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Et ben quoi la pub! Moi je lui dis merci…

J'écris cette humeur, qui paraît mardi, dimanche soir, en réponse à l'article d'Olivier qui est paru lundi, donc demain pour moi mais hier pour vous.

C'est clair? Si ça ne l'est pas, relisez, parce que moi j'ai vérifié, j'ai tout juste!

Non parce qu'en fait, je dis ça pour expliquer que j'ai vu l'article d'Oliver dans notre administration cukienne depuis quelques jours, et que je connaissais donc le contenu de "Publicité, magie blanche contre magie noire" bien avant vous, hé hé... Mais j'écris ce premier paragraphe un peu abscons surtout pour vous prévenir: si ce que j'écris ici a déjà été énoncé dans les commentaires, et bien ce n'est pas que j'ai tout recopié.

En résumé, cette humeur est écrite avant la parution de l'article d'Olivier, donc avant vos commentaires. Voilà c'est dit.

Et puis de toute façon tout le monde ne les lit pas, ces commentaires, loin de là. Alors il n'y a pas de raison pour que je ne fasse pas paraître cet article.

Comment dites-vous? Que j'avance? Que j'arrête de me justifier? Bon bon, j'en viens au fait.

Cet article d'Olivier Pellerin, je vous l'ai dit hier en humeur, je le trouve excellent. Néanmoins, il me pose une question qui fait partie de celles qui me tarabustent depuis pas mal de temps.

L'une des questions de cette liste, j'en ai déjà parlé ici, c'est le culte sur internet de l'anonymat. Je n'y reviendrai pas.

L'autre, celle dont je veux parler aujourd'hui (si j'arrive à finir cette introduction un peu longue j'en conviens) c'est un autre culte, celui du "tout gratuit".

L'internaute moyen surfe sur Internet, se balade de site en site, et exige la gratuité de tout ce qu'il consulte, et même de tout ce qu'il télécharge.

Ce n'est pas très compliqué: notre site par exemple est gratuit pour ses lecteurs, et honnêtement, je me vois mal leur demander une contribution. D'abord parce que je n'en ai pas vraiment envie, et puis parce que je sais que si nous mettons sur pied une sorte d'abonnement (bonjour la tenue des comptes après), de 5000 lecteurs quotidiens, nous allons retomber à 126, comme cela s'est produit avec plein d'autres sites il y a quelques années, sites qui ont fini d'ailleurs par disparaître.

Alors bon, Cuk.ch est gratuit, MacGeneration est gratuit, MacDigit est gratuit, Mac4Ever, MacPlus, Gete.net, tous les sites Mac sont gratuits. Et tous les sites ou presque qui parlent de tout et de rien le sont aussi.

Très bien.

Mais vous ne voudriez pas qu'on paie en plus, pour vous faire plaisir?

Alors quoi! Pourquoi ne pas supporter un minimum de publicité? Ne serait-ce que pour couvrir les frais... Parce que l'air de rien il y en a, je ne vais pas les énumérer ici.

Moi je trouve qu'accepter la publicité, même si elle nous dérange un peu, c'est une manière d'accepter de défrayer ceux qui ne demandent rien à personne et se démènent quotidiennement ou non pour notre bon plaisir.

Je vais prendre un petit exemple. VersionTracker, l'un de mes sites favoris consacré au Mac et à ses mises à jour.

Ses pubs me fatiguaient, parce que le site nous oblige, avant téléchargement, de passer par une page intermédiaire comportant justement une publicité. Avec tout ce que j'essaie chez eux, cela commençait à prendre pas mal de temps.

Ni une ni deux, je paie un abonnement chez VersionTracker (avec d'ailleurs tout plein de bonus en sus), et cette pub ne me dérange plus. C'est aussi simple que ça.

Et si je ne paie pas, et bien j'accepte la publicité.

Maintenant chacun fait comme il veut. Je ne veux pas faire mon moraliste de service. Si vous voulez utiliser privoxy ou d'autres solutions, faites-le sans le moindre remord, mais en toute connaissance de cause.

Voilà. C'est tout. Vous avez vu comme j'ai fait court sur la fin?

48 commentaires
1)
coacoa
, le 08.02.2005 à 00:05
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Ooooh, mais François, tout ce que tu dis a déjà été dit dans les commentaires !!! Pourquoi cette redite ?

… Hihihi….

Bon, je sors ->

2)
Inconnu
, le 08.02.2005 à 00:09
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Tu as raison, François, sur l’exigence des internautes, qui veulent de la gratuité à tout va, et qui en plus ne veulent même pas de la pub. Mais il faut faire la part des choses entre les gros sites purement commerciaux et les petits sites artisanaux (comme Cuk, sans être péjoratif).

3)
Franck_Pastor
, le 08.02.2005 à 00:17
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Hou la la, on sent l’énervement de François contenu à grand-peine… Mme Cuk, tout va bien @Bofflens ? :-)

Franck

(Attends-moi Coacoa !)

4)
Charled
, le 08.02.2005 à 00:18
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Il est clair que tout est affaire de proportion. Certains sites – comme d’ailleurs, certains journaux informatiques – sont des catalogues pub déguisés en sites (journaux) d’information. Là, ça n’est pas acceptable car toutes les méthodes sont utilisées : traçage multi-sites, etc…
Un site comme Cuk utilise la publicité de manière discrète ce qui reste totalement acceptable.

