Jean-André Deledda, pour Cuk.ch
Débutons cette humeur par des remerciements pour vos nombreux commentaires de la semaine dernière, à la suite de ma première intervention cukienne.
D’ailleurs, l’un de vous m’a renvoyé sur un calculateur notre empreinte écologique personnelle, qui permet de nous comparer à un Européen, un Chinois ou encore un Américain moyen, ainsi qu’à un businessman globe-trotteur.
Combien de planètes sont-elles nécessaires si toute l’humanité vivait comme vous? Faites le test!
Attention si vous remplissez le questionnaire, ça risque de faire mal! De mon côté, j’en suis à 2.95 planètes (!), la faute à mon appétit et aux transports et voyages (professionnels essentiellement).
Qu’est-ce que ça serait si je ne faisais pas gaffe! Vous l’aurez compris, ce n’est donc pas moi qui vais vous faire la morale en matière de développement durable.
Mon vœu est simplement de sensibiliser (au cas où vous ne l’êtes pas déjà de votre côté).
En fait, je ne défends pas à 100% ce calcul de l’empreinte écologique, qui a selon moi ses limites (il ne s’agit peut-être pas à mon avis du meilleur indicateur de notre consommation existant à l’heure actuelle), mais il a le mérite d’être vite fait, et je vous propose vraiment d’y répondre au moins une fois dans votre vie, pour faire (grossièrement) le point sur votre propre consommation.
Pour une vision en profondeur de l’empreinte écologique je vous propose de visiter le site anglais Global Ecological Footprint , qui participera à la session « consommation » d’un workshop scientifique de l’Université de Lausanne sur l’écologie industrielle (qui sera clôturé par la conférence internationale dont je vais vous parler en détails plus bas…)
À la question : comment sauver la planète ? Je répondrais premièrement qu’on est mal barré si on continue comme ça (comme la plupart de vous, chers lecteurs, en êtes bien conscients à lire vos commentaires sur cuk.ch)! À moins d’appliquer urgemment les principes de l’écologie industrielle !
Aujourd’hui, j’aimerais ainsi vous présenter plus en détails cette fantastique branche qu’est l’écologie industrielle, qui cherche à mettre en oeuvre concrètement les concepts de développement durable.
Un court historique de cette science est disponible en anglais sur le site de la Société Internationale pour l’Ecologie Industrielle (ISIE).
Pour commencer, résumons l’introduction sur le sujet de mon humeur de la semaine dernière (que vous pouvez consulter par là ).
Donc, comme je vous l’ai déjà souligné, l’écologie industrielle est une tentative, parmi d’autres, de mettre en pratique le développement durable, via l’élaboration de stratégies d’actions concrètes, économiquement viables et socialement acceptables (je vous illustrerai d’ailleurs 4 exemples en fin d’article).
La semaine dernière, je citais le Prof. Suren Erkman, de l’Université de Lausanne (UNIL), qui nuance la notion très répandue de “société post-industrielle”. Pour lui, nous vivons en réalité dans un système hyper industriel où les flux de matière et d’énergie continuent à augmenter. Les traditionnelles remises en cause du système industriel, dominées par les questions de pollution et d’épuisement des ressources, ne suffisent plus. Une approche nouvelle, plus large, est aujourd’hui en train d’émerger : l’écologie industrielle, qui s’intéresse à l’évolution à long terme du système industriel dans son ensemble, et pas seulement aux problèmes d’environnement.
L’écologie industrielle est à l’interface des sciences de l’ingénieur, de la biologie, de la géographie, de l’économie et de bien d’autres disciplines. Il s’agit d’un point particulièrement important à souligner, puisque c’est une approche systémique et interdisciplinaire qui permet aux outils de l’écologie industrielle de diagnostiquer des problèmes économiques, sociaux et écologiques, et d’appliquer des solutions pragmatiques.
Je vous recommande à nouveau vivement la lecture de son livre, Vers une écologie industrielle, aux éditions aux éditions Charles Leopold Mayer , disponible dans toutes les bonnes librairies.
