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Je reviens sur l’horreur déclenchée dans le monde par les derniers événements qui se sont déroulés à Paris, le sujet est encore abondamment traité par tous les médias.

Nos dirigeants politiques se penchent sur les remèdes à apporter pour éviter qu’une nouvelle abomination de ce type revoie le jour en France (ou ailleurs), on remet en cause le système d’incarcération des extrémistes, une meilleure surveillance du net, une plus grande attention portée aux prêches des imams, la mise en place de moyens d’investigation coordonnés entre divers pays, la protection des points sensibles tels que les synagogues, mosquées, écoles et autres.

Je m’étonne pourtant de n’avoir pas encore entendu parler, dans ces mesures de prévention, des armes dont se servent les jihadistes. Ça me paraît pourtant être le point primordial à décrypter, à traiter, si ce n’est avant les autres du moins en même temps, et je pose quelques questions :

  • De quelles armes se servent ces fous au nom de l’Islam ?
  • De quels pays proviennent ces armes ?
  • Quels cheminements suivent-elles pour pouvoir parvenir entre leurs mains ?
  • Quels Présidents présents dimanche à Paris ne sont pas à la tête de pays producteurs d’armes ?

D’autre part, je n’ai encore pas entendu nos responsables répondre à ces deux questions :

  • Comment peut-on déclarer la guerre aux assassins de la liberté et vendre l’armement dont ils se servent pour nous attaquer ?
  • N’est-ce pas se mettre la tête dans le sable ?

Article du Point daté du 09/09/2014

Les ventes d’armes, une très juteuse affaire pour la France
Jusqu’alors réservée aux parlementaires, la primeur du chiffre des prises de commande de l’industrie d’armement s’est trouvée cette fois offerte aux participants de l’université d’été de la défense, qui se clôture mardi à Bordeaux. Le ministre de la DéfenseJean-Yves le Drian n’a pas boudé son plaisir en annonçant que ces commandes se sont élevées à 6,9 milliards d’euros en 2013, une « bonne » année, surtout si on la compare à 2012 (4,8 milliards).

Le discours d’usage consiste à affirmer que les entreprises d’armement fournissent de nombreux postes de travail et que de les fermer augmenterait le chômage. L’alibi est-il suffisant ?

Le sujet est ouvert.

43 commentaires
1)
Ritchie
, le 19.01.2015 à 00:42
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Si je me souviens bien, c’étaient des Kalashnikov.

Non produite en France, mais plutôt dans les pays de l’Est (Russie, etc).

Pourquoi ne pas mettre des sanctions économiques sur les pays producteurs des armes utilisées dans les attentats ???? (Pas simple à faire, je sais)

2)
Saluki
, le 19.01.2015 à 00:45
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HLes mains comme les cuisses des politiques hexagonaux (!) ne sont pas toujours exempts de souillures…

Pour autant, Tokarev et Kalach’ ne sont pas fabriquées à Saint-Étienne, Roanne ou Saint-Nazaire mais plutôt du côté de Ijvesk, et on en trouve  »en vente libre » en cherchant un peu, même pas loin de la Tour Eiffel.. Et certaines polices US en sont équipées.
Je suis certain que les bitubes Oerlikon, présents dans des dizaines de pays n’ont jamais servi à autre chose que la chasse à la palombe, d’ailleurs maintenant prohibée.
Le pillage des entrepôts, laissés à l’abandon après l’élimination de Khadafi donne aux locaux, on le voit ces jours-ci, de quoi alimenter leur quête acharnée pour contrôler les exportations pétrolières, même s’ils ont un manque à gagner depuis quelques mois. Leurs surplus permet aussi aux gens du sud de s’équiper à bon compte.

N’oublions pas, avant de chercher d’où viennent les outils, à contrecarrer les idées -pour autant qu’ils en aient- qui les animent. Les salopards qui ont agi à Paris sont des Français. Le troisiéme, Coulibaly, avait suivi un remarquable parcours de réinsertion qui lui avait même valu d’être présenté au Pdt de la République !

Le problème est ailleurs: qui veut une arme la trouvera toujours ou saura fabriquer une bombe juste en allant dans une jardinerie.
Je sais qu’il y a nombre d’enseignants qui suivent ce merveilleux cuk. Ils sont désorientés par l’avalanche d’instructions quelquefois contradictoires qu’ils reçoivent, les lacunes dans leur formation et surtout le pilotage du Ministère par l’administration et le syndicat majoritaire. On a tellement oublié l’essentiel : comprendre, lire, savoir écrire, compter, que l’on s’épuise à disserter sur la couleur des badges qui vont remplacer les lettres qui ont remplacé les notes…

3)
ToTheEnd
, le 19.01.2015 à 02:33
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Et bien Roger, Ca faisait longtemps! Dommage de revenir pour un événement aussi tragique… Faut repasser plus souvent!

La question posée est pertinente et se demander d’où vienne les armes, c’est logique. Je pense que si c’est vrai que le marché de l’armement est important, ce fusil a une histoire particulière puisque il est fabriqué depuis les années 50 et il est toujours en service… Il y aurait 100 millions d’ak47 en service aujourd’hui dans le monde et les usines tournent toujours. Avec un prix situé entre 300 et 600 dollars. Ces deux faits expliquent pourquoi des experts disent que cette arme à probablement plus tués que toutes les autres armes réunies (bombe, artillerie, etc).

La réflexion est donc juste, il faudrait stopper ces productions et ventes d’arme. Le problème, c’est que cette arme n’est pas cher, largement disponible et jouit d’une excellente réputation.

