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Un an à chevaucher un dragon.

 

Horizontal, sinon, rien !

Ravi je suis ! complètement. Si vous avez raté le premier épisode, c'est par ici que ça se passe. Je viens de passer les 5000 km au compteur, et ça a été formidable. En tout cas, une chose est certaine : plus de vélo droit ! j'ai du, pour transporter un truc encombrant sur le porte bagage avant, prendre une fois ma rossinante, résultat : 15 kilomètres et mal au cul pendant deux jours, mon fondement a complètement perdu l'habitude de se faire martyriser de la sorte.

Très peu de chutes à raconter, juste une douloureuse, il y a quinze jours, je venais de changer ma fourche avant pour une avec amortisseurs (encore un gain de confort incroyable), et surtout, les pattes trouées permettant la fixation d'un frein à disque (dans les longues descentes, l'échauffement par les patins de la jante de la petite roue avant peut provoquer un éclatement) :

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Et bien la réputation de ce dispositif n'est pas usurpée : ça freine sec ! un virage humide, quelques feuilles, un coup de frein un poil trop appuyé, et paf, je me suis retrouvé par terre avant d'avoir compris que je tombais. Et une ecchymose douloureuse en haut de la cuisse sur une bonne vingtaine de centimètres de long, heureusement, c'est un muscle qui n'est pas sollicité pour pédaler, par contre, j'ai dû soigneusement choisir mes sièges pendant quelques jours ;o).

Retour d'expérience sur les premiers kilomètres :

Donc après mon article de l'année dernière, j'ai été passer une quinzaine de jours au vert, dans la Nièvre, petites routes verdoyantes, vallonnées (entre Loire et Morvan) peu fréquentées, j'ai pris un peu le coup de pédale, commencé à pédaler rond (c'est à dire, sans trop forcer, en tirant presque autant que l'on pousse –grâce aux pédales automatiques–), sensations toujours plus grisantes en descente quand la route est bien lisse, pas facile de monter quand c'est raide, mais on peut monter plus longtemps, en fait, on peut rester bien plus longtemps sur la machine sans éprouver de gêne, et encore moins de douleurs.

Ma plus grande virée, en vélo droit, ça avait été 80 km, dont les quinze derniers avaient été très durs, avec début de crampes et grosse fatigue. Là, j'ai fait deux promenades de la même distance en quatre heures chaque fois, sans fatiguer, en fait, j'avais fini mes boucles, mais j'avais le sentiment que j'aurais pu faire encore pas mal de kilomètres, avec bien sûr des petites tensions dans les jambes, les muscles qui travaillent, mais le reste du corps très tranquille.

Les bras, comme Richie me l'a conseillé l'année dernière, lors de notre promenade en bord de Seine, et bien, pour qu'ils ne travaillent pas, il suffit d'en laisser pendouiller un négligemment, l'autre, servant juste à contrôler la direction NE DOIT surtout PAS forcer, et on alterne, pour ne pas se lasser. 

Le retour à la ville et ses usagers à moteurs n'a pas été agréable, bien sûr, mais l'assurance que j'avais prise en roulant peinard quelques centaines de bornes m'a permis de l'affronter sereinement.

Et quand il pleut

Bin on est mouillé, comme n'importe quel cycliste, mais différemment : le dos est bien au chaud, protégé par la petite coque du siège, on ne se retrouve donc plus avec cette magnifique trainée de merdre juste entre les omoplates (même avec garde–boue, on y a droit); j'ai économisé au moins 200 € en n'achetant pas la paire de pompes cycliste d'hiver, étanches en Gore–Tex dont j'avais prévu de faire l'emplette, les pieds, bien plus hauts (l'axe du pédalier est à 73 cm du sol) sont beaucoup moins mouillés, d'autant plus qu'ils sont placés en avant de la roue avant, dont ils ne reçoivent pas les projections...c'est mon postérieur qui en a la primeur, il va falloir que je renforce mon pantalon étanche à cet endroit là, d'ailleurs, à la suite de grosse averses, je suis arrivé au boulot à peut près sec de partout, hormis une tâche sombre pas des plus seyante, voire même embarrassante, au niveau de l'entrejambe; et quand ça tombe beaucoup, et longtemps, une petite infiltration se produit aussi invariablement au niveau du ventre (vous avez vu, je n'ai pas dit de l'abdomen, je suis réaliste, il faut appeler un chat un chat ;o). Et puis les coudes, ce sont les coudes qui prennent le plus.