N’hésitez pas à vous inscrire à la conférence internationale sur l’écologie industrielle que j’organise avec le Prof. Erkman les 30 novembre et 1er décembre prochain, dans le cadre d’une collaboration entre l’Université de Lausanne et l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne.
Oui, j’avoue, les frais d’inscription, de 350 CHF (220 Euros), ne sont pas bon marché (les participants étant généralement financés par leur entreprise ou service). Mais faire venir des orateurs de qualité, fournir une traduction simultanée français-anglais et des repas (de gala!) de qualité,... Tout cela a un prix!, et, à l’heure actuelle, ce ne sont pas les hautes-écoles qui roulent sur l’or (même en Suisse).
Pour revenir à la conférence, ce serait un plaisir pour moi de prolonger ensemble la discussion en cette occasion (si vous venez, n’oubliez pas de mettre votre T-shirt cuk.ch si vous avez la chance comme moi d’en posséder un ;-).
Tellement beau qu’il est en rupture de stock (n’est-ce pas mon Cuk?!)
À noter que si vous participez au workshop scientifique qui dure toute la semaine et qui inclut la conférence, vous ne paierez que 200 CHF (le workshop étant financé par la Faculté de Géosciences de l’UNIL).
Cette conférence s’adresse aux décideurs travaillant à l’interface des problématiques économiques, environnementales et sociales. Nous accueillons des participants issus aussi bien d’organisations publiques et privées, que d’institutions académiques, ainsi que quiconque souhaitant aborder les thématiques de la durabilité.
J’arrête là, pour l’instant, la promotion de l’événement! (ne m’en voulez pas, en tant qu’organisateur, je ne pouvais pas m’en empêcher…)
J’aimerais m’inspirer du contenu de la brochure décrivant l’événement.
Voici quelques-uns des concepts clés de l’écologie industrielle
Ces dernières décennies, l’homme a exercé une demande sans précédent sur les écosystèmes pour ses besoins en nourriture, en eau, en matériaux et en énergie. L’année 2005 a marqué un tournant avec une série de catastrophes climatiques et l’émission de CO2 la plus élevée jamais mesurée sur notre planète.
Le défi à relever consiste maintenant à réconcilier le développement économique de notre société avec la disponibilité limitée des ressources biologiques et minérales, ceci en dépit de l’augmentation exponentielle de la demande en ressource et en énergie. Nous devons apprendre à mieux appréhender les liens complexes entre les systèmes humains et naturels.
Écologie industrielle? Une expression intrigante qui semble à première vue contradictoire. Probablement parce que nous sommes habitués à considérer le système industriel, avec ses usines et ses villes, comme séparé de la Nature. Mais la société industrielle, tout comme des écosystèmes naturels, peut être décrite en tant que flux et stocks de matériels, d’énergie, et d’information. En outre, le système industriel repose sur des ressources et des services fournis par la Biosphère. “Industriel”, fait référence ici à la totalité des activités humaines de l’agriculture au transport, en passant par le commerce et le tourisme, et pas seulement aux industries.
J’aimerais citer quelques extraits d’un entretien du Prof. Suren Erkman accordé à un grand hebdomadaire romand (je profite pour l’en remercier, d’autant plus qu’il m’a mis à disposition plusieurs des illustrations de son cours pour cet article).
L’écologie industrielle cherche à rendre le système économique compatible avec le fonctionnement des écosystèmes naturels. Concrètement, il s’agit d’utiliser des ressources de manières beaucoup plus efficace et intelligente. (…) la capacité d’absorption des déchets de la Terre n’est pas illimitée (…), par conséquence, la biosphère nous imposera des limites de toute manière un jour ou l’autre.
