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Quelques galettes savoureuses.

Donc, si l'on parle de galette, et qu'il ne s'agit pas de ces fines feuilles de pâte au sarrasin bien beurrées (au beurre salé, œuf corse) délicatement fourrées de divers concentrés de protéines et lipides délectables, c'est qu'il s'agit d'un autre genre de... disque (et pas de brouzoufs, ou de flouze, ni de pognon).

Et oui, malgré tous les appels à la dématérialisation, j'écoute encore majoritairement des CD, mais aussi des vinyles, puisque j'ai encore les Beatles et les Stones de ma mère, les Lionel Hampton et les Louis Armstrong de mon père, et quelques centaines d'autres que j'ai depuis fort longtemps (quand il n'y avait que ça ou la K 7), et même quelques uns que j'achète en fin de concert, quand le groupe m'a plu et qu'ils proposent ce genre d'article à la vente (je suis très déçu quand un groupe n'a pas de ces petits stands où l'on peut leur donner de l'argent en direct pour un T-shirt ou une galette).

Je n'achète de son numérique que quand je n'ai pas le choix, quand l'artiste ne propose pas de support physique pour le morceau ou l'album en question, la plupart du temps donc, je continue à utiliser le cédérome. J'ai été fort marri quand il a été décidé que la nouvelle manière de faire avec les données devait passer par le gloude, ça a commencé par la musique, je n'ai pas donné mon agrément à cette première approche, étant aussi nomade qu'un bernique léthargique, je n'en ai nul besoin, et je n'ai pas très confiance non plus, depuis le coup de 2009 d'Amazon qui a supprimé des livres achetés (1984, la grosse blague !) pour des raisons d'ayants droits, je suis encore plus méfiant. J'ai donc continué à me fournir, pas trop régulièrement (principalement pour des raisons pécuniaires, les disques et les livres constituent des extras, même si je repars toujours avec une bonne pile, je regarde à la dépense !), mais quand même quelques fois l'an, dans diverses officines spécialisées du quartier latin, en occasion souvent, mais aussi quelques nouveautés (j'ai beaucoup de mal à payer le prix fort pour les musiciens morts). Et évidemment, comme mentionné plus haut, à la fin des concerts, puisque là, ce sont les artistes qui touchent la marge distributeur.

Parlons son : je vais vous parler de quelques disques qui peuvent tourner en boucle pendant des semaines, sur un petit radio-K7-CD au son famélique, dans mon atelier. Il faut forcément que ce soit des disques que j'apprécie en entier : si dans un album, il y a un morceau qui me déplait un peu, sa reproduction pluri-quotidienne finit par lasser. Si je fonctionne comme ça, c'est que dans l'atelier de douze mètres carrés, il y a peu de place pour un dispositif sonore plus qualitatif, et qu'il peut y avoir beaucoup de poussières et émanations diverses, risquant d'endommager un matériel plus onéreux, et j'ai parfois les menottes bien trop sales pour faire quoique ce soit d'autre qu'appuyer sur play (en fait, l'atelier est séparé en deux zones : « poussière », les douze mètres carrés susmentionnés, et « pas poussière » pour la partie photographique). Donc je descend des disques à l'atelier pour les écouter, et voir s'ils passent le test : plusieurs jours d'écoute de suite sans que je ne devienne dingue. Il faut que la musique soit entrainante, je travaille debout, mais je m'aperçois, en y réfléchissant, que le rock et ses variantes était « trop » (quoi, je ne sais pas), et que mes galettes d'atelier sont plutôt bien jazzeuses.

La durée du disque a une influence, ça me permet de me rendre compte que le temps passe, je ne dispose pas de montre, il y a bien la pendule de ma balance, mais je ne la regarde pas trop souvent, et mon ordinateur de poche ayant une fonction téléphone est bien à l'abri dans mon salon (à moins que j'attende un coup de fil, ce qui est bien rare).

The cat de Jimmy Smith

The cat, de Jimmy Smith, dans sa version remastérisée.

The cat, de Jimmy Smith, dans sa version remastérisée.

