Superbe...
Telle a été ma première impression, lorsque j'ai reçu, installé, et surtout lancé Antidote RX pour révolution dix.
Pour expliquer le pourquoi de cette appellation, je me réfère à l'explication du manuel d'Antidote, que je vous livre ici: "Révolution, parce qu’Antidote RX innove radicalement. Pour la première fois, une nouvelle édition d’Antidote a moins de fenêtres que l’édition précédente, tout en ayant beaucoup plus de contenu. Par une refonte totale de son architecture, et une réécriture complète de son interface, trois fenêtres concentrent maintenant toute la richesse d’Antidote. La fenêtre du correcteur, avec ses prismes de correction, de révision et d’inspection, généralise et simplifie le principe du prisme introduit par la dernière édition. La fenêtre des dictionnaires n’offre pas moins de dix ouvrages elle regroupe tous les dictionnaires des éditions précédentes, des définitions aux synonymes en passant par la conjugaison et les familles, et les augmente d’un dictionnaire de citations et d’un monumental dictionnaire de cooccurrences. La fenêtre des guides, enfin, étend la couverture de l’ancienne fenêtre de grammaire à dix guides couvrant l’ensemble des sujets linguistiques utiles à la rédaction".
Voilà pour la dénomination du produit.
L'installation du programme, Universal Binary, ne pose pas de problème particulier, si ce n'est que l'ancienne version d'Antidote n'est pas désinstallée, ce qui peut être ennuyeux dans Word par exemple, où deux barres d'outils se trouvent présentes inutilement. Druide (l'éditeur d'Antidote) devrait prévoir de désinstaller la version Prisme en même temps qu'il installe la version RX.
Ouvrons maintenant une fenêtre de consultation.
Nous trouvons:
Les dictionnaires, au nombre de 10, d'où le rX
Les dictionnaires proposés sont fort nombreux, et certains sont originaux. Les voici d'abord...
À chaque fois, le contenu du dictionnaire choisi est affiché dans la zone 5, très clairement, avec une mise en page vraiment "classe".
Le dictionnaire des définitions est d'un très bon niveau. Ces dernières sont complètes, avec de nombreux exemples.
À droite de la fenêtre, les flexions, et commentaires éventuels
Le dictionnaire des synonymes est magnifiquement complet lui aussi, les entrées étant clairement différenciées.
Druide a pris l'option intéressante de garder au départ les définitions à droite de la fenêtre des synonymes, mais tout clic sur un mot de la zone explicative affiche sa définition dans cette même partie droite
Le dictionnaire des locutions dresse la liste des expressions qui tournent autour du mot recherché, en donnant leur définition.
Chaque sens du mot peut être plié ou déplié
J'ai déplié ici le sens "épouse", et contracté le sens "Personne de sexe féminin" montré dans la figure précédente.
Le dictionnaire des antonymes fait son travail de manière attendue, mais ne donne pas d'exemples ou de définitions de ces derniers, contrairement aux synonymes. Les définitions du mot de départ sont par contre à droite, comme pour les synonymes. Un clic sur un antonyme, et c'est sa définition qui vient prendre place dans cette même partie. Très bien réalisé tout ça.
Le dictionnaire des cooccurrences est à tomber par terre. Je vous montre un exemple, toujours pour "Femme"
Je pense que vous voyez maintenant ce que sont les
cooccurrences. Je n'en avais personnellement aucune idée!
Définition du mot, donnée par l'éditeur qui fait ça bien
mieux que moi, vu qu'il y dû réfléchir au sujet un moment:
"Le dictionnaire des cooccurrences présente l’ensemble
des combinaisons lexicales les plus remarquables du mot en
vedette, classées selon le contexte syntaxique, la force de
cooccurrence et, s’il y a lieu, selon les divers sens du mot
vedette. On entend par combinaison lexicale remarquable une
paire de mots dont l’association dans la langue est forte,
fréquente et spontanée. Comment, par exemple, qualifier une
lumière d’« intense » ? Ce peut être: lumière vive, crue,
aveuglante, éclatante, éblouissante, intense, incandescente,
etc. Le dictionnaire des cooccurrences vous
offre ainsi une liste exhaustive des associations de termes
les plus statistiquement fortes, dans tous les contextes
syntaxiques intéressants"
Remarquez que pour le mot "femme", Antidote nous propose pas moins de 1290 cooccurrences. Cooccurrences dont il va tirer parti dans sa partie "correction de texte", comme je vais le montrer plus bas.
Mieux même, dans la partie de droite de la fenêtre, des exemples illustrant les cooccurrences choisies sont donnés. C'est incroyable de puissance, tout ça.