C’est ce qui explique, à mon avis, qu’il n’est pas possible de mieux surveiller ou contrôler ces armes. Et je le dis d’autant plus tranquillement qu’aux USA, 32’000 personnes meurent pas armes à feu tous les ans et que pour le moment, toutes les tentatives pour mieux contrôler les 310 millions d’armes en circulation n’ont jamais abouti.

En conclusion, j’aimerais rajouter une phrase de l’inventeur de ce fusil quand on lui a demandé s’il dormait bien la nuit et il a répondu: oui tres bien, c’est les politiciens qui doivent être blâmés car c’est eux qui n’ont pas réussi a trouver un accord et font appel a la violence…

T

4)
M.G.
, le 19.01.2015 à 06:17
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Comment peut-on déclarer la guerre aux assassins de la liberté et vendre l’armement dont ils se servent pour nous attaquer ?

C’est une très bonne question !

Je pense pourtant qu’elle est du même ressort que la remarque qu’avait faite ToTheEnd en commentaire d’un article récent :

« Il y a quelques semaines ou mois, on m’avait traité d’extrémiste car j’avais dit que l’être humain devait s’affranchir de tout Dieu et croire en lui. Il n’y aurait pas d’extrémiste religieux si l’humanité avait rangé toutes ces fables au rayon « contes ». »

J’avais répondu :
« Hélas, un monde sans Dieu est une utopie ! Tu ne feras pas avancer l’humanité avec ta dernière phrase. Comme dit l’adage, « avec des si on mettrait Paris en bouteille »

Dans le cadre du commerce des armes on se heurte à la puissance de la finance qui ne cesse de prendre le pas sur la morale et dont la boulimie est sans limite !

À la grande époque du magazine « LUI », dans les années soixante-dix, Pierre Rey avait écrit une interview d’Adnan Khashoggi, marchand d’armes planétaire et considéré comme l’un des hommes les plus riches du monde. Il lui avait posé une question simple : « Adnan, dans un monde où la misère est la condition la mieux partagée, trouvez-vous normal d’encaisser cinq millions de dollars de commission sur une vente d’arme ? ». La réponse avait été sans appel : « That’s the rate for the job » !

Aujourd’hui, comme le fait remarquer Saluki, l’élimination de Kadhafi a donné libre accès à ses arsenaux. Toutes les tribus bédouines s’y sont précipitées pour s’approvisionner à bon compte. Le même phénomène s’est produit en Irak après la mise en déroute de l’armée régulière par l’EIL. C’est ainsi qu’on a vu des armes et des véhicules américains partir à la conquête du futur Califat…

À noter que dans les deux cas, la stratégie irresponsable menée par les Occidentaux au fil des années a prouvé leur ignorance totale du « logiciel » du monde arabe, ce qui n’est pas nouveau !

La kalachnikov qui a été utilisée par les frères Kouachi et Amédy Coulibaly les 7 et 8 janvier est une arme dont la réputation d’efficacité est planétaire. Comme le note ToTheEnd, c’est l’arme individuelle qui a été la plus fabriquée depuis son apparition en 1947. Après sa dissémination prévisible, on la retrouve partout dans le monde et fatalement dans les zones de non-droit françaises… Et entre les mains des assassins du djihad !

Le problème est ailleurs: qui veut une arme la trouvera toujours ou saura fabriquer une bombe juste en allant dans une jardinerie.

Bien vu ! Le problème est en effet ailleurs et en particulier au niveau de l’école primaire en France.

De Rama Yade à Michel Onfray, le problème est posé depuis un moment. Peut-on compter sur la doxa qui a réussi à avoir la peau d’Éric Zemmour, de Philippe Tesson et bientôt de Michel Houellebecq ? Évidemment non.

5)
Gilles Theophile
, le 19.01.2015 à 07:13
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Je m’étonne pourtant de n’avoir pas encore entendu parler, dans ces mesures de prévention, des armes dont se servent les jihadistes. Ça me paraît pourtant être le point primordial à décrypter, à traiter

Et moi je suis étonné de cette remarque. Les forces de l’ordre travaillent en permanence sur ce sujet, et elles le font dans l’ombre.
D’ailleurs, pas plus tard que ce weekend, j’ai vu un reportage à ce propos, les journalistes ayant suivi une cellule spécialisée de la police judiciaire pendant un an, sur un gros dossier qui les a d’ailleurs emmenés en Belgique, où on a pu voir qu’il y avait une forte coopération entre les services de différents pays..

6)
guru
, le 19.01.2015 à 08:12
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De Rama Yade à Michel Onfray, le problème est posé depuis un moment. Peut-on compter sur la doxa qui a réussi à avoir la peau d’Éric Zemmour, de Philippe Tesson et bientôt de Michel Houellebecq ? Évidemment non.

Comprend pas ce que ça veut dire… Peux-tu expliciter? Qui a eut la peau de Zemmour? Il sévit toujours, non?

7)
Zallag
, le 19.01.2015 à 09:14
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Il me semble qu’on parle aujourd’hui dans cette chronique de répondre à la force par la force, par l’interdiction, en sévissant, ce qui n’est pas – à mon humble avis – suffisamment en amont, pas assez proche des raisons très diverses des causes de cet horrible massacre.
Comme un parent ou un maître débordé par l’indiscipline d’un enfant, et qui le frappe ou le met au coin sans analyser plus loin les mécanismes qui ont causé cet état de fait.
Je vais donc me mettre un peu, et sciemment, hors sujet, je le sais, et je n’insisterai donc pas. Mais un article m’a beaucoup frappé dans le journal suisse Le Temps de samedi dernier. En substance, on y parlait de l’humour et de son évolution dans les 2-3 dernières générations, en relation avec la liberté d’expression et internet. On y notait par exemple les différences de perception dans ce domaine entre les 19 – 25 ans par rapport à leurs parents et grands-parents. Mai 68 est loin de 2015, maintenant …

«J’ai l’impression d’avoir été éduqué dans l’idée qu’il fallait respecter chacun dans sa différence.»

