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Le son, grandeur et subjectivité

Durant les trente ans où j’ai oeuvré comme compositeur de musique, j’ai rencontré bon nombre de professionnels du son, que ce soit des concepteurs de matériel, des sonorisateurs ou des acousticiens. Cela m’a souvent amusé de les voir s’étriper entre eux lorsqu’il s’agissait de définir la qualité d’un micro ou d’un haut-parleur! On retrouve ce même phénomène dans le milieu des « audiophiles » amateurs. Rien d’anormal à cela quand on étudie la chose d’un peu plus près!

L’oreille, ce drôle de phénomène

Notre système auditif a essentiellement deux fonctions: nous avertir d’un danger et nous permettre de communiquer avec nos semblables. Nous sommes grâce à cela capables de distinguer non seulement si un son vient de gauche ou de droite, mais également s’il provient de devant, de derrière, de dessus ou de dessous. Plus fort: dans un groupe, nous avons la possibilité de nous concentrer sur ce que nous dit un individu alors que les autres parlent aussi fort, puis de continuer avec une autre personne en « gommant » acoustiquement ce que nous raconte la première!

C’est justement de la que viennent les problèmes concernant la musique. D’une part, il est impossible avec deux haut-parleurs d’avoir une écoute à 360 degrés, mais surtout, notre oreille essaie de tirer un maximum d’information lorsque nous écoutons ce qui sort d’un système audio. Si nous changeons brusquement de matériel, nous percevons un malaise qui durera quelques secondes et où le son nous paraitra « différent », pour ne pas dire « perturbant », jusqu’à ce que nous percevions à nouveau un maximum de données. Notre cerveau s’adapte donc aux conditions acoustiques, ce qui veut dire qu’un mixage qui parait bon sur un système d’écoute devient très moyen sur un autre. Cela explique pourquoi un ingénieur du son utilise plusieurs diffuseurs sonores pour réaliser un mixage, de façon à ce que ce dernier paraisse équilibré sur n’importe quelle chaîne Hifi.

L’autre problème, c’est que pour des caractéristiques techniques identiques, deux haut-parleurs peuvent avoir un son différent. Tout ne se mesure pas et les concepteurs de matériel doivent un moment donné passer par leur « ressentir » pour mener à bien leur tâche. Chaque marque a donc ses spécificités et il est normal que chacun d’entre nous ayons une préférence pour tel ou tel constructeur, en fonction de notre propre perception. En général, on distingue deux groupes : ceux qui favorisent le son « précis » (le chuintement de l’archet sur la corde) et ceux qui apprécient la « rondeur » globale, mais il y a bien sûr d’autres cas de figure.

Ah, le son du tube !

Certains amateurs ne jurent que par les amplis à lampes. Là, il y a une raison objective. Le tube crée une distorsion dans les médiums-basses, créant des harmoniques artificielles, mais plaisantes. Le son sera plus « chaud », mais il sera également plus « faux »! Et alors? On utilise passablement la technique du « tube » (ainsi que d’autres) pour donner plus de corps à un son. Il n’y a rien de scandaleux, car cela peut mettre en valeur le jeu d’un instrumentiste. Mais le paradoxe reste: on est « plus beau » mais on est « moins juste »!

La beauté du câble

Là, c’est plus tordu. Un câble de haut-parleur doit avoir une forte section, du moins si on travaille avec de grosses puissances (par exemple 1000 Watts) et de grandes longueurs (ce qu’évitent tous les sonorisateurs). Un truc que j’ai vu utilisé par certains pros, c’est d’utiliser du câble de cuisinière électrique pour brancher le matériel. Mais chez les marchands de Hifi, on vous proposera des câbles très gros, très beaux et surtout… très chers! Est-ce utile? Vous pouvez vous-mêmes tenter l’expérience suivante: sur un haut-parleur « A », vous utilisez par exemple un mètre de câble très gros, très beau et très cher. Sur le haut-parleur « B », vous établissez la connexion avec un rouleau de 50 mètres de fil électrique standard (du 1mm, par exemple) et vous écoutez. Si vous entendez une différence, appelez-moi!