Remarquez le trait bleu, qui montre la fréquence de la cooccurrence par rapport au même contexte.
Le conjugueur fait parfaitement son travail et sépare les temps simples des composés, pour plus de clarté.
Jolie mise en page n'est-il pas?
Un dictionnaire des familles donne... les mots de la même famille que le mot recherché. Qui l'eût cru?
Toujours avec la définition du mot cliqué à droite...
Le dictionnaire des analogies est assez impressionnant lui aussi. Ainsi, si vous ne connaissez pas le cri du chien (je ne dis rien, ça peut arriver, mais à votre place, je me ferais du souci), tapez "Chien" dans le dictionnaire des analogies et vous verrez ceci:
Il y a "juste" 259 analogies pour chien, une paille quoi!
Le dictionnaire des citations est très joliment présenté lui aussi. Pour "Chien par exemple", nous disposons de 15 articles.
Notez les liens vers les sources, directement cliquables!
Le dictionnaire des anagrammes fait son boulot!
Voilà pour les dictionnaires.
Franchement, il s'agit ici du plus bel ensemble qui m'ait été donné de voir sur un ordinateur, qui écrase ici par sa technicité toute version "papier" au niveau puissance de recherche.
Extraordinaire travail, vraiment, ce d'autant plus que tout est complètement instantané. Jamais la moindre seconde d'attente. Incroyable...
Les guides, un puits sans fond de connaissances du français
Les guides d'Antidote sont également d'une densité rare.
Vous tapez par exemple "adjectif" dans cette zone, et vous avez tous les articles de tous les guides qui y sont relatifs.
Bien évidemment, un clic sur une entrée vous mène immédiatement au chapitre concerné.
Le correcteur, une bonne intégration, mais peu homogène
Antidote s'intègre à certains logiciels, de manière plus ou moins poussée.
Nous trouvons par exemple
Le texte est corrigé dans une fenêtre séparée, mais il est tout à fait possible de placer la fenêtre du document et la fenêtre de correction côté à côte. Le scroll dans la fenêtre de document est automatique. Mieux, toute correction dans cette fenêtre relance la correction du paragraphe concerné dans la fenêtre de correction.
Pour sélectionner tout un document Pages, vous devrez simplement prendre garde de cliquer en dehors d'un bloc.
En ce qui concerne cette intégration, tous les logiciels décrits ci-dessus conservent leurs attributs, y compris les feuilles de style si elles existent, ce qui est extrêmement important, évidemment.
Ces logiciels conserveront les enrichissements RTF, mais pas par exemple les feuilles de style. Nous trouvons dans cette catégorie de logiciels pratiquement tous les texteurs modernes connus, comme Textedit, Nisus, Mellel. Cela dit, tout ce qui est placé dans le presse-papier, pour autant qu'il s'agisse de texte, peut être corrigé.
Comme vous le constatez, ces différentes manières d'appeler le correcteur ne sont pas un modèle d'homogénéité.
ProLexis lui, utilise toujours le même système dans sa dernière version. C'est tout de même plus pratique. Vous me direz que vous utilisez presque toujours le même texteur et que cela ne vous dérange pas? Ah bon, c'est vrai, je vous comprends. Cela dit, n'oubliez pas dans le menu "Aide" la commande "Lisez-moi logiciels" au cas où vous reviendriez plus tard sur un texteur qui vous est moins familier, puisqu'il y a fort à parier que vous ne vous souveniez plus de la façon de procéder.
Un peu dommage, mais pas vraiment important non plus, le principal étant surtout que le programme soit intégré au plus de programmes possibles. À ce propos…
Le correcteur et l'intégration: et le HTML?
Il semblerait d'après l'éditeur que je sois le seul à la demander, la correction intégrée de documents HTML… Mais bon sang, on corrige ou pas lorsqu'on écrit pour le Web? S'il faut passer par Word pour copier dans DreamWeaver, c'est un tout petit peu pénible.
Donc de correction HTML, il n'y en a pas, et c'est fort dommage. Mon adaptateur ProLexis pour DreamWeaver, même s'il n'est pas parfait (l'adaptateur donc), reste donc unique pour moi.
Allez Messieurs, avant, vous aviez l'excuse que vous ne saviez pas s'il fallait développer pour GoLive ou DreamWeaver. Maintenant, on sait que vous avez tout avantage à vous concentrer sur ce dernier. Donc bon, ce serait sympa de penser à ceux qui n'écrivent pas que pour le papier.