Sorti en 1964, c'est la rencontre entre Jimmy Smith, organiste virtuose mais " classique " habitué aux petites formations (principalement trio) et Lalo Schifrin, compositeur et arrangeur de génie, qui après avoir passé trois ans au piano avec cet autre géant qu'est Quincy Jones, collaboré avec le maitre du mambo Xavier Cugat et enregistré quelques trucs avec Dizzy Gillespie, revient de Paris où il a écrit ce morceau pour la musique d'un film (il sera surtout connu par la suite pour la musique de Mission : impossible, Manix, Bullit et tout un tas d'autres thèmes). Et je trouve ce disque magnifique, c'est un élève qui me l'a fait découvrir en ajoutant qu'il adorait faire la route avec, et effectivement, sur mon dragon, dans les petits cols hauts savoyards, c'est juste le tempo parfait. On ne se rend (presque) pas compte qu'ils sont vingt, dont quinze cuivres (parmi lesquels cinq cors), tout le monde étant musicalement aux petits so(i)ns avec le maitre Jimmy qui virevolte sur son orgue Hamon B-3.

 

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Le livret est très sympathique, on y apprend la genèse du disque et quelques anecdotes... racontées par Lalo Schifrin, Jimmy Smith ne devais plus être chez Verve à l'époque de la réédition. Alors sur cette photo, bien éclairée, à l'iPhaune, on arrive à peu près à lire le texte, mais en vrai, quand la lumière est faible, les petites coquetteries de graphiste sont insupportables : il m'a bien fallu 20 minutes pour arriver à déchiffrer cette page !

Les double six

Les Double six

Les Double six, le livret contient toute les paroles... bien lisible.

Tiens, encore Quincy Jones ! Plus présent encore dans ce disques car il est à l'origine d'une bonne partie des morceaux, arrangés par ses soins pour l'orchestre de Count Basie. Mais on a affaire à tout autre chose ici, puisqu'il s'agit d'un groupe composé de six chanteurs accompagnés par un sextet. Le disque dont je dispose est un recueil de leurs deux premiers albums parus en 1961 et 1962, ça me fait donc une durée d'environ 74 minutes de plaisir et de bonne humeur. C'est chanté en français, avec des textes plutôt rigolos et, ou étranges, et une bonne partie des thèmes est hyper connue.

 

Fred Pallem et le sacre du tympan, Soundtrax

Soundtrax, par Fred Pallem et le sacre du tympan

Soundtrax, par Fred Pallem et le sacre du tympan

Bien plus récent (2011), ce disque est entièrement dédié (comme son nom l'indique) aux musiques de films. Il se trouve que ce sont des musiques de films imaginaires, huit films, deux morceaux par film. Pour chaque film, le livret propose un « pitch », et une photo, ici, les deux derniers morceaux du disque sont sensés proposer l'illustration sonore du « Bal des soubrettes », genre érotico-kitsh... Ça c'est un livret ! Vous pouvez en savoir plus sur le site du sacre, y'a même le PDF avec tous les films, savoureux, tout comme la musique, je me sent vraiment, dans mon atelier, dans une ambiance de film, l'atmosphère musicale peut me porter à une attention toute particulière aux choses précises, comme si la réalisation de ce que je faisait était le sujet de l'action du film. Très stimulant. Il faut aller voir le sacre du tympan s'ils passent près de chez vous, c'est toujours vraiment formidable, Fred Pallem étant un arrangeur très efficace, pour un groupe (il peuvent être jusqu'à 17, mais on les voit souvent à 12) qui se connait vraiment bien depuis un bon moment et qui a un plaisir évident à relever les défis que sont leurs concerts (thématique et morceaux variables, pas facile de trouver un local de répète potable pour dix-sept, puis faut les nourrir, les bestiaux;o). En tout cas, Soundtrax, le concert était vraiment super, alors que j'aurais bien aimé des morceaux du disque que je connaissais le mieux, le précédent, c'est dire. Et puis une section vents, à cinq avec trombone basse et saxophone itou, quand ils envoient une praline, on les sent bien !

Fanfare Ciocârlia, Onward to Mars !