Dans un écosystème industriel mature, les ressources sont consommées de façon limitée, tout comme la production de déchets qui est moindre…
La Terre est-elle en péril ? Il n’y a pas de raison de paniquer, mais on a déjà assez perdu de temps. Est-ce qu’on va se contenter de transmettre le fardeau accumulé aux générations futures ? Ou bien allons nous sortir du raisonnement économique strict et assumer notre responsabilité éthique. (…) Le développement durable ne concerne pas que les générations futures. Il vise également la qualité de vie de la génération présente.
L’écologie industrielle a une ambition qui peur paraître démesurée : elle cherche à faire évoluer le système industriel dans son ensemble, pour qu’il devienne viable et compatible avec les autres écosystèmes. Si nous n’y arrivons pas, le modèle économique actuel continuera à scier la branche sur laquelle il est assis.
Faut-il se serrer la ceinture? Pas nécessairement! Il y a un message ultrasimple qu’il faut marteler : avec nos histoires de développement durable, et d’écologie industrielle en particulier, on n’est pas du tout là pour emm… les gens! Il s’agit d’assurer l’avenir de l’activité économique, et par conséquent le bien-être social aussi. (…) Mais dans certains cas, il faudra peut-être envisager de consommer moins.
L’écologie industrielle remet en question l’idée d’une croissance illimitée de la consommation des ressources matérielles et énergétiques. (…) Idéalement, il faudrait parvenir à maintenir notre bien-être tout en stabilisant, si possible même en réduisant, notre consommation de ressources.
Par rapport aux nombreuses approches des questions
d’environnement, l’écologie industrielle présente trois
spécificités (d’après S. Erkman):
Depuis le Sommet de la Terre de l’ONU à Rio en 1992, des efforts significatifs ont été effectués en matière de développement durable. Aujourd’hui le gouvernement et les entreprises se fondent sur des critères de développement durable dans leur prise de décision. Mais la recherche de la voie optimale à suivre reste complexe, dans ce labyrinthe qui entrelace des considérations à la fois économiques, environnementales et sociales.
Pas facile de trouver son chemin dans la “jungle” des concepts liés au développement durable…
Comment convaincre les entreprises? Il est essentiel, dans l’argumentation pour persuader un investisseur à l’application du développement durable, de faire valoir les plus-values financières!
En effet, pour l’écologie industrielle, appliquer le développement durable est compatible avec une haute valeur ajoutée. (Et c’est crucial!)
Avec la vision globale de l’écologie industrielle, nous pouvons projeter des stratégies afin de rendre le concept de durabilité opérationnel et économiquement réaliste. Durant la conférence de Lausanne, des experts mondialement reconnus présenteront les concepts clés de l’écologie industrielle et fourniront aux participants les dernières tendances et perspectives pour atteindre une économie compatible avec un développement durable.
Un accent particulier sera mis sur les partenariats public-privé
L’écologie industrielle implique la reconnaissance des limites au développement technologique et économique de notre société et vise une restructuration radicale de l’ensemble du système industriel.
Le futur des systèmes énergétiques sera en question lors de cette conférence
Cette session se concentrera sur la nécessité de décrocher d’une approche « end of pipe » à une autre « en circuit fermé » pour la gestion des ressources et des déchets, afin de limiter l’augmentation de leur volume et leur pollution. Les réseaux eco-industriels seront présentés, où les déchets d’une compagnie peuvent servir de ressources à une autre.
Le programme national de symbiose industrielle (NISP) de Grande Bretagne, est un bel exemple de symbiose industrielle, permettant de créer des synergies entre entreprises. Elle s’occupe de cataloguer toutes les entrées de ressources et d’énergie et les sorties de déchets et produits dérivés des compagnies afin de trouver des liens entre différentes entreprises.