Sans convention, point de salut

Le monde est ainsi fait. L’essentiel de nos données sonores est aujourd’hui au format numérique. Pour entendre quelque chose, il faut convertir du langage binaire en un signal analogique. Or les convertisseurs ne se contentent pas de cette tâche. Ils « lissent » en plus notre signal pour éviter que nous entendions un son trop « grailleux ». Il y a plusieurs méthodes pour arriver à cela, d’où quelques (petites) différences de qualité d’un convertisseur à un autre. La bonne question à nous poser est de savoir si nos Macs convertissent proprement ou non. Sur une chaîne moyenne, je doute que vous entendiez la moindre différence. Sur une grosse installation, j’ai fait des tests avec des Macs et quelques convertisseurs. Il faut bien tendre l’oreille et tout le monde n’entend pas une différence. Mais soyons clair, elle existe (son plus aéré et de meilleure définition). Mais quel prix faut-il mettre? J’ai entendu d’excellents convertisseurs à environ 1’000 CHF (des modèles pros), mais bien sûr, vous êtes libres de dépenser beaucoup plus!

Le MP3 et les autres

La aussi, on en entend de toutes les couleurs. En fait, il y a une réalité: le MP3 (en fait, Mpeg1 layer 3), ne transmet pas tout le message audio. Certaines harmoniques jugées « inutiles » ne sont pas reproduites. Or il existe un phénomène bizarre et encore mal expliqué: nous percevons certaines choses que nous ne sommes pas censés entendre! Exemple concret: un ingénieur du son trouvait que sa console de mixage (une « Neve », je crois) ne « sonnait » pas normalement, mais il n’arrivait pas à trouver d’où venait le malaise. Le constructeur se déplace alors et découvre avec un appareil de mesure qu’il y a une distorsion harmonique dans une très haute fréquence que l’oreille n’est pas censée entendre. Une fois le défaut réparé, l’ingénieur du son n’a plus eu de malaise. En ce qui concerne le MP3, j’ai pu constater en écoute « à l’aveugle », qu’environ deux tiers des témoins (environ 200 personnes testées en tout) sentaient assez vite une différence entre du MP3 128 Kbm (donc, très compressé et du son « qualité CD » (le fichier étant environ 12 fois plus gros). Mais à 360 Kbm (moins compressé), c’était beaucoup moins évident. Pour les résolutions élevées (24 bits au lieu de 16 bits) quasiment personne n’arrivait à savoir qui est qui et il fallait monter à 96 kHz en 24 bits (fichier trois fois plus gros) pour que certains entendent un son « meilleurs » qu’avec du son  « CD » (44,1 kHz pour 16 bits).

Et alors

Pour moi, l’important est de se faire plaisir. Pour beaucoup (dont moi) une petite installation sera largement suffisante pour l’écoute de loisirs. Souvent, on écoute de la musique tout en faisant autre chose, en préférant un niveau sonore peu dérangeant, donc assez faible. L’amateur « averti » , lui, n’hésitera pas à dépenser parfois jusqu’à deux fois (voir plus) ce que coûte une écoute pro de studio. Ce prix s’explique par le fait que sur du matériel « amateur », il y a également une recherche de design avec souvent l’utilisation de matériaux précieux. Mais, quelle que soit votre catégorie, je vous suggère un test gratuit qui vous fera comprendre certaines choses: déplacez vous dans toute la pièce en écoutant une source sonore, puis déplacez la source elle-même, vous découvrirez à quel point votre local influence grandement la diffusion du son. Il faut donc tenir compte des caractéristiques de celui-ci si on veut des performances « haut de gamme »!