Anarchiste, bête et méchant, «coup de poing dans la gueule», furieusement libertaire, c’est l’humour que défendait Charlie Hebdo. Une manière de rire post-soixante-huitarde, qui s’est longtemps crue jeune. Aujourd’hui, c’est «l’humour à papa». Comme toutes les manifestations culturelles, le rire colle à son époque, et n’échappe pas à l’obsolescence. Parce que la société a changé, les jeunes d’aujourd’hui ne rient plus comme ceux d’autrefois.

Alors que l’humour dominant des années 70-80 était la satire sociale et politique, celui d’aujourd’hui, moins engagé, est davantage centré sur l’individu et sa vie quotidienne.[…]. Devenu plus lisse, sur un marché toujours plus concurrentiel, l’humour semble aussi avoir intégré de nouvelles limites. Et notamment le contrôle social qu’exercent les réseaux et les médias.

C’est moi qui mets le dernier passage en gras. Il m’a frappé.

Chacun de nous a une fois lu ici ou là comment des dérapages, des propos haineux, des trolls surviennent sur Facebook entre des personnes « comme tout le monde », et sur des sujets futiles. Les jeunes savent cela et eux, ils en sont conscients et le maîtrisent mieux que leurs aînés. Dans la presse satirique aussi, sans doute.

Au sujet du mot troll sur Wikipedia, lisez-moi ça : « Dans la majorité des cas, l’évaluation repose sur l’aspect récurrent ou caricaturé de l’argumentation ».
Récurrence, caricature … En plein dans le mille.

Je n’en dis pas plus, mais si l’on veut comprendre, et agir mieux contre une des causes de cette violence envers Charlie Hebdo, il faut remonter plus loin que fouiller des caves dans des banlieues, que tracer l’origine souvent balkanique des armes utilisées, que parler des vendeurs d’armes.

On n’arrivera à rien en accordant trop de poids à ces questions ou si on le fait en priorité.

Cela dit, je pense que chacun de vous le sait aussi ; alors on pourrait parler de l’humour et des générations qui nous précèdent ou nous suivent une autre fois.

9)
Gilles Theophile
, le 19.01.2015 à 09:41
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@ Modane

Bonne question mais… ce qui est très, très inquiétant, c’est que Coulibaly, apparemment, a trouvé de l’argent… en faisant un crédit à la consommation.

Ce qui pour moi accrédite encore plus la thèse, et le danger, de petites cellules qui agissent de leur propre initiative, sans forcément recevoir d’ordres, malgré les revendications des grands groupes islamistes.

10)
M.G.
, le 19.01.2015 à 09:43
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Comprend pas ce que ça veut dire… Peux-tu expliciter? Qui a eu la peau de Zemmour? Il sévit toujours, non?

En arrêtant « Ça se dispute », iTélé l’a privé de sa principale tribune, où ses échanges parfois musclés avec Nicolas Domenach faisaient de cette émission une des rares occasions d’allumer ma télé. Il semblerait d’ailleurs que je ne sois pas le seul. Même Nicolas Domenach s’est exprimé pour regretter la mesure. Un autre qui a été victime de la doxa samedi soir sur « On n’est pas couché », c’est Michel Onfray, invité sur le contenu du billet qu’il avait donné au « Point » après les assassinats du 7 janvier. À lire absolument pour apprécier si oui ou non il avait raison dans son analyse du comportement des média au fil des heures de cette journée dramatique.

Non, « je ne suis pas Charlie » et je refuse de croire que les millions de personnes qui ont défilé le dimanche 11 l’aient fait au nom de la liberté d’expression ! À l’évidence, il fallait un autre motif pour faire descendre spontanément autant de monde dans la rue : le ras-le-bol de ces crimes commis contre la dignité humaine, au nom d’une religion. Cela me semble un motif plus vraisemblable en termes de mobilisation !

11)
ysengrain
, le 19.01.2015 à 09:52
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on remet en cause le système d’incarcération des extrémistes, une meilleure surveillance du net, une plus grande attention portée aux prêches des imams, la mise en place de moyens d’investigation coordonnés entre divers pays, la protection des points sensibles tels que les synagogues, mosquées, écoles et autres.

Dans cette citation, il y a le mot « autres ». Je souhaite que ce mot exprime aussi, ce que je n’ai pas, ici, lu, à savoir un immense problème de société.

En France, il a récemment été publié que l’école, loin d’aplanir les inégalités, les accroit. Ce qu’on appelle les « quartiers » (on ne dit même plus quartier défavorisé, mais directement quartier: :(( ), le niveau scolaire des enfants issus de l’immigration (et là encore on ne prend même pas la peine de dire immigration musulmane) est significativement plus bas que la moyenne. On fait des enfants de ces « zones » (je fais extrêmement attention aux mots employés) des inégaux.
Il n’y a pas que l’école qui influe sur le devenir de la population des « quartiers ».

