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Lettre ouverte à mes “amis” Facebook

Depuis quelque temps, je me tâte: abandonner Facebook ou non? Il y a plusieurs raisons, mais je voudrais vous entretenir de l’une d’entre elles: le bruit.

Tout d’abord, une petite explication pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas le sens de ce mot dans le domaine documentaire: lorsqu’on fait une recherche sur l’internet, on parle de «bruit documentaire» lorsque les réponses retournées sont trop nombreuses et/ou qu'une part significative d'entre elles ne sont pas pertinentes. Les causes en sont diverses.

Sur Facebook, il y a beaucoup de bruit. Comprenez-moi bien. Je ne veux pas porter ici un jugement sur le contenu et l’utilisation de ce réseau, mais simplement exprimer que la proportion des informations qui m’intéressent ou me sont utiles (voire les deux à la fois!) est relativement faible en regard de la quantité de messages qui apparaissent sur mon écran.

Lorsque je consulte mon fil Facebook, ce que j’y trouve peut être classé en trois catégories:

  1. les infos utiles que j’ai sollicitées: dates de concerts, parutions, manifestations diverses, informations politiques, sociales ou autres;
  2. les échanges, clins d’œil, nouvelles, tout ce qui participe à l’entretien des liens que j’ai dans la vraie vie avec des gens que je connais, avec lesquels j’ai une vraie relation; des personnes qui sont, à des degrés divers et pour différentes raisons, importantes pour moi;
  3. tout le reste: cela inclut des groupes, des pages de produits, et plein de gens avec qui je suis «ami» sur Facebook parce que c’est rigolo, mais avec qui je n’ai aucune relation personnelle réelle.

Et c’est surtout ce «reste» qui me pose problème. S’il suffisait de trier parmi mes contacts et abonnements et ne conserver que ceux qui appartiennent aux deux premières catégories, ce serait simple. Mais il arrive fréquemment que, pour m’être mis en relation avec untel afin d’être informé de l’évolution d’un projet précis, je trouve presque quotidiennement dans mon fil FB des partages à propos de choses qui ne m’intéressent que peu, voir pas du tout. Il m’est arrivé de me désabonner de pages qui m’intéressaient, vraiment, mais qui publiait des choses plusieurs fois par jour, occupant plus de la moitié de mon fil

Encore une fois, mon propos n’est pas de porter un jugement de valeur sur le contenu et encore moins sur les personnes qui le partagent, mais je m’interroge: sur la quantité d’informations que je lis quotidiennement, combien me sont véritablement utiles? De combien d’entre elles je peux dire que je suis reconnaissant à Facebook de me les avoir apportées? Quelle est la proportion de messages reçus dont j’aurais très bien pu me passer?

Parce que oui, bon, d’accord, je me marre parfois en tombant sur tel gag, telle photo; je suis intéressé par telle info dont je n’aurais peut-être pas eu connaissance sans Facebook. Mais bon: est-il vraiment si important que ça que rien de ce qui pourrait m’intéresser ne m’échappe? Faut-il absolument que j’écoute toutes les musiques qui me font vibrer? Ma qualité de vie serait-elle vraiment diminuée si je n’avais pas regardé cette vidéo tellement drôle, touchante ou instructive? Est-il réellement si capital de ne rien rater?

Et j’en arrive à la question centrale: si je me libérais de toutes ces lectures, de combien de temps disposerais-je pour

  • lire un bouquin?
  • écouter ou faire de la musique?
  • écrire sur mon blog?
  • simplement ne rien faire, et rêvasser en relâchant la pression?
  • etc.

Je viens d’écrire «rêvasser en relâchant la pression». C’est justement ça qui m’a alerté. Car a priori, les «moments Facebook» sont censés être des moments de détente, d’évasion, de mise «hors-pression». Et j’ai récemment pris conscience que, insidieusement, mon usage de Facebook m'installait dans une nouvelle forme de pression. (Et je ne parle pas de bière. (Ça, c’est fait…))

L’autre jour, j’ai ouvert l’application sur mon iPhone. Cela faisait peut-être deux ou trois jours que je n’avais pas consulté mon fil et je me suis surpris à scroller fébrilement pour remonter le temps, à la recherche de la dernière publication lue, de façon à être certain de ne pas avoir raté quelque chose. Et lorsque j’ai retrouvé ce point et que j’ai commencé à consulter les publications dans l’ordre chronologique pour rattraper mon retard, une petite voix intérieure m’a dit:

«OK gros malin. Maintenant, lis, et dis-moi: sur la totalité de ce que tu auras lu, combien de trucs t’aurais vraiment pas voulu rater?»

