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Flux de travail sur Lightroom et Capture One

Suite à l’article de François sur DXO, des questions se sont posées sur le flux de travail avec ces logiciels. Je vais vous présenter mon flux de travail photographique avec Lightroom et Capture One, les 2 logiciels que j’utilise quasi journellement. C’est un point de vue, il y a certainement mieux à faire, mais pour l’instant c’est pour moi la moins mauvaise des solutions.

Je sépare mon flux photo en 2 catégories : le packshot pour les catalogues produits et le reportage général pour les commandes clients ou pour ma production personnelle.

Pour les reportages et pour mes images personnelles, j’utilise Lightroom. Dans un premier temps j’ai étalonné chacun des appareils avec une carte color checker, créé un profil ICC et l’ai intégré dans Lightroom.  Des réglages de base ont été créer en parallèle pour chacun des boîtiers (un poil d’accentuation, le profil du boîtier et peu de retouche de chromie, là je vous laisse choisir vos paramètres). Un rappel, pour enregistrer des paramètres par défaut il vous suffit de cliquer dans l’onglet développement sur le bouton réinitialiser en appuyant sur Alt, il devient alors « définir par défaut ». Vous pouvez définir des paramètres par défaut dépendant du boîtier et des valeurs iso.

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Les images  sont importées dans un catalogue « en cours » situé sur ma Dropbox. Les fichiers raw sont, eux, sur un disque « Serveur ».  J’ai  2 disques serveur, l’un sur mon portable l’autre sur mon mac pro. Les deux étant synchronisés en permanence via l’utilitaire Synk lorsqu’il sont sur un réseau commun.

Cette première étape me permet de faire l’éditing (sélections, mots clés, etc.) et les premières corrections personnalisées par images.  Ce travail effectué, j’exporte les fichiers originaux dans un répertoire sur mon disque « photothèque » (lui-même  dupliqué 4 fois,  on est jamais trop prudent…).

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Reste à mettre à jour le catalogue correspondant aux types de photos (général, clients, perso). C’est là que mon système ne me convient pas tout à fait. Je pourrais tout mettre dans un même catalogue, mais je n’arrive toujours pas à me dire que Lightroom pourra gérer l’ensemble rapidement. Je sais que c’est possible et même recommandé, mais je bloque, sans doute une réminiscence des étages de boîtes remplies de planches diapos .

Ce flux est le seul que j’ai trouvé pour éviter des perdre des images, ce qui m’est arrivé auparavant. Je n’efface les images du catalogue en cours qu’une fois celle-ci exporter le disque « photothèque » et seulement si celui-ci  a été synchronisé avec ses clones. Je n’aborderai pas la question de la retouche, elle vous est totalement personnelle.

 

Pour le packshot, j’utilise Capture One avec les boîtiers en mode connecté. Les images sont faites en studio avec de l’éclairage fixe, les boîtiers sont contrôlés avec  un portable et un écran externe calibré. J’utilise généralement le mode catalogue de C1 apparu avec la version 7, assez pratique, il offre des fonctions de recherches et de classement  qui rappelle celle de Lightroom.

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J’apprécie le côté tout-en-un qui permet de classer le « dossier/fichier » dans le dossier du client pour lequel on photographie. Il faut juste s’assurer que la taille du fichier ne devient pas trop déraisonnable.

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Je trouve également que le mode connecté de C1 est très fiable et très agréable à utiliser, celui de Lightroom plante régulièrement avec mon canon 5D. On ressent bien à l’usage, l’origine studio et moyen-format de Capture One dans sa gestion du flux packshot (facilité de changement de nom, de modifications, d’export). Je ne reviendrai pas sur les qualités du dématrissage (particulièrement avec les dos Phase one), je l’ai fait ici.

Au final, ces deux logiciels sont complémentaires dans mon flux, mais si je ne devais en utiliser qu’un ce serait Lightroom, le plus polyvalent de mon point de vue.
Et pour DxO, je n’arrive toujours pas à l’intégrer dans mon flux, malgré ces qualités de développement et de correction, cela ne me dérange pas d’avoir quelques défauts dans mes images, cela me permet de rester humble quant à ma qualité de photographe.

11 commentaires
1)
ysengrain
, le 13.11.2013 à 08:28
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Humblement, parce que je n’aurais jamais pu concevoir – ni besoin – d’un tel niveau de sécurité, je n’appelle pas ce qui est décrit ici “Flux de travail”. Je perçois dans ce billet, les préoccupations professionnelles journalières de Laurent que la photo fait vivre – sécurisation des fichiers.