5)
François Cuneo
, le 08.02.2005 à 00:41
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Hou la la, on sent l’énervement de François contenu à grand-peine… Mme Cuk, tout va bien @Bofflens ? :-)

Non, pas énervé du tout, je t’assure. Et du côté de Bofflens, ça va pas mal…

7)
kaz
, le 08.02.2005 à 04:54
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C’est pas qu’on exige que tout soit gratuit ou qu’il n’y ait pas de pub, c’est qu’on préfère ce qui est gratuit et sans pub, c’est quand même bien normal. Les sites sont libres de choisir leur modèle économique, si les payants se cassent la gueule c’est bien que les lecteurs ne leurs prêtaient pas la même valeur que leurs concepteurs.

Au fond le problème est de savoir à partir de quand une information a une valeur financière sur le web. Hé bein c’est très rare, et il faut être bien prétentieux pour penser qu’un site quelconque que ce soit un Mac4Ever qui vit par ses lecteurs ou un fanzine comme Cuk vaut plus qu’un autre site gratuit (désolé si c’est un peu provoc. mais c’est la réalité, F.C dit lui-même qu’il n’y aura pas 200 personne pour payer Cuk).

Ne peut on pas envisager un site non commercial comme un don, un cadeau fait aux autres, un acte de générosité ? Pourquoi vouloir tout rentabiliser ? Ne vous arrive-t-il jamais d’inviter des amis à la maison ou au restaurant ?

Et puis, une partie du plaisir du surf « gratuit » c’est qu’on pourrait justement ne pas venir sur tel ou tel site, ce qui n’est pas le cas quand on paye, on se sent alors un peu « forcé » de s’intéresser au mises-à.jour, etc.

Cessons de villipender la gratuité !

8)
François Cuneo
, le 08.02.2005 à 06:38
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kaz, le problème, c’est que pour finir, c’est un gros cadeau.

Le fait d’écrire gratuitement en est un.

Le fait en plus que celui qui le fait doit payer pour le faire, c’est un peu ennuyeux. Donc la pub est là pour couvrir les différents frais qui te permettent de lire ce que tu visites régulièrement.

Je ne prétendrai jamais que Cuk.ch ou Mac4Ever valent plus qu’un autre, je dis simplement que tous ces sites gratuits ne devraient rien coûter à leurs concepteurs, au moins. Et là pub est là pour ça.

Quant à savoir si un site a une valeur, le fait que tu le visites (je ne parle même pas de nous) prouve qu’il en a une.

Juste une petite remarque enfin. Si je peux comprendre ton commentaire, le passage « Ne peut on pas envisager un site non commercial comme un don, un cadeau fait aux autres, un acte de générosité ? Pourquoi vouloir tout rentabiliser ? Ne vous arrive-t-il jamais d’inviter des amis à la maison ou au restaurant ? » me fait un peu bizarrre.

Tu vois kaz, ça fait juste trois ans et deux mois qu’on invite tout le monde, avec plaisir d’ailleurs. Alors venir nous dire ça, comme si nous étions des gens qui ne pensent qu’à la rentabilité, oui, comme je l’ai dit, ça fait bizarre.

9)
Blues
, le 08.02.2005 à 07:44
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…c’est le culte sur internet de l’anonymat. … L’internaute moyen surfe sur Internet, se balade de site en site, et exige la gratuité de tout ce qu’il consulte, et même de tout ce qu’il télécharge.

——-
Nous ne l’avons demandé cette gratuité (ni l’anonymat d’ailleurs). Ces habitudes nous a été données….
L’offre ou la demande — La demande ou l’offre ???
Quel beau caphernaum que cet Internet, c’est parti dans tous les sens, sans réglementation aucune… mais surtout en donnant de mauvaises habitudes aux gens … et 10 ans aprés on veut réglementer, ou essayer de changer le système !
C’était dés le départ qu’il fallait montrer « la voie ».

Ca me fait penser à la musique à Sony: qui d’un côté a un des plus gros catalogue d’artistes du monde… et de l’autres côté cette entreprise était une première à fabriquer des graveurs et des CD vierges capables de copier ses propres artistes.

Business is Business

10)
Mirou
, le 08.02.2005 à 08:22
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Je n’ai pas lu les commentaires d’hier, donc je vais peut-être répéter des choses. Désolé.

Moi je suis pour :
– La gratuité
– La pub.

Parce qu’effectivement, je sais que je ne vais jamais aller visiter un site payant. Même en tant qu’abonné du Temps, j’ai le droit d’aller sur leur site. Dès le moment où il me faut mille trucs pour entrer, j’abandonne. D’autant que Le Temps, je l’ai déjà lu sur papier…

Et la pub est nécessaire, et pas toujours si ennuyeuse que ça. À la TV, c’est souvent ça que je regarde le plus, la pub. Parce que j’étudie la communication, mais aussi parce que sur certaines chaînes, la pub est de meilleurs qualité que les programmes…
Sur le net, la pub est moche et mal faite, ça, effectivement, c’est triste. Mais même quand il y en a beaucoup, comme le site que tu donnes, Marsupilami2, je trouve que ça va. D’ailleurs le rapport infos données/pub subies n’est pas si nul, étant donné que télépoche vend son programme papier et le donne gratuit sur le net. J’entends : si on trouve qu’un site gratuit est trop plein de pubs, on a qu’à aller voir ailleurs.

Cuk n’a qu’une seule pub, je crois. C’est vraiment rien !

11)
Fabien
, le 08.02.2005 à 08:28
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Moi je propose que Cuk fasse ce que je le fais pour mes logiciels. Ils sont gratuits mais ceux qui le veulent peuvent faire un don.