Il y en avait.

Mais pas tant que ça, par rapport au temps que j'y avais passé.

Deux jours plus tard, après avoir consulté Facebook (et d’autres), je me suis surpris à être dépité de ne plus rien avoir à lire. Et là, la même petite voix m’a rappelé que, quelques jours auparavant, j’avais acheté un e-livre sur iTunes, sur un coup de tête, comme ça, suite à la lecture de je ne sais plus quel article à propos de je ne sais plus quoi d’intéressant. J’ai remercié la petite voix et j’ai ouvert le e-livre en question.

Après vingt de minutes d’une lecture fort intéressante, mon attention a été troublée par une remarque ironique de la petite voix:

«Et là, gros malin, dis-moi: qu’est-ce que tu ressens, par rapport à ta séance de rattrapage Facebookienne d’avant-hier? Mmmh? T’aurais pas, par hasard, un tout p’tit peu l’impression de mieux avoir utilisé ton temps? Mmmh?»

Je me suis dit comme ça que tiens, oui, en vingt minutes, il devait y avoir du nouveau sur Facebook. J’ai voulu aller voir. Mais la petite voix a hurlé:

«EH, DUCON! J’TE CAUSE!»

Bon.

J’exagère peut-être un peu.

N’empêche.

J’avais pris conscience que finalement, le temps passé à consulter Facebook était une activité très «bruyante», au sens évoqué plus haut. Et que le bénéfice que je retirais de ces vingt minutes de lecture, comparé à une tranche équivalente de Facebook, était double:

  • plus de matière intéressante, plus de sens, donc une lecture bien plus nourrissante, la satisfaction d’un véritable enrichissement;
  • moins de fatigue due à la variété des thèmes abordés et à la nécessité de devoir constamment évaluer dans quelle mesure ce que je suis en train de lire vaut la peine que j’approfondisse en cliquant dessus par exemple pour regarder telle vidéo qu’on me propose, telle nouvelle relayée, la raison de tel coup de gueule, etc. Moins de bruit, quoi!

Un vrai moment de détente, hors pression, tout bénef! Car je parle bien d’un plaisir ressenti, et non d’une qualification morale de mon activité. C’est pas que Facebook c’est mal et lire un bouquin c’est bien; c’est vraiment que j’ai pris mon pied!

La petite voix a eu le bon goût de ne pas surligner sa victoire au stabilo. Elle m’a même gratifié d’un sourire, un vrai. Pas celui du vainqueur qui domine son adversaire, mais celui de l’ami qui se réjouit sincèrement  d’un pas en avant. (Je l'aime bien, cette petite voix.)

J’ai alors pensé qu’il me restait à faire honneur à ce sourire, en réajustant quelques uns de mes choix en fonction de cette prise de conscience.

~ ~ ~

Bon. Il est peut-être temps de préciser que, si j’ai surtout parlé de Facebook jusqu’ici, mes abonnements à des flux RSS, newsletters, etc. sont tout autant concernés. Ainsi que mon comportement sur le net.

Par ailleurs, concernant Facebook, se pose également la question de savoir si je veux continuer à alimenter une base de données dont l’usage m’échappe complètement, vu que dès janvier, plus rien de ce que j’y mets ne m’appartient. Mais c’est un autre débat.

Ce dont il est en question ici, c’est de savoir si je veux, lorsque je m’installe devant mon ordi ou empoigne mon smartphone, me laisser emporter par le tsunami, ou surfer sur la vague. Et même si, un moment donné, je fais le choix de la flânerie, que ce soit bien un choix et non une dissolution, une distraction au sens étymologique lu sur Wikipédia, qui me «désunit», me «désaccorde», «m’éloigne» de moi-même.

Or donc, et pour en revenir au titre de ce billet, je vais faire une grande opération de sélection dans mes contacts Facebook. Je ne vais conserver que les liens qui ont du sens pour moi aujourd'hui et dont la fréquence de publication est en accord avec mes choix. Cela signifie que les «amis» que je vais écarter… ben non, justement: je ne vais écarter personne. Je vais simplement faire un choix parmi des publications. Pas parce que ces gens sont inintéressants, mais parce que leurs publications ne correspondent pas (ou plus) à ce que j’ai envie d’avoir sous les yeux en permanence. Ainsi, de même que le fait d’accepter (ou proposer) à telle personne d’être «amis» sur FB n’avait rien à voir avec l’amitié, mais était simplement l’établissement d’un lien, le fait de «supprimer des amis» ne fait que couper un lien que j’estime artificiel.

Je le redis: c’est mon choix qui est le moteur de cette affaire-là. Ça n’est en aucun cas un jugement de valeur, ni sur les personnes, ni même sur leurs publications.