Comme on aime bien polémiquer dès qu’il s’agit de son, à vous les commentaires :-)

30 commentaires
1)
Philob
, le 30.03.2015 à 06:30
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Tiens ! On reparle du « bruit » .
Je suis disqualifié car je suis à moitié sourd, en fait je n’entends pas bien ou plus certaines fréquences et je porte depuis maintenant 4 ans des prothèses auditives.
Ces prothèses, amplifient certaines fréquences et déforment d’autres fréquences pour que je puisse les entendre. Alors n’importe quel son me convient, car ce qui m’est important c’est d’entendre et la qualité ne me sert à rien puisque je ne perçois plus les « vrais » sons (j’ai fait des tests).

Le pire, c’est que je n’arrive plus à isoler une conversation, tout est amplifié et c’est un vrai handicap.

Je viens de changer mes prothèses auditives et je suis très content car, en 4 ans, la technique a beaucoup progressée, mes prothèses se connectent à mon iPhone et je peux ainsi changer de programme et certains réglages directement depuis ce dernier; et ce qui est génial le son arrive directement dans mes prothèses (comme si j’avais un casque intra auriculaire) ce qui est un confort immense pour moi. Le système reconnaît aussi un iPad, car il faut savoir que Apple a implanté la technologie directement dans son système (accessibilité) bravo pour ça.
Maintenant je vous laisse vous chamailler.

2)
pasmet
, le 30.03.2015 à 08:31
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@Roger si je comprend bien…
Le meilleur conseiller pour l’achat d’une bonne chaîne HiFi, c’est nos propres oreilles ?

Par contre, question: Imaginons que je suis satisfait d’un son chez un vendeur. Aura t’il la même qualité dans mon séjour, alors que forcément il n’y a pas la même surface, ni le même volume ? Une différence flagrante peut-elle provenir de l’environnement, ou de la disposition des enceintes ?
Pressé de lire les commentaires :-)
Belle journée à tous.

3)
Roger Baudet
, le 30.03.2015 à 08:48
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pasemet, le son chez le vendeur ne sera pas le même à ton domicile. On estime (mais c’est un chiffre un peu subjectif) que le local entre pour environ 40% dans la bonne ou mauvaise qualité d’un son. En fait, si tu achètes un petit système d’écoute que tu ne mets pas très loin de tes oreilles, le local n’aura qu’une faible importance. C’est surtout pour une grosse chaîne hifi qu’il faudra se méfier.

4)
Argos
, le 30.03.2015 à 09:29
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Illustration de l’importance du lieu : Nous avions un épais tapis dans le salon où se trouvait la chaine hi-fi. Un jour on le porte au nettoyage, le parquet reste à découvert. Et à l’écoute, étonnement : le son était devenu beaucoup plus clair, plus aérien. Résultat : le tapis est parti à mon grand regret dans une autre pièce.

5)
ysengrain
, le 30.03.2015 à 09:40
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Excellent billet, qui remet -ça fait du bien de temps en temps – les éléments à la bonne place.

Je suis disqualifié car je suis à moitié sourd, en fait je n’entends pas bien ou plus certaines fréquences et je porte depuis maintenant 4 ans des prothèses auditives.

est un élément important. Avec l’âge, comme pour la vision, la presbyacousie nous atteint tous. Remarquez à ce sujet que

Il y en a qui sont moins égaux que d’autres

Acheter un ensemble de reproduction sonore à 30 ans diffère très sensiblement du même acte accompli à 60 ans.

Émile Leipp a parfaitement illustré le propos du jour. Je vous recommande la lecture de l’article Wikipedia sur l’un de ses sujets favoris: La psychoacoustique

Mais chez les marchands de Hifi, on vous proposera des câbles très gros, très beaux et surtout… très chers!

Une boutique de hifi vient de solder nombre d’articles avant un déménagement. En vitrine, une paire de câbles de 1,24 m (??) de long pour 990€ l’un.

Les cons se permettent tout, c’est à ça qu’on les reconnait

6)
pasmet
, le 30.03.2015 à 09:42
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@Roger.. Merci
40% waouh… C’est énorme
Envie de m’offrir une bonne Hifi, le plaisir d’avoir un bon son à la maison.
Me rejouis de passer écouter les enceintes Jean Maurer, voir ?!? si j’entend « vraiment » un beau son.
Dingue.. Ce que c’est compliqué. Je ne m’attendais pas à ça.