J’ai exercé la néphrologie en banlieue Ouest de Paris, zone plutôt aisée. La commune voisine de mon lieu d’exercice était, disons « populaire » à forte minorité maghrébine. La proportion de patients en provenance de cette ville et issue de cette minorité était significativement plus élevée. En banlieue Nord et Est de Paris où réside une forte minorité afro-maghrébine, le nombre des patients issu de ces minorités est astronomique et explose.

On est tous égaux; mais il y en a qui sont moins égaux que d’autres

Ces 2 paragraphes de préambule pour dire que
-1 si l’école ne donne pas l’instruction, le savoir et les moyens d’enrichir les connaissances, on peut ne pas s’étonner d’observer que les « jeunes des banlieues » sont dans l’auto-dévaluation et que dès qu’on leur fait miroiter un peu de gloire …vous imaginez la suite
– 2 à travers la fréquence d’un type de pathologie, on voit que la misère financière atteint infiniment plus fréquemment ce qu’on appelle en italien les « disoccupati »

Quand on aura résolu ce qui peut se résumer à un problème de société, on trouvera sans doute bien moins de clients pour acheter des armes. Il n’empêche que le problème posé par Roger est, hélas, bien réel.

12)
Roger Cuneo
, le 19.01.2015 à 10:11
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J’admets que des armes de tout calibre et de toute provenance, qu’elles soient françaises ou autres, circulent partout dans le monde aussi bien qu’en France, mais il faut pour qu’elles arrivent à destination qu’elles soient acheminées par des porteurs, à l’aide de navires, camions ou avions. Or, alors que souvent on entend parler de prises importantes de drogue aux frontières, je n’ai eu que rarement l’occasion d’entendre parler de prises d’armes. Soit nos polices sont discrètes sur le sujet, soit elles ne s’en préoccupent pas beaucoup.
Il est vrai que le problème de l’éducation de nos enfants au respect et à la tolérance des différences est essentiel, mais en début de semaine passée, dans les nombreuses mesures mises en place annoncées pour éviter la répétition d’actes terroristes, les armes n’étaient pas mentionnées, c’est ce qui a motivé ma réaction.

13)
M.G.
, le 19.01.2015 à 10:25
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Quand on aura résolu ce qui peut se résumer à un problème de société, on trouvera sans doute bien moins de clients pour acheter des armes.

Le problème, c’est que les mesures à prendre pour résoudre notre problème de société remettent totalement en cause la doxa en vigueur ! Ça va être dur pour les contempteurs d’Éric Zemmour et son « Suicide français », d’autant que peu d’entre-eux ont fait l’effort d’en lire les cinq cents pages ou n’en ont retenu que celles qui les arrangeaient !

14)
Diego
, le 19.01.2015 à 10:40
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L’humain est un animal violent par nature. Peut-on douter de ça ?

Les religions ont été une tentative d’endiguer cette violence en posant une cadre d’amour et de paix. La nature humaine les a débordé. Mais nous nous focalisons sur les débordements, le principe fonctionne pour les masses.

L’éducation et le culture ont poursuivi le même dessein, qui fonctionne pour ceux qui sont prêt à fournir l’effort de s’y intéresser. Mais l’humain cumule violence et paresse, ce qui n’aide pas. J’inclus l’humour dans cette mouvance : la dérision exige de la culture, sa compréhension de l’éducation.

Reste la voie vers laquelle nous nous acheminons, le contrôle par l’abrutissement. Satisfaire aux trois couches inférieures de la pyramide de Maslow, noyer le sens critique dans un déluge de médias ludiques et donner le sentiment de droit à la parole par les réseaux sociaux. Voilà le cocktail qui nous fera poser les kalash.

Il y aura toujours des débordements, mais ça nous donnera l’occasion de promptement manifester notre dégout contre leurs auteurs et d’avoir l’impression de vivre ; et ça aidera nos dirigeants élus ou pas à assoir leur utilité et leur position en prenant des mesures qu’ils auto-évalueront nécessaires et suffisantes. On en fera finalement un blockbuster qui nous expliquera clairement qui est gentil et qui est méchant et permettra aux générations futures de court-circuiter les livres d’histoires qui expliqueront le contexte de manière plus nuancée donc trop complexe.

En vérité je vous le dis : donnons le wifi, netflix, 20min et des iPad à Daesh et tout ira bien.

15)
Gilles Theophile
, le 19.01.2015 à 10:58
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Il y a deux choses qui me consternent dans ce qu’écrit Ysengrain :

1) Que l’école ne donne pas les moyens nécessaires à une certaine frange de la population. Pourtant, ces jeunes y vont à l’école, personne ne les empêche de travailler en classe, et personne n’empêche les parents d’exercer l’autorité, car c’est bien là que se situe l’un des gros aspects du problème.

2) Les « minorités  » dans les banlieues Est et Nord de Paris. Tu n’as effectivement pas du sortir beaucoup de l’Ouest Parisien. Moi ma famille y vivait, notamment aux 4000, à la Courneuve, et c’est bien une très vaste majorité maghrébine et africaine qui y vit, et ce depuis la fin des années 50. Ces endroits ont toujours été des pétaudières. Lorsque j’avais à peine 10 ans, il y a donc 40 ans, les postes de police étaient déjà barricadés, les parkings au pied des immeubles étaient déjà constellés de carcasses de voitures brûlées ou saccagées, et ma grand-mère ne sortait qu’avec ce qu’il fallait dans le porte-monnaie pour acheter ses baguettes et sa laitue.
Au début, tout ce petit monde vivait plus ou moins en paix et en harmonie,il y avait plein de commerces, des marchés, et ça a commencé à dégénérer sérieusement au début des années 70.