Le correcteur, la qualité et la vitesse: très bien
Les éditeurs de correcteurs grammaticaux, dont fait partie Antidote, ont compris depuis longtemps qu'ils ne pouvaient pas prétendre à la non-présence de fautes dans un texte, lisez plutôt:
Malgré sa technologie de fine pointe, le correcteur d’Antidote n’est pas omniscient. Chaque édition apporte des progrès notables, mais la complexité expressive de la langue demeure un défi technique immense. En particulier, le correcteur d’Antidote reste un correcteur grammatical, non un correcteur sémantique. S’il peut analyser un texte grammaticalement et en détecter les erreurs d’orthographe et de grammaire, il n’en comprend pas le sens profond pour autant, même avec les avancées considérables de l’édition RX.
Dans cette avancée vers le sens, les cooccurrences entrent en jeu (voir plus haut), puisque le logiciel peut puiser à dans cette liste pour mieux "comprendre" ce que vous avez écrit. Comme l'avance le mode d'emploi, Antidote sait désormais que tâche ingrate a plus de chance d'être correct que tache ingrate.
Antidote prend une toute petite minute pour passer en revue un manuel de formation de 67 pages que j'ai réalisé sous Pages, là où ProLexis prend moins de trois secondes.
Cette différence de vitesse peut être importante uniquement dans le cas d'une révision finale, juste avant de lancer l'impression de notre document. Là, la rapidité de ProLexis et surtout le fait que je vois d'un clin d'œil la liste des erreurs à gauche (s'il y en a peu, elles ne prendront que quelques lignes, ce qui me permet de passer de l'erreur de la page 2 à l'erreur de la page 12 en un clic) alors qu'il me faut scroller dans la fenêtre de correction d'Antidote, ou alors demander de passer à l'erreur suivante.
Cela se fait très rapidement à l'aide des touches fléchées (avant et arrière). Il vaudra peut-être mieux désactiver les alertes minimes dans ce cas, pour ne voir que ce que le correcteur estime vraiment être une faute.
Les modulateurs, de gauche à droite permettent:
J'imagine que lors d'une première correction complète, vous laisserez tous ces modulateurs actifs. Lors de la révision finale, vous les supprimerez peut-être tous, pour ne voir plus que le rouge, les erreurs véritables, ou considérées comme telles.
Ce qui est assez magnifique, c'est qu'une fois que l'erreur est en surbrillance, un clic sur le guide vous mène directement vers le chapitre concerné du précis de grammaire. Ainsi, pour la figure précédente, nous obtenons:
Allez, je sais que ça ne plaît pas à tout le monde, mais passons vite mes phrases habituelles à la moulinette d'Antidote
Les enfants de ces nouveau habitants du quartier ramène
tout les jours des amis.
Correction parfaite:Les enfants de ces nouveaux habitants du quartier
ramènent tous les jours des amis.
Je chercherais demain les feuille que j’ai oublié a la
maison.
Comme tous les correcteurs, Antidote laisse le "s" à
chercherais, le reste est corrigé!
Je chercherais demain les feuilles que j’ai oubliées à la
maison.
Après que tu sois venu, j’ai nettoyer la maison que tu
avais visiter.
Antidote corrige correctement la
phrase, et signale l'erreur du subjonctif "sois". Il vous
laisse choisir…

Après que tu sois venu, j’ai nettoyé la maison que tu
avais visitée.
Si j’aurais su, ne ne serais pas venu!
Là, Antidote me signale que ça ne joue pas, qu'il n'arrive
pas à corriger ma phrase.
D'accord, le principal est là, je vois qu'il y a un "ne ne"
(si je ne suis pas trop nunuche)
Je corrige ce "ne" de trop en "je", la correction est
automatiquement reprise et là, tout est correct.
Si j’avais su, je ne serais pas venu!
Ma mer m’attends demain et j’irai la retrouvé avec
plaisir.
Hé là! Mais pourquoi Antidote (pas plus que le correcteur de
Word ou ProLexis) ne m'indique-t-il pas que "Ma mer" est au
moins peut-être une erreur? Le reste est corrigé
parfaitement. Ma mer m’attend demain et j’irai la
retrouver avec plaisir.
Ce mécanicien et cette hôtesse chante dans ce groupe de
chanson anciennes.
Correction correcte, même si j'aurais préféré un pluriel à
Chansons anciennes: Ce mécanicien et cette
hôtesse chantent dans ce groupe de chanson ancienne. En
fait, il aurait été utile qu'Antidote me permette de changer
non pas seulement l'adjectif, mais le nom qu'il accompagne.