12)
Le Corbeau
, le 08.02.2005 à 08:30
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François,
Vu le peu de pub qu’il y a sur le site, il n’y a que deux interprétations
Soit t’as presque pas de frais,
Soit elle rapporte un max !!!
OK, OK, je ->

13)
benoit
, le 08.02.2005 à 09:10
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Ne peut on pas envisager un site non commercial comme un don, un cadeau fait aux autres, un acte de générosité ? Pourquoi vouloir tout rentabiliser ? Ne vous arrive-t-il jamais d’inviter des amis à la maison ou au restaurant ?

Et je suppose que tu ne demandes aucune rémunération pour ton travail, que tu en fais don à la communauté.

Bien sur que l’on invite des amis à la maison et en échange ses amis là ils nous invitent aussi chez eux.

Je trouve normal de dépenser quelques sous pour obtenir quelque chose. Si c’est gratuit, tant mieux. Si cela suppose un petit bandeau de pub en haut de page, c’est tout à fait supportable. Ce qui l’est moins c’est l’envahissement de l’écran par 250 fenetres qui s’ouvrent les unes derrière les autres, les pubs qui recouvrent le texte et tous les autres procédés qui ne te laissent pas le choix.
Le modèle économique du tout gratuit en échange de pub a montré ses limites avec l’éclatement de la bulle internet, il a donné aux internautes de très mauvaises habitudes. Ne hurlons pas trop lorsqu’il est nécessaire parfois de corriger le tir pour continuer à obtenir les éléments dont nous pourrions avoir besoin

Benoit

14)
Saluki
, le 08.02.2005 à 09:36
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Le beurre, l’argent du beurre, le sourire de la crémière et chourer le pain pour la tartine au passage chez le boulanger.

Le modèle du tout gratuit a la limite de la capacité de financement par celui qui paye in fine!

La pub’ sur le net ne me gène pas quand elle n’est pas intrusive comme ces pop’ ups sonores de Volvo, chez Libé?, par exemple.
Elle ne me gène pas quand elle ressemble au bandeau que l’on trouve sur cuk. ( ‘tain qu’est ce qu’ils doivent banquer pour qu’ils soient seuls -l’exclusivité ça se monnaye fort-).

La pub me gène quand elle devient « publi-reportage », guide Michelin en Belgique où ils ont dîné et apprécié un restau qui est encore en travaux, « choix de la rédaction » quand c’est une daube avérée.

Bref: la pub sans masque why not,, la pub sournoise à la trappe !

15)
alec6
, le 08.02.2005 à 11:03
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Comme le dit mon voisin Saluki, on en revient toujours à la même conclusion : le problème n’est pas l’existence des choses mais l’usage qu’on en fait (cf les discussions sur la bagnole et le reste).

Voilà pour mémoire la citation du PDG de TF1
« Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective business, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit ». Avant de poursuivre son explication : « Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible ».
Dixit Patrick LeLay

Quant à la gratuité, il faut encore comparer les pommes avec les pommes, la gratuité des logiciels « libres » n’a rien à voir avec les « 15% de produit en plus Gratuit ».
D’un côté on fait un choix politique (dans le sens noble du terme) et de l’autre un choix marketing…

La véritable arnaque aujourd’hui est de brouiller les piste pour faire croire qu’il n’y a qu’un seule société possible et qu’en dehors de la consommation il n’y ait point de salut !
« J’ai donc je suis »

Alexis… pourfendeur de la triste fenestre

16)
Saluki
, le 08.02.2005 à 11:18
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Alex6

le Patrick de TFOne, c’est facile à démasquer (même au Carnaval de Venise) car c’est une caricature !

Trop nazebrock comme on disait dans le Sentier (parisien, pas Lumineux).

17)
Serge
, le 08.02.2005 à 12:58
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Je pense également qu’une pub, de bon goût (chose rare, hélas) et qui sait se faire discrète, a sa place sur un site internet si c’est pour assurer sa survie. D’autre part, les outils permettant d’occulter les pubs un peu trop envahissantes ont aussi leur raison d’être. Tout est une question de dosage.
De plus, si, à un moment donné, les revenus générés par les rares pubs sur un site ne permettent plus de couvrir les frais de bande passante, je ne me scandaliserai pas de voir le webmestre suggérer à ses lecteurs une petite contribution pour lui permettre de continuer la publication. Si François accepte de donner quelques heures de son temps pour nous livrer quotidiennement un article ou un test et que le reste des collaborateurs en fait autant, c’est bien. Le geste est noble. Mais, si en plus, ils doivent sortir l’argent de leur poche pour le faire, là, y’a quelque chose qui ne tourne plus rond.

18)
MadMac
, le 08.02.2005 à 15:36
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Moi, j’aimerais bien que François nous dise combien d’heures par semaine Cuk l’occupe.
En tout cas, comme il m’a envoyé un courriel à 1h30 et posté un commentaire cinq heures plus tard, je sais du moins qu’il n’a pas dû dormir beaucoup cette nuit. Ni toutes les autres, en fait: il poste d’habitude son article à minuit, et dès 6h30, il est d’attaque.
Dis-mous, François, quel est ton secret: ta drogue, c’est le Mac ou la cukaïne?

MadMac

19)
François Cuneo
, le 08.02.2005 à 16:09
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MadMac, je ne poste pas les articles à minuit, personne ne le fait plus depuis que Noé nous a mis un système super qui permet de mettre en ligne des tests plusieurs jours à l’avance, et qui se mettent tout seuls à la vue du public à une heure donnée.
Je mets toujours personnellement à minuit une!
Quant aux commentaires, ils indiquent bien l’heure à laquelle on les envoie:-)

Combien d’heures? Je n’en sais strictement rien en fait. Je pense au minimum trois heures par jour quand tout va bien, beaucoup plus souvent.