16)
Emilou
, le 19.01.2015 à 11:10
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J’en reviens à Michel Onfray qui s’est fait agonir par l’ineffable Ayméric Caron lors de la dernière émission de Ruquier.
Onfray faisait remarquer avec à propos que le Coran recelait des propos susceptibles d’encourager certains candidats djihadistes à passer à l’acte. Réactions vives de Caron disant avec sa mauvaises foi coutumière que la Bible comportait aussi des passages très guerriers…ce qui est vrai avec la différence fondamentale que l’Eglise catholique, ne suscite (plus) pas des vocations de terroristes.
D’accord il faut se garder de tout amalgame, ce que ne cesse de dire Onfray, mais le politiquement correct qui nous ferait prendre des vessies pour des lanternes commence à me bassiner sérieusement. Arrêtons cet angélisme qui n’est pas étranger à la situation que nous connaissons.

17)
ysengrain
, le 19.01.2015 à 11:24
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Pourtant, ces jeunes y vont à l’école, personne ne les empêche de travailler en classe, et personne n’empêche les parents d’exercer l’autorité

Navré de te consterner (mais ce n’est sans doute pas la première fois cf un autre forum). Ne te trompe pas de consternation; Je suis peut-être à tes yeux, dans mes propos consternant; mais je crois que notre société est tellement plus consternante encore.

Quand un père est chômeur depuis 25 ans, ça existe, que ta mère fait « technicien de surface » ou à l’avenant, que tu as 6 frères et soeurs ou plus, que … tout ce qu’on peut imaginer, il faut avoir une force de caractère exceptionnelle, structurée et capable de s’individualiser sans être rassuré par une niche affective, être capable de vivre autrement qu’au sprint en permanence afin de prendre le temps d’écrire sa propre histoire … enfin que des constatations consternantes.

Va faire une ou deux maraudes avec le SAMU social et nous pourrons échanger utilement. Fin de ma réponse à Gilles Théophile.

La religion est une arme de destruction massive dans l’acception qu’ont les fondamentalistes religieux de tout bord. Et Onfray a raison de le souligner.

18)
Diego
, le 19.01.2015 à 11:34
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ce qui est vrai avec la différence fondamentale que l’Eglise catholique, ne suscite (plus) pas des vocations de terroristes.

La différence fondamentale entre quoi et quoi ?
– Rome et la Mecque ? L’un a une autorité, l’autre pas.
– Les catholique et les salafistes ? Il faudrait plutôt comparer les baptistes et les salafistes, les deux génèrent de l’extrémisme.
– Les chrétiens et les musulmans ? Pas sûr lesquels ont le plus tué par leur prosélytisme.
– La bible et le coran ? Des livres, à mon humble avis, qu’il faut lire dans leurs contextes, ce que la majorité fait, mais pas les baptistes et les salafistes.

Amalgame, quand tu nous tiens !

19)
Roger Cuneo
, le 19.01.2015 à 12:11
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J’ai encore soulevé dans mon introduction que les pays qui fabriquent les armes ne doivent pas s’étonner d’être soumis à l’effet boomerang.

Je reprends ici Article du Point daté du 09/09/2014 que je cite plus haut:
«Les ventes d’armes, une très juteuse affaire pour la France
Jusqu’alors réservée aux parlementaires, la primeur du chiffre des prises de commande de l’industrie d’armement s’est trouvée cette fois offerte aux participants de l’université d’été de la défense, qui se clôture mardi à Bordeaux. Le ministre de la DéfenseJean-Yves le Drian n’a pas boudé son plaisir en annonçant que ces commandes se sont élevées à 6,9 milliards d’euros en 2013, une “bonne” année, surtout si on la compare à 2012 (4,8 milliards).»

Certains diront que les affaires sont les affaires et moi j’affirme: ayez au moins la délicatesse de ne pas vous vanter de leur bonne marche quand il s’agit d’armes, surtout quand on est un Ministre de la Défense.

20)
François Cuneo
, le 19.01.2015 à 12:36
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Ysengrain, je suis d’accord avec toi, mais il est vrai que lorsque l’on travaille dans une école, on fait le maximum pour les élèves. Alors OK, certaines des vôtres sont plus délabrées que les nôtres.

Mais je travaille dans une région réputée pour sa difficulté (l’ouest lausannois).

J’ai eu l’occasion de travailler ces dernières années avec des élèves dits difficiles justement.

Lorsqu’on fait tout pour que ça se passe au mieux, et qu’une bande de fille n’en fout pas une et se maquille face à l’ordinateur (éteint, c’est bien les iMacs pour ça), que l’on fait une remarque au groupe, et que ces gamines te répondent que leur but, ce n’est pas d’apprendre, la culture ou autre, mais bien d’épouser un vieux plein de fric qui crèvera le plus vite possible, que l’on rebondit sur cette discussion et qu’on se rend compte que pour le groupe, eh bien ce n’est pas de l’humour, mais la réalité, eh bien j’en viens à penser que l’école ne peut pas tout.

Là j’ai envie de pleurer, et je peux me battre un moment, mais à la fin, tu lâches.