Ainsi, j'aurais eu le choix de mettre au pluriel "chanson",
ce que je voulais en fait. Notez qu'Antidote me propose aussi
de d'écrire "ancien", pour accorder l'adjectif avec "groupe".
Ça tient la route.
Ces machines ont été créer par Apple et elles leurs
plaisent, à tout ces fanatique.
Correction sans problème: Ces machines ont été créées par
Apple et elles leur plaisent, à tous ces fanatiques.
Travailler c’est trop dur, et volé c’est pas
beaux.
Correction correcte: Travailler c’est trop dur, et voler
ce n’est pas beau. Même si c'est plus difficile à
chanter rythmiquement…
Ce camion et cette voiture sont belles.
Correction correcte: Ce camion et cette voiture sont
beaux.
Un homme qui se dit tranquille, et une moto très rapide, fait
un couple qui ne sont pas trop dangereux.
Correction partielle (pourquoi "fait" ne devient-il pas
"font"?): Un homme qui se dit tranquille, et une moto
très rapide, fait un couple qui n’est pas trop
dangereux. Et puis une virgule avant le "et" me gêne…
Cela dit, ProLexis fait exactement la même correction.
Bon, si je prends ce petit florilège de fautes, je constate que les correcteurs, depuis des années, laissent les mêmes petites dernières.
De toute manière, dans la découverte des erreurs, tant ProLexis qu'Antidote ont toujours été bons. C'est dans le nombre des fausses détections (les erreurs vues par le logiciel alors que ce n'est pas le cas) que le programme de Diagonal a été supérieur selon moi depuis toujours. Même en version Prisme (la précédente), Antidote faisait encore trop de fausses détections par rapport à ProLexis, ce qui le pénalisait.
Qu'en est-il avec cette nouvelle version?
Eh bien, les choses se sont bien arrangées. Certes, Antidote souligne par défaut les erreurs en rouge, certaines erreurs moins graves en orange, les alertes en orange plus fin, et votre texte risque parfois d'être un peu trop "chargé en couleurs", ce qui fait que finalement, on risque de passer à côté d'erreurs, en oubliant de cliquer sur certaines d'entre elles.
Une solution consiste par exemple dans le masquage de l'orange, ou juste des alertes.
Et d'une manière générale, le logiciel fait son travail de manière assez spectaculaire et il faut bien l'avouer, avec efficacité. En effet, il ne vous dérange plus pour rien (ce qui était le cas dans les anciennes versions, un peu moins dans Prisme) et force est de constater que lorsqu'il souligne quelque chose, c'est qu'il y a bien un truc qui ne va pas dans votre texte. Les conseils vont loin, et sont souvent fondés.
Un passage de texte pour montrer l'aspect de la fenêtre de correction
Un exemple de conseil…
Si, il y a quelques années, j'aurais de toute manière renoncé à faire corriger un texte de 67 pages (toujours le même, dans Pages, mais à l'époque, dans Word), tant les fausses détections étaient insupportables, je n'hésite plus désormais à le passer au moins une fois à la moulinette d'Antidote RX.
Je regrette une chose tout de même: pourquoi, lorsque je fais une erreur qui se répète plusieurs fois dans mon texte, n'est-il pas possible de dire à Antidote "Corrige-les toutes"? Cette fonction serait pourtant tellement utile. La fonction "Ignorer toujours" par contre est de la partie, heureusement.
En contrepartie, je trouve très pratique de pouvoir cliquer sur "Régler…" dans le menu contextuel, lorsqu'une faute est signalée (manque une espace par exemple), afin d'atteindre immédiatement les préférences concernées (ne pas mettre d'espace avant les deux points, dans notre charte typographique suisse romande).
Le menu contextuel tel qu'il apparaît lorsqu'on sélectionne une faute.
Antidote a toujours été un correcteur d'une très grande puissance. Il l'utilise désormais bien plus sobrement, et s'en trouve être bien plus efficace.
Cela dit, il peut encore arriver des choses étranges. Soit une petite circulaire envoyée à mes parents d'élève, deux fois le même texte sur une feuille A4, du tout simple quoi…
(Comme toujours, cliquez pour agrandir)
C'est tout de même assez étrange non?
Alors bon! J'ai commencé par penser que le programme était un petit foufou sur ce coup. J'étais obnubilé par l'erreur d'accord. Or, ce qui gênait Antidote, eh bien je l'ai compris lorsque j'ai lancé l'analyse complète de mon texte:
Antidote essaie d'accorder "nombreuses" et "variées" avec "effet" et non pas "activités". Je me suis demandé pourquoi, et l'ai compris soudain! Il manquait une virgule après "variées" (Antidote ne me le signalait pas), ce qui fait que le programme a compris tout de travers. Je l'ai rajoutée, cette virgule, et tout est rentré dans l'ordre. Donc dans la plupart des cas, fiez-vous aux explications, mais parfois, il vous faudra réfléchir, même si Antidote a finalement raison de vous signaler que quelque chose ne va pas.