20)
JCP
, le 08.02.2005 à 16:11
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Moi je serai prêt à payer des milliers de francs pour continuer à lire (et ça c’est un peu réducteur, c’est bien plus que ça) cuk.

Euh.. c’est anonyme les commentaires, non?

JCP (toujours prêt à dépenser l’argent qu’il n’a pas)

21)
pilote.ka
, le 08.02.2005 à 16:50
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>KAZ:Ne peut on pas envisager un site non commercial comme un don, un cadeau fait aux autres, un acte de générosité ? Pourquoi vouloir tout rentabiliser ? Ne vous arrive-t-il jamais d’inviter des amis à la maison ou au restaurant ?

Bravo Kaz. Il existe des publicationss sans pub et je trouve cupides les gens soit-disant passionné, sans mattériél, et qui sont fixés sur la pub

22)
MadMac
, le 08.02.2005 à 16:53
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Combien d’heures? Je n’en sais strictement rien en fait. Je pense au minimum trois heures par jour quand tout va bien, beaucoup plus souvent.

Heureusement que tu ne testes pas Pages tous les jours. Ça t’avait pris 45 heures (!!!), si ma mémoire est bonne.

MadMac

23)
Iris
, le 08.02.2005 à 17:57
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Moi, j’aimerais bien que François nous dise combien d’heures par semaine Cuk l’occupe.

Pour ça, faut plutôt voir avec Madame. C’est elle qui tient le décompte… image

Attention aux balles perdues…

24)
Okazou
, le 08.02.2005 à 18:06
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Tout d’abord, un grand merci à François pour nous offrir cet espace d’expression unique en son genre. Et si le site devait disparaître (que le grand Cuk nous croque !) il y aurait un grand trou dans la Toile.

•••

Sites marchands, sites d’expression, ne mélangeons pas les genres.

Les sources de financement ne sont toujours que d’ordre public ou d’ordre privé.

— Le financement personnel permet de rester maître chez soi (y compris pour supprimer le site) et garantir la plus grande liberté d’expression, seul l’engagement moral vis-à-vis de ses lecteurs et de la société peut constituer une limite à cette expression.
— Le financement par adhésion dans lequel les « visiteurs/lecteurs » offrent leur quote-part à un site pour le faire vivre engage presque autant le créateur/animateur du site que ses membres. C’est un mode de financement associatif qui ne dit pas son nom lorsqu’il ne s’agit pas d’un cercle à l’entrée duquel il faut montrer patte blanche .
— Le financement par affichage publicitaire rend dépendant de l’annonceur vis-à-vis duquel créateur/animateur du site et visiteurs perdent leur droit de critique sous peine de désengagement financier du commanditaire. Dans le pire des cas — lorsque ce financement est le seul possible — le financier impose sa façon de voir.

— Le financement public semble peu répandu malgré le développement énorme des sites sur la Toile. On pourrait pourtant imaginer qu’à partir du moment où une association se crée pour développer un site ouvert il s’agit d’un apport profitable à la communauté et qu’en conséquence une partie des moyens nécessaires puisse être fournie — comme pour les autres associations — par la commune, le département, la région, l’État ou même l’Europe ou des institutions internationales comme l’ONU si nécessaire, l’autre partie étant assurée par les membres de l’association. Exclure le monde marchand de ce type de financement semble tomber sous le sens pour éviter tout conflit d’intérêt et garantir la liberté d’expression.
Les collectivités locales devraient être les premières à inciter à la création de sites avec soutien financier à la clef sans autre contrôle que celui, banal, de la loi commune.

Un mot sur la publicité sur la Toile.
La publicité, une société saine et organisée devrait pouvoir s’en passer et même l’interdire en contraignant ceux qui en jouent (et en croquent) à informer, non pas à vanter. Accepter la publicité vantarde c’est accepter le mensonge avec les incidences les plus graves sur une société qui n’est alors plus une société d’honnêtes gens. On ne peut considérer la nécessité d’un apport financier de la publicité que comme un échec de la société qui la tolère. L’encourager est le signe d’une perversion des valeurs humaines. Argent et mensonge sont inscrits, côte-à-côte, dans les gênes idéologiques du libéralisme économique.

Ceci étant posé, il est peu choquant, à mes yeux, de voir, sur un site consacré peu ou prou au Mac, une pub marchande ayant un rapport direct avec le Mac.
En revanche, quand je vais, en bon citoyen actif, chercher de l’information sur le site d’un journal et que ce que je vois ou que j’entends d’abord est un appel racoleur à acheter une voiture, un voyage ou un ordinateur, il y a là une utilisation tout à fait grave, déplacée, dévoyée de cette publicité marchande. Je n’espère déjà plus lire d’article critique sur cet « annonceur » même s’il vient d’être gravement mis en cause par la justice de mon pays.

Si l’on exigeait des sites qu’ils ne polluent plus la Toile — qui est un lieu public — par des appels marchands qui n’ont aucun rapport avec la raison d’être de ces sites, nous aurions déjà fait un grand pas en avant. Mais un plus grand pas encore sera franchi lorsque l’on séparera clairement les sites d’expression des sites marchands (auxquels, seuls, le .com — pour commerce — devrait être attribué), ce qui constitue le plus grave problème aujourd’hui sur la Toile, une simple recherche sur Google suffit pour prendre conscience de la gêne provoquée.


Dépolluons la Toile !