21)
Roger Cuneo
, le 19.01.2015 à 13:52
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À propos de ce que dit François, je ne peux que m’incliner face au désarroi d’un enseignant confronté à de pareilles absurdités, devenues malheureusement des réalités.
Toutefois je peux affirmer de mon côté, et j’en ai fait la démonstration dans l’école dont parle François, qu’il m’arrive souvent de présenter des poètes en racontant aux élèves les poèmes comme s’il s’agissait d’histoires, et ceci dans des conditions pratiques de présentation qui leur permettent de se concentrer. Rien de compliqué: je les réunis en demi-cercle autour de moi en un maximum de 50 élèves à la fois, j’obscurcis la salle et je me situe pour «jouer» les poèmes dans le halo d’un projecteur que j’apporte et je ne dépasse pas 45 minutes de spectacle.
Et bien, François peut le confirmer, que ce soit dans des écoles dites «faciles» ou dans des endroits où on m’a annoncé des catastrophes à venir, je n’ai jamais eu de difficulté à obtenir leur attention, très souvent même je ressens que la magie de la poésie opère sur eux, peut-être bien pas sur tous, mais les éventuels récalcitrants ne dérangent personne.
Ce que je veux signifier par là, c’est qu’il ne faut pas désespérer des facultés des élèves. La question qui se pose est dans la manière dont on exploite leurs aptitudes à apprendre.
Je n’ai pas la réponse, il m’est arrivé dans ma vie d’enseigner le théâtre et de trouver devant moi des élèves réfractaires, mais je continue à croire qu’en s’y prenant bien on arrive encore à «retourner» ceux qui n’ont pas la chance d’être soutenus à la maison dont les enseignants héritent.
Je voudrais que l’école utilise les bonnes armes du savoir pour désarmer l’agressivité des moins privilégiés. Est-ce un vœu pieux?

22)
Gilles Theophile
, le 19.01.2015 à 14:13
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Ysengrain tient un discours de bobo « bien-pensant » qu’on entend hélas trop souvent : c’est la faute de l’état, c’est la faute de l’autorité, c’est la faute du système éducatif, etc, etc. C’est toujours la faute de quelqu’un d’autre.

Et je n’ai pas besoin de faire des maraudes avec le SAMU social, j’ai vu et assisté à des choses qui dépassent l’entendement, et qui ont même touché certains membres de ma propre famille, d’ailleurs.

Alors, stp, ne viens pas me donner des leçons de morale… merci.

Je n’ai pas toujours été d’accord avec les positions des enseignants, loin de là, mais, en tout cas, je leur tire mon chapeau, parce que dans certaines écoles, ils doivent être confrontés à des situations épouvantables. On l’a encore vu récemment avec le comportement abject de certains élèves, qui sont bien plus nombreux qu’on n’essaye de nous faire croire.

Et c’est là que se fait le nid du fondamentalisme et que se développe la violence.

Quant au trafic d’armes, une bonne partie des « Kalasch » en circulation doivent inclure une bonne proportion de copies chinoises.

23)
M.G.
, le 19.01.2015 à 14:59
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Je voudrais que l’école utilise les bonnes armes du savoir pour désarmer l’agressivité des moins privilégiés. Est-ce un vœu pieux?

Moi qui désespère de trouver une solution (pas une « solution finale ») à la reconstruction de la Maison France… Merci Roger pour cette jolie phrase. Et puisqu’il s’agit d’un vœu pieux, que Dieu t’entende !

24)
ggkrail
, le 19.01.2015 à 15:23
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Serait-ce trop demander que de débattre d’idées (partagées ou non, ce qui crée le débat justement) plutôt que d’agresser autrui, comme ça devrait être le cas dans toute conversation (et comme c’est souvent le cas dans ces lieux)??? Le débat n’en sera que plus intéressant et la société (dont l’agressivité de certains est justement débattue dans ce post) ne s’en portera que mieux. Merci

26)
ToTheEnd
, le 19.01.2015 à 16:15
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Je voudrais que l’école utilise les bonnes armes du savoir pour désarmer l’agressivité des moins privilégiés. Est-ce un vœu pieux?

Je pense que c’est effectivement un voeu pieux car l’école ne peut pas tout. La réussite d’un enfant ne peut se reposer sur un élément uniquement… si tout ce qui l’entoure est pourri (famille, quartier, fréquentation, etc.), il sera tout de même difficile que l’école puisse, en quelques heures par jour sur 24, lui changer sa vie.

Bien sûr, il existe des exceptions… mais c’est des exceptions.

T

27)
Thierry F
, le 19.01.2015 à 17:36
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Beaucoup de réactions et nous nous éloignons un peu des deux question me semble-t-il.

Le cinéma américain est une source d’information permanente.

Je retiendrai deux films : Lord of war qui montre bien l’utilité du marché gris des armes pour les pays développés (EU, France ou autres) et La guerre selon Charlie Wilson qui montre comment armer des combattants afghans (armes sous licence soviétique) avec un financement saoudien, un intermédiaire israélien et un acheteur d’arme égyptien. Je vous invite aussi à visionner le petit film qui accompagne le troisième tome de « Le photographe ». La fin est assez explicite.

Pour finir, cette phrase assez curieuse dans Iron man 3 : « nous fabriquons nos propres monstres ».

28)
M.G.
, le 19.01.2015 à 18:22
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Là j’ai envie de pleurer, et je peux me battre un moment, mais à la fin, tu lâches.

Quel métier !

29)
Jean-Yves
, le 19.01.2015 à 18:36
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Remonter à la source

Ces événements m’ont rappelé une discussion avec mes enfants sur les religions et leurs histoires, il y a une quinzaine d’années. Ils sont aujourd’hui parents à leur tour.
Je suis né dans une famille catholique de l’ouest de la France, donc baptisé avant de savoir nager. Leur mère dans une famille protestante du sud-est.