Fanfare Çiocarlia

Fanfare Ciocârlia

 

Celui-là est tout récent, mais dès que je l'ai écouté, il a pris une très bonne place dans mon lecteur. Alors attention, j'en vois qui frémissent à la suggestion du prémisse de l'idée même de la fanfare, avec son côté martial toussa, mais là, ces roumains ont un métier incroyable, ils envoient du très lourd... avec leurs arrangements sauce balkanique de grands standards, dans ce disque en particulier, « Out to lounge », en deuxième ligne sur leur page, mais leur version de Caravan est sublime et le thème de James Bond vaut aussi le coup d'oreille, tout comme bien sur leurs morceaux locaux, qui envoient bien ce qu'il faut, ça remue, c'est de la musique de mariage, quand il faut danser pour ne pas tomber. Encore un disque avec beaucoup de vents, ils sont douze, et beaucoup soufflent, pas besoin d'amplis et tout le bastringue, avec ce genre de formation : tout le monde debout, faut pouvoir suivre les enterrements...

Je pourrais continuer comme ça un moment, mais il n'y a pas tant d'albums qui ont cette capacité à ne pas me rendre dingue, parfois à cause d'un seul morceau, si je les écoute en boucle comme ça, des semaines durant, une compilation de Ruben Blades, au moins deux albums de Spanish Harlem orchestra, un Gillespie sublimement maitrisé par Lalo Schifrin, Rockamovya, une expérience de reggae pinkfloydien menée par Harisson Strafford, le chanteur de Groundation...

Jack White, Lazaretto ULTRA LP (c'est eux qui crient)

Bon, en fait, je voulais surtout vous parler de ça, mais je n'ai pas grand chose à en dire... L'autre jour, un voisin qui n'achète plus que des vinyles (il se satisfait de la version MP3 en général offerte en téléchargement quand on achète un de ces trucs de nos jours -un petit bout de papier avec un lien permettant le téléchargement de la version électronique du bout de plastique que l'on a dans les mains-), me suggère, avec un petit sourire en coin, de passer chez lui voir un truc. Il met le disque sur sa platine, face A, pose la pointe de lecture au bord de la galette, pour démarrer la lecture, et en fait, on entend un scratch, un peu de guitare bien saturé, et rescratch, après un tour, genre le disque neuf rayé ! Mais en fait, pas du tout, je vous laisse découvrir la suite racontée par Jack White en personne :

 

La vidéo nous montre tous les petits trucs vraiment bizarres avec ce LP : la face A qui commence par la fin (le centre du disque) et se finissant par la boucle entendue à son début, au milieu de l'étiquette, une piste est gravée en 78 tours, sur la face B, la piste cachée dans l'étiquette est en 45 tours, son premier morceau a deux débuts (en fonction de là où l'on pose la pointe, il y a deux sillons parallèles mais différents), qui se rejoignent en son milieu, avec des petites fioritures cosmétiques du meilleur gout, en particulier un petit « hologramme » vraiment très magic !

Un truc de dingue ! Ils se sont vraiment fait plaisir avec cette affaire. Pour ce qui est de la musique, je ne connais pas du tout, mais ce que j'en ai entendu est plutôt bon dans le genre, pour ce qui me concerne, j'aime bien les choses plus guillerettes, vous l'avez compris.

 

11 commentaires
1)
Saluki
, le 26.10.2016 à 12:02
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Intéressant….
Il y a quelques semaines, dans un village voisin, lors d’un vide-grenier, la médiathèque à bradé ses 33 tours au motif qu’elle a tout « numérisé »… À 1€ le DGG de Karajan, j’ai chargé la banquette.

3)
samuel
, le 26.10.2016 à 13:32
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Fanfare Ciocarlia: quelle claque !
Un tout grand merci pour nous partager ce genre de pépite, qui devrait être remboursée par la sécurité sociale tellement ça fait du bien.

4)
dpesch
, le 26.10.2016 à 13:57
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Oui, c’est vrai que Fanfare Ciocarlia est magnifique. Cela fait irrésistiblement penser à Kusturica, Bregovič, bref, ces musiques venant de l’est et auxquelles il est impossible de résister !
Je recommande à mon tour un album de Goran Bregovič et Yiorgos Dalaras :
https://en.m.wikipedia.org/wiki/Thessaloniki_%E2%80%93_Yannena_with_Two_Canvas_Shoes
(Désolé, je n’arrive pas à utiliser le raccourci « lien » depuis l’iPhone).
Dalaras, l’une des grandes voix de la Grèce d’aujourd’hui et une star là-bas. Une discographie impressionnante.