À améliorer un peu, mais globalement satisfaisant. Hormis le freinage malencontreux sus–mentionné, je n'ai pas encore mis en défaut la chose sur route humide, sauf deux fois, un bord de piste cyclable sur trottoir (je les déteste celles là) bien saillant et pris avec trop peu d'angle, badaboum à toute petite vitesse, sans dommages sauf l'amour propre) il est vrai que je suis d'un naturel prudent, et que je ne tente pas les virages à fond, penché avec le genou frôlant le bitume.

Un grand regret : pas pu l'essayer sur la neige, les deux fois que la capitale a été recouverte d'un manteau blanc, je n'avais pas le temps d'aller pédaler, ce n'est que partie remise... (penser à mettre des pneus qui accrochent ;o). 

Et le vent ?

Ah bin là c'est formidable, quand ça souffle, je suis obligé de regarder les drapeaux pour savoir si je l'ai de face ou dans le dos ! J'ai même l'impression d'être moins déstabilisé par les violentes rafales latérales quand le vent est de côté. Faut pas exagérer non plus, quand j'ai vent de face, je vais moins vite quand même, mais ce n'est absolument pas comme en vélo droit, une sensation de lutte, le vent glisse naturellement le long du corps, rencontrant juste beaucoup moins de résistance. C'est d'ailleurs ce qui me permet d'avoir des vitesses de pointes impressionnantes (pour ma corpulence et mon peu d'entrainement).

Et quand il fait beau ?

Ahhh, et bien on profite bien mieux du paysage, tout en ayant une parfaite maitrise de l'environnement, j'ai maintenant un rétro de chaque côté, pour bien voir l'ennemi arriver, je me sent en fait bien plus à l'aise et en sécurité qu'avant, en vélo droit, que ce soit en ville, ou à la campagne, il y a des fois, ou il vaut mieux se ranger...

Et pour monter ?

Ah, mais pour monter, j'adore, comme il est un peu lourd, que je n'ai pas encore changé le petit plateau d'un 30 à un 24 ou un 26 dents, et que je n'ai pas les watts à disposition dans le moteur, je n'arrive pas à mouliner dès que la pente devient raide, mais je me suis entrainé, tout au long de l'année, à pédaler à des vitesse lentes sans me casser la gueule (quand, à 50 ou 100 mètres, je vois un feu rouge, je ralentis sensiblement, pour essayer de ne pas poser pied à terre), et grâce à ça, je peux monter des pentes vraiment très raides, à des vitesses vraiment très lentes, dans les virages à droite des parties les plus raides d'un col (les kilomètres à dix pour cent de moyenne), je pouvais rouler à quatre ou cinq km/h, et six de moyenne. Par contre, je maitrise maintenant sans problème le démarrage en côte : je n'ai pas un accès facile à mes bidons en roulant, il faut donc que je m'arrête pour boire, et quand on monte pendant des kilomètres des pentes dures en plein cagnard, il ne faut vraiment pas oublier de boire, et en fait, jusqu'à présent, je n'ai jamais eu la moindre difficulté à repartir, il faut au contraire que je fasse attention à ne pas repartir trop vite, légèrement reposé par la petite pose obligatoire.

Quand la pente est vraiment dure, à partir de huit pour cent, ne pouvant plus pédaler rond, je passe en mode économies d'énergie, et j'ai vraiment l'impression que je peux pédaler comme ça, tranquillement, presque sans efforts, pendant vraiment longtemps, non seulement le haut du corps ne consomme pas d'énergie, mais en plus, dans la cage thoracique complètement ouverte, les poumons sont bien à l'aise pour faire leur boulot, de même que le cœur qui monte moins haut (je n'ai pas d'appareil de mesure, mais c'est un ressenti évident, en vélo droit, il fallait que je m'arrête de monter quand je n'avais plus de souffle, là, c'est pour me forcer à boire), j'arrive même, si j'ai été un peu présomptueux au début d'une côte et que je me met dans le rouge, à ralentir et, presque, me reposer en continuant de pédaler pépère.