Je vais conserver principalement:

  • les liens avec ma femme, mon fils, mon filleul;
  • les liens avec des amis et proches relations de la vraie vie, pour autant que ceux-ci ne publient pas des avalanches de gags et infos diverses; sauf exception, j’estime que deux ou trois publications par semaine sont un quota acceptable (pour moi!);
  • les inscriptions à des pages d’artistes, auteurs, politiciens, mouvements, dont j’ai envie de suivre l’activité de façon très régulière;

Je vais donc retirer de ma «liste d’amis» (comprendre le lien Facebook, non les personnes):

  • beaucoup de collègues de travail avec lesquels je n’ai pas de contacts autres que professionnels, fussent-ils cordiaux;
  • les gens que j’ai connus dans des occasions particulières et que j’ai perdus de vue depuis;
  • les pages thématiques et groupes auxquels je me suis inscrit, mais dont les publications, finalement, ne m’intéressent pas tant que ça;
  • les pages de produits. Lorsque j’aurai besoin d’infos sur un produit, j'irai les chercher;
  • les redondances: par exemple, je trouve tous les jours sur mon fil Facebook l’info comme quoi il y a un nouveau billet sur cuck.ch… alors que je l'ai déjà lu!

Au risque de me répéter: ces gens sont parfaitement estimables, ces pages sont pleines d’intérêt, il n’y a de ma part aucun jugement de valeur.

(C’est fou ce besoin viscéral que j’ai de prendre toutes les précautions pour éviter de froisser quelqu'un… C'est quoi, déjà, le numéro de mon psy?)

 ~ ~ ~

Avant de terminer, je précise encore deux choses importantes:

  1. J'ai évoqué principalement l’aspect «récepteur» de Facebook. Comme mentionné plus haut, je dois aussi faire des choix cohérents en ce qui concerne l’aspect «émetteur», c’est-à-dire de savoir ce que je souhaite y mettre moi-même.
  2. J’ai parlé de Facebook, j’ai évoqué au passage mes abonnements à divers fils RSS, newsletters; mais cette opération de recentrage concerne également ma consommation télévisuelle, ainsi que ma gestion du temps en général et que tout ce que j’ai accumulé et que je garde «au cas où»…

Autant dire que le chantier est d’importance.

Allez! Je le dis, je l’écris: au jour de mes soixante ans, j'aurai significativement progressé sur le chemin du désencombrement et du recentrage.

Ça me laisse 16 mois.

Et un jour.

Hop!

33 commentaires
1)
ysengrain
, le 05.01.2015 à 05:31
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Notre monde est très, trop brutant: no FB, pas de RSS, seulement des choix de l’instant parmi mes signers.
Pour le reste, respirer, lire, écouter, écrire.
Zut, je manque de temps

2)
Renaud LAFFONT
, le 05.01.2015 à 06:23
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A propos de bruit, j’ai arrêté la télé il y a 8 ans. Je regarde films et séries tele en VOD. Le ratio signal/bruit est incomparable

3)
M.G.
, le 05.01.2015 à 07:20
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Je viens d’écrire «rêvasser en relâchant la pression». C’est justement ça qui m’a alerté. Car a priori, les «moments Facebook» sont censés être des moments de détente, d’évasion, de mise «hors-pression». Et j’ai récemment pris conscience que, insidieusement, mon usage de Facebook m’installait dans une nouvelle forme de pression.

J’ai lu quelque part que Facebook était générateur de dépression pour les addicts qui y passaient plusieurs heures par jour.

J’ai personnellement vécu ce sentiment de stress à l’utilisation de Facebook à trop forte dose. D’abord du fait du « bruit » généré par les multiples contributions sans intérêt et surtout par le « retour dans le passé » qu’il permet, à travers les albums de photos par exemple.

Un ancien Dakarois a proposé un album de photos de ses copains et copines d’avant. Au fil des semaines et des mois, sa collection s’est enrichie d’un nombre impressionnant de photos retrouvées dans leurs tiroirs par ses « amis » sur Facebook.

Revoir quarante ans après le sourire des plus belles nanas et des plus beaux mecs de Dakar en pleine jeunesse (ça commence en général vers 16-17 ans), se remémorer ce qu’avaient été nos relations et savoir qu’ils sont morts ou complètement ruinés aujourd’hui, il y a de quoi avoir le bourdon !