5)
jibe22
, le 26.10.2016 à 14:07
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Merci de faire partager des musiques qui sont de totales découvertes pour moi ! Et c’est grâce à mon abonnement Qobuz que je peux écrire ce commentaire en découvrant la « Fanfare Ciocârlia »… alors qu’il n’est pas certain que j’eus acheté le disque. Comme quoi le dématérialisé a aussi du bon ;-)

6)
myvista
, le 26.10.2016 à 15:07
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Mes galettes en vinyle noir 30 cm et celles en vinyle argenté 12 cm apportent la qualité, l’accès 24/7 sans internet, la possibilité d’écouter sans avoir rien prévu ni sauvegardé, sans connexion internet donc, sans doutes sur la qualité (avec les enregistrements réussis et les autres).

Comparant la place nécessaire aux 33T et celles des CD, les prix des CD par rapport à ceux des morceaux achetés en ligne (in fine la même), l’oubli des morceaux achetés sur Itunes et ceux qui se voient d’un coup d’oeil parce que la jaquette … est sous le nez, pas de doute, je suis tradi.

Et … viens de souscrire à Apple Music pour mes enfants, génération Y, qui non seulement m’estime archaïque, mais refuse d’utiliser les moyens traditionnels … mais reconnaissent que ce qu’elles écoutent ne tiendra pas la distance et qu’il n’en restera rien dans … quelques années, ce qui n’est d’ailleurs pas leur finalité.

D’un côté, conservatisme, constitution d’une bibliothèque audio sur une vie (ce qui pose la question de la pérennité des supports), de l’autre, écoute dans l’instant avant le morceau suivant qui précède le morceau … vogue le navire ! Quant à la rémunération des ayant-droits, autre débat mais oh combien important si on tient à préserver la création !!

7)
Zallag
, le 26.10.2016 à 15:10
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J’adore les musiciens balkaniques. Allez voir et écouter des vidéos de Tony Iordache, de Minune Ionică, de Gabi Luncă, Romica Puceanu, Dona Dumitru Siminica (à la voix de contre-haute si étrange), ou encore Mieluţă Surdu, Ion Drăgoi et tant d’autres.
Ils jouent dans des noces de village, près des poulaillers, on leur donne des billets de banque qu’on coince dans leurs violons …

Toutefois, ceux qui assisteraient à des concerts en salle ou sous tente (lors d’un festival) de la fanfare Ciocarlia doivent absolument prendre avec eux des protections auriculaires, pour ne pas subir les décibels, du genre de ceux qui vous causent des acouphènes qui resteront définitivement établis pour le restant de vos jours …

8)
Efish
, le 26.10.2016 à 19:45
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Merci pour ces références, j’ai noté deux albums à essayer. Personnellement j’ai découvert le nom de Lalo Schifrin avec la bande originale de Bullit qui aussi « cool » que son acteur principal.
Et un jour j’achèterai un lecteur de disque pour réécouter toutes mes galettes de quand j’étais jeune. ;-)

9)
Dom' Python
, le 28.10.2016 à 11:13
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Génial ce Jimmy Smith. Et cette section de cuivre est vraiment somptueuse!
Je ne connaissais pas. Merci pour cette découverte!

10)
zit
, le 29.10.2016 à 10:46
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Bouhouhouhouhou… Encore un kernel panic alors que j’avais presque fini de répondre à vos commentaires, en allant écouter les propositions de Zallag sur illoutioube (c’est assez fréquent chez moi, d’ailleurs, je crois que j’ai trop de RAM pour mon modèle de machine —alors que ce n’est même pas le maximum qu’elle puisse recevoir—).

Donc, je vais dorénavant commenter dans TextEdit, paske ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, et que c’est navrant.