Je viens d'ailleurs de passer une semaine de rêve dans la vallée verte, en haut de laquelle se situe Habère Poche, site du Plus Grand Festival de Rock de Haute–Savoie au Monde, le Rock'N Poche. J'y suis donc revenu avec le dragon, et j'ai pu enfin profiter de toutes ces magnifiques petites routes de montagne, aux paysages formidables, presque sans voitures, sauf les fonds de vallées, d'ailleurs sur certains cols j'ai croisé (me suis fait doubler dans les montées) de très nombreux cyclistes, plus que de ouatures, avec toujours un petit bonjour ou un petit signe de la main, trèèès bonne ambiance.

En arrivant, j'ai été faire un tour à l'office de tourisme, où la dame, après m'avoir dit que « Ah non, je suis désolée, pour le vélo, on a rien, on est en train de refaire quelque chose pour les circuits VTT », ce à quoi j'ai répondu que non, pas du tout, que je faisait de la route, et là, elle était toute contente, « Ah, mais alors j'ai quelque chose pour vous ! », et elle m'a sorti trois magnifiques cartes éditées par l'office de tourisme régional : Itinéraires cyclo, Itinéraires en étoile et Grande itinérance (route des 100 cols), en cherchant bien (mais merci googueule, paske leur site n'est pas très clair), on en trouve d'ailleurs la totalité ici pour les Itinéraires cyclo et là pour pour les itinéraires cyclosportifs.

Ce ne sont pas des cartes précises permettant de se passer d'une vraie carte routière, ça ressemble d'ailleurs plus à des cartes de pistes de ski, avec des couleurs, du vert au noir, en passant par le bleu et le rouge, pour donner des idées, avec quelques commentaires sur les ascensions, une bien bonne trouvaille. Autour de la vallée verte, ça regorge de cols classés rouge, et j'ai même pu me faire une piste noire, avec le col de la Ramaz et sa superbe vue sur le massif du Mont Blanc en point culminant, 85 km, six heures sur le vélo, neuf heures de balade avec les pauses boisson, les arrêts pipi, et quelques petits grignotages, et surtout de bonnes pauses photo, c'est ça qui est chouette, à vélo, quand on voit un joli point de vue, on peut s'arrêter quand on veux, poser le vélo et sortir l'appareil...

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Comme là, ce chouette point de vue sur le massif du Mont Blanc (très fortement réduit, pour ne pas exploser la bande passante, le .tif de base pèse 960 Mo et permettrait une impression de trente–cinq centimètres sur presque cinq mètres de long.

Et les descentes ?

Ah mais là, ça change tout, bien qu'échaudé par ma chute une semaine avant de partir, c'est le grand bonheur, surtout comparé aux descentes sévères en vélo de course le cul en l'air, les mains crispées sur les freins, le cou tordu pour essayer de voir le prochain virage et l'impression que l'on va partir en vrille avec triple salto à la première fausse manœuvre qui me laissaient brisé physiquement (bien plus fatigant que de monter, les descentes !); là, c'est une sensation de total contrôle de la machine, un freinage beaucoup plus efficace et fiable (un voisin avec qui j'ai fait quelques sorties, lui, sur mon ancien coursier, m'a dit son étonnement de la vitesse à laquelle je m'arrête, de ma capacité de décélération sur peu de mètres). Seuls l'index gauche et l'index et le majeur droits travaillent un peu, une vision panoramique de la route...

Le dernier jour de mon séjour, j'ai d'ailleurs rattrapé une cycliste dans une de ces descentes bien raide et sinueuse, je l'ai suivie tranquillement pendant deux ou trois minutes, ayant de la peine pour elle, me souvenant parfaitement que c'était moi sur un vélo droit que je voyais souffrir, arque-boutée sur son engin exactement comme je le faisait dans des circonstances identiques, et dès qu'il y a eu une centaine de mètres en ligne droite, j'ai un peu lâché les freins et je l'ai laissée sur place (je ne voulais pas la doubler plus tôt pour ne pas risquer de lui faire encore plus peur ;o).