Concrètement, si la compagnie A balance de l’air chaud par la cheminée, elle pourra la fournir (la vendre à prix préférentiel) à la compagnie B, qui pourrait l’utiliser pour se chauffer. Au lieu de déverser ses rejets d’eaux industrielles (qui représentent parfois des volumes astronomiques), l’industrie C pourrait la relier au réseau d’irrigation du paysan proche de son site (moyennant un éventuel prétraitement de ses eaux avant la sortie l’usine si nécessaire !). Il s’agit d’exemples de solution gagnante pour toutes les parties, qui permet de boucler les flux de ressources et de diminuer l’impact environnemental des entreprises, tout en économisant de l’argent (indispensable pour convaincre de participer à ce type de projet !)
L’effet de la symbiose vise à découpler les activités économiques de leur impact sur l’environnement.
Kalundborg est une petite ville industrielle de 20’000 habitants, au bord de la Mer du Mord. Les entreprises de Kalundborg ont commencé, il y a plusieurs dizaines d’années, à échanger des «déchets»: de la vapeur, de l’eau, ainsi que divers sous-produits. Ils ont baptisé leur système d’échange «symbiose industrielle».
Une excellente vidéo de 12 minutes sur Kalundborg a été mise en ligne en 2004 sur le site de l’émission de la TSR (Télévision Suisse Romande), il suffit de cliquer sur le lien en bas de page!
La symbiose de Kalundborg comprend 5 partenaires principaux, distants les uns des autres de quelques centaines de mètres seulement, et reliés entre eux par un réseau de pipelines:
Les partenaires de la symbiose industrielle de Kalundborg
L’eau, sous forme de liquide ou de vapeur, constitue le “déchet” valorisé de la manière la plus systématique.
Comme le dit le Prof. Erkman, il serait fastidieux
d’énumérer dans le détail tous les échanges de déchets
qui se sont progressivement mis en place au cours
des années. Sur la base des informations partielles
disponibles actuellement, on peut toutefois dresser un bilan
estimatif des avantages environnementaux et économiques de
la symbiose industrielle de Kalundborg:
Le Prof. Erkman argumente les clés de ce succès dans son livre: “Les avantages économiques, qui se trouvent en réalité à l’origine de ces échanges, sont également substantiels. Selon les indications dont on dispose publiquement, les revenus annuels sont évalués à 10 millions de dollars (du fait de l’économie en ressources et de la vente des déchets), et les revenus cumulés jusqu’à aujourd’hui s’élèvent à environ 120 millions de dollars. Le temps moyen d’amortissement reste inférieur à cinq ans!”
“Dans ce processus spontané, qui s’est progressivement mis en place sur des bases commerciales, toutes les entreprises y trouvent leur compte. Le succès du système repose largement sur la confiance existant entre les différents partenaires.”
“Kalundborg est une petite ville où tout le monde se connaît. Cette proximité facilite les contacts informels à tous les niveaux hiérarchiques entre les entreprises concernées.
“La symbiose de Kalundborg se caractérise par la proximité de quelques grandes entreprises qui sont à la fois différentes et complémentaires. Pour reproduire ailleurs un tel système, il faudrait donc favoriser certains «panachages industriels» propices aux échanges de déchets et de ressources.”
Parmis les limites du systèmes, mentionnons qu’en cas de
modifications des procédés de
fabrication, ou simplement si l’un des partenaires vient à
cesser ses activités, un déchet pourrait manquer, et le
système d’échanges se verrait alors gravement perturbé
(contrairement aux écosystèmes biologiques, où la
redondance est généralement de règle). Signalons également
les difficulté à intégrer les PME, notamment du fait de leur faible capacité
de production
Quelques chiffres pour Kalundborg (1998)
Principales ressources économisées:
Gains économiques:
Caractéristiques de la symbiose de Kalundborg
Comme on dit du côté de Genève, il n’y a pas peut-être pas “le feu au lac”, par contre il s’y trouve cependant bien de la chaleur!
Le projet GLN permet de valoriser cette ressource naturelle et la substituer à l’utilisation de ressources fossiles en utilisant la chaleur du lac pompée à 35 m de profondeur. En été on fait circuler l’eau fraîche dans les plafonds des bâtiments des organisations internationales au lieu de faire tourner l’air conditionné. En hiver, ces mêmes bâtiments seront chauffés par la même eau couplée à des pompes à chaleur. De plus, arrosage de tous les parcs avec cette eau qui n’a pas besoin d’être potable.
