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Racontars et billevesées…

Culture...

Vous me connaissez. Je ne suis pas du genre à tirer sur une ambulance. Ou alors juste un peu. Pour rire. Parce qu'elle ne m'est pas sympathique. Ou qu'elle trouble mon wa, comme disent les japonais. Ou mon recueillement, comme disent les flemmards honteux.

Et il y a de ces ambulances que je ne côtoie pas intimement. Plein. Des ambulances dont je n'entends parler, à la saison des ambulances, que par le fracas médiatique qui les accompagne. Comme Bernard-Henri Lévy. Belle ambulance. Dont l'exaspérante promotion de son chaque dernier bouquin me fait regretter qu'il ne soit pas, effectivement, son ultime.

Je n'aime pas le bonhomme. Son côté suffisant me rappelle le gros Monsieur Balladur. Mais après tout, cet homme n'a que faire, je suppose, de mon appréciation. Ou d'une autre, d'ailleurs. Ainsi sont les hommes forts, dit-on...

Toujours est-il que Bernard-Henri Lévy sort le 10 de ce mois une somme philosophique titrée, non pas 45°, mais "De la guerre en philosophie", où, paraît-il, il règle une bonne fois pour toute leur compte à ces sombres crétins ses prédécesseurs que sont Kant, Marx et consorts, enfin... ses comparses du club de belote du Café des Philosophes, restaurant ouvrier, prix modiques, sept jours sur sept, la maison ne fait pas crédit, dont il envisage le succès avec concupiscence.

La philosophie a souvent été pour moi et mon immense déficience culturelle source de joie. On me parle Spinoza, je comprends bière ibérique et je cours chercher le décapsuleur. Cela situe le niveau.

Vous imaginez bien, alors, quelle joie est la mienne, au son de la première sirène instigatrice d'achat librairique librairicien librairetaire (cherchez tout seul, je ne trouve pas!...). Je ne me tiens alors plus d'espérance. Tant d'idées nouvelles! Tant de culture! Sans compter qu' on va certainement voir Arielle!...

J'ai donc lu le premier entrefilet, la première note du concert, en quelque sorte. C'était dans le Nouvel Obs. Je cite.

"Ce devait être le grand retour philosophique de Bernard-Henri Lévy. Patatras ! L’opération semble compromise par une énorme bourde contenue dans « De la guerre en philosophie », livre à paraître le 10 février"...

Ah ah ah! Je fonce! Et alors?...

A la page 122, il dégaine l’arme fatale. Les recherches sur Kant d’un certain Jean-Baptiste Botul, qui aurait définitivement démontré "au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay, que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence". Et BHL de poursuivre son implacable diatribe contre l’auteur de « La Critique de la raison pure », "le philosophe sans corps et sans vie par excellence."

Et alors? Et alors?...

Vous n'allez pas le croire! Le certain Jean-Baptiste Botul est... un canular! Vivivi!..."... Le fruit de l’imagination fertile de Frédéric Pagès, agrégé de philo et plume du « Canard enchaîné », où il rédige notamment chaque semaine « Le journal de Carla B."

D'aucuns s'en seraient troublé. Personnellement, je me serais même trouvé un ermitage troglodyte au fin fond d'une province oubliée de Moldavaquie inférieure. Je me serais couvert la tête de cendres. Sombré dans une méditation définitive sous un bloc de granit. Mais je n'aurais jamais eu le courage démentiel, le déni fulgurant de répondre de toute ma hauteur à Libération :

"Chapeau pour ce Kant inventé mais plus vrai que nature et dont le portrait, qu’il soit donc signé Botul, Pagès ou Tartempion, me semble toujours aussi raccord avec mon idée d’un Kant (ou, en la circonstance, d’un Althusser) tourmenté par des démons moins conceptuels qu’il y paraît."

Alors là, je range l'artillerie. Une ambulance pareille, ça ne tire plus, ça se respecte comme une apparition de Bernadette Soubirou! On lève son chapeau! On salue l'artiste! On encense, on révère! On admire en silence, l'émotion dans la larme! On se collectionne le moment dans l'intimité pour le raconter à nos arrière-petits enfants! Ce Bernard-Henri, alors!... On le croyait pédant? Quel joyeux drille!...Sacré déconneur, va!...