Bref, je me suis désabonné de Facebook le 27 septembre 2013 en demandant l’envoi des données enregistrées (pardon, une « copie » de mes données), qui m’ont été transmises le même jour. La preuve que Facebook est source de perte de temps, je viens de passer une heure à relire ces données, sans aucune raison objective, si ce n’est que c’est impressionnant ! Toutes mes connexions à Facebook y sont loggées depuis le lundi 16 février 2009 (date de mon inscription), chacune avec mon adresse IP du moment.

4)
Zallag
, le 05.01.2015 à 07:38
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J’ai suivi il y a quelques semaines un reportage sur les accros à Facebook. Un psy évoquait le terme de réseau social, et émettait un point de vue qui m’a frappé.
Selon lui, l’aspect de communication est totalement faussé, voir détourné de son sens sur Facebook. On lui a demandé de mieux s’expliquer.
Il a dit en substance : la communication implique une relation principalement bidirectionnelle, mais sur Facebook, la plupart des gens, en réalité, exhibent leurs images, leur vie, leurs réflexions, ce qui crée en eux, comme chez les autres, des sentiments de solitude la plupart du temps, tout à fait comme quand on parle dans le vide.

Il ajoutait que, sur Facebook, les gens évoquent avant tout leurs réussites, leurs amours, leurs vacances, leurs superbes images, leurs enfants charmants, leurs soirées super, les petits-enfants souriants. Il relevait à quel point tout cela pouvait être déprimant et frustrant pour tous ceux de leurs « amis » qui n’avaient pas cette chance, qui avaient des moments de blues, sans oublier des situations plus graves, comme perdre leur travail, vivre la maladie, le deuil, moments dans lesquels justement une amitié réelle et non virtuelle est tellement nécessaire.

Mais Facebook, c’est encore bien d’autres choses. Parlons pour cette fois de ce qui se passe quand vous likez par exemple un groupe Facebook de soutien à des œuvres caritatives. C’est ce qu’on appelle le slacktivisme, un néologisme dérivé de l’activisme, mais sur la toile. Les Américains ont commencé à s’interroger sur l’efficacité des soutiens à de grandes causes sur des réseaux sociaux. Quelle est la vraie efficacité de l’activisme virtuel, comparé à l’activisme réel ? Micah White, un des initiateurs du mouvement Occupy Wall Street, livrait ainsi ses réflexions sur le sujet (il utilise quant à lui le terme de clicktivism).

Dans un extrait d’une émission télé, il explique notamment que dans une expérience réalisée sur Internet, la quantité de clics pour partager un message militant diminuait lorsque le message était précis, et augmentait lorsqu’il devenait vague, semblable à une annonce publicitaire, pour perdre finalement tout son contenu idéologique.

Plus récemment, une étude de Kirk Kristofferson et ses collègues de l’Université de Colombie Britannique a révélé que, lorsque nous « likons » une cause humanitaire, nous donnons moins d’argent réel pour soutenir les gens. Et ce, tout particulièrement lorsqu’on donne son like devant tout le beau monde rassemblé sur la toile. Le fait de se présenter aux yeux de tous comme un défenseur de la vertu, rehausse l’image que nous avons de nous-même, et nous donne bonne conscience. En ce sens, le slacktivisme est un danger insidieux, qui permet à chacun de laver sa conscience d’un clic, à peu de frais. Une version électronique et moderne des bonnes actions, elle aussi virtuelle.

C’est pour des tas de diverses raisons de natures différentes que j’ai depuis longtemps supprimé mon compte, tout le monde (sauf les manipulateurs de fric) en sort gagnant, et, à l’époque, c’était tout sauf simple.

5)
soizic
, le 05.01.2015 à 07:56
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FB pour moi c’est exclusivement au service de la photo. Je garde le contact avec d’anciens amateurs, je montre quelques photos pour être critiquée. Donc je roule avec une quarantaine de personnes.
Pas de élé, de la musique et de la lecture à foison.

Je suis un peu accro aux forums que je regarde tous les matins et parfois trop !

6)
M.G.
, le 05.01.2015 à 08:07
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C’est exactement pour des raisons de cette nature que j’ai depuis longtemps supprimé mon compte, tout le monde en sort gagnant, et, à l’époque, c’était tout sauf simple.

Sincèrement, je crois que c’est toujours aussi compliqué, à tel point que je serais incapable aujourd’hui de rééditer la procédure complète :-(

Je me souviens seulement que le fait d’être ressortissant de la Communauté Européenne donne des droits très contraignants pour Facebook qui s’y plie, un peu contraint et forcé. De toute manière, j’aurai ainsi nourri leurs serveurs de mes données personnelles pendant quatre ans. Elles y sont toujours…

7)
François Suter
, le 05.01.2015 à 08:50
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J’ai suivi le même genre de réflexions et j’ai quitté Facebook, Twitter et Google+ en août dernier, après environ 3 ans d’utilisation, et rien ne me manque :-)

Je garde une petite sélection de flux RSS.