7)
ysengrain
, le 30.03.2015 à 10:01
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@ Roger: j’ai oublié de préciser, en espérant que tu me suivras sur ce point: l’éducation de l’oreille est longue, difficile et nécessite de la pratique.

8)
piou
, le 30.03.2015 à 11:08
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Un grand merci pour tous ces articles sur la Hi-Fi!

Étant passé de 17 à 38m2 de salon, je viens de ressortir mes Wharfedale E70: je ne sais pas ce qu’elles valent mais… La différence est nette par rapport aux petites enceintes déjà sympas de la Denon F109!! :-)

http://zstereo.co.uk/2014/01/06/wharfedale-e70/

9)
cvanquick
, le 30.03.2015 à 11:25
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Merci Roger.

Effectivement le plaisir est le principal.
Et l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, elle est différente.

Cela fait du bien de redescendre sur terre.

10)
Roger Baudet
, le 30.03.2015 à 11:51
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Pour ysengrain, l’éducation de l’oreille passe en effet par des étapes semblables à tout apprentissage. Un premier exercice consiste à repérer les sources deux par deux. Exemple: se concentrer uniquement sur le son de la basse par rapport au son de la grosse caisse d’une batterie. Pour juger d’instruments complexes comme le violon, c’est plus tordu, mais il y a des trucs. Si on entend bien le grattement de l’archet sur la corde, ce n’est pas forcément juste. Cela signifie que le micro est probablement près de l’instrument, il captera donc bien certains détails, mais ne donnera pas le rendu global de l’instrument. On perdra donc des harmoniques. Pas simple, mais passionnant!

11)
Diego
, le 30.03.2015 à 12:25
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Je n’ai très certainement pas ton oreille Roger, mais j’ai œuvré pour des fabricants de matériel audio et constaté jusqu’où la théorie peut, au stade du développement, mener à ce qui semble être l’absurde.

Sur une planche à dessin (ou plutôt sur XSpice), le système de traitement de signal parfait existe, le problème apparait quand il s’agit de le fabriquer.

La démarche consiste à prendre en compte tout ce que la technologie au moment du développement met à disposition pour approcher ce que la théorie demande. En principe, on évalue si l’optimisation d’un paramètre donné aura un effet caractérisé sur le résultat et on compare son coût de mise en production avec son apport.

Dans le très haut de gamme, il n’y a quasiment pas de limite de prix, donc on agit parfois sur des paramètres qui objectivement, n’influent pas le résultat dans une mesure supérieure à l’incertitude introduite par d’autre étages du même système.

Je travaillais dans une vie antérieure sur la fabrication de prototypes d’amplis de puissance pour … (suis-je encore soumis au devoir de réserve ? C’est possible). J’illustre avec un exemple de cette époque.

La connexion entre les sources des transistors FET et la borne des câbles d’enceintes était réalisée avec un tube de cuivre de diamètre 20 ou 30 mm et de section de moins d’un mm, ce qui est cohérent puisque considérant un courant électrique alternatif, les électrons ne circulent que sur la périphérie du conducteur, mais posait un problème particulièrement délicat au cintrage. Il a fallu trouver des solutions constructives parce que tel était le souhait du designer ; pourtant, un tube cuivre plus épais, voir une barre de cuivre, n’auraient probablement pas altéré le son de manière mesurable (je ne parle même pas de perceptible).

Dans ce même ampli, il s’est ensuite agit de polir ledit tube de cuivre avec une tolérance d’état de surface extrême, ceci afin de favoriser « le déplacement des électrons en périphérie ». Je ne vous raconte pas la tête des polisseurs de saphir pour verre de montre quand on leur a expliqué le topo.