36 commentaires
1)
Okazou
, le 10.02.2010 à 07:00
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Tu aurais tort d’avoir des scrupules, Modane, BHL est tout sauf une ambulance, plutôt un blindé (blindage inattaquable) bien armé qui n’hésite pas à flinguer tout ce qui ne fait pas partie de son microcosme. C’est un ami de Sarkozy, c’est dire que le culot est son carburant et le mensonge le comburant de propulsion des missiles qu’il n’hésitera jamais à lancer contre les ennemis de sa pensée unique. D’ailleurs, lui accorder une pensée, ne serait-ce qu’une seule, c’est déjà abuser.

Petit gag que l’on découvre dans La vie sexuelle d’Emmanuel Kant, une des têtes de chapitre de l’irrésistible et improbable œuvre de Botul/Pagès porte le nom du parfait nanard que BHL avait tourné au Mexique : Le jour et la nuit, qui fit deux ou trois entrées dans les salles françaises avant de retourner dans l’ombre.

Cela dit, Modane, rien ne t’empêche, après avoir dégoupillé une bière au nom de Spinoza, de le lire. C’est un philosophe majeur, lui…


Le botulisme n’est pas une école de pensée philosophique.

2)
archeos
, le 10.02.2010 à 07:39
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Peut être pas philosophe, le Modane, mais en tout cas bon littérateur !

3)
ElGeko
, le 10.02.2010 à 07:49
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Perso, je n’arrive pas à démeterminer si je l’aime bien, ou s’il m’énerve beaucoup, le BHL. Donc, en général, ce sont les deux. Mais en tous cas, je respecte grandement son intelligence, car il n’en manque pas. Et aussi, je suis quand-même assez souvent d’accord avec ce qu’il dit (quand je comprends ce qu’il dit évidemment).

En ce qui concerne “l’incident” dont tu parles, il se trouve que BHL était sur Canal+ il y a deux jours, dans LE GRAND JOURNAL de Denisot et qu’il s’en est expliqué, comme toujours avec intelligence et vivacité d’esprit. Et il a rendu lui-même un véritable hommage à Frédéric Pagès qui lui, il l’a reconnu sans problème, a fait tomber la tête droit dans le panneau.

Moi, je trouve ça noble en tous cas.

4)
Chichille
, le 10.02.2010 à 08:23
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Il faudrait aussi évoquer les grandissimes aventures de BHL en Yougoslavie et de BHL en Géorgie. Son poignant reportage dont voici un extrait :

« Gori n’appartient pas à cette Ossétie que les Russes prétendent être venus « libérer ». C’est une ville géorgienne. Or ils l’ont brûlée. Pillée. Réduite à l’état de ville fantôme. Vidée. »

Le problème, comme l’a noté Rue89, c’est que « BHL n’est jamais «arrivé à Gori», et les Russes n’ont pas «brûlé» la ville. ». Et le plus ridicule, c’est qu’il faisait partie d’un convoi dont les autres membres ont raconté la vérité.

En réalité, BHL fait partie de ces privilégiés (il l’est de naissance, pas seulement du fait de son supposé talent) qui perdent littéralement le sens des réalités, croient que rien ne peut leur arriver et qu’ils peuvent tout se permettre. De temps en temps, ça coince…

5)
Emilou
, le 10.02.2010 à 09:10
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BHV est une calamité, il fait honte aux vrais philosophes, à la philosophie. L’adjectif dans son cas est plus qu’usurpé. La sagesse, la recherche de la vérité, la métaphysique, la logique, l’éthique etc…mais où se situe ce dandy et autre muscadin plus soucieux de son paraître que de la pensée. Comme tous les usurpateurs, cet improbable à un toupet monstre, c’est la seule compétence que je lui reconnais. Il croît que les médiats s’intéressent à lui en tant qu’intellectuel, funeste confusion des genres, ce sont ses seules sorties fracassantes tenant plus du coup de gueule que de l’intelligence qui donnent un coup de pouce à l’audimat. Je l’imagine dans quelques télés réalités,succès assurés chez les pires des imbéciles. BHV, philosophe, BHV seulement. Parlons plutôt de Bernard-Henri Levy comme de Dupont, Durant et tant d’autres anonymes, la modestie en moins.

6)
jeje31
, le 10.02.2010 à 09:15
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J’ai longtemps admiré BHL pour son intelligence et sa vivacité d’esprit, que personne ne songe à lui contester. Et puis, j’apprécie sa dextérité à manier la langue française et ses apparitions dans l’émission “Apostrophe”, ou plus tard à “Bouillon de Culture” me laissaient en général plutôt de bons souvenirs.