8)
Le Corbeau
, le 05.01.2015 à 09:10
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pas de facebook, pas de tweeter, pas de stress.

Je vais conserver principalement:

les liens avec ma femme, mon fils, mon filleul;
les liens avec des amis et proches relations de la vraie vie,

nous estimons que le mail est largement suffisant pour la famille… en plus du courrier classique. Le reste du temps, on se voit et on n’est ni sourd, ni muets :-).

Cela permet d’éviter un max de laisser des traces non maitrisées sur la toile. (on ne peut empêcher des proches de publier sans notre accord)

Quand à l’aspect thématique, les forums sont encore efficaces

PS : désolé de ne pas suivre le fil de discussion régulièrement ; depuis la nouvelle version de Cuk qui divulgue les adresses mail, j’ai du enlever mon adresse pro car je n’ai pas d’adresse perso

9)
Macramé
, le 05.01.2015 à 09:19
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pas de facebook, pas de tweeter, pas de stress.

Idem pour ma pomme.
Les courriels, skype, le téléphone, le courrier me suffisent …

11)
Hervé
, le 05.01.2015 à 10:03
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Comme d’autres ici : pas de Facebook. no Tweeter, jamais eu

Ma famille, mes amis… on se téléphone, on se « mail », on se parle, on se voit
Quelques forums intéressants (photos, philo, techniques)
Un site personnel de photos pour ceux que cela intéresse, sans possibilité de laisser de commentaires, mais on peut me contacter

En bref, je n’ai pas besoin que la planète entière (ni que les générations futures) sache que j’existe et ce que je fais. Paix à mes cendres !

12)
Emilou
, le 05.01.2015 à 10:06
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Dernièrement une dame s’est vu retirer de son compte Facebook une photo de sa maman décédée, le site estimant que c’est illégal. D’accord.
Par contre, par exemple,l’EI a bien un compte Facebook et lui en toute légalité peut y déverser toute sa haine, recruter …etc…
Si juridiquement les 2 cas ne sont pas comparables constatons que la première publication ne présente aucun danger et c’est sans commentaire pour le deuxième compte.

13)
ToTheEnd
, le 05.01.2015 à 10:22
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L’intégration des outils sociaux est telle sur les OS mobile et desktop qu’en fin de compte, il est très difficile de focaliser à 100% sur ce qu’on doit faire… au travail comme à l’extérieur.

Dans le fond, c’est un peu comme si un gamin se retrouve avec la télé, la radio, son ordi et son smartphone allumé pendant qu’il fait ses devoirs… y a très peu de chance que ça fonctionne bien.

Encore une fois, les outils de communication comme la télé ou Facebook sont intéressants mais si mal utilisés ils sont avant tout un chemin aisé à la flânerie, la déconcentration, l’amusement, etc.

Il faut de la rigueur pour ne pas se perdre sur la toile…

T

14)
M.G.
, le 05.01.2015 à 10:54
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Dans le fond, c’est un peu comme si un gamin se retrouve avec la télé, la radio, son ordi et son smartphone allumés pendant qu’il fait ses devoirs… y a très peu de chance que ça fonctionne bien.

Ah bon, ce n’est pas ce qu’ils font en standard ? Ou serais-je d’un pessimisme outrancier ?

15)
M.G.
, le 05.01.2015 à 11:31
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Jamais eu de télévision de ma vie, pas de tweeter, ni Facebook.

Quel homme ! Tu me rappelles les « 42 » à la fin des années quatre-vingt : ni télé ni permis de conduire. Pour le reste, ça n’existait pas encore ;-)

16)
Diego
, le 05.01.2015 à 12:16
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J’ai suivi le même genre de réflexions et j’ai quitté Facebook, Twitter et Google+ en août dernier, après environ 3 ans d’utilisation, et rien ne me manque :-)

Je garde une petite sélection de flux RSS.

Je suis par contre sûr qu’on te trouve souvent sur #freenode … non ?

17)
François Suter
, le 05.01.2015 à 15:12
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Je suis par contre sûr qu’on te trouve souvent sur #freenode … non ?

Le moins possible, je trouve ça encore pire, des notifications en permanence! On m’a récemment invité à rejoindre Slack, j’ai refusé. Beaucoup trop invasif.

18)
Marcolivier
, le 05.01.2015 à 18:48
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Cette démarche me semble tout à fait pertinente. Au fond, qu’est-ce qu’on fait d’autre sur fb, à part une forme de voyeurisme coloré d’une pointe d’envie?