J’avais alors demandé au développeur pourquoi ne pas pousser cette logique jusqu’à l’enceinte en faisant réaliser des connecteurs et câbles coaxiaux haute intensité pour maintenir les électrons en périphérie ? C’était à l’époque techniquement impossible et nous nous étions arrêté là, mais j’ai appris que depuis, on vend des câbles à conductivité variable, âme en cuivre et périphérie en or (probablement ce que tu as vu @ysengrain).

Nous avions aussi inventé le transformateur torique blindé, pour réduire les champs magnétiques susceptibles de perturber les transistors FET, alors que par définition, les transformateurs toriques sont quasi amagnétiques.

… et j’en passe !

12)
ysengrain
, le 30.03.2015 à 12:45
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Le commentaire de Diego me rappelle qu’avec Mr Leipp, nous avions fait des essais en aveugle en munissant chacun des pieds d’ampli de « tampons à récurrer » en cuivre. Efficacité sonore très très sensible.

14)
Gilles Theophile
, le 30.03.2015 à 15:13
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Roger, merci pour cet excellent billet qui remet les pendules à l’heure.

Trois choses que j’ai particulièrement appréciées :

– L’oreille s’éduque, et je ne le sais que trop bien puisque la mienne n’est pas éduquée.

– La quasi-fumisterie entretenue par la résolution des fichiers (mais, à l’inverse, hélas, le nivellement par le bas avec le MP3 basse définition).

– La fumisterie totale concernant les câbles haut de gamme.

15)
AlDem
, le 30.03.2015 à 15:15
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« Sur une planche à dessin (ou plutôt sur XSpice), le système de traitement de signal parfait existe, le problème apparait quand il s’agit de le fabriquer. »

C’est un très bon outil, mais comme tous les outils il faut savoir s’en servir, et comprendre ce que l’on veut faire (savoir faire fonctionner un logiciel ne veut pas dire que sait a quoi il sert)

« La connexion entre les sources des transistors FET et la borne des câbles d’enceintes était réalisée avec un tube de cuivre de diamètre 20 ou 30 mm et de section de moins d’un mm, ce qui est cohérent puisque considérant un courant électrique alternatif, les électrons ne circulent que sur la périphérie du conducteur, mais posait un problème particulièrement délicat au cintrage. Il a fallu trouver des solutions constructives parce que tel était le souhait du designer ; pourtant, un tube cuivre plus épais, voir une barre de cuivre, n’auraient probablement pas altéré le son de manière mesurable (je ne parle même pas de perceptible).  »

Ceci ne prouve qu’une chose : une totale méconnaissance des lois de la physique fondamentale l’effet de peau ici visé n’intervient qu’a partir de fréquence qui n’on plus rien a voir avec l’audio plusieurs ordres de grandeur d’écart et le traitement de la surface n’ajoute qu’un coté esthétique si tu veut changer de conductance tu change de matériaux et là le graphème est imbattable (en dehors des supra conducteur).
Le plus gros problème des câbles n’est pas leur résistance mais leur impédances et pour amélioré cela il faut que les 2 fils qui conduisent le signal soit torsadés en paire (équation de l’impédance d’un câble Z= Rcc+ JL(2∏f)
Rcc résistance mesuré au courant continu
L valeur de la self (exprimé en Henri)
f fréquence a laquelle on veut faire le calcul
Dans les faits cette valeur est très faible (voir négligeable) sur de courte distance mais sur des longueurs importantes peut ne pas être négligeable du tout (http://shop.klotz-ais.com/cgi-bin/quickorder/lshop.cgi?action=showdetail&wkid=1427719422-32573&ls=f&nc=&rubnum=&artnum=LY2_X&file=&gesamt_zeilen=&p8=)
En bref pour moins de 10M et de 500W 2×2,5mm2 sont largement suffisant.
Si le cable une influence quelconque c’est que l’ampli est bon a jeter.
Pour le son des enceintes dans une pièce donnée :
1) Pas de mur //nue (les meubles et en particulier les étagères de bouquin sont parfait ) et tant qu’a faire que cela soit a peut près symétrique par rapport a l’axe d’écoute.
2) Les enceinte doivent avoir un diagramme de directivité le plus constant possible au dessus de 400Hz pour que les réflexions (inévitables) ne détimbre pas.
3) Dans une pièce un peut grande ne pas dépassé un diagramme d’ouverture de plus de 110° pour éviter que les premières réflexions ne pollues trop le message reproduit.