25)
sylko
, le 08.02.2005 à 18:16
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Et la pub, si elle est bien réalisée et pas trop intrusive, peut également être une source d’information. ;-P

26)
Okazou
, le 08.02.2005 à 19:05
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Et la pub, si elle est bien réalisée et pas trop intrusive, peut également être une source d’information. ;-P

Distinguons :
Tout est information, l’informatique c’est le traitement de l’information, 0 et 1 sont les informations les plus élémentaires.
Une combinaison de 0 et de 1 ne porte pas d’idée, de concept, de principe, de morale ni la moindre valeur humaine.

L’information est un service dû à l’homme. Elle est un droit. Elle se doit d’être honnête donc vérifiable et contrôlable.
Lorsque j’achète une pomme vendue comme juteuse et sucrée, elle se doit d’être juteuse et sucrée. Si elle ne comporte pas ces deux qualités, le marchand m’a délibérément abusé. Il m’a incité à acheter cette pomme à un prix plus élevé que le lot voisin qui n’est pas moins juteux ni sucré.
Lorsque j’achète une combinée à bois (scie/dégauchisseuse/mortaiseuse…) et que le dépliant porte la photo d’une superbe suédoise en tenue légère s’appuyant sur la machine sous le prétexte de vanter la qualité des aciers employés, on aurait pu me montrer une photo des mines de Kiruna qui aurait été un peu plus dans le ton. L’intention est maligne. C’est ça, la publicité, ça ne s’encombre jamais de valeurs morales (petit à petit, ça les détruit), ça manipule bassement, ça prend les gens pour des cons tout en leur faisant croire qu’ils sont géniaux et talentueux. Ça pue.

Lorsqu’un publicitaire punit son môme qui vient de mentir, il se trompe de cible.


Dépolluons la Toile !

27)
Hallu15
, le 08.02.2005 à 19:40
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Euh… la pub rapporte tant que ça? Cela ne vous permet pas de convrir tous vos frais je suppose.
à moins que.. mais Je croyais cette époque révolue et le revenus liés à la pub sur les sites web devenus dérisoires.

28)
Inconnu
, le 08.02.2005 à 20:05
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Faut se poser la question: qu’est Cuk?
a) un site « perso » à Francois. Et donc on va quand même pas payer pour un « blog »
b) un site communautaire, avec les frais payés par la pub
c) un site commercial, qui bouffe beaucoup de bande passante, qui monopolise 5 serveurs et qu’il faut amortir /rentabiliser à grand coup de pub

Pour moi, c’est plutot la réponse b. Et la pub ne me fait rien, en plus elle est vraiment trés discréte. Si Francois doit en mettre plus pour couvrir les frais, qu’il en mette plus, je cliquerais dessus avec autant plaisir pour continuer à lire les tests et humeurs.
Mais n’oubliez pas que la pub ne paie que les frais « techniques », pas les frais de la rédaction. Celle la est du pur bénévolat et à moins de leur verser un salaire, cela restera du bénévolat.

29)
François Cuneo
, le 08.02.2005 à 20:27
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Faut se poser la question: qu’est Cuk?
a) un site « perso » à Francois. Et donc on va quand même pas payer pour un « blog »
b) un site communautaire, avec les frais payés par la pub
c) un site commercial, qui bouffe beaucoup de bande passante, qui monopolise 5 serveurs et qu’il faut amortir /rentabiliser à grand coup de pub

Oulala! Renaud, en tout cas pas mon site perso!
Parce qu’il y a d’autres contributeurs, Fabien, Anne, ToTheEnd, et tous les autres, et puis Caplan et ses Mic&Mac, et puis Noé.

Bref, surtout pas perso! J’aimerais d’ailleurs qu’il le soit encore moins tu sais.

30)
JFC
, le 08.02.2005 à 21:31
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Ah bon, il y avait de la pub dur Cuk.ch ? Et on ne me le disait pas ?

Blagues à part. Je rejoins et soutiens l’avis déjà exprimé par quelques uns : Quand la pub reste discrète, quand elle ne vient ni recouvrir les pages ni les envahir au point de les rendre presque illisibles et quand en plus elles permettent de payer en tout ou partie les frais de fonctionnement d’un site comme celui-ci, il n’y a rien à redire.

Mais voilà, aux abus manifestes qui appellent une réaction répondent des moyens musclés. Et une système anti-pub comme celui présenté hier va effacer (ou tenter de le faire) toutes les pubs…

Et le trop de pub tue (les effets bénéfiques de) la pub !

JFC

31)
Caplan
, le 08.02.2005 à 22:59
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Parce qu’il y a d’autres contributeurs, Fabien, Anne, ToTheEnd, et tous les autres, et puis Caplan et ses Mic&Mac, et puis Noé

Oui! Et d’ailleurs j’ai décidé de faire sponsoriser mes interventions sur ce site par des partenaires qui se distinguent par leur philanthropie!

image image image

32)
Saluki
, le 08.02.2005 à 23:15
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Caplan

Comme tu y vas, tu le joue petit bras :
rajoute Monsanto et Cargill pour leurs transgéniques, Dassault est un peu esseulé en armement General Dynamics, ça pourrait le faire, manque aussi Halliburton dans les services.
Pas de chance IG farben n’existe plus…Dow, successeur de Union Carbide, celui de Bophal.

Bon posons nous:
toute la pub n’est ni à chier ni à jeter.
Il y a de réels créatifs et souvent il faut plus de talent pour faire un spot de 20 secondes qu’un rasoir de deux heures sur grand écran panoramique.