J’ai toujours mon compte, mais depuis que j’ai désinstallé l’application sur mon téléphone, je ne consulte plus le site que quand j’y pense, soit moins d’une fois par mois. Qu’est-ce que je manque? Rien.

Mais comme Dominique Python le souligne très justement, une telle démarche ne devrait pas s’arrêter avec fb mais englober tous les autres aspects de notre « vie » numérique, y compris celle où on passe des heures à retravailler nos milliers de photos (plutôt que d’en prendre moins, mais des meilleures).

19)
Ange
, le 05.01.2015 à 20:15
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Pour compléter le message de Alain Le Gallou (et donc pour M.G.) : je n’ai pas la télé, non parce que je trouve que tout y à jeter (loin de là ou presque), mais c’est plus facile ainsi de ne pas être tenté par n’importe quoi.
Et c’est pareil pour facebook, twitter, agrégateur de RSS,… : c’est plus facile sans, pour ne pas être noyé dans le bruit, quitte à rater (vraiment?) des infos.
Je préfère picorer/surfer sur le web…

Et c’est finalement pareil aussi pour le tel ou les SMS par rapport au mail : je préfère ce dernier car je choisi le moment où je le lis et je ne suis pas importuné/coupé/perturbé par un coup de fil ou un SMS en pleine discussion, rêverie ou visionnage intéressant ! (mon iphone est toujours en mode vibreur)

20)
Jean-Yves
, le 05.01.2015 à 20:17
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Je m’y suis inscrit pour suivre les créations paraissant sur divers supports d’un dessinateur que j’aime bien, Plantu.

Dans mon profil, tout est bloqué sur “Moi uniquement”.
Rien à voir avec l’orgueil, hein, simple prudence élémentaire.
Il n’empêche qu’à chaque fois que je me connecte, j’ai ce rappel :
Votre profil est terminé à 65% …???
Mais pour qui, bon sang ?
On me demande, encore et toujours, de me localiser, de m’exprimer sur mon statut, si je connais Machin ou Trucmuche…
Ben non ! Et quand bien même, je choisirais une autre solution.

Alors, j’ignore, et je file sur le seul truc qui m’intéresse,
l’actualité des pages pour un petit moment de plaisir ;-)

21)
Dom' Python
, le 05.01.2015 à 20:49
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ysengrain,
Ta remarque “je manque de temps” est intéressante. Elle me suggère qu’il ne suffirait pas de tailler dans la quantité et de sélectionner la qualité, mais peut-être également d’apprendre à habiter l’instant.

Renaud,
Je me suis offert il y a plus de huit ans un enregistreur avec disque dur. Depuis, je regarde effectivement rarement la télé en direct, mais j’en registre ce que je veux voir. Ça me libère des pubs et autres parasites, mais n’en satisfait que plus ma boulimie de séries…

M.G.,
Perso, un retour dans le passé m’amuse plutôt qu’il me déprime. Et même, dans la mesure où je me sens mieux à présent que je ne l’étais, ça me fait carrément du bien! Il m’arrive souvent de feuilleter mes vieilles photos et j’y trouve du plaisir.
Par contre, je pense en effet que toute addiction peut générer de la dépression. Mais j’incriminerais plutôt l’addiction que le produit, pour autant que celui-ci ne soit pas nocif même à faible consommation (p.ex. la cigarette). Et pour moi, Facebook peut ne pas être nocif suivant l’usage qu’on en fait. C’est d’ailleurs pour ça que je ne supprime pas complètement mon compte (pour l’instant!)

Zallag,
Je n’ai pas vu ce doc. Ça a l’air intéressant, mais… que l’aspect de communication soit faussé, cela dépend-il de l’outil ou de l’usage qu’on en fait? Je ne sais pas…
Quant à ceux qui évoquent leurs réussites: parmi les liens que je compte supprimer, il en est quelques-uns qui sont justement avec des gens qui me semblent plutôt se défouler à dénoncer plein de choses qui ne fonts pas, des qui se plaignent sans arrêt…

Soizic,
Bon exemple d’une utilisation ni addictive, ni coupable de “fausser la communication”. L’outil est principalement ce qu’on en fait.

PhB,
J’ai cliqué sur ton lien, curieux de voir de quelle démarche tu parle… Je me suis fait avoir comme un bleu, ne m’attendant pas du tout à me retrouver sur mon propre blog! Merci pour la surprise!