Nous n’avons, ni l’un, ni l’autre, ne serait-ce qu’imaginé leur proposer un choix. D’autant que nous avons vécu “dans le péché”, mais ça ne doit pas trop compter, c’était dans les années 70 ;-)

A la fin de notre discussion, la question était : Serait-il si difficile d’imaginer un code moral, partageable et acceptable par le plus grand nombre puisque les fondamentaux sont les mêmes ?

N’étant ni socio-économiste, ni spécialiste reconnu des médias, ni philosophe, juste citoyen lambda, je me limiterai à une suggestion de lecture.

Aujourd’hui même, Le Monde et L’Observateur sortent un article issu de la même source. L’ONG Oxfam publie, lundi 19 janvier, une nouvelle étude, consultable en ligne, révélant l’ampleur des inégalités dans le partage des richesses sur la planète.

Bien sûr, ça n’explique pas tout.
Mais un chouia de morale codifiée ne ferait peut-être pas de mal.

Un vieux bisounours qui a encore envie de rêver, tout en sachant que les réveils sont souvent difficiles.

31)
ysengrain
, le 19.01.2015 à 19:10
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@Gilles Thèophile: si tu as pu croire que je tentais de te donner une leçon de morale, j’en suis désolé et accepte mes excuses. Je n’ai sans doute pas été assez clair.
Je constate que
-1 il est publié par un organisme sérieux et mondialement accrédité – PISA – qu’en France l’école accroit les inégalités. C´est un fait. En France le système éducatif est national. Donc sur ce sujet, l’État a failli

-2 la crise sociale, qui génère au moins 5 millions de chomeurs et 8 millions de personnee vivant au dessosu du seuil de pauvreté n’est sans doute pas pourvoyeuse de major à Normale Sup ou HEC, mais plutot des « disoccupati », sans respect ni pour eux mêmes, ni pour les autres, on ne peut pas les empêcher de penser -pensent t ils? – que le sytème les exclut’

Ce que j’ai voulu dire, c’est qu’ici, nous avons peu pris en compte ces 2 points qu’à mon avis sont incontournables. Et quand je vois la tribu des yaka-il faut-on doit, s’exprimer de manière un peu inappropriée, je fais part en commentaire de ces insuffisances, vues de mes yeux.

33)
Zallag
, le 19.01.2015 à 22:21
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Pour une émission sur le trafic d’armes en France il y a eu ce reportage de l’émission 90 minutes, il y a quelques mois. On peut acheter des mitraillettes, des fusils à pompe, et des Kalach, évidemment. Sans problème, en toute illégalité, pour des braquages, des règlements de compte. La meilleure manière : en passant par internet. La source : les pays de l’Est, pour la moitié des armes circulant illégalement en France.
Cette émission, et moult autres sur ce sujet, l’établit clairement, comme le rappelle un policier interrogé à ce sujet dans l’émission.

34)
fricotinbis
, le 19.01.2015 à 22:51
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Tout de même M. Cuneo, la France est tellement incapable de produire des armes de poings, celles dont on parle, qu’elles les achète en grande partie en Suisse.
Quand on verra des terroristes nous attaquer avec des Rafale et des frégates Fremm, votre propos aura plus de poids.

La source des armes ? En aviation quand il y a un accident, on parle de root cause. La cause ici ne me semble pas être la prolifération des armes d’assaut, même si cela est grave. Une jeunesse dont la hiérarchie des valeurs nous est étrangère et nous semble incongrue:
Manger du cochon est plus grave que braquer une banque, la vie humaine a moins d’importance que la fierté…

35)
ToTheEnd
, le 20.01.2015 à 08:34
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Je trouve également qu’il est erroné de faire un parallèle entre les ventes militaires françaises et les évènements qui se sont produits. De plus, dire qu’il y a un effet boomerang est un terme particulièrement mal choisi puisque même des pays comme l’Espagne qui ont une industrie militaire anecdotique ont subi des attentats particulièrement meurtriers.

T

36)
Roger Cuneo
, le 20.01.2015 à 09:20
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Je réponds ici en même temps à fricotinbis et à ToTheEnd
Tout d’abord, je ne parlais pas de la seule France en énonçant la guerre déclarée aux extrémistes, mais de l’Europe, des Etats-Unis et autres pays associés. Il ne s’agit pas de culpabiliser particulièrement l’un de ces pays, je trouvais seulement étonnant qu’un ministre de l’un d’eux se vante que son industrie de l’armement bat des records des ventes; dans le cas présent c’était le ministre français, ça aurait pu être le Suisse pour l’Espagnol que j’aurais eu la même réaction. Oui, les armes circulent, comme les jihadistes, et si on prend des mesures contre ces derniers, on pourrait en faire tout autant pour les armes, en se posant en même temps la question de savoir si l’on traite cette question sous le seul angle économique. La chasse au trafic de ces dernières n’était pas mentionnée dans les mesures prises ou à prendre, aucune question de type éthique n’a été énoncée en la circonstance : étonnant ?
Dans le cas de ce qu’on appelle «la guerre déclarée aux extrémistes» et son rapport aux fabricants d’armes, nous sommes concernés ensemble.

37)
ToTheEnd
, le 20.01.2015 à 09:43
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Roger: tu réponds toi-même à la question en fait. Les armes étant relativement accessibles, il est tout simplement irréaliste de penser que les Etats arriveront à stopper le trafic et donc à stopper des attentats au sens large juste en accentuant la surveillance… sans parler que des bombes artisanales se construisent avec des produits courants. La stratégie adoptée par la plupart des pays c’est de plus contrôler les gens car in fine, c’est des gens qui appuient sur la gâchette.