Avec la fourche avant amortie, c'est encore meilleur, bien qu'il me faille encore quelques kilomètres pour en appréhender toutes les subtilités. Le seul souci, c'est que ce n'est pas un vélo prévu pour la performance extrême, mais un mulet, et passé une certaine vitesse, si le revêtement n'est pas parfaitement lisse, du fait de l'amortisseur arrière qui n'est qu'un boudin de caoutchouc, de la fourche arrière qui doit avoir un poil de jeu, et de la géométrie du « cadre » (juste une poutre un poil pliée ici ou là), mon dragon se comporte comme une nouille, ça vibre et ça sautille, ce qui fait le grand confort en dessous de 25 km/h en fait quelque chose d'assez imprévisible vers 40 km/h ou au delà.

En tout cas, alors qu'avant, j'aurais préféré redescendre à pied du haut des cols, paisiblement, maintenant, plus besoin, j'éprouve beaucoup de plaisir à descendre, pourvu qu'il n'y ait pas trop de bagnoles à me coller au cul (et non, je n'en suis pas encore à doubler tout le monde dans les descentes, prudent, je vous ai dit !) et que la route soit belle.

Et alors, ça n'a pas de défaut, ces engins là ?

Comment dire, j'ai du mal à me concentrer sur la question, je dois réfléchir longuement à la chose...

Ah mais oui, c'est cher, je l'ai payé, sans demander de crédit, 900 €, un train de pneus, 60 €, une fourche neuve avec le frein à disque et une nouvelle matière pour le siège (plus confortable et surtout plus aérée) 300 €, dépense totale sur les douze derniers mois pour mon véhicule principal (plus quelques antennes d'auto–radio à cinquante centimes), eh oui, je ne me déplace que comme ça, ou en train, avec ou sans lui; ce n'est donc vraiment pas onéreux comparé au coût d'achat, d'entretien, d'assurance et de carburant, et Jean passe d'un véhicule polluant quelconque (enfin on s'éloigne du sujet, là, je sent que ça dérape)...

Ce n'est pas facile de trouver un revendeur, certaines pièces sont rares, en tout cas, en région parisienne, j'ai l'impression que marchand de vélos horizontaux, c'est compliqué quand même.

Au début, c'est difficile ! enfin pas tant que ça quand même, je ne suis pas du tout un acrobate, j'ai toujours regardé les gens qui pédalaient sans les mains comme des surhommes, l'idée même du monocycle me fout par terre, et bien que pratiquant le vélo depuis quelques années comme moyen de transport principal et presque exclusif, je n'ai pas trop l'habitude de slalomer, passer les trottoirs et autres péripéties, j'aime bien aller tout droit sur un bon asphalte, et ces machins sont fait pour ça. J'ai expérimenté le léger hors piste, ça passe, mais alors très lentement, et c'est quand même assez bizarre, le sable procure des sensations vraiment étranges (bon, avec des pneus lisses, de route, ce n'st pas fait pour).

Pas facile à sécuriser, c'est sûr, ce n'est qu'une poutre, mais bon, je touche du bois, il est hors de question que ça ne soit pas lui qui me ramène à la maison, je m'arrange pour ne le laisser que très peu de temps, ou, pour un concert, par exemple, j'essaye de le mettre devant un bistro fréquenté. Et puis, partir avec ça, faut connaître aussi ;o), mais c'est sûr, il ne passe pas la journée ou la nuit dehors.

Et pour finir ?