J’aurais apprécié que ce “flux de travail” aborde les corrections apportées selon les caractéristiques des fichiers et aussi, et surtout, parce que ce sujet n’a pas été abordé depuis très longtemps : l’impression.

2)
guru
, le 13.11.2013 à 09:25
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De retour du Salon de la photo où j’ai eu une longue discussion avec Jean-Marie Sepulchre (dit JMS) sur la manière de faire cohabiter Lightroom et DXO. La conclusion est assez pénible.

Ma conclusion personnelle est la suivante: pour que le flux soit efficace, il faudrait que DXO soit capable d’interpréter les fichiers xmp créés par Lightroom; ou bien qu’il crée lui-même ces mêmes fichiers qui seraient à leur tour interprétés par Lightroom. On resterait alors dans un flux RAW, plus logique.

La cohabitation serait alors idéale. Ce qui me gène dans DXO c’est cette nécessité de passer par les fichiers TIFF espaçophages et qui sont une sorte de cul de sac dans le flux logique de LR.

Si quelqu’un a trouvé un flux intelligent, qu’il le dise et cesse de la garder pour lui, non?

3)
Laurent Vera
, le 13.11.2013 à 10:10
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Ysengrain les corrections sont toujours personnelles, il me semble difficile d’apporter une solution générale pour la correction des fichiers, ces corrections peuvent dépendre également de la destination de l’image; écran, exposition impression offset etc. Pour l’impression, je peux vous présenter ma solution, basée sur une epson 4800 et le Colormunki photo pour la création des profils ICC.

4)
soizic
, le 13.11.2013 à 12:42
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  1. Ysengrain Pour l’impression après bien des essais, j’ai adopté LR (qui autrement ne me sert que pour le catalogage). J’ai eu le plaisir de constater par la suite que JM Vibert trouvait que le module impression de LR était de loin le meilleur de tous ceux qu’il connaissait, une référence !

J’ai une CanonPro 9000 (conseil cukien) et j’utilise les papiers Ilford et leurs profils donnés gratuitement pour ma Canon. J’ai aussi la sonde ColorMunki que j’ai encore peu pratiquée ; elle est fort pratique, inutile de cliquer 256 fois ou plus comme avec une ancienne Spyder. J’ai fait avec elle un profil pour mes NB Ilford Galerie SYLK car il ne figurait pas sur leur site.

Dans le développement de LR je fais une copie virtuelle en indiquant mon profil et je la travaille. Ne pas oublier de remonter un peu le point médian de la courbe, c’est un spécialiste qui me l’a conseillé.

La module impression est épatant car on peut conserver ses préférences. J’ai ainsi des preset pour du A3 format carré, du A4 destiné aux concours de la Fédé qui exige des passe-partout, etc…

Voilà, je ne suis qu’un modeste amateur mais j’ai tellement ramé la première année en essayant tout que je pense pet-être rendre service avec mon témoignage.

5)
macarthur01
, le 13.11.2013 à 18:05
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Quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi la cohabitation en DXO et lightroom est impossible ?

Merci :-)

6)
guru
, le 14.11.2013 à 09:21
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@ macarthur01

Je n’ai pas dit impossible, je dis qu’elle n’est pas idéale ni forcément harmonieuse. J’aimerais que le cycle de cataloguage, modification, etc. reste dans le format RAW sans devoir passer à des copies en TIFF ou en PSD.

8)
nic
, le 14.11.2013 à 15:08
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merci pour cet aperçu de ton flux de travail.

cela m’intéresserait de lire d’autres articles de ce genre, mais plus approfondis, avec toutes les étapes à partir de la carte mémoire. je me promène avec mon macbook et idéalement j’aurais envie d’avoir accès à toutes mes photos partout où je suis. j’aurais envie d’avoir sur mon macbook un catalogue simple d’usage (iPhoto? Lightroom?) qui me permet d’avoir mes photos sur mon NAS à la maison et de les consulter n’importe où. personnellement, je pense que je cataloguerais les photos plutôt par dates, mais je ne sais pas si c’est une bonne idée.

à suivre…

ciao, n

9)
Laurent Vera
, le 14.11.2013 à 15:30
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Je sais, je l’ai dit à françois, cet article est trop succincts, je vais améliorer la chose pour vraiment rentrer dans le détail (y compris le développement et l’impression). Juste le temps qui manque, je ne sais pas comment fait François pour tout gérer.

10)
François Cuneo
, le 14.11.2013 à 17:51
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Quant à moi, je vais vous présenter très bientôt mon flux de travail qui me permet de profiter des deux logiciels, LR ET DxO.

Mais vous allez peut-être trouver la chose compliquée.

On verra (moi je l’utilise depuis quelques semaines, je trouve ça très bien).