J’ai peu lu de livres de lui : “La Barbarie à visage humain”, plutôt bien ; “Les derniers jours de Charles Baudelaire”, tentative un peu narcissique de se mettre à la place de, mais pas désagréable à lire. Et puis, récemment, “Vertigo”, journal de bord d’un périple fait à travers les USA. Ayant eu la chance de traverser les USA en voiture d’est en ouest et du sud au nord, je voulais lire ce livre dont j’avais pourtant lu auparavant des critiques assassines : en réalité, le livre n’est pas si mauvais que l’ont dit les critiques, pas aussi bon que ce qu’en pense BHL. Le plus désagréable étant les nombreux passages où BHL ramène un peu tout à lui, se veut acteur d’une vie américaine qui n’est pas la sienne, le tout dans un style parfois trop ampoulé qui est sa marque de fabrique (le style doit être avant tout au service d’un propos, et non l’inverse).

Bref, BHL est celui qu’on aime détester, qu’on doit détester. Beaucoup n’ont rien lu de lui et s’en tiennent à son personnage médiatique. Et c’est vrai que sa façon de se mettre sur le devant de la scène est assez horripilante.

Il tient un billet hebdomadaire dans Le Point. Règle du jeu de ce billet, dispenser les opprobres et les satisfecits. J’ai contesté sa façon de défendre Polanski – je ne suis pas d’accord mais la cause est légitime – par les amalgames et les raccourcis dont il a usé. Mais, en général, les points de vue qu’il peut avoir ou défendre sont intéressants : pour ne citer que 2 exemples récents, l’attitude de Pie XII, ou sa réflexion sur l’identité nationale.

Pour en revenir sur l’erreur commise avec Botul, cela est évidemment amusant de voir un philosophe de renom commettre une bourde pareille. Et ses contempteurs n’en attendaient pas moins. Cependant, force est de reconnaître – certes un peu contraint – qu’il fait amende honorable, et je rejoins ElGeko sur ce point.

7)
Caplan
, le 10.02.2010 à 09:18
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Ha oui, il est très drôle, le BHL! Mais il y en a un autre qui me fait encore plus rire: Glucksmann, le bonheur incarné! ;-)

Milsabor!

9)
jeje31
, le 10.02.2010 à 09:29
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Ha oui, il est très drôle, le BHL! Mais il y en a un autre qui me fait encore plus rire: Glucksmann, le bonheur incarné! ;-)

Avec, selon moi, une différence majeure : Glucksmann a pu tenir des propos infamants et réactionnaires, ce qui n’est pas le cas, à ma connaissance de BHL. Si rire il y a, il est plus saumâtre avec Glucksmann.

11)
alec6
, le 10.02.2010 à 10:24
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C’est facile, mais je ne peux m’empêcher de citer Audiard (qui lui a bien existé!) :
Les cons, ça ose tout, c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnaît.

12)
ysengrain
, le 10.02.2010 à 11:18
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1- le botulisme est une maladie d’origine infectieuse dont le germe est Clostridium Botuli, proche du germe du tétanos. Durant mes études médicales, j’avais été très impressionné d’apprendre qu’1 mg de la toxine botulique avait la capacité de tuer 32.000.000 de souris.

2- j’ai admiré BHL par la vivacité de sa pensée et ce que j’ai pris comme une grande capacité de synthèse, jusqu’au jour où je suis tombé sur un reportage photo de son mariage avec la “divine” Arielle Dombasle. Celle-ci portait des chaussures dont les talons étaient ornés d’un “monogramme” flamboyant en lettres d’or: BHL

Ce jour là, j’ai revu ma position: comment un homme “normal” peut-il accepter une telle chose tout en étant ce qu’il veut nous montrer ?

Seconde remarque: le ridicule tue, oui, comme la toxine botulique. Je doute que BHL ait la capacité de tuer quoi que ce soit, et hélas, surtout pas lui.

Mon activité professionnelle fait que je côtoie beaucoup d’ambulances. Ceux qui conduisent ces véhicules et les gens transportés méritent, sans l’ombre d’un doute, bien plus de respect et de considération que le mononeuronal héros du jour.