Le dragon a vraiment été un bon choix, c'est exactement ce qu'il me fallait comme cheval de trait pour le quotidien, il est absolument parfait avec une bonne vingtaine de kilos dans les sacoches, sur le porte bagages (très bien équilibré et qui ne tangue pas du tout), ce qui m'arrive assez souvent quand même. Un confort incroyable, et sur plat ou en descente une efficacité redoutable (si on n'essaye pas de battre des records). Bien évidemment, je rêve d'un modèle plus adapté à l'escalade sportive des cols, mais je prends déjà beaucoup de plaisir avec lui, dans un rythme de pédalage plus contemplatif quand les pourcentages augmentent. Et puis de toute façon, je n'ai pas l'entrainement suffisant pour bien en profiter, n'étant pas sportif du tout, j'ai juste trouvé un moyen vachement agréable de me déplacer rapidement sur de courtes à moyennes distances à peu de frais (si l'on exepte les divers carburants liquides et solides dont a besoin le moteur ;o).

 
7 commentaires
1)
Franck Pastor
, le 14.08.2013 à 11:28
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Pas mal l’article, mais je vais quand même rester sur mon Bucéphale, ça reste plus rapide en montée et c’est l’essentiel pour moi ;-)

Mais dis donc, le fait de devoir s’arrêter en montée pour prendre son bidon, quand même, comme défaut de ton dragon ça se pose là ! Ça voudrait dire, dans mon cas, au minimum un arrêt tous les dix minutes en col, ce qui serait sacrément ch… ! Y aurait pas moyen d’arranger les bidons (si j’ose dire) ?

2)
François Cuneo
, le 14.08.2013 à 18:44
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5000 km au compteur en un an, chapeau!

Le panorama, tu l’as fait avec l’OMD ou avec un logiciel dédié type autopano?

4)
Tristan Boy de la Tour
, le 14.08.2013 à 22:54
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Super, mais j’aurais bien aimé voir quelques photos de la bête. ce genre de vélo m’attire beaucoup, surtout dans une ville en pente comme Lausanne. Mais ce que je trouve problématique avec ces vélos horizontaux, c’est la sécurité. On est vraiment très bas sur la route, et même avec un petit drapeau la visibilité n’est pas top pour les automobilistes. Hélas souvent ils ne font vraiment pas du tout attention aux cyclistes, en plus on n’a pas de vraies pistes cyclables, seulement des bandes jaunes ou la visibilité est primordiale.

5)
zit
, le 15.08.2013 à 10:24
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Franck, oui, évidemment, je dois pouvoir faire quelque chose pour les bidons, mais il n’y a que dans les vraies ascensions que le problème se pose, et en région parisienne, ça manque un peu : on a à peine commencé à monter que l’on est déjà en haut, pas besoin de s’arrêter pour boire dans une côte de deux kilomètres… Et franchement, pour ce qui est de la vitesse ascensionnelle, je crois que le moteur est plus à blâmer que la machine, je ne montais déjà pas bien vite avec mon étalon. Et quel confort, et surtout, quel plaisir visuel : je profite vraiment du paysage, sans tordre la nuque pour essayer de voir autre chose que ma roue avant !

François, 5000 bornes en un an, ce n’est vraiment pas grand chose, ça fait moins de 14 km par jour, en moyenne, je pense que ce chiffre va augmenter cette année, étant donné que je me suis aperçu du plaisir que j’avais sur les longues chevauchées. Quand au panorama, il s’agit d’un assemblage de vingt photos prises avec le 2/105 AF DC Nikon monté s’ur l’OMD, et assemblées dans Hugin bien sûr.

Tristan, des photos, il y en a tout plein dans l’article de l’année dernière cité en préambule, pour rappel, le dragon, ma monture, est une bête de somme, l’équivalent de ce qu’on appelle une randonneuse, et il est parfait pour la ville, plutôt haut pour un vélo horizontal de petit gabarit (je mesure 173 centimètres), j’avoue que je rêve un peu maintenant d’un truc de ce genre :

un Zockra, le TD 700, qui n’est encore qu’au stade de prototype, très particulier, en traction (le pédalier est relié à la roue avant), j’ai fait une vingtaine de mètres dessus, à un salon, impossible de faire plus, l’espace d’essai était petit et plein d’enfants sur de drôles de machines. C’est vraiment très étrange, comme sensation, apparemment, avec l’habitude, on n’utilise plus les mains pour changer de direction, mais les pieds ! Bon, il n’est pas encore finalisé, ça va me laisser le temps de faire de grosses économies…

z (en tout cas, l’essayer, c’est l’adopter, je répêêêêêêêêêêêêêêête : mais je suis extrêmement surpris du nombre de personnes qui ne veulent même pas en entendre parler, surtout les cyclistes chevronnés, les gens ne sont pas curieux…)

PS : le temps est parfait, je vais aller faire quelques kilomètres…

6)
infisxc
, le 19.08.2013 à 12:27
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Salut zit. Trois questions sur ton retour d’expérience.