16)
pasmet
, le 30.03.2015 à 15:33
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@François.. ce qui m’intéresse surtout.. c’est de l’avoir CHEZ MOI ce bon son. ;-) d’autant plus avec le bras que cela va me supprimer ;-))
Merci pour l’encouragement.

17)
Diego
, le 30.03.2015 à 16:34
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Je te trouve fort péremptoire mon ami @AlDem. Il se trouve que les gens dont je parle ont tout de même développé un ampli de puissance qui fait encore référence 20 ans plus tard, ils savaient donc à priori utiliser et que faire de XSpice … et connaissaient le différence entre R et Z ! (heureusement)

Ce que tu développes illustre exactement mes propos, sans pour autant démontrer d’une totale méconnaissance des lois de la physique, au contraire ! L’effet Kelvin est exploité en HF, mais son effet n’en existe pas moins à des fréquences plus basses.

Dans le cas qui nous occupait, le problème consistait à obtenir une résistance (R, pas Z) constante en fonction de la fréquence.

La théorie dit : plus la fréquence augmente, plus le courant circule en périphérie du conducteur (effet Kelvin) ->
plus la fréquence augmente plus la section de conducteur utilisé par le courant est faible ->
plus la section utilisée par le courant est faible plus la résistance augmente ->
si on force les basses fréquences à utiliser la même section que les hautes fréquences, la résistance est égale pour toutes les fréquences ->
tube
CQFD, que ce soit un paramètre caractéristique ou pas importe peu.

Pour le polissage, je te le concède, aucun impact technique. De plus, ce n’était pas la mode des boitiers en plexi, donc aucun intérêt esthétique non plus ! (par contre, ça coûtait un bras)

18)
guru
, le 30.03.2015 à 16:34
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@ ysengrain: je suis ravi que tu évoques Emile Leipp que j’ai beaucoup fréquenté dans la fin des sixties ainsi que son assistante Melle Castellengo. Ses travaux ont beaucoup influencé mon enseignement des techniques du son. Nous avons les mêmes références, il me semble.

20)
Diego
, le 30.03.2015 à 16:55
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Tiens, on me glisse dans l’oreillette qu’il y a encore plus fou en matière de câble « audio » :

Optimisé pour le viole de gambe, échantillonnée à 192 kHz sur 24 bits ?

21)
ysengrain
, le 30.03.2015 à 17:35
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viole de gambe, échantillonnée à 192 kHz sur 24 bits ?

J’ai très majoritairement utilisé mes oreilles via le nerf auditif qui n’a pas de prix…en d’autres temps, sans autre échantillonnage que celui réalisé par la psycho acoustique de mon cerveau (cf Émile Leipp)

23)
Diego
, le 30.03.2015 à 18:30
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@ Diego
Voilà pour les enceintes, soyons fous!

Pour les enceintes

J’ai l’ai ridicule du coup :-((

Qui dit mieux ?

J’ai très majoritairement utilisé mes oreilles via le nerf auditif qui n’a pas de prix…en d’autres temps, sans autre échantillonnage que celui réalisé par la psycho acoustique de mon cerveau (cf Émile Leipp)

Je me souviens justement avoir entendu de valeureux ingénieurs affirmer sans ambages que le maillon faible de leurs créations se trouvaient entre le pavillon et le cortex.

24)
Modane
, le 30.03.2015 à 18:56
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Hasard, je viens de recevoir mes moniteurs Alpha80 de chez Focal. Mon Dieu!… Je viens de découvrir le son des pédales du piano sur un morceau de Aldo Romano que j’écoute depuis cinq ans!