Comme quoi l'humain garde encore toute son importance!
Très forte d'ailleurs, à titre informatif, cette analyse complète!
Ah, une petite chose tellement importante tout de même: à l'époque où nous copions-collons des circulaires, des lettres, il arrive très souvent que nous oubliions de changer les dates. Par exemple, l'année passée, le 22 octobre pouvait être un jeudi, mais pas cette année. Vous ne changez pas la date, parce que vous oubliez de le faire. Antidote vous signalera automatiquement que le 22 octobre n'est pas un jeudi… cette année! C'est tout bonnement génial, et ça m'a sauvé la mise très souvent.
Gestion de la typographie: suffisante pour Monsieur Tout Le Monde
Antidote gère les espaces et la ponctuation de manière relativement basique, mais suffisante pour un utilisateur normal.
Par contre, le demi-cadratin et le quart de cadratin semblent ne pas être gérés, contrairement à ce que fait ProLexis. Dans Word ou un texteur par exemple, cela n'a pas d'importance, dans XPress par exemple, pour un éditeur professionnel, c'est un manque selon la charte typographique en vigueur dans certains pays.
Le prisme de révision
Après avoir corrigé l'orthographe et la typographie de votre document, vous allez peut-être vouloir vérifier son style. Et là, le prisme de révision est immensément puissant.
Voyez plutôt un des 32 filtres proposés, les répétitions.
Un autre, les phrases longues:
Un autre encore…
Ah mais bon Dieu! Enfin quelqu'un qui nous comprend! Tous ces dictionnaires qui n'acceptent jamais "Agender", alors qu'on écrit ce verbe trois fois par jour en Suisse… Je viens seulement de comprendre pourquoi. Merci Antidote!
Ouah! En 67 pages, j'ai réussi à n'être jamais argotique, et à peine dix fois familier! La Classe!
Bref, vous avez compris à quel point les filtres du prisme de révision peuvent être utiles. Il faut juste avoir le courage de se lancer dans la chose, mais pour un texte important, ça peut être bigrement utile. Je ne sais pas si je vais utiliser ce prisme tous les jours, mais il est d'une intelligence que je trouve tout simplement faramineuse.
La liste des filtres
Le prisme d'Inspection
Une autre manière de voir le texte, après l'avoir corrigé, c'est de le passer au travers des quatre-vingts prismes d'Inspection.
Ce prisme permet de voir votre texte à un niveau plus technique. D'un clic par exemple, vous allez trouver toutes les flexions (féminin ou masculin), les sujets, les compléments d'objet, les subjonctifs, les infinitifs ou que sais-je. Vous allez même trouver les mots que vous avez écrits de manière traditionnelle, alors qu'ils sont sujets aux modifications de l'orthographe rectifiée.
C'est dingo! Bon, pas tous les jours utile (pour moi en tout cas), mais incroyable au niveau force. Je constate par exemple que l'on me reproche souvent d'utiliser trop d'adverbes. Je regarde (toujours pour mon texte de 67 pages) et je constate qu'il y en a simplement 648. Une paille!
Paramétrable, jusque dans les détails
Antidote est paramétrable jusque dans les plus petits détails, voyez plutôt ces quelques fenêtres parmi tant d'autres:
En conclusion
Ouh qu'il est beau cet Antidote RX!
Quel outil formidable d'aide à la rédaction! Complet, intelligemment présenté, confortable, ergonomique, efficace, il a vraiment tout pour plaire.
Tellement d'ailleurs que je souffre beaucoup du fait qu'il ne soit pas disponible pour la rédaction HTML.
Les progrès sont impressionnants depuis la dernière version (qui était déjà bien meilleure que la précédente!) et le prix est tout à fait abordable: 169 CHF en Suisse, ce qui correspond à 107 € environ. Mise à jour pour 49 € depuis une version précédente. Les renseignements sont sur cette page.
Du très beau travail, vraiment. Que vous ne pourrez pas tester gratuitement, malheureusement, puisqu'à ce que j'ai vu, aucune version de démonstration n'est disponible pour ce produit.
Au fait, cet article a été corrigé par Antidote (via un couper-coller, malheureusement, puisqu'il est écrit directement sur DreamWeaver) et ProLexis. Pourtant, il va rester des fautes…
Vous êtes-vous vous-même mis à jour?