1) Rapport aux bras : tu disais dans ton premier article sur le sujet que ton dragon était originellement monté en USS. L’idée de mettre le guidon sous l’assise est, me semble-t-il, justement de permettre aux bras d’être en position relâchée en permanence. Est-ce que tu as essayé de remettre ton guidon dans sa position d’origine pour voir ?

2) La sécurisation : c’est un peu ce qui m’inquiète avec les vélos couchés. Un vélo droit, ce n’est déjà pas complètement évident à sécuriser, mais au moins, on peut s’assurer que le cadre ne sera pas volé. Vu le prix des vélos couchés, cela me paraît un vrai problème si on ne peut pas le garer quelques heures sans craindre qu’il disparaisse.

3) La maintenance : ça aussi c’est un frein pour moi. J’ai l’impression qu’avoir un vélo couché, ça nécessite d’être un peu le roi de la démerde (ce qui n’est pas un problème pour toi, bricoleur officiel de cuk) : en cas de pépin, on ne peut compter que sur soi-même, le revendeur le plus proche, apte à effectuer la réparation et/ou fournir les pièces nécessaires, se trouvant souvent à plusieurs dizaines, voire centaines (dans mon cas : il ne semble pas y avoir de revendeur de vélos couchés dans les Alpes Maritimes) de kilomètres.

7)
zit
, le 19.08.2013 à 22:48
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infisxc, réponses à tes trois questions :

1) Rapport aux bras : tu disais dans ton premier article sur le sujet que ton dragon était originellement monté en USS. L’idée de mettre le guidon sous l’assise est, me semble-t-il, justement de permettre aux bras d’être en position relâchée en permanence. Est-ce que tu as essayé de remettre ton guidon dans sa position d’origine pour voir ?

Non, je me suis parfaitement et instantanément adapté à la position hamster jovial (les mains légèrement au dessus des pectoraux), et d’après ce que j’en ai lu ici ou là, l’USS (direction sous l’assise) est peut–être parfaite pour les raids au long cours, mais pose néanmoins quelques problèmes : se fausse facilement en cas de chute ou, même de tombé du vélo sans son occupant, moins bon rayon de braquage, pas bon, en ville, 80 % de mon utilisation de la bête, est moins aérodynamique (tant qu’à faire ;o). Par contre, il semble que ce soit, étrangement, la plus simple à appréhender pour les débutants… je ne peux pas dire, n’ayant jamais essayé.

2) La sécurisation : c’est un peu ce qui m’inquiète avec les vélos couchés. Un vélo droit, ce n’est déjà pas complètement évident à sécuriser, mais au moins, on peut s’assurer que le cadre ne sera pas volé. Vu le prix des vélos couchés, cela me paraît un vrai problème si on ne peut pas le garer quelques heures sans craindre qu’il disparaisse.