Bien entendu, cette logique à aussi ses limites en terme de liberté individuelle et c’est tout le danger des réactions, lois et décrets réalisés dans la foulée d’attentats de ce type…

T

38)
M.G.
, le 20.01.2015 à 11:21
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La stratégie adoptée par la plupart des pays c’est de plus contrôler les gens car in fine, c’est des gens qui appuient sur la gâchette.

Là, je suis bien obligé de te suivre. Les armes par elles-mêmes ne sont rien et n’ont jamais tué personne si elles restent sur un ratelier…

Bien entendu, cette logique a aussi ses limites en terme de liberté individuelle et c’est tout le danger des réactions, lois et décrets réalisés dans la foulée d’attentats de ce type…

L’exemple typique est le « Patriot Act » voté aux U.S.A. qui justifie le développement des activités de la N.S.A. à travers toute la planète !

Même si je ne suis pas Charlie, je me sens Français, menacé et je me pose la question : peut-on faire une omelette sans casser des œufs ?

39)
Gilles Theophile
, le 20.01.2015 à 15:37
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Ce que j’ai voulu dire, c’est qu’ici, nous avons peu pris en compte ces 2 points qu’à mon avis sont incontournables. Et quand je vois la tribu des yaka-il faut-on doit, s’exprimer de manière un peu inappropriée, je fais part en commentaire de ces insuffisances, vues de mes yeux.

Tu n’as pas à t’excuser de quoi que ce soit, je pense qu’au fond, on est d’accord sur un certain nombre de choses, comme le montre ta dernière intervention.

Il est certain qu’aujourd’hui nous payons le prix des erreurs du passé mais, d’un autre côté, qui aurait pu prévoir, dans les années 50, 60 et même après, de la manière dont notre monde allait évoluer.

40)
Roger Cuneo
, le 20.01.2015 à 16:25
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M.G a dit :

Même si je ne suis pas Charlie, je me sens Français, menacé et je me pose la question: peut-on faire une omelette sans casser des œufs?

Moi je pense qu’on devrait tout de même faire attention à ce qu’on donne à manger aux poules avant de casser les œufs…

41)
fricotinbis
, le 20.01.2015 à 20:55
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Pour aller plus loin sur le contrôle des armes de poing. L’origine de ces armes me semblent intéressante. Qu’elles soient passées par la Belgique, pourquoi pas, mais d’où proviennent-elles ? Ces armes sont essentiellement vendues à des États. Elles circulent quand ces États disparaissent. On retrouve des armes au Mali(des canons…) et les armes de poing dans toute l’Europe. C’est pourquoi on ne trouve ni FAMAS, ni SIG dans les banlieues. Chaque État que l’occident fait disparaitre entraine une nouvelle source d’armes de poing pour les branleurs et les assassins occidentaux par ricochet. Pour autant la fabrique des assassins se trouve bien chez nous, et nous y participons…

42)
Modane
, le 21.01.2015 à 12:53
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Qu’elles soient passées par la Belgique, pourquoi pas, mais d’où proviennent-elles ?

La guerre de Yougoslavie a laissé des tonnes d’armes sur le marché. Celle-ci ayant ruiné le(s) pays, les soldats ont vendu leur équipement pour presque rien.

43)
Tom25
, le 21.01.2015 à 13:32
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Les caricatures blessaient la plupart des musulmans, beaucoup d’entre eux se disaient attristés de voir ces dessins. Bien sûr, ils n’avaient pas pour autant des envies de meurtre. Mais les faits sont là, ces caricatures étaient humiliantes pour certains.
Si vous rentrez dans un bar de supporters du PSG avec une écharpe de l’OM, ou l’inverse, il y a de forte chance que ça se passe mal. On sait tous que là comme ailleurs, il y a un tas de passionnés qui ne se rendront pas violents pour si peu, mais qu’un petit nombre sautera sur l’occasion pour se faire valoir en défendant le peu de chose qu’ils ont dans leur vie. Le Dieu tout court, le dieu foot, ou le dieu machin.
Je trouve autant maladroit de faire autant de caricatures que d’aller boire un coup dans un bar avec les couleurs du club adverse. On devrait pouvoir faire l’un et l’autre sans risquer de réponse violente, mais on voit bien que ce n’est pas le cas. Et je pense qu’agir de la sorte exacerbe les haines plutôt que de faire évoluer les mentalités. Ca ne fait évoluer que ceux qui en ont les moyens. Ceux qui ne peuvent pas suivre se tournent vers le fanatisme.

On a vu beaucoup de dessins avec des crayons, des équerres et des gommes représentant des armes. Nous, nous savons utiliser ces outils. Comment le prennent les personnes qui ne savent pas ? Est il judicieux de dire à un illettré qu’il doit nous répondre avec ces seuls outils pour arme ? (oui vous allez me dire qu’alors il ne sait pas lire, mais on lui aura lu. Et on peut comprendre un dessin sans savoir dessiner).

Pour finir, le gouvernement Français a condamné le geste d’un type qui a brûlé un drapeau Français. Ce type n’a fait que s’exprimer avec les moyens à sa disposition. Et personnellement, même si je n’apprécie pas, je n’ai pas envie de condamner son geste. Il répond par une provocation à ce qui a été pour lui une provocation. Et je suis absolument convaincu qu’il ne s’arrête pas. Il nous répondra tant que nous lui répondrons. Si nous sommes tellement convaincus d’avoir raison, il faudra s’attendre à aller au bout de la « discussion » .