13)
Inconnu
, le 10.02.2010 à 11:42
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Entre le botox d’Arielle et le Botul de son cuistre de mari les gazettes ont de quoi noircir du papier.

16)
Marcolivier
, le 10.02.2010 à 12:55
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La France a son BHL et son Glucksmann. La Suisse (romande) a son Jean Ziegler et son Petit Ventilateur (alias François Cherix), en moins narcissique cependant.

18)
alec6
, le 10.02.2010 à 14:33
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@ Marcolivier

Quel rapport avec Jean Ziegler ? Je ne connais pas le second.

(Màj)Quel rapport avec l’auteur de ce documentaire sans concession sur l’agriculture industrielle We feed the World (en VO désolé) et le Rastignac de service dépeint plus haut ? Tu dois te tromper de référence…

19)
Marcolivier
, le 10.02.2010 à 17:02
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@ alec6

Le second ne mérite pas d’être connu…

Quant à Jean Ziegler, je ne me trompe pas de référence (NB. il est interviewé dans le documentaire que tu mentionnes; il ne me semble pas qu’il soit ni l’auteur ni le réalisateur). Jean Ziegler a une approche de l’honnêteté intellectuelle parfois similaire à celle de BHL en ce sens que si la cause le demande, il n’hésite pas à produire des faux ou à mentir. Je le sais parce qu’il me l’a dit de manière très explicite et sans honte après un cours de sociologie que j’avais avec lui à l’Université de Genève. C’est en lui faisant remarquer qu’il avait été pincé dans un de ses livres en mentionnant des événements inexistants, qu’il m’a affirmé que la cause est pour lui plus importante que la vérité (ce à quoi je ne suis pas d’accord). Ceci dit, c’est vrai qu’à la différence d’un BHL, Ziegler agit pour “une” cause, alors que la cause de BHL, c’est BHL. Cela dit, si Ziegler a du mauvais, il a également du bon, notamment d’être une personne sympathique.

Je regarderais ton documentaire. J’en recommande un également sur le même thème (désolé Modane d’être totalement hors-sujet): Notre pain quotidien. A se dégoûter des fruits, légumes et viandes qui ne proviennent pas de la ferme d’à côté. La déshumanisation de la production alimentaire est extraordinaire. Et si nous sommes ce que nous mangeons, comme le disent certains, alors nous sommes des monstres… A voir absolument.

20)
yl
, le 10.02.2010 à 17:25
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C’est en lui faisant remarquer qu’il avait été pincé dans un de ses livres en mentionnant des événements inexistants, qu’il m’a affirmé que la cause est pour lui plus importante que la vérité (ce à quoi je ne suis pas d’accord).

Quel livre et quels événements ?

22)
Marcolivier
, le 10.02.2010 à 17:54
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@ supercopieur: Le livre: “La Suisse, l’or et les morts”; l’événement inventé: le déraillement à Bâle d’un train qui, durant la 2e guerre mondiale, transportait des armes pour les armées allemandes au mépris de la neutralité suisse. C’est par rapport à cette invention que je lui ai posé la question de l’intégrité intellectuelle.

Il y eu d’autres cas – je n’en ai connu que la polémique – mais n’ayant pas lu les autres livres, je n’en connais pas des titres.

23)
alec6
, le 10.02.2010 à 18:12
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Je comprends mieux tes réticences ! mais la comparaison s’arrête là, on est bien d’accord ! Je te rejoins d’autant mieux que pendant des années j’ai été abonné au Diplo ; un jour j’en ai eu assez de les voir établir des comparaisons entre des chiffres et des pourcentages! Ce qui accentue dans le sens désiré pour la bonne cause certes, la démonstration, mais on peut y regretter une certaine malhonnêteté intellectuelle.

Je connais l’autre film aussi

24)
Franck Pastor
, le 10.02.2010 à 20:07
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Citation de Emile Verschueren : « BHV est une calamité… »

Oui, quel bazar! ;-)

Caplan, c’était un joli lapsus d’Emile, qui est Belge. Parce que BHV en Belgique, c’est l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, qui empoisonne les débats politiques ici. Franchement, il y a autant de quoi en avoir marre de BHV que de BHL ! Voir ici pour les détails.

25)
Caplan
, le 10.02.2010 à 20:23
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Caplan, c’était un joli lapsus d’Emile, qui est Belge. Parce que BHV en Belgique, c’est l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, qui empoisonne les débats politiques ici.