25)
Roger Baudet
, le 30.03.2015 à 20:19
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Modale, l’Alpha80, c’est de l’enceinte active, ça!
Cool, on va pouvoir amorcer un de ces jours une polémique infernale sur les systèmes actifs par rapport aux systèmes passifs. Tout un poème :-)

26)
Sirrensis
, le 30.03.2015 à 22:05
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A propos de perception, FT’e proposait le 27.02 dans un commentaire d’aller sur le site de Philips et de faire le test d’écoute qu’ils proposent de réaliser avec un casque. Ça m’aide à voir où continuer à m’entraîner à écouter: timbre, couleur, fréquence, amplitude. C’est agréable de pouvoir se dire « je perçois ces différences-là » et c’est interpellant de ne pas en distinguer d’autres. J’apprécie cet exercice pour m’aider à me situer; peut-être cela m’aidera-t-il aussi à définir plus clairement que renouveler dans mon matériel audio. Êtes-vous plutôt pour écouter au casque ou avec les enceintes ?

27)
ysengrain
, le 31.03.2015 à 07:29
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Je me souviens justement avoir entendu de valeureux ingénieurs affirmer sans ambages que le maillon faible de leurs créations se trouvaient entre le pavillon et le cortex.

Les valeureux ingénieurs sont des filous. Sous le fallacieux prétexte d’inadéquation – c’est vraiment le cas, non ? – entre leurs beaux calculs t-h-é-o-r-i-q-u-e-s et la satisfaction du client, et bien « le réel n’a pas lieu ». La méthode Coué, Môssieu, en matière de reproductipn sonore, il n’y a pas mieux. C’est exactement le sujet du livre de Mr Leipp sur la psychoacoustique

28)
Diego
, le 31.03.2015 à 08:15
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entre leurs beaux calculs t-h-é-o-r-i-q-u-e-s et la satisfaction du client, et bien « le réel n’a pas lieu ».

Et donc si le prix de l’engin fait plaisir au client, il est farpaitement justifié ! ;-)) Merci pour les valeureux ingénieurs !

29)
Gr@g
, le 31.03.2015 à 08:27
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De mon côté, je découvre la différence d’ecoute depuis une semaine que j’ai reçu mon Momentum over-ear de chez Sennheiser. Il s’agit du casque qui a été testé ici, et dont on m’a vanté les qualités. Et être capable de redécouvrir des morceaux grâce aa qualité du matériel à ce point-là m’est inédit. Et mon plaisir s’en trouve amplifié!
Je souscris donc totalement au constat de ce billet. Il faut essayer et avoir du plaisir à l’écoute.

En ce qui concerne l’amplification, l’influence du lieu est fondamentale. Entre les matériaux de la pièce, ses dimensions et la présence ou non de plusieurs personnes, les paramètres aui font varier la qualité du son, c’est dur d’être « absolu ». D’ailleurs, je profite de tirer un coup de chapeau à tous les sonorisateurs de concerts, car ce sont eux qui magnifient le son des artistes (oui, il y en a qui massacrent aussi… Mais n’en parlons pas). Pour organiser des concerts et avoir joué avec différentes formations dans des lieux très disparates, je ne peux que confirmer les influences précitées et le rôle humain dans les réglages les plus adéquats.

30)
Oliv
, le 05.05.2015 à 20:54
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Cool, on va pouvoir amorcer un de ces jours une polémique infernale sur les systèmes actifs par rapport aux systèmes passifs. Tout un poème :-)E

Oui, oui oui! un test sur les enceintes actives et une comparaison prix-qualité avec des enceintes passives!

à François Cunéo: je te prête mes PSIAUDIO A21M actives une semaine fin de ce mois. (je pars faire de la moto en Corse la dernière semaine de mai). Tu pourrai les tester, éplucher, torturer etc…. et nous pondre ton analyse et avis.
A toi de me redire.
J’invite aussi à visiter le site de ce fabricant suisse à Yverdon.
http://www.psiaudio.com