Le Corbeau et hervé,
Nous ne sommes ni sourds ni muets non plus! ;-)
Mais mon fils fait de la musique, mon filleul de l’impro théâtrale, et tous deux utilisent fb pour signaler leurs activités. Idem pour d’autres relations et leurs activités artistiques, sociale, politiques. Quant aux autres, fb donne l’occasion de quelques clins d’oeil supplémentaires.

TTE,
100% d’accord avec ta remarque sur la nécessiter de rigueur! Et pas que sur la toile, d’ailleurs.

Marcolivier,
Encore une foi, l’outil et ce qu’on en fait sont deux réalités distinctes. Ce qu’on fait d’autre sur fb? Perso, plein de choses, autres que du voyeurisme.
Mais le coup de désinstaller l’application de l’iPhone, c’est pas con… Je vais y penser.

Ange,
Je ne sais pas si tu as vu, mais ton commentaire porte le numéro 100000 http://www.cuk.ch/articles/13637#comment-100000
Wouahou!!! Patron, ça s’arrose, non?

Ni télé, ni FB, ni SMS, pourquoi pas. Perso je ne me sens pas le courage de supprimer tout ça. je préfère faire avec et apprendre la mesure.

Jean-Yves,
C’est vrai que c’est agaçant au plus haut point ces rappels incessants pour compléter des infos qu’on n’a pas envie de donner. FB n’est pas le seul, d’ailleurs.
(Ton lien “divers supports” ne fonctionne pas chez moi. J’essaierai demain)

Merci à tous!

22)
Ange
, le 05.01.2015 à 22:34
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Pour le 10000° commentaire, je viens de m’en apercevoir car le mécanisme de mail m’a fait part d’un nouveau commentaire sur cet article numéro…. 100001° !
Pas peu fier d’avoir fait ce 100000 ;-)… surtout sans le savoir.
Impressionnant quand on réalise qu’il y a eu plus de 100000 commentaires sur cuk.ch en 15 ans, soit 6666 commentaires par an (en moyenne, car je me doute bien que cela va grandissant). En tout cas, bravo à l’équipe Cuk pour ce site, où il y a très peu de sujets (et de commentaires) inutiles.
On aura surement encore plein de sujets à commenter d’ici le 200000° !

23)
Gr@g
, le 06.01.2015 à 08:33
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J’avoue etre un « dévoreur » de lecture mobile (journaux, forums, Facebook mais pas d’autres réseaux sociaux). Du coup ma rapidité de lecture, pour l’instant, me permet de filtrer rapidement et sans trop d’impression d’étouffement le bruit dont tu parles. J’avoue de toute façon etre davantage qqun aime avoir des connaissances larges quoi qu’imparfaites plutôt que de me spécialiser.

Toutefois, je reconnais que je pourrai mieux trier et choisires « réseaux » vraiment intéressants. J’ai par contre changer récemment mon rapport à la Tv, en ne ciblant plus que des séries ou documentaires précis voire à ressortir les dvds qui s’enpoussierraient dans les meubles pour leur donner une seconde vie et réaliser a quel point j’en possèdent qui me plaisent véritablement et que malgré le nombre (environ 200) j’ai toujours réfléchi à la pertinence de posséder tel ou tel film.

24)
dpesch
, le 06.01.2015 à 11:56
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J’ai abandonné Facebook il y a quelques mois car j’ai eu l’impression d’y perdre trop de temps à lire des bêtises et à y répondre. Je pensais que, comme tout ce qui est addictif, cela me manquerait… Ben, pas du tout !

Il semblerait que pas mal de genre quittent le navire en ce moment et que Facebook soit en perte de vitesse. C’est ce que l’on peut lire, en tout cas…

25)
ToTheEnd
, le 06.01.2015 à 14:55
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Il semblerait que pas mal de genre quittent le navire en ce moment et que Facebook soit en perte de vitesse. C’est ce que l’on peut lire, en tout cas…

Bien entendu, à lire les plaintes ici et là, c’est quelque chose qu’on pourrait croire mais la réalité est passablement différente:

Pour le moment, la boîte continue d’enrôler des utilisateurs. Il est néanmoins vrai que certaines catégories d’âges commencent à déserter le bateau mais ce n’est pas pour les raisons qu’on peut lire ici ou là (perte de temps, bruit, inutilité, etc.). Ils ont tout simplement trouvé un autre endroit où perdre leur temps.

En d’autres mots, les réseaux sociaux ont encore de beaux jours devant eux… que ce soit utile ou non.

T

26)
Filou53
, le 06.01.2015 à 15:18
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@TTE

Faudrait peut-être savoir aussi si ce sont de ‘vrais’ utilisateurs ( = actifs ) ou simplement les inscrits sur FB.
Auquel cas, il est logique que cela augmente
(d’autant plus qu’il semble presque impossible de se désincrire si j’ai bien compris).