Ce n’est pas à ça que je pensais, Franck. Je ne connais rien à la région de Bruxelles (pardon!) ;-).

Par contre, bien que non-parisien, je connais le Bazar de l’Hôtel de Ville (BHV). D’où ma remarque: “Quel bazar!” … Et quel bazar, ce BHL!

Milsabor!

26)
Saluki
, le 10.02.2010 à 21:43
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Ce qui m’horripile le plus avec Caplan, c’est qu’il connaît mieux MA capitale que je ne connais son chef-lieu de canton… C’est donc pour son incommensurable connaissance encyclopédique des coins les plus reculés de notre planète, y compris la rue des Envierges, que je l’apprécie sans retenue.

Non, je n’ai pas bu.

27)
Franck Pastor
, le 10.02.2010 à 22:34
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Caplan, tu connais au moins la place De Brouckère, non ? ;-) Mais j’avais bien compris à quoi tu faisais référence, connaissant bien le Bazar de l’Hôtel de Ville. Je voulais juste t’éviter une possible gaffe pour la prochaine fois que tu iras faire un tour à Bruxelles, si tu vois apparaître ces initiales dans une conversation ! :-b

28)
alec6
, le 10.02.2010 à 22:45
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Rue du Transvaal, Saluki ! (Piste rouge ce soir ! la piste noire de Belleville n’est pas mal non plus ! Les Envierges, une simple bleue tout au plus)

D’ailleurs tu y es le bienvenu !

29)
Caplan
, le 10.02.2010 à 23:08
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Non, je n’ai pas bu.

Qui n’a pas bu … boira! ;-)

Caplan, tu connais au moins la place De Brouckère, non ? ;-)

En fait, si. Et l’hôtel Métropole, nom de Dieu, la Madonne, nom de Dieu! (s’est exclamé le chauffeur de taxi!)

Milsabor!

30)
Argos
, le 10.02.2010 à 23:11
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Malgré tout je n’arrive pas à taper sur BHL qui représente tellement son temps. Les Grecs, pour leur indépendance, avait Lord Byron qui est mort au combat. Les Bosniaques ont BHL qui se tenait derrière un mur. Un humanitaire m’a raconté l’épisode de BHL devant Gori. En fait, dans la ville, il n’y a eu quatre ou cinq bâtiments atteints. Les Russes, en rentrant dans la ville avec leur chars, ont dit à ceux qu’ils rencontraient: “Vous habitez la ville où est né Staline, nous avons du respect pour vous, puis ils ont défilé devant sa statue.” L’humanitaire m’a dit qu’il a écrit à BHL une lettre furieuse. Mais le nombre de grands reporters qui racontent les conflits depuis leur chambre d’hôtel est bien plus grande qu’on ne l’imagine. Simplement, BHL a tout fait pour se rendre visible et donc on ne le rate pas. Arielle D. me fait toujours marrer.

31)
Anne Cuneo
, le 11.02.2010 à 05:28
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Vous imaginez bien, alors, quelle joie est la mienne, au son de la première sirène instigatrice d’achat librairique librairicien librairetaire (cherchez tout seul, je ne trouve pas!…)

Bou-qui-nique?

32)
Chichille
, le 11.02.2010 à 08:43
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Les cons, ça ose tout, c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnaît

C’est du pur Audiard, ce qui, dans mon esprit n’est pas toujours un compliment…

Cette réplique m’a toujours agacée, parce qu’elle traduit bien la mentalité simplette de son auteur (Audiard, hein ! Audiard ! pas Alec6 !). Il y a en effet une ÉNORME population de cons qui croient au contraire que RIEN n’est possible et qu’il ne faut pas toucher à ce qui existe.

Bon, donc il y a des cons qui croient pouvoir tout faire et des cons qui croient ne rien pouvoir faire.

Le monde est bien compliqué, mon bon monsieur.

33)
Chichille
, le 11.02.2010 à 09:00
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Bou-qui-nique?

Oh ! Anne ! Une grande fille sérieuse comme toi ! T’as pas honte ?

34)
Hervé
, le 11.02.2010 à 09:47
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Oh ! Anne ! Une grande fille sérieuse comme toi ! T’as pas honte ?

bof ! bof ! bof !

D’abord, Anne, si j’en crois les images que j’ai d’elle, n’est pas grande et qui a dit qu’elle était sérieuse ? :-)))