonnement extraordinaire.
En effet, vous pouvez choisir, à l'aide de ce module, un rendu correspondant à un type de film argentique.
Le réglage de base
Vous choisissez un type de film ou un boîtier (voir plus loin)
Le film lui-même, ici les négatifs couleurs.
Ici les négatifs noir et blanc, je vous passe les films dias, les traitements croisés, et même vos propres profils ICC.
Incroyable non?
Mieux! Vous pouvez aussi choisir le grain du film, mais voui! Mes yeux sont encore tout rouges des larmes que j'ai eu de la peine à arrêter de verser lorsque j'ai vu ça.
Le Tri-X 400, avec son grain, à partir d'un fichier 5D à
1600 ISO
Détail à 100%
Toujours plus fort: vous pouvez prendre le rendu colorimétrique d'un film, et le grain d'un autre.
Cela ne vous suffit pas? Vous pouvez décider que votre 5D vous plaît bien, mais que pour cette image, un rendu de type D2X de chez Nikon serait meilleur. Vous pouvez sans autre le demander à DxO.
C'est totalement jouissif de s'amuser avec ces possibilités absolument fantastiques.
Une autre nouveauté intéressante me semble-t-il, c'est l'outil balance des blancs à points multiples.
Vous déplacez le curseur sur les cercles, centrés sur l'endroit où vous avez placé la pipette, et l'image change au niveau de la teinte au niveau des degrés et de la saturation au niveau du rayon. C'est hyper intuitif et ma fois fort efficace.
J'ai ici modifié la couleur du pul du joueur jaune, mais posé trois autres points de contrôles pour que les modifications ne passent pas sur toute l'image.
Quatre points peuvent être posés, et le programme se chargera de faire un compromis entre ces derniers.
Pour vous faciliter la vie, DxO vous permet de bloquer la saturation, la couleur, ou la teinte.
Cet outil à points multiples est extrêmement puissant, mais assez difficile à expliquer: essayez, vous verrez vous-même ce qu'il peut vous apporter.
Le DayLigthing, qui en faisait un peu trop auparavant, est réglé de manière bien plus douce, mais reste tout à fait efficace pour déboucher les ombres par zones, sans toucher à ce qui ne doit pas l'être. Certes, le bruit peut monter si l'on est en très hautes sensibilités, mais le DxO Noise entre alors en action.
Le réglage de la balance des blancs et de l'exposition est très complet lui aussi, et propose une récupération des hautes lumières.
En bas, avec récupération des hautes lumières.
Deux ou trois précisions à propos de l'onglet "Améliorer"
Comme il se doit, est évident que vous pouvez copier coller les réglages d'une image sur d'autres ou sur une série d'autres.
Vous pouvez sauvegarder des séries de réglages à l'aide des présets
Je rappelle que les corrections que vous faites sur votre fichier ne sont pas destructives! Elles se retrouvent dans un fichier SideCar, qui est appliqué à l'original avant développement. Pour que tout le monde puisse voir votre image corrigée, vous devrez donc la traiter (voir plus bas).
Pour en finir avec cet onglet Améliorer, vous avez compris qu'au niveau correction DxO, fait du très bon travail, et cela rapidement. Et puisque maintenant il est possible d'affiner les réglages en voyant pratiquement immédiatement ce que l'on fait, le résultat final est évidemment encore meilleur qu'auparavant.
Onglet "Traiter", le développeur
Une fois vos images préparées vous allez les développer dans l'onglet "Traiter" très bien pensé.
Partie I, à gauche, la sélection des images, par ordre de priorité (étoiles), par exemple.
Partie II, au centre, vous choisissez un ou des réglages de sortie, par exemple format de fichier (Tiff, JPG et DNG), qualité.
Partie III, à droite, contrôle sur le processus (lancement des actions, pause). C'est aussi dans cette zone que vous voyez l'évolution de vos fichiers, de manière très esthétique et détaillée.
Les performances sont vraiment au niveau: le programme lance le traitement de plusieurs images en même temps (jusqu'à 6 sur ma machine). Les divers processeurs ou corps sont appelés au travail. Je n'ai pas vraiment vu de différences entre le réglage des préférences "tout pour DxO" ou "Le meilleur pour cette machine".
Le traitement d'un bon gros RAW de Canon EOS 5D prend un peu plus d'une minute.
Le traitement de 15 images prend environ 17 minutes. C'est clair que c'est plus que CaptureOne par exemple, ou RawDevelopper, ou encore Bibble, qui prennent les trois environ trois fois moins de temps.
Mais il faut vraiment prendre en compte le travail qu'effectue DxO, et que les autres ne font pas. D'ailleurs, Bibble, lorsqu'on lui associe NoiseNinja pour le débruitage, prend lui aussi plus de temps.