L’économie environnementale est importante (1500 t. de mazout/an), sans augmentation de consommation d’électricité. 400’000 m3 d’eau potable économisés. (1 m3 d’eau potable = 1KW).
Le projet a été mis en place à l’occasion de la transformation de la place des Nations combinée à la construction de l’usine Serono et la rénovation de l’ensemble du quartier de Sècheron.
Initialement prévu pour les seules organisations internationales, le partenariat avec Serono a permis de doubler la capacité de la station de pompage sans en doubler le prix. Par contre, prise en charge par Serono et l’État de Genève, les deux partenaires y ont trouvé un intérêt évident: un bel exemple de partenariat public-privé.
Pour des compléments d’informations, n’hésitez pas à consulter cette présentation de Monsieur Ouzilou, le directeur du Service Cantonal de l’Energie de Genève.
L’écologie industrielle cherche à accroître la productivité des ressources (“dématérialiser”), pour fournir des services équivalents, dans le but de découpler bien-être et consommation croissante de ressources.
Passons maintenant à une application très sexy de l’écologie industrielle: celle qui concerne les recherches sur les écosystèmes microbiens artificiels. Ces derniers ont pour origine les problèmes de survie posés par les futures missions spatiales de très longue durée, comme une mission vers la planète Mars.
Pas simple, une mission pour Mars, en terme de nourriture embarquée et eaux pour l’hygiène pour les cosmonautes…
Depuis longtemps, on sait recycler indéfiniment l’air et l’eau dans les vaisseaux spatiaux, au moyen de techniques physico-chimiques. À long terme, c’est la nourriture qui constitue le véritable facteur limitant.
Pour le comprendre les enjeux, pour une mission sur Mars:
Consommables uniquement:
Dans ces conditions, les projets de missions spatiales se déroulant sur plusieurs années avec des équipages nombreux semblent sérieusement hypothéqués, n’est-ce pas?!
Il ne reste donc qu’une solution: produire la nourriture à bord, en recyclant intégralement les résidus du métabolisme de l’équipage. Ces déchets, décomposés par des souches microbiennes soigneusement sélectionnées, serviraient de substrat pour la croissance de bactéries, d’algues unicellulaires, voire de végétaux supérieurs.
L’Agence spatiale européenne (ESA) par le biais d’un programme nommé Melissa (MELISSA: Micro-Ecological LIfe Support System Alternative)
Le concept Melissa comporte ainsi en tout cinq «compartiments»:
Le compartiment «consommateur», où vit l’équipage, et un système de quatre petits réacteurs biologiques classiques.
Espérons que les futurs astronautes apprécierons les salades et autres légumes ;-)
Dans la perspective de l’écologie industrielle: les
applications terrestres
sont très prometteuses pour :
Finalement, quelques clichés photographiques de notre lac Léman, pour faire suite aux splendides photos que François nous a présentées ce week end.
Y aura-t-il un rayon de soleil dans notre ciel qui s’annonce sombre (source Pananpic.com )
Ou alors le réchauffement planétaire nous jouera-t-il des tours, avec ses dérèglements prévus, à l’image de cette trombe d’eau photographiée par Monsieur Rochat?
J’espère qu’on pourra profiter d’un beau Léman avec quelques nuages, mais avec un ciel radieux (je ne pouvais pas m’empêcher de vous rappeler de vous procurer Autopano!)
Pour conclure, j’aimerais une fois de plus citer mon chef spirituel, le Prof. Erkman:
“L’écologie industrielle, qui vise à mener de front une approche à la fois rigoureuse sur le plan théorique (l’écologie scientifique) et opérationnelle (en préconisant des actions concrètes, économiquement viables). Les problèmes d’environnement ne constituent donc qu’un aspect, parmi d’autres, de l’écologie industrielle, qui oeuvre pour l’avènement d’un système industriel plus élégant, c’est-à-dire capable de générer plus de richesses et de bien-être avec moins d’impacts sur la Biosphère.”