Oui, ça, c’est un problème majeur, mais… Quand je sort le soir, j’amène trois antivols, un gros U, un gros boa, et un petit câble, je le stationne à un endroit où il y a beaucoup d’autres vélos, de préférence, devant une terrasse de café. Et bon, c’est vrai que le vol est une vraie plaie pour les cyclistes, mais mon dragon ne ressemble pas vraiment à un truc connu, facilement refourgable, et en tout cas, pas sur un truc sur lequel on peut monter et partir avec en sifflotant pour le commun des voleurs de bicyclettes; tout compte fait, c’est peut–être un truc qui a moins de chances de se faire dérober de part son côté bizarre. Et puis, pour le démonter, il faut quand même des clefs Allen de cinq, de six, et il y a un paquet de vis à enlever… J’ai la chance de pouvoir le stocker à l’abri la journée (au boulot, ils viennent de proposer un local vélo, on dirait spécialement pour moi, surtout en hiver, où nous ne sommes que deux affrontant les frimas quotidiennement –j’adore ça–, bien sûr, en été, les cyclistes sont plus courageux ;o) et à la maison, il dort à l’atelier. Après, je crois que c’est une question de chance, de buena onda, de Mojo, ou je ne sais quoi: l’année dernière, en haut de la colline de Sancerre (une des ascensions nivernaises annuelles –bon, d’accord, c’est dans le Cher, mais je part de la Nièvre–), j’ai croisé un couple de cyclistes qui revenaient d’une balade de quatre ans, près de quarante mille kilomètres, nous avons discuté quelques instants, et ils ont été du côté de l’office de tourisme; ils avaient oublié leur savon, j’ai été leur amener et ai été surpris de voir leurs vélos pleins de bagages, tout seuls sans surveillance, je suis rentré leur rendre l’objet, et les ai questionné sur la sureté de leur équipage… ils se sont contentés de lever les yeux au ciel, l’air de dire, boafff…

3) La maintenance : ça aussi c’est un frein pour moi. J’ai l’impression qu’avoir un vélo couché, ça nécessite d’être un peu le roi de la démerde (ce qui n’est pas un problème pour toi, bricoleur officiel de cuk) : en cas de pépin, on ne peut compter que sur soi-même, le revendeur le plus proche, apte à effectuer la réparation et/ou fournir les pièces nécessaires, se trouvant souvent à plusieurs dizaines, voire centaines (dans mon cas : il ne semble pas y avoir de revendeur de vélos couchés dans les Alpes Maritimes) de kilomètres.

Alors là, au début, ça peut paraître un problème, mais en fait, la grande majorité des pièces est absolument complètement standard, que ce soient les freins, les dérailleurs, les pignons et les plateaux, la chaîne (il en faut juste deux et demie, mais du coup, elle s’use bien moins vite), n’importe quel vrai vélociste est capable de faire ce qu’il faut. Il faut juste prévoir, dans mon cas, pneus et chambres d’avance pour la roue avant de petit diamètre. Même le câble de dérailleur arrière standard convient dans le cas du dragon (certains modèles nécessitent un câble de tandem, plus long). En fait, faux problème, sauf pour les gros pépins, genre bôme, potence, fourches, mais ce sont des choses que l’on est quand même assez rarement amené à changer sur un vélo. Et les quelques revendeurs présents sur le territoire ont l’air capable de faire un colis.

Sinon, pour revenir sur les montées, j’ai fait une petite sortie l’autre jour, empruntant un parcours avec quelques côtes que je connais par cœur, et bien, l’entrainement alpin a porté ses fruits, puisque des montées comme celle du pavé de Meudon ou d’autres ont été grimpées au moins aussi vite que ce que je faisais avec mon vélo droit de course presque deux fois plus léger, et avec une sensation de facilité inédite, pouvant relancer en fin de côte au lieu de cracher mes poumons sur le bitume, j’attends avec impatience la visite à la côte de Montenoisons, dans la Nièvre, 400 mètres à 16 % après quelques kilomètres de monté de plus en plus raide au préalable, que je n’ai gravie que deux fois en vélo droit, avec au moins vingt minutes pour m’en remettre arrivé en haut, et sur laquelle j’ai séché à mi–chemin l’année dernière avec le dragon, pas encore habitué à rouler très lentement, et m’étant arrêté, non pas à bout de souffle, mais juste parce que je n’étais pas certain de ne pas tomber avec ma vitesse.

Non, vraiment, si tu es tenté, il ne faut pas hésiter, les avantages sont tellement plus grands que les inconvénients, et surtout, les inconvénients sont tellement moindres que les tortures endurées sur le vélo droit !

z (oui, je sais, je n’ai pas l’air très objectif comme ça, mais… je répêêêêêêêêêêête : à l’horizontale, c’est tellement mieux !)