Nous sommes mals venus de cracher sur la pub quand l’une des plus marquantes des 30 dernières années est l’annonce du mac lors du superbowl de 1984.
Au risque de me répéter, ce dont je prie
l’assemblée de me pardonner:

La pub me gène quand elle devient « publi-reportage », guide Michelin en Belgique où ils ont dîné et apprécié un restau qui est encore en travaux, « choix de la rédaction » quand c’est une daube avérée.

33)
kaz
, le 09.02.2005 à 01:32
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François : « Tu vois kaz, ça fait juste trois ans et deux mois qu’on invite tout le monde, avec plaisir d’ailleurs. Alors venir nous dire ça, comme si nous étions des gens qui ne pensent qu’à la rentabilité, oui, comme je l’ai dit, ça fait bizarre. »

Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit. Je pense juste que quand on gère un site comme Cuk il faut choisir entre don et rentabilité, deux choses qui à mon avis ne sont pas compatibles. Il faut que ce soit clair. Personnellement je pense qu’il ne faut pas avoir honte de ne pas rentrer dans ses frais et qu’on balance tellement de fric pour des choses qui ne le méritent pas (assurances maladies, billag, voiture, etc) qu’il n’y a pas de honte à avoir la grandeur d’âme d’offrir quelques ressources aux autres, d’autant plus que ces autres (ici Internet en général) nous le rendent bien. Et puis quand on passer 45 heures à tester « Pages », est-ce que ça a encore un sens de recevoir 100 francs pour une banière de pub ? Je veux dire qu’en travaillant 45 heures tu dois pouvoir gagner 20 fois plus !

34)
Okazou
, le 09.02.2005 à 05:50
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« Il y a de réels créatifs et souvent il faut plus de talent pour faire un spot de 20 secondes qu’un rasoir de deux heures sur grand écran panoramique. »

Rouge cerise, le boulet ;-)
Révérence parler, les créatifs et leur prétendu talent on s’en bat joyeusement les breloques. Ils bossent quotidiennement contre nos intérêts au service de l’argent. Le flouze, le pèze, l’artiche, le fric, le blé, le pognon, voilà le moteur du créatif. L’orgueil, aussi. Ça vole bas, en perpétuel rase-mottes.

Ces trous-du-cul qui se la pètent parce qu’ils voient affichée en 4 x 5, défigurant villes et campagnes, la preuve accusatrice de leur rouerie et, sans vergogne aucune, se croient autorisés à en tirer fierté, ces mercenaires sans âme du tout-s’achète et tout-se-vend (à commencer par eux-mêmes) qui mettent ce qu’ils prennent pour du talent — et n’est de fait qu’une vilaine manie — au service du plus offrant, ces forçats de la tromperie, ces stakhanovistes du maquillage et du strass, ces maniaques du vrai-faux en même temps que du faux-vrai, ces générateurs de mirages, ces apologistes de l’artifice, ces machines à fumée, ces tâcherons du simulacre, ces boni-menteurs, ces thuriféraires de la sournoiserie, ces chantres de la fourberie habillée de virginale innocence, ces maquilleurs de voitures, ces maquignons matois, ces saprophytes sociaux qui nourrissent leurs enfants en abusant ceux des autres, franchement, de ces bouffons de la duplicité, on n’en a pas besoin. Artifices, stratagèmes, arguties, subterfuges, spéciosité, vocabulaire de tartufes de la créativité quand le créateur, lui, recherche et produit du sincère, du solide, du franc et du vrai.

Voilà les nuisibles qui ont imposé des Paul-Loup Sullitzer contre les bons écrivains ; des mangeoires Mac Donald’s contre le bistro accueillant ; des Windaube contre les bons systèmes d’exploitation ; des ectoplasmes/hologrammes de la Star’Ac contre les ACI talentueux ; des Fnac contre mon libraire ; des iTMS (désolé, je suis athée) contre mon disquaire ; des Nabotléon Sarkozy contre de vrais démocrates ; des « plus blanc que blanc » contre la propreté ; des enzymes gloutons contre nos enzymes gloutonnes ; leur mensonge contre la vérité qui nous est chère.

La seule utilité de ces gens-là n’est pas le service de la société des hommes mais celui des aigrefins du profit, des faisans de la finance. Leur devise est « Ôte-toi de là que je m’y mette, y’a du pognon à se faire sur le dos des gogos. J’entends bêler, y’a plus qu’à tondre. » La publicité initie, façonne et entretient les nécessaires gogos. De la grande truanderie.

Le « rasoir de deux heures sur écran panoramique », saluki, il a été défendu avec la plus grande malhonnêteté intellectuelle (publicité oblige) par de « réels créatifs » à travers une « communication efficace ». Si tu t’es fait piéger en allant le voir, tu sais au moins à qui t’en prendre.
Quand ma boîte-à-lettres est pleine à ras bord (ces tonnes de papier gaspillé !) d’œuvres de créatifs qui passent immédiatement à la corbeille, quand les « œuvres » commises par de « réels créatifs » interrompent autoritairement le film d’un authentique créateur sur une chaîne de télé (un comble !), quand un « réel créatif » pille éhontément l’œuvre d’un vrai créateur (« C’était un hommage… »), quand la créativité se voudrait plus grosse que la création et y parviendrait si on la laissait nuire, alors il est peut-être temps d’appeler un chat un chat et un créatif un malfaisant, alors il est temps de cesser de marcher sur la tête et de bêler niaisement la « Sainte Parole » d’un libéralisme oppressant et destructeur.

Écoutons « Foule sentimentale » de Souchon, secouons-nous la tête et revenons à la raison, à la vraie vie. Ou bien, comme le préconisait le bon Gébé : « Arrêtons tout, faisons un pas de côté et voyons le monde autrement. »

Tu veux changer radicalement la société ? Supprime la publicité.