“Finalement, la motivation la plus forte en faveur de l’écologie industrielle, qui assurera peut-être son succès, pourrait bien être de nature… esthétique. Sous la plume des premiers écologistes industriels, comme Jesse Ausubel: “Le but de l’écologie industrielle est un ensemble plus élégant de processus industriels.”
Et Suren Erkman d’ajouter, “Un système industriel plus élégant, une économie plus intelligente: voilà un défi que les ingénieurs, et avec eux bien des acteurs politiques et économiques, et tout simplement de nombreux citoyens, auront sans doute à cœur de relever.”
Êtes-vous prêts à relever ce défi ? On compte sur vous !
À bientôt sur cuk.ch (je suis à votre entière disposition pour tout complément d’information).
Le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD)
Le site du conseil mondial du business pour le développement durable, dont les quartiers sont à Genève, une mine d’or pour trouver des actualités et des publications en matière de durabilité. Le WBCSD réunit plus de 200 multinationales (BP, Shell,…) qui s’engagent pour une croissance soutenable (ou la plus soutenable) possible de notre société, avec comme exemple d’objectifs l’application de polices de développement qui défendent l’environnement ou de bonnes pratiques entre membres de l’organisation.
L’institut international pour le développement durable (IISD)
Basé au Canada mais avec une antenne à Genève, un de ses services, le SD Gateway est un réél vivier d’événements, conférence et forum sur l’environnement (peut-être y en aura-t-il un près de chez vous bientôt ? Jetez un coup d’œil…).
L’ONU (ONU) Le site de la divisions des Nations Unies consacrées au développement durable.
Le Worldwtach Institute (WWI)
Le célèbre institut publie, entre autres, l’excellent état de la planète qui s’intéresse particulièrement aux deux géants asiatiques en plein boum, la Chine et l’Inde.
La Décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable (2005-2014) (ONU_DD)
Le site permet de prendre connaissance des objectifs des Nations Unies pour les questions de durabilités.
La Revue Durable (RD)
La Revue Durable est une revue de vulgarisation francophone sur l’écologie et le développement durable. Pour des dossiers (très) complets.
Médiaterre (mediaterre) Le “Système d’information mondial francophone pour le développement durable” dénommé Médiaterre
Il s’agit d’une initiative de type II, telle que définie à l’occasion du Sommet Mondial sur le Développement Durable. Cette initiative s’inscrit en droite ligne de l’application du paragraphe 52 du Plan d’action de Johannesburg qui recommande “d’assister les pays en développement et les pays avec des économies en transition pour réduire la fracture numérique … et dans ce contexte soutenir le Sommet Mondial de la Société de l’Information”.
Le World Resource Institute (WRI)
Le World Resource Institute est un think tank (groupe de réflexion) très actif en matière de défense de l’environnement
Greenleaf Publishing (GP)
En éditeur anglophone d’excellente publication en rapport avec le business et le développement durable.
Sustainable Business Associates (SBA)
Une ONG qui me tient à cœur et pour
laquelle j’ai collaboré brièvement l’année dernière.
SBA encourage la prise en compte
des dimensions environnementales et sociales dans la gestion
d’entreprise au Maghreb et au Machreq. SBA collabore avec l’industrie,
l’administration et les ONG pour
soutenir l’intégration, au niveau local, des concepts
d’éco-efficacité et de développement durable. Ses objectifs
sont de promouvoir l’action environnementale et durable en
entreprise et d’encourager la responsabilité sociale en
entreprise. SBA propose, parmi de
nombreuses autres prestations, d’excellents guides :
Qui propose en l’occurence un article sur l’écologie industrielle
Last (but not least!): Green My Apple
Le site de Greenpeace qui désire verdir notre chère et tendre Pomme