Saluki, les vide-greniers sont effectivement une bonne source d’approvisionnement, mais j’y cherche surtout de la quincaillerie et de l’outillage, à Vitry, on trouve assez facilement les Chœurs de l’armée rouge (faut bien ça pour repousser H. von K. ;o), ma dernière bonne trouvaille est le double 33 des époux Turner (Tina et Ike) en concert à l’Olympia en 1971, mais j’avoue ne pas prendre trop le temps de chiner ce genre d’article.

skyroller01, oui, 1 balle, c’est le tarif en vide-grenier, ça fait six cent cinquante anciens francs, tout de même.

samuel, je suis ravi de ton enthousiasme. Effectivement, c’est une musique qui donne la patate, l’une des raisons qui me fait choisir ce style enjoué, c’est que le matin, avant de partir, je passe à l’atelier récupérer mon dragon et m’y préparer, quand il fait frais, pluvieux, venteux, j’aime bien avoir une petite musique entrainante en tête pour le départ, et donc, j’appuie sur lecture dès que je rentre dans la pièce.

dpesh, c’est vrai que les disques de ces deux là contiennent de magnifiques morceaux, assez traditionnels tout de même, bien que Kusturica tout seul soit plus rock’n’roll. J’écoute plus facilement des choses plus modernes d’inspiration balkanique, mais avec de gros morceaux de punk-rock, d’électro et de plein d’autres trucs dedans, comme les Balkan Beat Box, Firewater, Shantel, tous passés au R’n’P d’ailleurs… Dernière découverte, Kabatronics, un disque de la fanfare Tirana (donc des albanais), avec Transglobal Underground, le sitar, le dahl et les boucles électro se marient très bien avec les cuivres fanfarons.

jibe22, je ne doutais pas que nombre de lecteurs du site étant abonnés à ce genre de services allait y jeter une oreille, c’est pourquoi les seuls liens que j’aie mis pointent vers les sites des artistes eux-même (surtout pour les images et le texte pour Soundtrax ;o). Le dématérialisé, c’est très bien, j’y viendrais probablement un jour aussi, mais j’apprécie toujours l’écoute d’un album en entier, avec les morceaux qui s’enchaînent dans l’ordre prévu par les musiciens, jeter un coup d’œil au livret, pour savoir qui joue quoi, c’est un tout. Par ailleurs, tous les nouveaux cédés dont je fais l’acquisition sont immédiatement numérisés, par contre, j’ai beaucoup de retard avec tout le son plus ancien.

myvista, pour les vinyles, il y a aussi un son différent, en particulier au niveau de l’attaque, qui semble bien sèche, et de la dynamique, à la fois plus réduite, mais aussi plus sensible, l’autre jour, j’ai écouté Master Blaster de Stevie Wonder avec la galette de 1981, et ça claquait ! D’ailleurs, je me le remet ! et ça craque à peine, mais quel plaisir. Pour ce qui est des ayant-droits, je suis très attaché à l’idée de participer phynancièrement pour remercier les artistes qui dévouent leur vie à la musique, car la maîtrise d’un instrument à un haut niveau impose un entrainement quotidien, quel que soit le nombre d’années de pratique, c’est comme le sport de compétition, sauf que la carrière dure plus longtemps. Par contre il est pour moi très difficile d’accepter de payer le prix fort pour les artistes décédés, là, j’ai vraiment l’impression de me faire plumer par les éditeurs et autres producteurs, tout comme les musiciens le sont toute leur vie.

Zallag, merci pour ces découvertes, j’adore. Pour ce qui es des protections auditives, je plussoie, il faut se protéger, les pertes auditives sont définitives.

Efish, on en trouve encore, des platines, il y a même des modèles avec une sortie USB !

Dom’ Python, Jimmy Smith, c’est du bonheur en barre, et avec Lalo Schifrin à la baguette, ça confine au sublime. Allez, je t’en propose un dernier : un chef d’œuvre de la musique d’escalator de centre commercial pour certains, une merveille tout court pour d’autres : https://en.wikipedia.org/wiki/Free_Ride_(album). Rien à jeter dans ce disque, un Dizzy Gilespie magnifiquement canalisé par un Lalo Schifrin au meilleur de sa forme.

z (qui aurait du mal à vivre sans musique, je répêêêêêêêêêêêêête : sauf à la campagne, avec le chant des oiseaux, les grenouilles, le vent ;o)