Un monde sans créatifs est souhaitable.
Un monde sans créateurs est inimaginable.


Dépolluons la Toile !

35)
Inconnu
, le 09.02.2005 à 09:18
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Okazou, un conseil de lecture: « Delivrez Promethée », de Jérôme Deshusses. Tu retrouveras pas mal de tes idées là-dedans, et même un peu plus: une critique radicale et terrifiante, outrancière même, du monde dans lequel on vit. Vraiment à lire, même si on n’est pas d’accord. Ne serait-ce que pour le style, extraordinaire.

36)
Saluki
, le 09.02.2005 à 09:27
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Okazou

Tu me fatigues. Bleu cerise ;-)

Je te parle de 20 secondes, donc d’un spot TV ou cinéma, tu me réponds par des 4×3.

Si j’aime en toi le maniement de la langue, il vire un peu trop souvent à la logorrhée.

Le « créatif » n’est pas plus mercenaire que Charlot qui tourne ses boulons ou toi dans ton boulot ou moi dans mon modeste registre.
Je ne vois pas en quoi il serait bien plus trou du cul que la contractuelle du service des impôts. La connerie est un facteur homogène dans la population dirait un demographe.
Le seul fait de dire qu’ »ils se la pètent, parce qu’ils voient affichée…la preuve accusatrice de leur rouerie » démontre que tu n’en as pas beaucoup fréquenté, d’une part, et que, d’autre part, tu glisse dans une généralisation un peu trop porteuse de stigmates qui, en d’autres temps, a mené au pire.

Je n’ai pas dit que tout était bon :
tu crois que Sullitzer a été promu avec talent ? Non, je dirais efficacité, le mot que tu emploies à propos du « rasoir ».
Les « rasoirs » ne durent pas longtemps au box-office, en revanche des films à petite promo initiale, cf « Les Choristes » font un tabac et ensuite –ensuite seulement- celui-ci est relayé par la machine à promouvoir.
Tu te plains des tonnes de prospectus dans tes boîtes à lettres ? En as-tu reçu beaucoup signés Picasso ou Buffet ? Ou Alec6 ?

Le couplet sur le pillage des « authentiques » créateurs montre que tu n’as pas la mémoire du plagiat au fil des siècles. La statuaire grecque a donc eu beaucoup d’ »hommages » comme ce brave Esope de la part de l’homme de Château-Thierry. Et comme dirait un homme politique français contemporain, « Ca m’en touche une sans me secouer l’autre ».

Le jour où il n’y aura plus de pub chez nous, c‘est que la Sainte Inquisition ou des talibans seront les seuls à pouvoir s’exprimer et nous recommander notre style de vie.

Tu veux changer radicalement la société ?
Joue-le un peu plus cool, c’est meilleur pour ta pression artérielle et tu restera plus longtemps parmi nous !

37)
zitouna
, le 09.02.2005 à 10:58
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Elle n’est pas assez grande la pub sur Cuk.ch, je ne l’avais jamais vue!

39)
Caplan
, le 09.02.2005 à 14:06
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…Ces trous-du-cul qui se la pètent parce qu’ils voient affichée en 4 x 5, défigurant villes et campagnes, la preuve accusatrice de leur rouerie et, sans vergogne aucune, se croient autorisés à en tirer fierté, ces mercenaires sans âme du tout-s’achète et tout-se-vend (à commencer par eux-mêmes) qui mettent ce qu’ils prennent pour du talent — et n’est de fait qu’une vilaine manie — au service du plus offrant, ces forçats de la tromperie, ces stakhanovistes du maquillage et du strass, ces maniaques du vrai-faux en même temps que du faux-vrai, ces générateurs de mirages, ces apologistes de l’artifice, ces machines à fumée, ces tâcherons du simulacre, ces boni-menteurs, ces thuriféraires de la sournoiserie, ces chantres de la fourberie habillée de virginale innocence, ces maquilleurs de voitures, ces maquignons matois, ces saprophytes sociaux qui nourrissent leurs enfants en abusant ceux des autres, franchement, de ces bouffons de la duplicité, on n’en a pas besoin…

Honnêtement, Okazou, je ne lis pas souvent tes longues diatribes jusqu’au bout…
Mais là, je ne peux que rendre hommage à cette envolée que certains qualifieront de vain verbiage. Certes, il s’agit un peu de ça, mais quitte à faire du verbiage, autant que ce soit avec panache. Et là, tu es imbattable! ;-)

40)
zitouna
, le 09.02.2005 à 17:09
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Pour ma part, c’est toujours avec plaisir que lis les interventions de Mr Okazou. C’est vrai que c’est beau la langue quand elle est si bien employée, surtout « saprophytes », magnifique, je ne connaissais pas!

41)
Saluki
, le 09.02.2005 à 17:36
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zitouna

Entre champignons je préfère les « saprophytes » qui sont du genre nettoyeur/fossoyeur plutôt que ceux de la force de frappe…

Je ne suis pas sûr -toute révérence effectuée- que notre ami ait employé le terme à bon escient, en ce qu’il pousse sur la pourriture…

42)
Okazou
, le 09.02.2005 à 22:29
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Cher Saluki je n’ai aucune prétention de posséder ma langue et je suis comme tout un chacun faillible devant une telle richesse. Le mot constituant ma matière première, je m’y prend le pied assez souvent. Mais pas cette fois.
Le parasite (comme le gui), Saluki, se nourrit de matière vivante jusqu’à l’épuisement de celle-ci tandis que le saprophyte (comme certains champignons) achève le travail sur la matière organique inerte. Parasite et saprophyte constituent donc deux maillons successifs inséparables.