Étonnamment par contre, nous allons deux fois plus lentement qu'avec le même MacBook Pro, sous BootCamp (il fallait trente secondes pour chaque image).
Sur le point du développement d'images, si l'on va cinq fois plus vite qu'avec la version 3.5 sur PowerPC à l'époque, nous sommes dans les mêmes temps que cette même version sur Macintel, alors que la version 3.5 n'était pas Universal Binary. La version 4.1 l'est, elle.
Alors pourquoi ne va-t-elle pas plus vite que la version PowerPC de l'époque?
Mais elle va plus vite en fait! En effet, la 3.5 ne gérait pas la correction colorimétrique comme le fait DxO, ni même les corrections géométriques.
DxO en fait toujours plus, et ça prend un peu de temps, c'est normal.
Cela dit, si je suis satisfait des performances à ce niveau, je pense que l'on peut encore faire mieux sur nos machines, preuve en sont les temps sur PC.
À suivre pour les prochaines versions.
Dernier onglet: Afficher, pour comparer vos images "avant-après"
Le dernier onglet, view, est lui aussi parfaitement réalisé.
À gauche, observez la jolie représentation des couples avant-après, dont voici un exemple:
Si l'image corrigée apparaît instantanément, le fichier RAW (en provenance du 5D) demande également 9 secondes pour s'afficher.
Qu'on est loin des temps de la 3.5 qui rendaient cette visionneuse insupportable, et même des temps de la 4 sur Windows! Ici, la visionneuse est enfin véritablement utile.
Vous pouvez également bénéficier du bouton Avant-après dans cet onglet, qui superpose les deux versions. Excellent.
Ce d'autant plus que bon sang, la qualité est bigrement au rendez-vous. Plus que jamais. Au point que si vous avez essayé une version précédente, et que vous avez trouvé que DxO en faisait trop, je ne peux que vous recommander d'essayer à nouveau. Croyez-moi, ça en vaut la peine.
L'IPTC, concervé, c'est dingue!
Je vous explique.
Je prends toutes mes images en RAW. Une fois rentré à la maison, je les développe en JPEG, à l'aide d'un logiciel dédié, comme Bibble ou DxO.
Je garde ensuite à la fois le JPEG et le RAW de départ.
Le tout est de cataloguer alors les deux types de fichier.
L'idéal serait de mettre des mots-clés sur le fichier RAW avant de le développer, de le synchroniser (dans iView) pour que le fichier contienne en interne ces métadonnées ITPC, puis de les développer, en priant que les données ITPC soient passées également dans le fichier JPEG.
Or avec tous les logiciels que j'ai testés à ce jour, ce n'était jamais possible. (MAJ: Seul CameraRaw semble capable de le faire, et même très bien, si j'en crois un commentaire Jean-François Vibert).
Avec DxO 4 Oui! Il ne me reste donc plus qu'a marquer mes images en RAW avant le développement, de les développer avec DxO, et aussi bien mes fichiers RAW que mes JPEG ou mes Tiffs contiendront les données ITPC! Génial!
L'EXIF est particulièrement bien passé aussi dans les fichiers développés.
Par contre, les DNG en sortie se retrouvent sans les données IPTC. Dommage.
Que demander de plus
Ah la la, nous sommes insatiables!
Quand je pense qu'à l'époque (c'était il y a un peu plus d'un an), je demandais aux responsables de DxO de me faire simplement un petit outil de recadrage intégré, que je l'ai eu, et que je demandais ensuite un outil de redressement, qu'il est arrivé, que je demandais de la vitesse et de l'ergonomie, qu'elles sont au rendez-vous, je devrais être totalement satisfait non?
Mais bien sûr!
N'empêche… Une petite correction des yeux rouges et un outil de "dépoussiérage", une sorte de tampon, ben disons… que ça me plairait bien!:-)
Reste un pas à faire pour convaincre certains peut-être: la mode veut (Aperture, Adobe LightRoom) que l'on se dirige vers des intégrés, qui gèrent à la fois la correction des images, mais aussi le catalogage.
Je ne sais pas du tout si cette idée est dans les plans de DxO. Moi, je ne suis pas forcément partisan de la chose, mais il semble que certains pros veuillent absolument passer par ce genre de tout en un.
À voir.
Ah, et puis j'espère aussi le support des boîtiers Olympus et Pentax, pour que mes amis qui en sont les heureux propriétaires puissent profiter également de la délicieuse puissance de DxO.
En conclusion
Vous pouvez télécharger une version d'essai gratuite sur les pages de DxO.
Messieurs Mesdames de chez DxO, vous avez fait de l'excellent travail, soyez en remerciés!
Je crois qu'on peut vous pardonner votre retard par rapport à ce qui avait été donné comme date de sortie pour cette version Mac.
L'attente en valait la peine!