27)
ToTheEnd
, le 06.01.2015 à 16:44
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Faudrait peut-être savoir aussi si ce sont de ‘vrais’ utilisateurs ( = actifs ) ou simplement les inscrits sur FB.

Pas de bol, lors des derniers résultats financiers, FB a déclaré que 1.3 milliard d’utilisateurs se connectaient chaque mois. Bien entendu, on peut ergoter sur ce chiffre et de savoir si c’est 3% des gens qui se connectent une fois par mois ou 87%… mais les faits sont là et FB continue d’enregistrer de nouveaux utilisateurs même si c’est bien moins rapidement que dans le passé.

Ceci dit, même si les jeunes partent, beaucoup de vieux débarquent (3x plus que les jeunes qui partent) et d’un point de vue financier et donc pub, c’est un public très intéressant aussi…

T

29)
François Cuneo
, le 07.01.2015 à 07:20
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D’abord, bravo à Ange qui gagne une Ferrari d’une valeur de 230’000 francs.:-)

Sinon: purée, quel bol de n’avoir jamais croché à ce truc! Ni même jamais touché.

Twitter que je consulte une fois tous les mois, juste pour rire, en trois minutes, sinon MacG une fois par jour. Déjà là, ça me semble trop.

Jamais pu crocher aux forums non plus.

Même avec tout ça, l’impression de perdre du temps trop souvent sur ma machine.

31)
ToTheEnd
, le 07.01.2015 à 11:35
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C’est quoi Facebook et Tweeter ?

C’est normal, ces trucs on été inventés apres ta mort…

T

32)
DrakeRamore
, le 07.01.2015 à 12:41
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C’est marrant, cet article fait écho à mes réflexions du moment.
J’ai été inscrit sur FB très tôt, j’ai été (et suis toujours) actif dessus.
Mais je me demande de plus en plus pourquoi, à quelle fin et pour quelle utilité.
J’ai commencé à réfléchir à supprimer mon compte et je me disais que j’allais « expliquer » ce choix aux gens.
Mais, un peu comme toi, je me suis inquiété du « jugement » des autres.
Et je ne voulais surtout pas qu’on me rattache à la « mode » de ceux qui quittent les réseaux sociaux, qui jettent leurs smartphone pour prendre un vieux Nokia et autres volonté de rejeter la technologie.
Ce n’est pas le cas, je garde mon iPhone (et rêve d’un 6+), etc…

C’est juste que les réseaux sociaux et surtout leur contenus m’indiffèrent de plus en plus (idem pour les forums sur lesquels j’ai été très actif durant un temps).
Entre les publications racistes de certains collègues ou membres de la famille, les hoax qui sont relayés sans réfléchir, les images niaises au sujet du bonheur, les bonnes nouvelles enjolivées, les invitations à des jeux débiles ou les fausses mauvaises nouvelles déguisées pour se faire plaindre, il ne reste plus grand chose.
Et je n’ai pas non plus envie de connaître l’avis de tout le monde sur des sujets qu’ils ne comprennent pas ou sur des articles qu’ils n’ont pas lu…

Il y’a une exception qui continue à m’intéresser : les informations de certains sites auxquels je me suis abonné.
Mais ça, je peux le voir via un flux RSS tout simple et bête… Pas besoin de toute la pollution Facebook, les pubs, les commentaires, etc…

Et un autre point, certaines connaissances que je ne vois plus, mais avec lesquels on s’envoie un petit message de temps en temps (des anciens copains de fac, des anciens collègues, des copains qui habitent loin, etc…).

J’ai donc simplement décidé de désinstaller les applications FB et twitter de mon téléphone/iPad et de déconnecter toutes les autres applications/sites/comptes de me profils FB et Twitter.
Je ne l’ai pas encore fait, mais c’est vers ça que je m’oriente

Mais c’est étrange, car je ressens une sorte de « peur » de quitter le réseau.
Un peu comme quand j’ai arrêté de fumer, j’avais « peur » de ne plus fumer (car j’avais commencé au collège et que tous mes souvenirs étaient clope au bec).
Ou quand j’ai arrêté de jouer à World of Warcraft…
Là je ressens un peu la même chose.
Il faudra juste franchir le pas pour se rendre compte 10 jours plus tard, que ça ne manque pas…

33)
DrakeRamore
, le 10.01.2015 à 14:21
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Les événements des derniers jours et leur flot de réactions (racisme, populisme, uniformité de bon ton, amalgames et mécompréhension en tout genre, etc…) sur les réseaux sociaux ont fini de me convaincre de quitter Facebook…