L’image du profiteur est donc maintenant complète. Non content de sucer le sang des vivants, encore lui faut-il tirer profit des cadavres de ses victimes. Pressé, le citron ; tondu, le mouton ; rincé, le gogo.

Dans la grande chaîne de la prédation libérale, si le publicitaire n’occupe pas le trône (c’est le financier), il y tient un rôle capital au point que, sans lui, le cauchemar libéral ne serait pas envisageable.

« Le jour où il n’y aura plus de pub chez nous, c‘est que la Sainte Inquisition ou des talibans seront les seuls à pouvoir s’exprimer et nous recommander notre style de vie. »

Remet ta pensée à l’endroit, Saluki, parce que tu ne feras croire à personne que la pub est le soutien de la démocratie quand elle en est la naufrageuse. Si tu en es là, permet-moi de m’inquiéter sérieusement. Et fais un effort pour trouver de vrais arguments plutôt que de tenter de diaboliser (Sainte Inquisition, talibans) tes contradicteurs. Pourquoi la disparition de la pub nous vaudrait-t-elle un régime totalitaire ? Tu l’affirmes (c’est encore assez facile) mais tu ne le démontres pas. J’attends tes arguments, des exemples là-dessus.

Il est donc si gênant pour toi d’entendre quelqu’un défendre les gens contre la propagande qui s’insinue dans les espaces les plus sacrés de la société des hommes ? C’est la pub qui installe, promeut et soutient une idéologie. Lutter contre la pub c’est se colleter à une idéologie. Envisager l’inverse est un contre-sens très étonnant et même bizarre. Vous avez dit…

Qui défends-tu et, ce faisant, contre qui te bats-tu ?

Il y a encore du travail pour les anti-parasites et les fongicides. C’est la vie qu’il faut défendre. Et la meilleure possible. Pour tous !


Dépolluons la vie !

43)
Okazou
, le 09.02.2005 à 22:38
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Caplan, si je peux te rendre un peu de ce que tu me donnes au quotidien, c’est bien. Qu’un sourire, même léger, accompagne ta lecture de mes textes me comble d’aise. Il m’arrive de penser à toi en écrivant, peut-être ceci explique-t-il cela ?

Mes petits pamphlets à la va-vite ne vaudront sans doute jamais tes micmacs de haïkus.


Dépolluons la vie !

45)
C@naille
, le 09.02.2005 à 23:14
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Quoi ? Il y a de la pub sur cuk ?
Cépaspossib !
Elle est ou ?
Ah c’est là haut, je pensais que c’était de la déco…
Mets en plus François !

C@naille

46)
Caplan
, le 09.02.2005 à 23:58
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Mes petits pamphlets à la va-vite ne vaudront sans doute jamais tes micmacs de haïkus.

Pas sûr, pas sûr…

En plus, je ne connaissais même pas le mot « haïku »:

Les règles sont simples :
– 3 vers
– 17 syllabes réparties en 5-7-5 (merci Google!)

;-)

47)
Hervé
, le 10.02.2005 à 00:09
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J’ai quand même un peu l’impression, mon cher Okazou, que tu mélanges la cause et l’effet : ce n’est pas la publicité qui nous rend cons, c’est parce qu’on est une majorité de cons que la publicité est ce qu’elle est !

Dans un monde idéal où tout le monde serait intelligent, on n’aurait besoin que d’informations, pas de publicité. Ceci dit, la jolie suédoise présentant l’outillage ne me dérange pas et ne me fera certainement acheter l’objet s’il ne me convient pas et après comparaison avec d’autres, présentés par une brunette ou une rousse. Par contre. si je suis d’humeur folâtre et n’ai pas besoin d’outillage, je m’arrêterai peut-être sur les courbes des demoiselles, mais n’achèterai pas l’engin !

Sur la Toile, la publicité ne me dérange pas trop, je ne la regarde pas. Sauf parfois quand cela concerne quelque chose qui me préoccupe à ce moment-là : des offres pour un voyage, par exemple. Finalement, c’est une sorte de mécénat qui ne diffère pas beaucoup de l’ancien : quand Jules II payait Michel-Ange pour peindre la Sixtine, il se faisait sa pub et celle de l’Eglise catholique et apostolique romaine, non ? D’ailleurs, on en parle encore !

48)
Okazou
, le 10.02.2005 à 06:17
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Je crains, Hervé, que nous n’ayons chacun vu qu’un bout de la chose et qu’il ne faille, en fait, accoler nos versions : la publicité nous rend cons, c’est indéniable, en même temps que notre connerie appelle la publicité. Ça craint !

Quand aux apparentements impossibles — une blonde suédoise devant sa machine à bois —, un hiatus dans l’expression du bon goût, j’y réagis moins bien que toi par le fait que ma douce est en même temps superbe et que, quoi que je fasse, où que je me tourne, elle formera toujours l’irrésistible pôle de mon désir. Magnétique !

Tout de même, associer l’image d’une femme à de l’acier trempé suggérant qu’elle puisse être un outil aussi fiable et solide (et silencieuse — oh oui, pourvu qu’elle se taise !) qu’un rabot amélioré, c’est largement passer les limites. Il ne manquait que le prix de vente et c’était retour à Goré avec examen de l’émail des dents avant achat. La créativité publicitaire ne se gêne pas pour nous suggérer ces retours à la barbarie, comme de rien…


Dépolluons la vie !